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EAN : 9782290324332
155 pages
Éditeur : J'ai Lu (03/11/2003)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Il y a le SDF qui vous guette tous les jours à la sortie du supermarché et que vous voulez éviter sans pour autant avoir l'air d'un monstre d'égoïsme, les amis que vous rencontrez au retour des vacances et qui vous remercient pour la carte que vous avez oublié de leur envoyer, le copain qui vient de virer mystique et vous raconte sans rire qu'il a rencontré Dieu.

La vie est prodigue en situations délicates surtout pour un timide qui voudrait éviter d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
patatipatata
  20 août 2012
Voilà le genre d'humour que j'aime ... celui qui consiste à se moquer de soi-même et à mettre en avant ses faiblesses avant de se moquer de celles des autres.
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nnb
  17 avril 2017
Je viens de découvrir Serge Joncour dans son remarquable Prix Interallié Repose toi sur moi. Je prolonge ma découverte par un genre différent : les nouvelles de Situations délicates écrites en 2001...Et je dis encore " Bravo à Monsieur Joncour !" , nouvelliste hors pair, dessinant en quelques lignes des situations banales et réalistes de la vie quotidienne avec un humour ravageur et une autodérision aiguë.
À lire sans modération... et passer un moment de lecture quasi jubilatoire !


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InsulaDulcamara
  15 juillet 2008
"Tu révises ton argumentation, tu te ménages une sortie, sans quoi la situation menace de se bloquer. Voilà plus de vingt fois que tu leur répètes que s'ils font un pas de plus tu sautes, et puisqu'ils n'avancent pas, qu'ils n'osent pas, alors évidemment on s'enlise." C'est dans le dernier numéro du Magazine littéraire, consacré à l'humour, que nous avons puisé notre envie de lire Situations délicates de Serge Joncour. L'auteur, encore une des voix de l'émission Des Papous dans la tête, y égrène 45 récits de situations de gêne connues de tout un chacun.
Lire la suite : http://ivressedupalimpseste.blogspot.com/2008/07/serge-joncour-situations-delicates.html
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lilicrapota
  08 novembre 2019
Le descriptif m'avait beaucoup plu ; il m'a rappelé le dernier né de Philippe Delerm (l'extase du selfie) que j'ai très envie de lire. Mais ça s'est révélé très décevant! Je me suis arrêtée p.32, après avoir lu 8 nouvelles, toutes extrèmement courtes mais surtout pas très intéressantes : pas de chute à proprement parler (en tout cas on est très loin des chutes géniales de Tesson ou de Kenneth Cook), pas d'intérêt particulier pour ces histoires qui n'en sont pas vraiment. Bref, je n'ai pas accroché et j'ai préféré stopper là!
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Fantasio
  01 février 2013
Voici un petit bouquin que l'on déguste avec le sourire aux lèvres. Sourire qui peut être d'ailleurs légèrement crispé car la description de certaines situations gênantes peut générer certains souvenirs peu plaisants.
Qui n'a pas essayé d'éviter un SDF un peu trop « collant » ? Qui ne s'est pas retrouvé dans un restaurant, seul, au moment de l'addition sans carte de crédit ni chéquier ?
En public ou en privé, en famille ou en compagnie d'inconnus, les occasions de se rendre ridicule, odieux ou simplement légèrement « cucul » sont légions. Ce livre nous en offre un beau petit paquet !
On sourit beaucoup, on rit parfois et, dans l'ensemble, ces quarante cinq petits récits sont savoureux.
Un bon petit livre de détente à déguster doucement, en plusieurs fois, pour ne pas en épuiser trop vite tout le sel.
Lien : http://lefantasio.fr
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ninachevalierninachevalier   05 avril 2017
Peintre ami
- C'est marrant, il y a deux chefs-d'oeuvre, et toi, tu n'en vois qu'un. Vraiment, tu ne comprends rien à la peinture.
Par contre, vous connaissez fort bien le peintre, vous y êtes même lié par une indéfectible amitié, une sympathie renforcée par l'admiration aveugle que vous lui portez, ne serait-ce que par précaution.
Après tout, ces tableaux-là sont peut-être géniaux, tout comme ceux de l'année dernière, et tous ceux des années précédentes. d'ailleurs, ce n'est pas le moindre mérite de ce talent-là que de n'être toujours pas reconnu.
-Mais dis-moi, cette femme-là, ne serait-ce pas un peu la tienne?
Vous n'ignorez pas à quel point vous le flattez en lui disant ça, d'une part parce que vous avez perçu que cet assemblage de cônes noirs, disposés en croix, symbolisait une femme, et que la tonalité générale de l'ensemble évoquait on ne sait quoi de Sarah, cette douce brune avec laquelle il n'est plus, du fait même qu'elle soit partie avec un marin grec, il y a plus de quinze ans de cela.
Mais bien sûr que c'est elle, c'est elle comme au premier jour, toujours obsédante, toujours aussi peu partie. Alors une fois de plus, il vous faudra supporter le couplet sur la déesse-femme, sur sa façon d'embrasser, une fois de plus, il vous fera le couplet de la fumeuse nostalgie, et pendant tout ce temps-là, vous tiendrez votre regard sur ce magma d'ombres froides, de fantômes happés, vous leur ferez face aussi recueilli que possible, aussi concerné, lançant juste de petits coups d'oeil complaisants à l'artiste, oubliant délibérément, par fraternité ou par compassion, le malaise global que suscite en vous cette toile désespérément, comment dire, désespérante.
Puis, soudain moins lyrique, moins emballé, il vous demande sur le ton de la plus parfaite confiance, de la connivence la plus affichée, le prix que vous seriez prêt à mettre pour cette oeuvre-là... A nouveau vous vous sentez pris au piège d'une vieille amitié. Tout de même, en homme responsable il faut savoir répondre, en veillant toutefois à ne pas trop sous-évaluer, mais à ne pas trop surestimer non plus, au cas où... A ce jour, vous pouvez déjà vous honorer de posséder la collection complète. Car ces toiles qu'il y a là, pour la plupart, elles sont à vous, elles vous appartiennent, même s'il est convenu qu'elles restent à demeure dans l'atelier de l'artiste, disposition qui dans le fond arrange tout le monde. ( ...)

Une fois au volant vous conduisez calmement, vous roulez toutes vitres ouvertes, et en guise de pensée vous regrettez amèrement que votre meilleur ami ne soit pas poète , ou écrivain. Un poème, ça va jamais chercher dans les trois mille francs.
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ninachevalierninachevalier   12 avril 2017
Quai de gare
Les départs ont cela de cruel qu'ils forcent à se rapprocher , étreinte d'autant plus pénible qu'elle se sait observée. Mais bien sûr qu'on se reverra, bien sûr qu'on se rappellera, encore faudrait-il un peu d'intimité pour se le dire.
Après quoi, vous avez juste jeté vos bagages en haut des marches, sans trop savoir de quel côté se trouvait votre réservation.
En dessous, en plus de votre famille, une petite foule d'inconnus se tient là, à gêner. Parmi eux, il y a de ces voyageurs en jambes qui profitent du moindre arrêt pour s'aérer aux portières, des contemplatifs qui croient voir la ville de près en foulant le quai, des familiers qui sont juste venus accompagner, un tas d'acteurs parasites. Tout le monde improvise dans ce genre d'entracte, ballotté entre la peine réelle et la pudeur de l'avérer. On masque ses adieux sous un humour passable, des propos de circonstance, autour de l'horaire, du temps qu'il faudra, et des voyages en général.
Les vôtres sont là au bas de vos marches, ne sachant trop que dire, ni que faire, craignant d'entamer une véritable conversation.
Mine de rien vous jetez les bases de cette amertume, celle qui viendra plus tard, tout le long du voyage.
Dix fois ils vous rediront à ce soir, au téléphone, réitérant la proposition jusqu'au ridicule, joignant le geste à la parole. (...)
Au flottement succède l'hésitation. En fait vous aimeriez vous asseoir, vous installer dans la fraîcheur du compartiment, poser vos affaires, et vous poser vous-même, ne plus penser, laisser filer ces paysages, pour de vrai.
Mine de rien vous êtes déjà parti. Tout de même vous osez une recommandation, sans conviction, vous leur dites d'y aller, que ça ne sert à rien de rester plantés là.Mais puisqu'ils ont fait tout ce trajet pour vous voir partir, ils vous verront partir.
A droite à gauche on tente des regards, on guette le moindre indice, on subit le caractère grotesque d'un train dès lors qu'il ne part pas.
A ce stade-là de la fermentation remontent les petites phrases, les suppositions dérisoires sur la nature de l'incident, teintées d"humour; si ça se trouve on va rester là toute la nuit. (..)
D'avance vous savez que votre sortie est manquée, votre départ complètement raté. A l'aéroport comme à la gare, la qualité des au revoir tient à l'urgence qui les encadre, à l'imminence qui envahit tout. Les effusions ne sont rien sans la menace de l'envol. Alors que là vos adieux sont stoppés, collés sur place ...
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mandarine43mandarine43   04 mars 2013
Pourtant c'est pile le genre de femme avec laquelle tu serais prêt à tout, à lui faire ce fameux massage que depuis dix ans tu refuses à ta femme, à veiller jusqu'à pas d'heure, à ne pas mettre le réveil pour le lendemain, peut-être même à lui faire l'amour une deuxième fois, la folie, quoi... Et pourtant tu ne bouges pas. D'où vient ce désert entre toi et tes actes ? Ce qui te gêne en fait c'est qu'elle soit belle, ça te paraît presque pas naturel.
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ninachevalierninachevalier   07 mars 2016
Flash
Dès que tu sens poindre un appareil photo, mine de rien tu glisses finement vers ton meilleur contour, ce profil de toi qui te nuit le moins, le droit. Il faut le reconnaître, tu n'es pas de ces natures suffisamment accomplies, de ces physionomies qui supportent l'improviste.
Le pire avec ces proches qui ont la manie de l'instant, c'est cette brutalité, cette promptitude à sortir l'appareil, cette sournoiserie de ne pas prévenir, de te surprendre chaque fois sur le mauvais profil, bouche mi-close, figé dans une expression péjorative. En prime, il faudra complimenter l'auteur...
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mandarine43mandarine43   07 mars 2013
Ce sont toujours les femmes qui initient ce genre de cérémonies. Il n'y aurait que des mâles sur Terre, les anniversaires seraient vite bâclés, deux ou trois bières pour marquer le coup, des amuse-gueules pour meubler entre les cigarettes, et de la vodka pour dessert. Quant aux bougies on ne les aurait pas retrouvées, ni pensé au gâteau.
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Vidéo de Serge Joncour
En librairie le 19 août
La France est noyée sous une tempête diluvienne qui lui donne des airs, en ce dernier jour de 1999, de fin du monde. Alexandre, reclus dans sa ferme du Lot, semble redouter davantage l'arrivée des gendarmes. Seul dans la nuit noire, il va revivre la fin d'un autre monde, l'agonie de cette vie paysanne qui lui paraissait immuable enfant.
Serge Joncour orchestre presque trente ans d'histoire nationale où se répondent les progrès, les luttes, la vie politique et les catastrophes successives qui ont jalonné la fin du XXe siècle et nous instruit magnifiquement sur notre humanité en péril.

Toute notre rentrée sur : http://rentreelitteraire-flammarion.com/
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