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ISBN : 2081421119
Éditeur : Flammarion (22/08/2018)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 21 notes)
Résumé :
L’idée de passer tout l’été coupés du monde angoissait Franck mais enchantait Lise, alors Franck avait accepté, un peu à contrecœur et beaucoup par amour, de louer dans le Lot cette maison absente de toutes les cartes et privée de tout réseau. L’annonce parlait d’un gîte perdu au milieu des collines, de calme et de paix. Mais pas du passé sanglant de cette maison que personne n’habitait plus et qui avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
ninachevalier
  27 juillet 2018
Serge Joncour, dans la lignée des écrivains américains « nature writers », voue un culte aux grands espaces sauvages, à ces hectares de verdure, peuplé de bestioles.
Il campe son décor dans son fief de prédilection, le Lot, et revisite l'Histoire du village d'Orcières, « au fin fond des collines escarpées du causse », « au coeur du triangle noir du Quercy », village ancré dans la légende et les superstitions.
On navigue par alternance entre deux époques ( 1914/2017)
Le chapitre d'ouverture traversé par un hourvari nocturne tonitruant, cet été 1914, interpelle : hommes mobilisés, animaux réquisitionnés, les femmes au labeur, la peur.
Le Mont d'Orcières devient le repaire d'un dompteur et de ses fauves, le théâtre d'une histoire d'amour fusionnelle et d'une tragédie que l'auteur ressuscite.
En 2017, un couple de Parisiens vient y passer son été. Gîte paumé, sans Wi-Fi, sans télé, confort spartiate, accès difficile. Mais « un pur émerveillement » saisit les vacanciers à l'arrivée. « Un parfait éblouissement ». Cette vue panoramique depuis la clairière les ravit. Idéal pour se déconnecter et rebooster sa créativité.
Si Lise s'adapte, son mari Franck, producteur, à la merci d'associés prédateurs, est pris de panique à l'idée de ne pas pouvoir rester en contact avec eux. D'où ses échappées à la ville, ses haltes au café. Au marché, il croise un boucher fascinant dont l'étal regorge de « barbaque » et lui donne l'envie de renouer avec la viande.
L'irruption d'un Chien-Loup errant, sans collier, change la vie du couple. L'auteur met l'accent sur la dualité de ce molosse ( féroce ,buté/ docile, affectueux) et des animaux en général : «  Dans l'animal le plus tendre dort toute une forêt d'instincts ».
Serge Joncour, en connaisseur de la gent canine, décrypte avec acuité toutes les réactions de ce Chien-Loup vagabond, selon les lieux. Il questionne la cohabitation hommes/animaux dans la nature et les rapports dominant/dominé, maître/nourriture.
«  Être maître d'un animal, c'est devenir Dieu pour lui. Mais avant tout c'est lui assurer sa substance, sans quoi il redeviendrait sauvage... »
On est témoin de la façon dont Franck l'amadoue progressivement, lui parle, fraternise, gagne sa confiance et tisse une complicité, une amitié hors normes, très touchantes. Scènes cocasses entre Franck et Alpha quand il le nourrit, joue avec lui.
Lors d'une randonnée dans ce maquis insondable, jusqu' à une igue, ils font une découverte majeure, insolite, point de convergence de l'intrigue. Vestige et relent d'un passé maléfique sur lequel les villageois sont peu diserts, entretenant ainsi le mystère par leurs sous-entendus et leurs méfiances.
L'auteur nous dévoile les coulisses du métier, non pas d'écrivain, mais de producteur, devant résister à ses associés, « des jeunes loups » prêts à pactiser avec Netflix et Amazon. Serge Joncour, dont certains romans sont adaptés à l'écran, pointe en connaissance de cause les dangers de ces monstres, « à l'appétit sans limite », clame sa défiance contre ces «  géants du numérique » et déplore « qu'ils ne payent pas d'impôts ».
Une phrase retient l'attention et préfigure le plan machiavélique en germe de Franck contre ses « charognards », ses voraces prédateurs : «  Il se sentait prêt à réveiller en lui cette part de violence qu'il faut pour se défendre, mais surtout pour attaquer, et ce chien mieux que personne lui disait de le faire ».
Le récit s'accélère. Pourquoi ce deal avec les braconniers ? Franck va-t-il accepter les conditions de ses «  enfoirés » d'associés ? Pourquoi les fait-il venir ? Pourquoi s'est-il muni de cordes?
Le suspense grandit. La tension va crescendo et tient le lecteur en haleine. Les éléments se déchaînent, furie du ciel (orage, grêlons).
Le romancier révèle, une fois de plus, ses multiples talents tous aussi remarquables : portraitiste, peintre paysagiste, scénariste, entomologistes des coeurs et des corps( déclinés dans tous leurs états!), contempteur de son époque. Sans oublier le zeste d'humour. Du grand Joncour !
Il sait créer des atmosphères et nous offre  « un roman en relief »,« en trois dimensions »( expressions de l'auteur), à ciel ouvert, sensoriel et tactile. Il excelle à nous faire :saliver avec « un magma odorant », celui d'« un sauté d'agneau », ou l'odeur croustillante d'un poulet grillé, sentir le parfum des gardénias, l'odeur de jasmin émanant de Joséphine, entendre une litanie de bruits, des plus ténus aux plus stridents, et même ressentir tantôt la chaleur, tantôt la fraîcheur.
On assiste à une étonnante métamorphose de Franck, qui après avoir apprivoisé les lieux, se sent en totale osmose avec cette nature sauvage. Elle opère sur lui comme un baume. « Il y a des décors qui vous façonnent, vous changent ».
Les voilà, comme Bobin, contemplatifs devant les nuages, en pleine béatitude, scellant cette harmonie par le contact physique, dans une bulle de tendresse.
Serge Joncour nous offre une totale immersion «  into the wild » et signe un hymne à la nature sauvage et aux animaux.Il rend hommage aux femmes si laborieuses en 1914. Il met en exergue l'intelligence d'Alpha, « ce cerbère à la dévotion totale », devenu un «  allié », un geôlier.
CHIEN-LOUP, alias Bambi, aux « pupilles phosphorescentes », irradie !
A votre tour de dévorer cet ouvrage que je qualifierai de «  L'Alpha et Oméga » Joncourien, canin, félin, lupin… DIVIN ! Un merveilleux cocktail d'Histoire, de sauvagerie, de drôlerie, avec une once de folie et de poésie !
Ne craignez pas les ronces, les griffes, les feulements, les hululements.
Un roman touffu, sonore, foudroyant, vertigineux, détonant, démoniaque qui se hume, s'écoute, se déguste avec délectation, qui décalamine le cerveau et embrase le coeur ! Une écriture cinématographique virtuose. Le must de la rentrée.
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montmartin
  15 août 2018
Pouvoir lire en avant-première un des livres les plus attendus, merci aux éditions Flammarion et à Babelio pour ce beau cadeau et surtout un grand merci à Serge Joncour pour ce magnifique roman qui sera donc mon premier coup de coeur de cette rentrée littéraire.

Orcières un village du lot, dans le causse vert, c'est ici que débarquent, au printemps 2017, Lise une actrice, fatiguée de tourner, rêvant de renouer avec sa passion première, la peinture, et Franck son mari, intoxiqué par son boulot de producteur. Une maison à l'écart, au sommet d'une colline, la nature, le soleil, sans internet, sans téléphone, ne rien faire d'autre que méditer, marcher, respirer. Trois semaines en étant coupé de tout, Lise sait déjà qu'ici ils y seront heureux ou alors ce sera l'enfer. Et un chien-loup qui les observe, un chien sans collier qui n'appartient à personne.

Juillet 1914, l'Europe est un brasier, les hommes et les femmes goutent l'instant comme si chaque soir devait être le dernier. À Orcières, personne n'en veut de cette guerre et pourtant le monde va basculer dans la folie, le feu et la peur et surtout le sang. le tocsin de la mobilisation qui résonne au moment où les hommes lancent les moissons. Au lendemain du départ de leurs maris, les femmes prennent les choses en main.

Wolfgang, un dompteur allemand se réfugie avec son immense chien berger sur ces terres maudites d'anciennes vignes dévastées par le phylloxéra, pour sauver ses huit fauves, lions et tigres de la sauvagerie des hommes. Un déserteur étranger devenu un ennemi. Mais pourquoi se méfier d'un homme qui a choisi de s'éloigner du monde pour s'occuper de ses bêtes, mais à tout malheur il faut un coupable. Ce n'est pas ce que pense Joséphine veuve de guerre à 30 ans et qui est devenue aux yeux de tous une vieille fille et qui ressent au plus profond de son corps l'éveil du désir.
Serge Joncour nous raconte une légende sauf qu'elle est vraie, une histoire qui est toujours là à roder. le récit va donc alterner entre deux époques, à un siècle de distance. Ce roman est avant tout une atmosphère, le causse et ses collines désertées par les hommes où seuls subsistent les cris des animaux sauvages. La sauvagerie et la cruauté de la guerre, les frayeurs, les peurs irrationnelles, l'angoisse quand on n'a pas de nouvelles du père, du fils ou du mari, les émotions, les désirs, l'amour, l'attente du retour, la violence. Il nous parle aussi du courage des femmes qui pendant la guerre ont accompli toutes les tâches de leurs maris que ce soit sur les terres ou dans les usines. Serge Joncour établit un parallèle habile entre les firmes américaines, géants du web, qui s'attaquent au monde du cinéma, prédateurs qui comme des loups éliminent d'abord les proies les plus faibles.

Des personnages auxquels l'on s'attache véritablement, une plume qui nous immerge à la fois dans les tranchées où les maris, les fils, les pères meurent et dans les campagnes où les femmes se tuent à la tache. Serge Joncour nous emmène dans une histoire où la nature, les animaux et les hommes sont sauvages. N'attendez pas, précipitez-vous chez votre libraire le 22 août pour acheter ce roman.
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rabanne
  12 août 2018
Je rechigne rarement devant une Masse critique privilégiée et, bien que la période ne s'y prêtait idéalement pas, j'ai voulu tenter ma chance. Donc, je remercie Babelio et les éditions Flammarion de leur confiance, en leur priant de bien vouloir m'excuser pour le retard de publication de cette critique.
Un même lieu, les mêmes contours, angoissants et fascinants, à un siècle d'écart. Une maison isolée dans les Causses du Quercy, perdue au milieu de collines escarpées, cernée par de mystérieux bruits et d'étranges ombres, la nuit tombée. Des destins vont se jouer là, précisément au cœur de ce relief et de cette nature, sauvages, hostiles comme bienfaisants, et les fantômes immanquablement rejaillir du passé...
Un roman choral à l'atmosphère plutôt oppressante, avec ce mimétisme troublant, puis probant, entre les deux époques et leurs protagonistes : le rythme lancinant du récit, la forte "animalité" qui se dégage des personnages, en quête d'identité, de sens, épris de solitude, de sang, de chair, de communion et de libération. L'homme face aux éléments, confronté à son instinct bestial, son instinct de survie, au fantasme de la dévoration. Des animaux sauvages aussi, toute une faune à apprivoiser, ou à dompter. Et puis, les guerres intestines (modernes comme passées), les mythes et croyances, les peurs individuelles et collectives, l'intemporalité des sentiments.
Une plume toujours aussi cinématographique et introspective, mais qui ne m'aura pas autant captivée (sujet, intention, longueur) que lors de mes précédentes lectures de l'auteur.
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jeunejane
  15 août 2018
Le cadre du roman se situe dans le Lot, à Orcières, un village perdu comme sait nous en offrir la France et dans un mont voisin, hostile, projetant son ombre sur le village.
Le récit se partage entre deux périodes qui s'alternent: la première débute en août 1914 dès la déclaration de guerre et la seconde en août 2017, mois de vacances pour les Français.
En 1914, les hommes partent, les femmes font face, les animaux sont réquisitionnés pour servir à l'armée pour transporter les hommes, comme nourriture, pour repérer des champs de mines . Dans le mont voisin d'Orcières s'installe un dompteur allemand du cirque Pinder avec ses fauves. Joséphine, veuve de guerre, va connaître de nouveaux émois.
En 1917, Lise, ancienne comédienne désire passer des vacances dans un endroit calme, retiré, loin des ondes nocives. Elle loue donc la maison au-dessus du mont. Son compagnon, Franck, producteur accepte car il est très attaché à sa compagne, atteinte dernièrement par une maladie sérieuse.
Arrivés là-bas, Lise s'adapte vite à l'endroit et Franck cherche du réseau désespérément. Il n'arrive pas à se détacher de son métier.
Très rapidement, un chien semi-sauvage s'approchera d'eux et retournera à son état sauvage par moments. Franck parle à l'animal, communique avec lui. Il n'est pas si loin de la nature qui est pourtant bien hostile dans ce coin.
J'ai ressenti un parallèle entre les bêtes quelquefois cruelles, et le milieu professionnel de Franck pas très amical.
Un ouvrage très habile de la part de Serge Joncour mais qui a manqué de la petite touche qui m'aurait permis de m'attacher aux personnages. J'aurais préféré que l'auteur les rende plus proches de la lectrice que je suis.
J'ai apprécié les deux périodes qui se succédaient sans trop attendre.
Je redoute parfois les romans qui nous emmènent dans deux époques car les auteurs nous font attendre trop longtemps avant de revenir à la période qu'ils ont abandonnée en route. Ici, ce n'était pas le cas.
Disons que j'attendais un peu plus d'action et moins de descriptions répétitives. Ce roman est très différent de "Repose-toi sur moi" et de "L'écrivain national" , les seuls que je connaisse de l'auteur qui utilisait dans ces deux récits une communication plus proche avec le lecteur. Celui-ci est unique en son genre.
Je remercie Babelio Masse Critique , les éditions Flammarion et souhaite un bon accueil au livre.
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amandinebulle
  10 août 2018
une maison perchée seule au sommet des collines est l'écrin de ce précieux roman. A un siècle d'intervalle elle abrite les amours, les déchirements et les vies de ceux qui croisent sa route.
Joséphine, veuve de guerre, Wolfgang, dompteur de fauves allemand, retrouvent la beauté au coeur de la guerre.
Lise, actrice à la retraite, et Franck, businessman suractif, s'épanouissent au contact de cette nature sauvage et séductrice.
Prendre le temps de se reconquérir au contact de ce qu'il y a de plus primaire en nous grâce à la bestialité des fauves, à la sauvagerie d'un chien loup.
Roman farouche à l'écriture envoûtante, Serge Joncour nous transporte au plus profond de nous-même.
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Citations et extraits (81) Voir plus Ajouter une citation
ninachevalierninachevalier   15 août 2018
Ascension
« Ça dura cinq minutes, cinq minutes d’ascension comme une épreuve, cinq minutes à piloter cette voiture trop large tout en entendant crisser sa carrosserie. »

Barbarie
« Nourrir des fauves convoque la barbarie ».

Cage
« il retrouva Lise en bas, elle était au coeur d’une immense pergola aux barreaux dorés, une haute cage dont la structure partait en arceaux à plus de quatre mètres de haut... » «  Chose étrange, le seul élément de civilisation dans les environs, c’était ça, une cage, une cage de cirque au fond d’une igue aux allures de jungle. »

Déflagration
« Ils se retrouvaient là, tous les deux, infiniment exhaussés, c’était tellement inattendu que Joséphine en éprouva un spasme, une déflagration, elle avait du mal à respirer. »

Électronique
« Les capteurs et le Park Pilot bipaient de toutes parts, l’électronique de veille s’affolait... »

Falaise
« Ce rocher en surplomb, avec sa falaise brutale dressée au-dessus du village, il élevait comme une frontière entre la terre et le ciel. »

Guerre
« les femmes voulaient croire que les choses allaient se tasser, que cette guerre c’était comme un grand feu bientôt à court de combustible, à un moment ou à un autre toute cette haine dressée entre les peuples s’effondrerait sur elle-même. »

« Ce samedi 1er août 1914, les hommes croyaient ne déclarer la guerre qu’aux hommes, pourtant ce n’est pas seulement une marée d’êtres humains qu’on envoya à la mort, mais aussi des millions d’animaux. »


Harmonie
« C’est peut-être le stade ultime de l’harmonie, le seuil de la béatitude entre deux êtres, l’amour devenu à ce point naturel qu’il ne s’énonce même plus. »

Hourvari
« Les anciens eux-mêmes ne déchiffrèrent pas tout de suite ce hourvari, à croire que les bois d’en haut étaient le siège d’un furieux sabbat, une rixe barbare dont tous les acteurs seraient venus vers eux. »

Igue
«  Le dompteur avait aménagé une zone d’agrainage au fond d’une igue planquée au fond des bois ». «  Au travers des feuillages, ils aperçurent les lueurs métalliques des cages, tout au fond. Le soleil tapait pile dans l’axe de l’igue, avec un angle pareil il donnait un éclat inédit au métal. »

Jungle
«  La distribution d’un film, c’est un domaine où la compassion n’a pas sa place, la seule qui vaille, c’est celle de la jungle. »
«  vous attendez pas à voir de la belle pelouse, c’est la jungle là-haut, même quand on fauche, ça repousse tout de suite. »

Kayak
« Par endroits les roues ripaient sur les cailloux et en soulevaient de violentes giclées, à l’intérieur il était secoué en tous sens comme il l’aurait été dans un module spatial traversant l’atmosphère, dans un kayak dévalant des rapides... »

Lot
« Pour venir jusque dans le Lot, ils avaient mis autant de temps que pour aller à New York, ils n’arrêtaient pas de le répéter, comme s’ils avaient fait là un exploit. »

Maison
« Cette maison le plongeait non seulement dans un isolement radical, en haut des collines et loin de tout, mais elle le plaçait aussi en surplomb de sa propre vie. »

Molosse
« il repensa au molosse de cette nuit, ce chien allait-il revenir, s’il n’était pas déjà revenu , et pourquoi les guettait-il hier, de toute évidence c’était bien lui, cette présence en bas dans les bois, ces yeux jaunes qui les observaient pendant qu’ils mangeaient... »



Niche
« Franck s’approcha de la niche pour voir quel colosse s’y cachait, persuadé que le chien de la nuit dernière y serait couché, récupérant de sa virée mouvementée. »

Orcières
« Orcières était loin de tout, au fin fond des collines escarpées du causse et à trente kilomètres de la première gendarmerie. » « Il (Orcières -le-bas) s’agissait plutôt d’un hameau éparpillé, plusieurs fermes se présentaient à eux, chacune distribuée par un chemin, sans jamais de pancarte. »
« dès le départ il avait bien senti que cet endroit avait quelque chose de maléfique, rien que le nom, le mont d’Orcières, ça faisait ferreux, aiguisé, et surtout dès qu’il en parlait ici, ça déclenchait des sous-entendus et des méfiances. »

Producteur
« Le métier de producteur a cela d’épuisant qu’il suppose d’être en permanence au contact de plein d’interlocuteurs, et surtout d’en être le moteur, l’impulsion rassurante. Le producteur c’est le sommet de la pyramide, le maître d’oeuvre qui petit-à petit s’efface au profit des artistes, qui se fait discret et n’apparaît nulle part, sinon en tout petit sur les affiches, avec son nom écrit dans ces génériques que personne ne lit. »

Parisienne
« Lise, avec un enthousiasme absolument pas de circonstance, demanda si elle n’avait pas des œufs par hasard, la paysanne dévisagea cette Parisienne comme on toise l’ennemi, l’air de dire « Mais qui c’est celle- là?».

Quadrille
« l’artiste prit le dessus sur le dompteur, parce que ce quadrille parfaitement synchronisé exécutait une danse fascinante. »

Quercy
« Ici sur le causse du Quercy, c’était le pays du vin. »

Raffut
« En bas du village, on finit même par craindre que ce raffut n’alerte les gendarmes, ou qu’un jour les lions ne s’évadent, qu’ils ne se répandent vers le village et que tout ça se termine mal. »

Sauvage
« Au milieu de ces bois il se sentit participer de l’environnement, faire corps avec la nature sauvage. »
Superstition
« Le vieux Jean était un vrai faiseur de superstitions, il vous mettait des anathèmes en tête pire qu’un colporteur. »

Terrifié
« En cédant à la peur il affolait toute la nature environnante. En revanche dès qu’il s’arrêta, ça se traduisit par un silence bien plus total, il ressortit de la voiture terrifié
par l’impuissance à laquelle ces bois le renvoyaient. »

Ultime
« Ils avaient presque fini l’ultime ascension les amenant sur les hauteurs de l’igue. »
« Liem et Travis le regardèrent, médusés, aussitôt envahis d’une ultime panique. »

Végétarienne # viandards
« Lise qui était farouchement végétarienne n’aurait pas été à l’aise devant cette profusion de charcuterie préparée par des producteurs artisanaux, des jambons divers et variés, des saucissons suspendus et des conserves, des piles de bocaux, des pâtés, des terrines confectionnées à partir de toutes sortes de chairs d’animaux écrasées, cuisinées, compactées... »
«  manger de la viande rend vorace, avide, c’est de cette avidité -là que vient le goût de combattre, de conquérir le monde, de bouffer l’autre. »

Wolfgang
« Ce nom, c’était ce qui terrifiait le plus sur cette fabuleuse affiche, Wolfgang Hollzenmaier, ces grosses lettres d’or en éventail, c’était pire qu’une menace ou une déclaration de guerre, d’autant qu’il était impossible à prononcer ce nom, et quiconque essaierait de le dire prendrait le risque de déclencher l’orage... »

X ==> XIX
« Le mont d’ Orcières avant, c’était des terres à vignes opulents et gaies, mais dévastées par le phylloxéra à la fin du XIXe siècle, elles devinrent des terres brûlées par le sulfure de carbone et l’huile de houille qu’on déversa dessus... »

Yogi
« Franck ferma les yeux. Il touchait un peu à cette béatitude que Lise devait atteindre quand elle s’adonnait à la méditation, assise en position de yogi. »

Zone
« A chaque virage il s’enfonçait un peu plus dans une zone libre, dégagée de toute contrainte, totalement sauvage. »
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jeunejanejeunejane   15 août 2018
Mais en son for intérieur quelque chose différenciait Alpha de ce loup dont il était en partie constitué, c'était ce besoin de s'associer à l'homme, de s'en remettre à un être qu'il s'agirait moins de servir que d'épauler, et dont en échange il retirerait une forme d'assurance, celle d'un abri, d'un bol toujours rempli d'eau fraîche, et d'une complicité pas trop loin de l'amitié.
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FleitourFleitour   15 août 2018
Ce grand chien loyal,
il devrait peut être l'envisager comme un allié,
un vrai allié celui-là,
pas comme les deux autres,
un allié fiable qui serait réellement prêt à l'épauler,
au point même de fomenter un stratagème avec lui
une parfaite revanche, en forme de piège pour les coincer,
ces deux connards,
faire de ces deux chasseurs deux belles proies.
P 315
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jeunejanejeunejane   15 août 2018
Comme les Romains lançaient des cochons de guerre enflammés sur les éléphants d'Hannibal, en 1914, on précipita des moutons dans les champs de mines pour qu'elles explosent ailleurs que sous le pas des fantassins. Du jour au lendemain, les hommes basculèrent dans la barbarie, la fureur et la mort...
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FleitourFleitour   15 août 2018
-Putain, mais où est ce que tu nous amènes, dans un trou ou quoi?
-Ben non, tu vois bien qu'on monte... C'est tout le contraire d'un trou.
Page 408.
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