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Sophie Bastide-Foltz (Traducteur)
EAN : 9782842611941
308 pages
Éditeur : Le Serpent à plumes (13/04/2000)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Une femme, dans une maison isolée, à la sortie d'un village, au bord de la mer, en Irlande. Il y a comme une magie du roman irlandais, qui place les êtres au cœur de tensions extrêmes.
Dans ce pays, chaque élément réclame sa part aux vivants: les exigences de la politique, du paysage, de l'amour, de tout ce qui, au terme du récit, prendra le nom de destin. Chacun des personnages de ce livre paraît précieux, fragile. Son héroïne, Helen, femme mélancolique, son... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
diablotin0
  08 février 2018
Un homme sur la plage est un roman lent où il faut se laisser porter par l'atmosphère d'un bord de mer en Irlande.
On va faire connaissance d'Hélène qui s'est réfugiée dans un petit village à la suite de la mort violente de son mari. Elle prend plaisir à peindre et découvre et apprécie sa liberté. Jack son fils qui, dit-on ferait partie d'un mouvement politique extrémiste vient parfois la voir, mais leur relation est difficile, peu de communication et un réel déficit de compréhension.
Hélène va rencontrer Roger, homme blessé et mutilé par la guerre qui passe son temps à rénover une vieille gare désinfectée. Ses deux âmes vont se plaire, elle , va être attirée par sa sensibilité et lui par ses talents de peintre. Leur approche est lente, prudente mais pleine d'émotions.
Le livre se caractérise par un rythme lent et pudique ce qui contraste avec la fin brutale, violente.
Je n'ai pas un avis tranché sur cette lecture qui m'a intriguée mais ne pas bouleversée.
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carre
  03 mai 2012
Jennifer Johnson n'a pas son pareil pour décrire les blessures de la vie, des personnages dont le destin n'a pas fait de cadeau. Dans ce roman,
l'auteure irlandaise donne chair à deux solitudes, tout d'abord Hélen qui vit dans une maison du bord de mer, seule les visites de son fls trouble cette vie autarcique. Un jour, un anglais s'installe près de la maison d'Hélen. L'homme handicapé est plutôt taciturne, solitaire et guère enclin au dialogue. Et pourtant c'est deux là vont petit à petit tisser un lien rompant leur silence.
L'Irlande, sa mer, ces vents, la pluie, Jennifer Johnston fait de tous ces éléments un personnage à part entière, le lent et fragile dialogue qui s'installe entre deux êtres amochés par la vie (dans les deux sens du terme) fait mouche car l'écriture de Johnston est vraiment touchante, Est ce que ces deux-là vont enfin trouver un havre de paix et de sérénité ?Car la violence est toujours là, bien présente, sournoise, prête à répendre sa désolation.
L'homme de la plage est dans la pure tradition Irlandaise, mais Johnston y distille une petite musique qui va droit au coeur. Un excellent roman sur la tolérance et la découverte de l'autre.
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maevedefrance
  01 septembre 2012
Helen Cuffe est une femme blessée par la vie : son mari, Dan, a été assassiné des années plus tôt, en 1975, à Derry. Enseignant en mathématiques, il était parti rendre visite à l'un de ses élèves, dont le père était inspecteur à la Royal Ulster Constabulary (RUC), les forces de police d'Irlande du Nord. On lui a tiré dessus par erreur sur la personne, c'était l'inspecteur qui était visé. Depuis, Helen s'est retirée dans un village perdu du Donegal où elle peint. Son fils, Jack, qui était enfant quand son père a été assassiné, lui rend visite de temps à autre. C'est un garçon ombrageux et secret (et pour cause, il appartient aux "Provo", branche de l'IRA extrêmiste) et ses fréquentations ne sont donc pas des meilleures.
Dans ce même village s'est installé un Anglais, Roger, que la vie n'a pas épargné non plus : blessé pendant la Seconde Guerre mondiale, estropié (borgne et manchot, rien que ça...). Sa seule passion est maintenant de redonner vie à la gare du village et à remettre en marche son aiguillage. Tous les habitants le prennent pour un original, voire un cinglé... Damien, un jeune Irlandais l'aide à retaper la gare et ils s'entendent à merveille.
On le devine, Helen et Roger sont faits pour se rencontrer. C'est évidemment ce qui va se passer. Les deux estropiés vont reprendre goût à la vie, dans les magnifiques paysages du Donegal, qui devient leur Paradis. Seulement d'autres à l'esprit étriqué, en ont décidé autrement...
Je viens juste de refermer ce roman et ouch, quelle fin !
Pourtant, depuis le début on se doute qu'il va y avoir un drame... Ca monte en pression doucement, mais sûrement. Mais Jennifer Johnston, qui semble écrire un roman convenu renverse la tendance à la toute fin du livre. Elle y dénonce avec force la violence gratuite et le gâchis humain. Une folie irlandaise qui n'a plus lieu d'être. le roman a été écrit en 1991.
J'apprécie le charme désuet qu'elle distille dans ce roman, qui contraste avec la violence du drame et rend l'histoire encore plus poignante. Une belle lecture.
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isabelleisapure
  24 juillet 2013
L'Irlande, une maison isolée au bord d'une mer au moins agitée quand, accompagnée par la violence des vents hurlants et le fouet d'une pluie glaçiale, elle n'est pas apocalyptique !
Décor dans lequel Helen vit depuis son veuvage.
Ambiance qui lui convient pourtant dans laquelle elle alterne peinture, balades sous la pluie, conversation avec son chat… Et parfois aussi, quand il lui rend visite, avec son fils étudiant à Dublin.
En somme, une vie bien rangée, dominée par un sentiment de liberté, elle fait ce qu'elle aime, quand elle en a envie.
Jusqu'à l'arrivée d'un Anglais venu s'installer dans la vieille gare désaffectée afin de la retaper et d'y faire circuler les trains…
Mais voilà, l'Anglais n'a rien pour plaire.
Victime de guerre avec un bras et un oeil en moins une attitude plutôt mélancolique il apparaitra comme un peu fou pour certains…
Mais pas du tout pour Helen. Ils apprendront en effet à se connaitre pour finalement s'aimer.
Mais voilà, trop souvent la vie n'aime pas les choses simples…
Une histoire touchante dans laquelle la plume sobre de Jennifer Johnston sait nous promener dans une nature pourtant sauvage et hurlante, avec ses personnages qui marqueront ma mémoire
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Rhodopsine
  22 février 2018
Défi ABC 2017-2918
L'Irlande dans les années soixante-dix du siècle passé n'était pas un havre de paix. Dans une maison qui domine la mer, au bout du Donegal, Helen peint, dans une solitude paisible. Son fils étudiant lui rend visite de temps à autre, la communication n'est pas facile entre eux. Helen finalement apprécie son indépendance. Elle ose même l'avouer, son veuvage l'a libérée. C'est que Dan son mari a été tué dans un attentat, une balle qui ne le visait pas, à Derry (ne dites pas Londonderry à un irlandais, aujourd'hui encore).
Un nouveau voisin s'installe, un Anglais en plus, blessé de guerre, mutilé, pour remettre en état une gare désaffectée: mais n'attendez pas le roman à l'eau de rose, ce n'est la le genre de la maison. Un lien se noue, Jack revient avec un ami, un peu inquiétant, un équilibre semble s'installer. Helen fume trop, Helen peint, Helen fait des projets: Man plans, God laughs. La violence n'est pas loin. Tout près. Trop près.
Sans grands discours, tout en teintes délavées, en camaïeux des couleurs de la mer et du ciel d'Irlande, Jennifer Johnston nous conduit lentement, paisiblement dirait-on vers l'épilogue. Il n'en a que plus de force...
Bien beau roman, l'Irlande que j'aime, et cette violence qui a tant brisé les habitants. C'était hier.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
diablotin0diablotin0   05 février 2018
J'ai passé la moitié de ma vie à l'hôpital. D'un hôpital à l'autre.Depuis l'âge de dix-neuf ans. Ca c'est du temps perdu. On vous y rafistole aussi bien l'âme que le corps et on essaie de vous rendre acceptable à la société. Ayez des égards pour ce que les autres peuvent ressentir. Ne montrez pas vos cicatrices aux gens. Soyez brave, soyez un bon garçon.
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carrecarre   03 mai 2012
De jour il m'arrive de revoir le spasme des maisons quand l'explosion s'est produite. Les fenêtres, alors prises au dépourvu, se fêlèrent, certaines allèrent jusqu'à voler en éclats et, des jours durant, une odeur de fumée persista en des endroits inattendus.
Mais à présent, ici, les vitres tiennent bon.
C'est nu, ici. Pas de visite. Quand il s'avance de son pas furtif sur le parquet et vient se frotter contre ma jambe, le chat me fait sursauter.



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patatarte2001patatarte2001   20 décembre 2018
- A quoi pensez-vous, Helen ? Vous êtes bien loin de nous.
La voix de Roger. Elle se tourna vers lui.
- Pardonnez-moi. J'étais en train de penser que nous étions tous très beaux à la lumière des bougies. Ça gomme les défauts.
Il promena son regard autour de la table.
- Je ne dirai pas que ça les gomme; ça leur donne un certain mystère, peut être. Vous et moi..nos visages...je ne dirais pas vieux, mais usés, marqués, deviennent mystérieusement beaux...alors qu'avec leurs visages lisses, encore indemnes, ces deux jeunes hommes paraissent tout simplement quelconques.
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patatarte2001patatarte2001   17 décembre 2018
C'est drôle, l'impact que peuvent avoir, dans une pièce vide, les paroles d'une personne qui parle toute seule. Elles résonnent, alors qu'une conversation semble se fondre dans les objets environnants. Elle aimait de temps à autre se confronter au son de sa propre voix. Les images sonores peuvent être aussi excitantes, aussi troublantes que les images visuelles. Les paroles se répercutent, vibrent dans votre tête avec leur résonance propre.
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patatarte2001patatarte2001   18 décembre 2018
C'est juste que j'ai des jours de......je ne sais pas comment vous appelez ça...de la mélancolie, peut être. Je crois qu'aujourd'hui on appelle ça de la dépression. Je préfère le mot mélancolie. Il a une aura poétique.
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