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EAN : 9782757870396
1104 pages
Éditeur : Points (18/10/2018)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Inutile de se voiler la face… Ainsi commence cet ample roman qui s’attache à narrer le destin de Thomas Zins, un jeune homme des années 1980. Et c’est bien de dévoilement qu’il est question dans cette épopée, car si Thomas a de grands rêves, rien dans son époque ne semble retenir son attention au-delà de lui-même. Pourtant, une aventure lui est offerte, celle d’un amour absolu, un amour de légende. Elle s’appelle Céline Schaller, elle a « de magnifiques yeux gris-bl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Ogrimoire
  15 janvier 2019
Il serait peut-être abusif, ou, au minimum, facile, de dire que je sors de ce livre avec la gueule de bois. Mais, au-delà du calembour, si je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé ce livre, il serait tout aussi exagéré de dire que je l'ai aimé. Bref, tout tangue… si j'ose dire, au risque de donner l'impression que, décidément, je ne me refuse aucune facilité en filant la métaphore.
Thomas Zins, sincèrement, est absolument insupportable. Pendant les 350 premières pages de ce livre, environ, il semble n'avoir d'intérêt que pour sa bite. Pour laquelle, pour être totalement honnête, je n'ai pas ressenti aucun intérêt particulier. Puis lui vient – et même pas tout seul, il a fallu qu'on le lui suggère assez lourdement – une interrogation métaphysique : « et si j'étais homosexuel ? ». Cette interrogation non plus ne m'a pas parue d'un grand intérêt, il se trouve que je ne fais pas d'études de psychologie.
Pourtant, je suis de la même génération que les principaux protagonistes de cette histoire. J'ai vécu l'élection de Mitterand en 1981 et sa réélection en 1988, la défaite de l'équipe de France de football en demi-finale du Mondial espagnol en 1982, la victoire au Championnat d'Europe des nations en 1984 puis la nouvelle défaite en demi-finale toujours au Mexique en 1986 – cela doit sembler bien loin à ceux qui n'ont connu qu'une, et maintenant deux étoiles sur le maillot bleu… J'ai connu le Top 50, les manifestations contre la loi Devaquet et la sidération de la mort de Malek Oussekine, les début de SOS Racisme. J'aurais pu – et j'aurais adoré retrouver ma jeunesse.
J'habite depuis quelques années près de Nancy, je connais donc assez bien les lieux décrits dans ce livre, et je comprends une partie des expressions que l'auteur emploie. Cela aussi aurait pu – dû ? – créer de la proximité.
Pourtant, les passages les plus intéressants, pour moi, ce sont ceux qui se déroulent en Indochine, à l'autre bout du monde, pendant la Deuxième Guerre mondiale. Et qui n'ont d'ailleurs, au final, qu'un rôle assez limité dans l'histoire, ce que je regrette un peu. On suit également, à un moment, un dénommé Daniel, je crois, qui court le monde pour tourner des films pédophiles. Ce passage-là non plus n'est pas vraiment exploité…
Bref, je reste franchement sur ma faim alors que tout semblait devoir m'amener à crier au génie. Mais non, je suis sur le bord du chemin, et je regarde la caravane qui s'éloigne (Joop Zoetemelk, cité dans le livre, ne m'a pas emmené dans son sillage).
En fait, je n'arrive pas à décider si l'auteur a choisi d'effectuer sa psychanalyse en écrivant ces pages – auquel cas j'espère qu'il est parvenu à trancher la question de savoir s'il est hétéro, homo, bi, ou quoi que ce soit d'autre -, ou s'il s'agissait de proposer le portrait désabusé de la génération née aux environs de 1968. de l'espoir immense soulevé alors, qui s'est dissous dans l'affairisme et le clientélisme. Mais je n'ai pas le sentiment que tout cela nécessitait les pratiquement 1100 pages qui y sont consacrées… Et, par moments, j'ai eu l'impression désagréable que l'auteur avait potassé toutes les dates proposées dans Wikipédia pour les années 1981 à 1991, quitte à les coller parfois de manière un peu forcée.
J'ai même vu, sur Instagram, l'annonce de son nouveau roman… dont il donne déjà la trame, comme un teasing, à 100 pages de la fin de celui-ci. N'est-ce pas pousser un peu loin la promotion ?
Bref, le pavé, s'il se lit assez bien, m'a semblé roboratif à l'excès, et parfois un peu gratuitement. Et c'est la raison d'être du choix de la citation choisie : techniquement irréprochable dans l'écriture, techniquement précise dans la description de l'action, mais avais-je besoin de cela pour comprendre l'idée ? Peut-être pas, et sans doute pas au point d'en faire, comme semblent le faire certains critiques, un « livre culte »…
En revanche, mention spéciale : une bande-son spécial « revival« , du très lourd. On peut évidemment noter quelques oublis, mais on n'a aucune difficulté à imaginer l'univers sonore qui accompagne cet ouvrage !
Lien : https://ogrimoire.wordpress...
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Day-sy
  31 août 2017
Thomas, jeune lycéen romantique s'écarte peu à peu du chemin prometteur que lui réserve la société Avec décontraction et humour il explore la face B de la vie Amour, transgressions, excès, fabuleux saut dans les années 80; tout est réuni dans ce roman jubilatoire pour oublier que le temps est assassin
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SeriallectriceSV
  23 octobre 2017
Une belle découverte pour moi et pour laquelle je remercie vivement les éditions Anne Carrière et Babelio Masse critique. Un moment de lecture assez troublant, parfois déroutant, assurément très dense, une plongée réelle et vertigineuse, dans la France des années 1980, de l'ère Mitterrand, dans une société qui broie les singularités.
Un pavé de 750 pages (un peu long et fastidieux, peut-être aurait-il mérité d'être raccourci quelque peu) que j'ai dévoré, les pages se tournent très facilement, et il a été impossible pour moi de fausser compagnie à Thomas Zins, le héros, l' anti-héros surtout de cet opus ô combien intrigant.
Ah cette période déstabilisante et inconstante de l'adolescence, empreinte d’ambiguïté (à l'instar de Thomas, personnage tendre et insensible, fragile et solide à la fois), de doutes comme de rêves, d'interrogations, une période d'initiation, de construction ... dans la rupture parfois, et les désillusions; elle en a fait couler de l'encre. Se révéler aux autres, à soi-même, avec ses différences, ses propres désirs et aspirations, et s'assumer tel que l'on est, ouvertement, et ainsi prendre le pouvoir sur sa propre vie, même si elle se révèle être aux antipodes des standards de la société et d'autrui...Un challenge déjà pas évident à relever à l'âge adulte, alors en pleine puberté, une mission difficile, voire impossible ... pour Thomas Zins.
«Ils sont là à nous casser les couilles avec leurs droits de l'homme et tutti quanti, mais la vérité c'est qu'un être humain, suffit de le faire souffrir suffisamment fort et suffisamment longtemps pour le transformer en une gentille petite chiffe molle bien obéissante. On peut tuer quelqu'un rien qu'en lui parlant. Quelqu'un à qui tu répètes à longueur de temps quelque chose qu'il ne parvient pas à supporter, s'il n'entend plus jamais nulle part dire le contraire, au bout d'un moment il meurt. Soit il se suicide, soit il tombe malade et il meurt.»
Le triomphe de Thomas Zins est un roman d'apprentissage original, aux notes sombres, que je qualifierais davantage de roman de dés-apprentissage ! Car sans vouloir trop en dire, c'est bien d'une descente aux enfers dont le lecteur se rend témoin en tournant les pages de ce roman.
L'écriture de Matthieu Jung est captivante, riche, très recherchée, le vocabulaire des adolescents de l'époque côtoie un langage parfois très soutenu (morigéner, puînée...un vocabulaire que l'on n'emploie pas tous les jours !), et les portraits des protagonistes sont saisissants.
J'ai aimé les passages que Matthieu Jung insère dans son récit, qui évoquent Tchernobyl ou encore Hiroshima (évoqué dans un très court et édifiant passage ) ou qui relatent certains pans de la vie du grand-père et du père de Thomas Zins, nous donnant notamment des détails très intéressants sur la Guerre d'Indochine et les conflits qui ont impliqué la France, et sur le retour malheureux en France des soldats impliqués dans ces conflits, traités en paria et traînés aux gémonies.
«Un zéro, broyé sans recours par l'Histoire. Dans les manuels scolaires, prévaudrait désormais la version des faits succincte et manichéenne forgée par les gaullistes : pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Indochine était un repaie de colons véreux (tautologie) et de pétainistes veules (pléonasme). Dans cette atmosphère méphitique, la graine de héros germait mal.»
Je ne résiste pas à la tentation de partager avec vous ce bouleversant passage sur Hiroshima, qui m'a profondément chamboulée et émue aux larmes :
«Si Enola Gay n'avait pas largué «Little Boy», papa serait mort. [...] «S'il n'y avait pas eu Hiroshima, nous ne serions jamais revenus d'Indochine.» Les Japs auraient exterminé les Blancs, jusqu'au dernier. Ou bien ils auraient laissé les Viets fanatiques exécutés la besogne. La cité Herault, à grande échelle. Dans la marmite bouillante, la marmaille. [...] Si plusieurs dizaines de milliers d'êtres humains n'avaient pas été pulvérisés en quelques secondes, les 6 et 9 août 1945, si des innocents n'avaient pas vu leur peau fondre comme un plastique surchauffé puis se décoller de leur chair en lambeaux noirâtres, si les rescapés n'avaient pas agonisé durant des semaines, rien n'existerait de ce qui est aujourd'hui. Dans les visages de ceux qui n'étaient pas morts sur le coup, les orbites elles-mêmes avaient disparu. En lieu et place des narines et de la bouche, ne subsistaient plus que trois orifices informes, par où circulaient d'ultimes, d'atroces souffrances.Quelle cause mérite-t-elle que tant de martyrs éprouvent ces indescriptibles souffrances ? Imagine que cinquante méduses t'injectent simultanément leur venin. Ou bien pose trois secondes sur ton vente la semelle d'un fer à repasser réglé à pleine puissance. A lors tu sauras à quel prix tu as payé ta vie et à quels procédés, pour se perpétuer, l'humanité recourt.»
Ces courts chapitres, imbriqués dans le récit, n'ont pas de réel lien avec la trame, mais ils n’enlèvent rien à la qualité de cet opus, je dirais même qu'ils ajoutent de la substance et de la profondeur à ce roman. Assurément, un roman d'une grande qualité. Thomas Zins, un être insaisissable ... saisissant, qui ne va me quitter de si tôt ! A découvrir !
Lien : https://seriallectrice.blogs..
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celestineh
  21 octobre 2017
J'ai bien ri en commençant ce gros roman qui se déroule à Nancy dans les années 80 et raconte l'adolescence de Thomas Zins.
Ayant passé ma jeunesse dans la même ville à la même époque, j'ai reconnu les lieux mais aussi l'ambiance, les films et les chansons de l'époque. C'est drôle, bien vu et bien raconté.
L'auteur a un vrai talent pour décrire les émois et les états d'âme de la période d'adolescence.
Mais ensuite que c'est long......d'autant que le propos est un peu mince : Thomas Zins tombe amoureux fou de Céline Schaller en classe de seconde. Il file le parfait amour avec elle jusqu'au moment où il rencontre un homo plus âgé qui va le faire douter de ses orientations sexuelles. Commence alors la chute du héros qui sombre dans l'alcoolisme, rate ses études et maltraite son amour de jeunesse. le tout est entrecoupé de chapitres concernant son grand-père en Indochine (j'avoue j'ai allègrement sauté les passages en question).
Le livre aurait beaucoup gagné à être resserré et je suis passée en mode "lecture rapide" après 300 pages...Le plaisir du départ de retrouver une époque s'est évaporé, ne restant que la hâte de finir et d'écrire une critique (merci Babelio et l'éditeur pour ce livre offert dans le cadre Masse Critique, ouf je suis tout juste, juste dans le délai)
Voilà il n'est pas facile d'écrire un gros roman de près de 800 pages, de maintenir l'intérêt du lecteur et n'est pas Tolstoï qui veut....
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folivier
  09 mars 2019
Première découverte de cet auteur et une impression très ambivalente, troublée, un peu mal à l'aise après avoir refermé ce gros pavé de plus de mille pages.
Dès les premières pages du roman, j'ai été effectivement happé par l'histoire de cet adolescent se déroulant à Nancy dans les années quatre-vingt. La description du monde du lycée, de la ville de Nancy, de la famille de Thomas, des relations entre adolescent recherchant l'amour, la sexualité, le choc des cultures entre les mondes sociaux très divers allant de la haute bourgeoisie nancéenne aux familles ouvrières des quartiers populaires, en passant par les cadres et employés habitant dans les zones pavillonnaires des quartiers, les relations entre tous ces mondes imprégnées et traversées par l'histoire politique et sociale de l'époque, l'arrivée de la gauche au pouvoir, le basculement de la politique économique dans la rigueur budgétaire, la montée du front national, le retour de la droite, etc... tout cela m'a parlé, m'a rappelé des souvenirs et m'a permis de partager les questionnements et interrogation de ces jeunes et surtout de Thomas.
Les histoires se mêlent, les traumatismes subit dans les familles se propagent comme des ondes au travers des générations. Thomas se trouve confronté à ses doutes sur son orientation sexuelle, son incompréhension par rapport à l'attitude de son père, lui-même traumatisé par une enfance difficile, orphelin jeune d'un père, officier pendant la seconde guerre mondiale en Indochine, torturé par les japonais, et considéré comme traitre à la libération. Thomas, rêvant d'une vie pleine de succès littéraire, artistique, de reconnaissance des femmes, manipulé psychologiquement par un pseudo écrivain, scénariste, homosexuel obsédé par les relations sans lendemain en plein Paris des années sida. Thomas, emporté par ses angoisses, ses doutes, se réfugiant dans l'alcool, et chutant inexorablement en détruisant tout ce qu'il y a autour de lui pour trouver la réponse à qui il est.
Cependant, le style, l'écriture, la structure même du roman, m'a au fil des pages perturbé et finalement dissocié de l'histoire pour à la fin lire les dernières pages sans aucun intérêt pour Thomas. le roman au fil des chapitres donne des pistes, évoque des passés sans que parfois on en comprenne vraiment l'intérêt ou les liens. L'écriture de Matthieu Jung dans ce texte m'a également perturbé, un mélange de mot issue de l'argot, de terme familier ou de mot vieillot, inusité voir savant sans que j'ai pu y voir une logique. Tout cela cumulé m'a laissé un sentiment de fabriqué, pas naturel. Et puis l'énumération des rues, avenues, carrefour de chaque déplacement de Thomas, on finit par lire le texte d'un gps, la description précise et systématique des marques et types de vêtements que portent les personnages finit par lasser, les ajouts de détails dans la description de certains objets (le poids du pot de nutella,..) devient totalement incongru car dans la globalité du texte sans logique. Parfois, il y a des clins d'oeil au lecteur; là encore venant un peu comme par hasard.
Un texte qui a finit par me sembler très long et pas très intéressant alors que les 300 premières pages étaient interessante. J'ai eu le sentiment que Matthieu Jung se perdait dans son texte en même temps que son héros Thomas et qu'il avait beaucoup utilisé, usé, le dictionnaire des synonymes, les cartes routières, et les catalogues de prêt à porter.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
SeriallectriceSVSeriallectriceSV   02 novembre 2017
Si Enola Gay n'avait pas largué «Little Boy», papa serait mort. [...] «S'il n'y avait pas eu Hiroshima, nous ne serions jamais revenus d'Indochine.» Les Japs auraient exterminé les Blancs, jusqu'au dernier. Ou bien ils auraient laissé les Viets fanatiques exécutés la besogne. La cité Herault, à grande échelle. Dans la marmite bouillante, la marmaille. [...] Si plusieurs dizaines de milliers d'êtres humains n'avaient pas été pulvérisés en quelques secondes, les 6 et 9 août 1945, si des innocents n'avaient pas vu leur peau fondre comme un plastique surchauffé puis se décoller de leur chair en lambeaux noirâtres, si les rescapés n'avaient pas agonisé durant des semaines, rien n'existerait de ce qui est aujourd'hui. Dans les visages de ceux qui n'étaient pas morts sur le coup, les orbites elles-mêmes avaient disparu. En lieu et place des narines et de la bouche, ne subsistaient plus que trois orifices informes, par où circulaient d'ultimes, d'atroces souffrances.Quelle cause mérite-t-elle que tant de martyrs éprouvent ces indescriptibles souffrances ? Imagine que cinquante méduses t'injectent simultanément leur venin. Ou bien pose trois secondes sur ton vente la semelle d'un fer à repasser réglé à pleine puissance. A lors tu sauras à quel prix tu as payé ta vie et à quels procédés, pour se perpétuer, l'humanité recourt.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   23 octobre 2017
Parcours magique quotidiennement renouvelé, bonheur de flâner dans les librairies d'occasion lorsque y règne le calme feutré qui précède la fermeture, joie de picorer quelques pages d'un livre au titre attirant, allégresse de dénicher un joyau signé Cavafy, Gripari ou Peyreffitte, bohème déclinante d'un Paris où, les uns après les autres, les cinémas d'art et d'essai et les librairies d'occasion ferment et sont rachetés par de cupides marchands du Temple qui viennent écouler leurs stocks de vêtements. D'ici la fin du mois, les guirlandes de Noël auront terminé de défigurer la ville.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   23 octobre 2017
L'acné juvénile, une taille inférieure de presque dix centimètres à la moyenne nationale, zéro roulage de pelle au compteur et un dépucelage inenvisageable pour cause d'atrophie zobienne auraient démoli n'importe qui, surtout si on ajoute à ces tares un zozotement, des jambes arquées et des cheveux si noirs qu'en cinquième Noëlle Gaudel traitait Thomas de Portugais!
Seulement un dur à cuir comme Zins ne s'avoue pas vaincu devant l'adversité. Il rame fort contre le courant pour quitter la mauvaise passe.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   23 octobre 2017
- Comment ça, tu ne te marieras jamais ?
- Non, le mariage c'est pour les bourgeois.
Quand mamie prend cet air pincé, là, ça signifie qu'elle est vexée, donc que son petit-fils a vidé juste. Bien fait. De temps en temps, elle traite maman de haut, bien lui faire comprendre que papa, l'aîné des enfants Zins, a commis une erreur en la choisissant pour épouse. Et pourquoi a-t-il commis une erreur ? Parce-que maman vient d'une classe inférieure et qu'elle ignore tout des codes sociaux requis. Elle dit ce qu'elle pense, notamment. Or tu ne sais jamais ce que pensent les bourgeois. Si tu commets une gaffe devant eux, ils ne t'en feront pas la remarque, mais ton impair sera noté dans le grand registre invisible qu'eux seuls compulsent et, jusqu'à ton dernier souffle, tu seras catalogué dans la catégorie de «plouc» ou «malotru», et tricard à jamais.
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   23 octobre 2017
Les battements de son coeur s'accélèrent. Il transpire, maintenant ! Il va puer le fauve, à ce train-là. Qu'est-ce que tu veux, bon sang ? C'est satisfaisant, peut-être de te tripoter ta nouille chinoise avant de t'endormir en ressassant les occasions manquées de la journée ? Tu l'aimes, ta vie ? Que préfères-tu ? Rester un éternel adolescent qui se réfugie dans l'imaginaire ou te colleter à la réalité pour infléchir le cours des événements ? Après l'enterrement du père Goriot, est-ce que Rastignac rentre pleurnicher à la pension Vauquer ?
Non. En contemplant Paris du sommet d'une colline, il déclare : «À nous deux maintenant !»
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Videos de Matthieu Jung (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Matthieu Jung
Matthieu Jung vous présente son ouvrage "Triangle à quatre" aux éditions Anne Carrière. Rentrée littéraire janvier 2019.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2284912/matthieu-jung-triangle-a-quatre Notes de musique : Free Music Archive
Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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