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ISBN : 2221116887
Éditeur : Robert Laffont (02/09/2010)

Note moyenne : 2.36/5 (sur 18 notes)
Résumé :
May a dix ans. Peut-être est-elle en train de mourir. Le Dr Goldberg l’a envoyée en vacances dans la maison ronde, au milieu de la forêt, rejoindre quatre locataires, Thomas et Lola, Nora et la docteure Anne.
Ils sont chargés en fait de distraire les enfants malades. Et de leur apprendre le monde. Un monde qui ressemble au nôtre. Mais qui n’est pas le nôtre, qui en est prodigieusement distinct et distant, sur une autre « brane ». Où tout, en réalité, est dif... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
girafe83500
  16 décembre 2015
May le monde. Un titre accrocheur qui fait rêver et appelle à l'imagination. D'ailleurs, il a eu le grand prix de l'imaginaire (là ça reste un mystère pour moi).
D'emblée le lecteur est plongé dans un autre monde. Celui de la cacophonie à l'imagination médiocre. En effet, Michel Jerry a tout chamboulé, l'histoire, les personnages, les mondes et …. Les mots et les constructions de phrases. Ce qui veut dire que si le lecteur n'arrive pas à être en osmose à 100% dans sa démarche et sa logique (en fait être lui), et bien il ne comprend pas tout. Il ne comprend pas des pans entiers de ce qu'il lit ce qui est fort gênant pour accrocher au livre.
Par ailleurs, se dissimule un érotisme non avoué au fil des pages qui met mal à l'aise car cet artifice frise non seulement l'hypocrisie mais également la vulgarité. le stratagème est grossier et ne rend pas les personnages agréables. A la base, hormis notre petite May, il est déjà difficile de s'attacher aux autres « héros » du roman qui restent fadent dans n'importe quelle situation. le roman manque de consistance dans son ensemble malgré ses 393 pages.
Le côté positif, est l'idée de base de l'auteur qui aurait pu écrire effectivement un très bon roman au cachet spécifique, une marque de fabrique très originale. le process est aussi attirant que la quatrième couverture. le passage d'un monde à l'autre simultanément est intéressant et aurait pu entraîner le lecteur dans un univers fantastique donnant le frisson.
Un livre surement écrit trop vite au vu du travail intellectuel qu'il a dû générer. Dommage pour le lecteur qui passe de ce fait à côté d'une excellente lecture et se contente de subir péniblement une histoire en se demandant à quel moment il va accrocher. Les cinquante dernières pages auraient pu toucher le lecteur, mais une absence de sensibilité empêche cette cohésion. Il restera en mémoire, un joli titre sur une belle couverture au scenario plaisant. Un livre qui sera très vite oublié.
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LiliGalipette
  07 juillet 2010
Roman de Michel Jeury. Épreuve non corrigée. Texte à paraître le 2 septembre 2010.
May a dix ans. Elle est une enfant comme les autres. Elle aime courir et jouer. Mais elle est malade. Dans une maison ronde au milieu de la forêt, Anne, Nora, Lola et Thomas lui tiennent compagnie. May attend les résultats de ses analyses à l'hopîtal Eckart de Parys. Dans le monde de May, la vie n'est pas de tout repos. Une panthère sème la pagaille dans les environ, des hélicoptères font un barouf d'enfer et les oiseaux-chemises pululent dans les arbres. Et dans les autres mondes, Isabelle tente d'échapper aux médecins pour entrer dans un monde en formation, Judith subit les expériences du professeur Goldberg. Chacun a des vies secondaires et peut être soumis aux changements, aux voyages vers un autre lui-même.
Je connaissais Michel Jeury pour son touchant roman Nounou. Je ne savais pas qu'il était aussi auteur de science-fiction, qui est loin d'être un genre littéraire que j'affectionne ou dans lequel je me retrouve.
Clairement, je ne sais pas quoi dire de ce livre. Arrivée en page 60, j'ai recommencé depuis le début, persuadée d'avoir manqué quelque chose. Et apparemment, j'ai tout manqué... parce que je n'ai rien compris! Je ne parlerai donc pas du fond mais de la forme.
La langue est mutante sous la plume de Michel Jeury. Les mots-valise, les abréviations, l'argot, les glissements des voyelles, les anglicismes détournés, tout cela et bien davantage crée un langage nouveau pour décrire un monde nouveau. Ce logos intuitif est débarassé des contraintes de vocabulaire, de grammaire et de tout ce qui structure sa forme. Ainsi libéré, le langage est caméléon, modelable à l'infini selon les désirs de celui qui l'utilise. Fondé sur une oralité puissante et convoquant une foule d'images, ce texte gagnerait sans aucun doute à être porté à l'écran.
Une conscience écologique semble être à l'oeuvre tout au long du récit. Dans les propos de May et les agissements des protagonistes, il m'a semblé entendre un discours contestataire envers le consumérisme effréné d'une société aveugle et égoïste.
J'ai cru discerner des références à La Planète des singes, mais aussi des allusions à la seconde guerre mondiale et à l'Holocauste. le texte s'ouvre sur les mondes dystopiques et horrifiques créés par l'homme.
Voilà voilà... Arrivée au terme de ce livre, je ne peux que confirmer que la SF n'est pas faite pour moi!
J'adresse néanmoins grand merci à la librairie Dialogues qui organise une opération Rentrée littéraire 2010 et aux éditions Ailleurs et demain pour m'avoir fait découvrir ce livre.

Lien : http://lililectrice.canalblo..
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Lunasirius
  28 mai 2015
Michel Jeury nous embarque ici dans un monde assez déroutant. On ne sait tout d'abord pas bien où l'on est et avec qui. Nous sommes bousculés dans nos repères spatiaux. Les créatures peuplant ces mondes sont parfois méconnaissables (les oiseaux chemises, les niches de lumière) tandis que d'autres changent légèrement de noms.
On retrouve quelques personnages, difficiles à identifier au début dans leurs nombreux vies, dans ce qui semblent être des mondes parallèles, pas forcément de la même époque, dont on sait pas vraiment au final s'ils sont fantasmés ou réels. On a tout d'abord May, un fillette de dix ans apparemment gravement malade, dans un monde peuplé de nombreux animaux et d'une grande forêt que May dit "anciennement magique". On découvre également Isabella, infirmière coincée dans les marges du temps. Ainsi que dans d'autres mondes Judith, mère de May et actrice dans une autre vie, et Marc et son double maléfique Léo. Des personnages qui ne procureront pas beaucoup d'émotion, même si May finit par avoir un petit quelque chose d'attachant avec son innocence et sa naïveté d'enfant.
Ces personnages parlent un langage très déformé où l'on peut par exemple employer le mot "bille" pour remplacer n'importe quel mot; où les jeans deviennent des "djinn". Des lettres se transforment, des mots d'anglais sont employés pour former un langage légèrement différent du nôtre avec ses propres expressions. C'est étrange, déroutant et parfois assez difficile à lire au-delà de l'originalité apportée. Notamment pour certains chapitres où l'on ne lit que des bouts de phrases ou des phrases dont l'emplacement des mots est complètement tourneboulé. Oubliez le classique "sujet + verbe + complément" ! Sur la durée ça devient parfois un peu pénible à lire ; même si ce langage peut s'expliquer par le cadre de l'histoire. Je pense notamment aux chapitres concernant Isabella, les plus éprouvants à lire.
En même temps, ce livre ébauche des réflexions plus "philosophiques" assez intéressantes en évoquant le Changement. Dans ce livre, les mondes, à part quelques exceptions, sont en perpétuels changement; de même que les humains qui ont parfois la possibilité de voyager entre les mondes pour vivre plusieurs vies tout en s'oubliant - en changeant. On y retrouve même une référence digne de Rimbaud et son "je est un autre" : "La pensée d'avoir un autre en soi" suivit de "L'ennui et la crainte d'être un autre, d'être ailleurs".
Par ailleurs, Monsieur Jeury apporte également une petite touche de réflexion écologiste à son monde avec le monde de May, retour à la simplicité et au vert.
Il m'est assez difficile de vous dire que j'ai aimé et en même temps, je ne pourrais pas vous dire le contraire non plus. La lecture a été souvent éprouvante et pourtant j'ai finis par comprendre, (peut-être pas totalement), le choix de cette écriture. D'autre part, si la complexité et le manque d'information sciemment voulu par l'auteur, nous empêchent de comprendre tout à fait cet univers ; j'ai fini par y discerner quelques lignes qui ma foi m'ont interpellée et la réflexion sur les mondes parallèles et le Changement m'a plu. de même que l'ambiguïté qui plane : réalité de ces mondes ou imagination d'une fillette malade ?
Bref, une impression assez étrange et ambiguë en ressort à l'image de cette histoire !
Lien : http://www.havre-litteraire...
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eterlutisse
  04 janvier 2014
Ce roman part du postulat que les êtres vivants –seulement eux ? – sont soumis à des changements intempestifs et plus ou moins brutaux (personnalité, physique, souvenirs,...). Il tourne autour du personnage de May et des personnes qui la côtoient. Pour certains le changement est l'occasion d'un véritable voyage qui les fait changer de monde.
Depuis que j'ai lu Enig Marcheur, j'ai de l'empathie pour les romans qui utilisent des mots deformés. Dans celui-ci j'ai particulièrement aimé les gros mots ! "Tutain", "chiterie" ou "thon" volent au moindre prétexte.
Plus sérieusement, ce roman est une occasion de s'interroger sur les notions d'infini, de monde parallèles, de mort, de vie antérieure...
Le monde est charmant, il est hanté par une magie passée ou onirique. Les personnages sont très sensuels et plutôt "normaux".
Le lecteur est baladé de monde en monde sans ménagement et parfois sans cohésion, le Grand Lien se chargeant de nous donner l'illusion d'une continuité qui disparaît au dernier chapitre pour nous permettre de goûter totalement le "changement", sujet central du livre.
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Lireoumourir
  24 avril 2013
Plongeons dans ce livre vraiment très particulier.

Dans un monde proche du nôtre, les gens connaissent le Changement, une “évolution” qui les fait changer, surtout psychologiquement, et les fait voir différentes dimmensions.
C'est dans ce monde que se trouve May, une jeune fille de 10 ans qui est malade. Dans l'attente de ses résultats, elle se retrouve chez son grand-père, accompagnée de “la bande des quatre”, de jeunes gens qui sont là pour la soutenir.
Mais comment les choses vont-elles évoluer, dans ce monde de changement ? Et dans quelle genre de réalité sommes-nous ?
Je dois avouer que j'ai eu beaucoup de mal avec ce livre, et je pense être passé à côté de beaucoup de choses.

L'histoire est vraiment très particulière, et on se retrouve vite emporté dans des évènements très étranges, avec May d'un côté, dans son “monde”, et d'autres personnages. Nous apprenons ainsi, petit à petit, l'univers créé par l'auteur, toute cette histoire de “changement” vraiment complexe.
Le tout est vraiment très bien pensé, et on voit tout le travail fait par l'auteur pour nous créer quelque chose de vraiment abouti.
Le problème, à mon niveau, est que j'ai trouvé que les choses restaient fort confuses, et qu'on manque clairement d'éclaircissements sur certains aspects de l'univers, ce qui nous empèche de bien comprendre ce qui arrive, et donc de pleinement profiter du livre. On se retrouve alors vite désintéressé de l'histoire, qui évolue d'ailleurs sur plusieurs pôles, mais de façon assez lente et décousue, et on finit ainsi par passer à côté de nombreuses choses et par être perdu...
La fin est, quant à elle, en partie fort prévisible, et j'ai également trouvé cela assez dommage.
On perd ainsi, au fil de la lecture, et à défaut d'un grand investissement de la part du lecteur (aussi bien pour l'histoire que pour le style d'écriture), tout intérêt pour l'histoire, et on ne comprend plus rien.

Suite voir lien
Lien : http://www.lireoumourir.com/..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
girafe83500girafe83500   08 décembre 2015
P. 186 : Les neuf dixièmes des oeufs mondes ratent leur éclosion, dit le docteur Goldberg. Ils projettent des éclats dans toute l'extension. Certains de ces fragments rejoignent des mondes en fin de précohésion.
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LiliGalipetteLiliGalipette   16 mai 2012
« Tous les mondes contiennent chacun de nous. Et chacun de nous contient tous les mondes. »
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Videos de Michel Jeury (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Jeury
Michel Jeury en conférence aux Utopiales 2010 2/2
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