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EAN : 9782221190180
560 pages
Robert Laffont (19/05/2016)
3.31/5   85 notes
Résumé :
Pour le commissaire Fredrik Beier, cette affaire s'annonçait comme une simple enquête de routine, dans sa vie monotone et procédurière : la disparition d'une jeune femme et de son fils, membres tous deux d'un groupe de fondamentalistes chrétiens, baptisé " La Lumière de Dieu ". A ce détail près qu'il s'agissait de la fille de Kari Lise Wetre, une femme politique charismatique et très en vue au sein du parti social-démocrate norvégien. Et que ladite " Lumière de dieu... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
3,31

sur 85 notes

L'écriture est efficace, on ressent l'expérience du journaliste habitué à retranscrire les faits, allié au talent du romancier qui y ajoute la théâtralité nécessaire pour alpaguer le lecteur.

Il faut toutefois s'armer d'un peu de patience pour affronter le matériau vivant du roman car les braises de L'Histoire couvent et s'étendent bien au-delà de l'époque où se déroulent les scènes.

Pour son tout premier roman, le norvégien Ingar Johnsrud construit un polar étonnant, multipliant les fausses pistes et les flash-backs pour mieux distiller un malaise toujours plus pesant, digne des maîtres des polars nordiques et à leur vision très sombre de la nature humaine.

La thématique des expériences sur la biologie raciale, menées par les nazis afin de sélectionner les races les plus résistantes est extrêmement bien documentée.

La menace de développement des armes biologiques, plus d'actualité que jamais, croisée avec les doctrines sectaires qui estiment que seuls certaines races, dont l'aryenne font partie des élus, cela fait froid dans le dos !!

Rythmé, moderne, les personnages gagnent en épaisseur au fil de l'histoire.

Un moment réjouissant !

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"Les Adeptes" de Ingar Johnsrud - La chronique qui convertit les fidèles !

Une excellente surprise que ce thriller d'Ingar Johnsrud venu du fin fond de la Norvège. le pays qui nous a livré Jo Nesbø et la merveilleuse série TV "Occupied".

Un auteur inconnu au nom sonnant comme un borborygme viking et c'est tout un voyage sur Norway Airlines qui s'ouvre à vous. Il paraît que lorsqu'on arrive à prononcer le nom de l'auteur, Ingar Johnsrud, 3 fois de suite à haute voix devant le miroir, un bouquin haletant apparaît entre vos mains.

Je l'ai fait et ça marche !

(Bon ok le coursier du service presse de chez Robert Laffont y est sûrement aussi pour quelque chose...).

Annoncé par l'éditeur comme une trilogie, ce premier opus à paraître dans nos contrées se doit de convaincre derechef dès le premier épisode. L'éditeur le compare à "Millenium" car les deux histoires trouvent leur source dans la nébuleuse de la seconde guerre mondiale et surfe sur le rôle complaisant qu'ont joué les autorités et une certaine partie de la population des pays Scandinaves vis-à-vis du nazisme.

C'est d'ailleurs une thématique prégnante et universelle de la littérature nordique. On a les traumatismes qu'on peut.

Je rassure, « Les Adeptes » est quand même beaucoup moins hermétique que le début un peu laborieux de "Millenium". L'action démarre dès les premières pages, là où Stieg Larson prenait tout son temps pour installer son histoire.

Véritable page turner, le roman se dévore à grandes bouchées.

Les personnages sont réussis même si l'auteur met parfois de la distance entre eux et les lecteurs. Mais de petits détails les rendent humains. Notamment quand il s'agit du personnage principal Fredrik Beier qui détaille toutes les silhouettes féminines qu'il rencontre pour le plus grand plaisir du lectorat masculin.

Johnsrud nous propose une construction ambitieuse, implacable, aux multiples ramifications, qui déroule ses fils au fur et à mesure des chapitres, multipliant les fausses pistes pour mieux nous embrumer l'esprit. Ambitieuse mais pas révolutionnaire (pour les raisons exprimées au-dessus), Johnsrud arrive néanmoins à nous tenir en haleine avec son intrigue âpre, taillée aux cordeau et proposant moults rebondissements. On attend la suite avec impatience.

Un grand merci à Babelio et aux Editions Robert Laffont pour l'envoi de ce livre dans le cadre de Masse critique

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Tout d'abord, je remercie Babélio et les éditions Robert Laffont pour cet envoi dans le cadre de masse critique.

Dès les premières pages, je me suis retrouvée plongée par cette histoire policière très riche qui mêle la disparition d'une femme et de son fils, des meurtres sur fonds de guerre entre sectes religieuses et groupes islamistes, des secrets qui datent de plusieurs décennies, des complots politiques, des expérimentations médicales sur des humains et bien d'autres ramifications encore.

J'ai eu un petit peu de mal au début à entrer dans l'histoire à cause du nombre très important des personnages et de leurs noms norvégiens, pas toujours simple à retenir et dont les consonances évoquent parfois un homme alors qu'il s'agit d'une femme ou l'inverse. De plus, les allers et retours entre les différentes époques m'ont un peu perdue, surtout au début quand on ne connaît pas encore bien les différents personnages.

L'intrigue en elle-même est bien menée mais j'ai trouvé que de nombreux passages n'apportaient pas grand-chose à l'histoire, si ce n'est à embrouiller le lecteur, et surtout, la fin est un peu incomplète à mon goût, certains points restent obscurs jusqu'au bout.

Mais comme il s'agit du premier volume d'une trilogie, peut-être que ces points seront éclaircis dans les volumes suivants.

Le personnage principal ne m'a pas particulièrement semblé attachant, c'est encore une fois un policier d'un certain âge qui a vécu un drame personnel, rien de bien nouveau dans le domaine du polar.

Ce roman se lit vite et bien, il est assez haletant mais il ne me restera peut-être pas en mémoire très longtemps car au final, il ne brille ni par son originalité ni par un style d'écriture particulier. C'est tout à fait le genre de roman qui pourrait être adapté au cinéma, car ici l'action prime sur la réflexion.

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Enfin fini! Malgré des éléments qui promettaient d'être intéressants, ce roman m'a semblé comparable à du sable crissant entre les dents.

Ingar Johnsrud mélange recherche eugénique, la Norvège des années 1940 sous le joug (ou en collaboration selon les personnes) des nazis, des implications actuelles de personnalités politiques, une secte intégriste chrétienne eschatologique avec des mystères en veux-tu en voilà, ... Là-dessus, ladite secte se voit entaillée d'une partie de ses membres via des armes à feu. Arrive le commissaire Beier en charge de l'enquête. Personnage auquel je ne me suis pas attachée. Pas plus qu'aux autres d'ailleurs. Trop de stéréotypes et trop d'incohérences.

L'intrigue ne brille pas par sa grande originalité. Pas plus que par la qualité de son style. du côté de Beier, son héros, on a l'impression de récupérer un policier lu dans trop d'autres romans du genre: le flic en bisbille avec son supérieur carriériste (déjà vu aussi lui) et qui traîne un passif comme les forçats leur boulet. Même passée la moitié du livre, j'ai songé arrêter la lecture.

La fin laisse suffisamment de zones floues pour les deux prochains tomes de la trilogie. Ce sera sans moi.

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Après mon coup de coeur pour Claire Favan avec Serre-Moi Fort lorsque j'ai reçu un e-mail de la part de Babelio pour lire les Adeptes de la part des éditions Robert Laffont collection la Bête Noire j'ai sautée sur l'occasion. J'ai eu cependant un peu peur de la comparaison avec Jo Nesbo dont je n'accroche pas au récit.

Mais ici la lecture est plutôt fluide malgré le nombre incalculable de personnage. On est de suite embarqué dans ce récit avec la disparition d'une femme et son enfant.

Pour un premier roman l'auteur à choisi un thème très différent des polars habituels et c'est tout à son honneur une communauté religieuse qui se nomme "la Lumière de Dieu" des fausses pistes, d'autres pages qui remontent dans le temps et ou l'on se trouve en seconde guerre mondiale en plein nazisme avec les expériences que font les médecins sur des cobayes humains.

On voit ensuite ses deux histoire s'entremêler, une lecture très dense mais qui se lit tout de même très rapidement (2 jours pour ma part malgré les 552 pages) et une fin qui laisse présage une suite.

Encore un grand merci pour cette découverte!

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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation

Ils avaient dû traverser la salle de couture avec les ouvrages en tricot dans les corbeilles et les machines à coudre sous leurs couvercles en plastique (pour qu'un tout petit, levé plus tôt que les adultes, ne risque pas de se blesser). Arrivés au pied de l'escalier, ils avaient dû avoir la certitude que tout le monde dormait à poings fermés.

La communauté était sans défense. Ils étaient montés à l'étage, où se trouvaient les adeptes.

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Fredrik se demanda ce qu'avaient ressenti le ou les meurtriers, quand ils s'étaient retrouvés dans ce couloir. Quand ils avaient vu la rangée irrégulière de patères. Les étiquettes avec les noms en lettres majuscules, écrits par des doigts maladroits d'enfants. S'étaient-ils arrêtés pour lire ces noms ? La patère en bois marquée « Annette », sans rien dessus. Ou celle d'à côté, avec une casquette de parc animalier, fixée à un mètre à peine du sol. « William. »

Il devait régner un silence de mort quand ils s'étaient introduits. Peut-être avaient-ils jeté un coup d'oeil à la salle des enfants, vu tous les jouets bien rangés dans leurs caisses, puis senti l'odeur de savon noir qui flottait dans la cuisine ?

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- Je crois que vous avez été manipulés, dit-il. – Ah bon. Et pourquoi ? demanda le journaliste en plissant le front. – Parce que quelqu’un veut faire passer cette tragédie pour une sorte de vendetta religieuse. On veut nous faire croire que ce sont les intégristes musulmans qui ont fait ça. Il est possible que ce soit le cas, mais cette affaire est plus compliquée qu’elle n’en a l’air. J’en ai la certitude. – Fredrik marqua un temps d’hésitation avant de poursuivre. – Il s’est passé des choses dans cette cave… Jorgen leva les yeux au ciel. – La presse se serait donc fait manipuler ? On serait tombés dans le panneau comme des imbéciles ?

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Andreas appartenait indéniablement à cette dernière catégorie : un enquêteur acharné, un des meilleurs hommes pour mener un interrogatoire, un cérébral qui adorait les affaires compliquées. Mais Andreas était plus fiable qu'un prêtre et ne faisait vibrer sa fibre sociale que pour les grandes occasions et les enterrements. Résultat : sa carrière était au point mort. Aussi abattue qu'une putain après l'activité intense du Nouvel An.

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La culpabilité c’est comme la Lune. Elle n’éblouit pas tout, mais elle est toujours là. Et la nuit, c’est pire.

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