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EAN : 9782253067665
254 pages
Le Livre de Poche (18/02/2004)
3.55/5   20 notes
Résumé :
«Nous pouvons faire un bout de chemin ensemble.» C’est la phrase-clé et presque rituelle que prononce le Docteur David Holstein au moment de prendre en analyse Aaron-Pierre, quarante ans, orphelin de père et quasiment de mère. Comme son prénom le suggère, il est le fils d’une mère juive et d’un père catholique, ce qui ne lui simplifie pas la vie.
Mais cette histoire serait banale si parallèlement aux propos d’Aaron-Pierre sur le divan, ne venaient en contrepo... >Voir plus
Que lire après Non, ma mère n'est pas un problèmeVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Ce titre est vraiment très racoleur et, sans les conseils de collègues et de blogueurs, je ne l'aurais jamais lu spontanément ; j'aurais d'ailleurs eu tort car c'est une très bonne surprise.

Les récits, parallèles, d'Aaron , la quarantaine, qui va voir un psychanalyste sur le conseil de son amie pour régler son problème avec sa mère ; et d'Anna, la mère d'Aaron, qui retrace sa vie de femme ; ces deux récits marchent parallèlement longtemps, à tel point qu'on se demande à quel moment ils vont se rejoindre. Et pourtant ils sont bien liés, cette mère et ce fils, malgré l'étanchéité apparente de leur vie.

Le ton du récit d'Aaron a un petit côté humour juif qui cache la profondeur de son désarroi. La mère, Anna, a essayé d'être à l'écoute de ses désirs après avoir tenté d'être une mère parfaite.

Cette histoire, classique, sur la difficulté de mettre en place des relations équilibrées entre une mère et son fils, est décrite ici avec un ton sobre qui sonne juste.
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Aaron, bientôt quarante ans, entame une psychanalyse. Il en veut à sa mère, Anna, qui l'a abandonné pendant son adolescence. Mais le lecteur a aussi accès au journal intime d'Anna qui raconte un tout autre point de vue. Mariée trop jeune à un avocat catholique, Anna aimerait quitter ce mari violent et exigeant.

Ce roman est intéressant par sa structure très rythmée: les deux narrateurs se laissent place toutes les 3 ou 4 pages. Il se lit très vite. La conversation d'Aaron avec son thérapeute permet de comprendre la vie du héros au temps du récit, ses blessures d'enfant et l'homme qu'il est devenu, à la fois proche des femmes et particulièrement agaçant par ses préjugés sexistes. En parallèle, le journal intime d'Anna permet de voir l'évolution d'une femme victime de violences conjugales, le cheminement entre son envie d'être la meilleure mère possible et celle de devenir une femme libre. Ce livre date de bientôt vingt ans mais reste malheureusement d'actualité par les sujets qu'il aborde et sa manière de les aborder : sexisme, viol conjugal, masculinité toxique et féminisme. Il a malgré tout une touche d'humour et de cynisme.
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Un livre qui se lit comme un journal intime (ce qu'il se veut être pour moitié).
Rapidement et légèrement.
Le sujet est grave pourtant. La relation parents-enfant. La relation famille-personne.
Un bon moment de détente entre surprise et amusement.
Mais une réflexion trop superficielle.
Un livre de vacances. Que j'ai aimé lire en vacances.
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J'ai ri, je me suis énervée, j'ai souri, je me suis ulcérée. Au final, ce roman m'a émue. Subtilement écrit, plein de rebondissements, ce livre démontre avec beaucoup de talent qu'il ne faut jamais juger trop vite ses parents. Bref, un livre qui sous des dehors légers, drôles, parfois ironiques, donne à réfléchir !


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L'alternance séance de psychanalyse du fils / journal intime de la mère, est une idée brillante, pour un résultat réussi.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
On croit à tort qu'une circoncision ne peut être ratée. C'est faux. La preuve ? La mienne... Déjà, avant de me diminuer, ma mère s'était chargée de me nommer : Aaron, vous parlez d'un cadeau ! Mon père, bien sûr, y était opposé. Il plaidait pour Pierre. Il était prêt à transiger sur un troisième prénom mais ma mère est demeurée inflexible. Il obtint tout juste d'adjoindre son choix à celui de ma mère. Aaron-Pierre. Deux noms qui résument la vie conjugale de mes parents.
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Je vis tout seul. Je fais ce qui me plaît. La seule personne qui me pourrisse parfois la vie, c'est moi-même.
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- Olivier, tu as gagné, j'accepte le divorce.
- Salope, tu vas le regretter !
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Comment est-il possible que je ne fasse plus partie des jeunes ? Ce qui m'intrigue le plus, c'est ce sentiment durable d'avoir toujours vingt ans. Est-il le même à soixante, à quatre-vingts ans ? Voilà un sujet qui m'intéresserait davantage. Les vieux d'aujourd'hui, se sont-ils vus vieillir ? Quel âge ont-ils dans leur tête ?
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Ma cousine est folle. Ma mère était folle. Ce doit être spécifique à la branche féminine de la famille.
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Vidéo de Stéphanie Janicot
Avec François Busnel, Pierre Furlan, Stéphanie Janicot & Françoise Nyssen Lecture par Pierre Baux
Russell Banks (1940–2023), deux fois finaliste du prix Pulitzer, était assurément l'un des écrivains majeurs de sa génération et l'un des plus engagés. Il n'a eu de cesse pendant plus de quarante ans de mettre en scène des personnages issus de l'Amérique profonde, confrontés à l'adversité de la vie. Son oeuvre, composée d'une vingtaine de textes de fiction et de non-fiction, a obtenu de nombreuses distinctions internationales. Deux de ses oeuvres ont été adaptées au cinéma : de beaux lendemains (réalisé par Atom Egoyan) et Affliction (réalisé par Paul Schrader). Russell Banks fut également président du Parlement international des écrivains chargé de défendre les écrivains victimes de persécution. Pour l'évoquer ce soir : des témoignages, souvenirs, analyses, extraits de documentaires et moments de lectures.
À lire – Russell Banks, Oh, Canada, éd. Actes Sud, 2022. le reste de son oeuvre est publié aux éditions Actes Sud.
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