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ISBN : 2869700792
Éditeur : Bibliophane (09/01/2003)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Comment a été découvert le xocoatl, "boisson des dieux" chez les Aztèques ? L'envoûtant Cacao nous entraîne sur la route du chocolat : du Mexique à Bayonne, en passant par Saint-Domingue. Lune, au cœur brisé par la disparition en mer de son fiancé, tient les rênes des négoces de son grand-père David Alvarez, descendant de marranes réchappés de l'Inquisition espagnole.
Mais un jour de 1761, les autorités de Bayonne défendent aux Juifs de tenir boutique et même... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
Aaliz
20 mai 2012
Voilà un roman au titre et au résumé qui mettent l'eau à la bouche mais qui pourtant m'aura laissée un peu sur ma faim. Ce n'est pas que je n'ai pas aimé ma lecture, au contraire, mais j'ai eu un mal fou à entrer dans l'histoire et j'ai donc mis un temps fou avant de commencer à réellement apprécier ce que je lisais. Pourquoi ? Tout simplement parce que je m'attendais à autre chose.
Je m'attendais à une grande fresque familiale de cette famille juive qui aurait importé le
chocolat en Europe et tout particulièrement en France. Je pensais donc trouver un traitement linéaire de l'histoire c'est-à-dire racontée dans l'ordre chronologique , de la découverte du cacao au Mexique à l'importation en France. Or l'auteur a fait le choix d'un traitement différent. Michèle Kahn ancre essentiellement son récit à Bayonne au XVIIIème. Les éléments concernant l'histoire du chocolat n'apparaissent que sous forme de lettres, journaux intimes et souvenirs des personnages. Résultat : seules quelques pages traitent véritablement de ce qui m'intéressait à l'origine dans ce roman.
En fait, j'ai eu plus l'impression de lire un roman sur l'histoire de la communauté juive de Bayonne au XVIIIème siècle que sur l'histoire du chocolat. Et bien que ce soit très intéressant pour l'amatrice d'Histoire que je suis, ce n'est pas ce que je voulais lire. D'où ma déception.
Néanmoins, Michèle Kahn est tout de même parvenue, malgré ces difficultés, à me faire entrer dans son récit grâce à son incroyable talent pour retranscrire l'atmosphère et l'ambiance de l'époque. Elle décrit à merveille son décor, l'agitation des rues, la lumière, la température, les odeurs, les bruits, on s'y croit vraiment ! A tel point que je n'ai pu me retenir de faire une grimace de dégoût de temps à autre.
Ses personnages sont également bien dessinés. Sans passer des pages et des pages à nous décortiquer leur portrait psychologique, Michèle Kahn réussit par son style à les rendre très vivants, par exemple en retranscrivant les accents ou les tics de langage ou en détaillant leurs petites manies. On connaît particulièrement le personnage de Pompon à travers son journal. En effet, la narration alterne entre plusieurs points de vue, principalement celui de Lune, d'Adrien, de son grand-père et de Pompon.
C'est donc un récit très en relief que nous sert l'auteur de Cacao, richement documenté et grâce auquel on apprend beaucoup. Un glossaire, une bibliographie ainsi qu'une note de l'auteur retraçant en quelques lignes le parcours de création de son livre permettent au lecteur de prendre la mesure du travail effectué.
Grâce à ce roman, j'en sais plus sur comment le chocolat nous est parvenu et j'ai notamment appris qu'on devait son introduction en France aux Juifs d'Espagne ayant fui l'Inquisition. C'est donc grâce à ces familles de Portugais exilées ( ainsi appelait-on les Juifs d'Espagne) que Bayonne est devenue le premier centre français de production de chocolat, sa consommation étant par la suite popularisée par la reine Anne d'Autriche épouse de Louis XIII et infante d'Espagne qui était très friande de ce breuvage auquel on attribuait surtout des vertus thérapeutiques (on trouvait des pastilles de chocolat dans les pharmacies).
Donc voilà, un très bon roman historique bien écrit mais auquel j'ai trouvé qu'il manquait un certain souffle épique. J'aurais aimé suivre les aventures de cette famille du début jusqu'à la fin et non seulement par petites bribes. Cela m'a un peu gâché mon plaisir et c'est fort dommage. Je l'aurais sans doute plus apprécié si je n'avais pas eu ces attentes précises.

Lien : http://booksandfruits.over-b..
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brigetoun
21 mars 2012
Roman d'aventures avec des bons et méchants, et un ou deux mixtes, documentaire, thèse.
Le rôle prépondérant des juifs des faubourgs de Bayonne, faute d'avoir droit à la ville, dans l'introduction du chocolat, dans les plantations aux Antilles aussi. Et leur lutte contre racisme et intérêts mêlés des artisans bayonnais.
Une histoire d'amour – des appartenances – un bon génie nain – les anciens – et quelques chocolats voluptueux,
La fin du 18ème siècle, jusqu'à la révolution (et la ruine de ceux retournés aux Antilles)
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
brigetounbrigetoun21 mars 2012
Le Saint-Esprit est bâti de leur façon en belles maisons, hem, et ils se sont rendus les maîtres du courtage par où ils savent tout le fort et le faible de chaque particulier. S’ils parvenaient à leur objet, hem, il ne se passerait pas beaucoup d’années que toute la ville leur appartiendrait, hem, et que les autres habitants ne sauraient y subsister ; outre leurs intrigues et leurs moyens, hem, rien ne les distrait des affaires, ni bienséances, ni charges publiques, ni corvées et tant d’autres choses ; tout, au contraire, hem, les met dans le cas d’employer universellement leurs moyens aux affaires.
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brigetounbrigetoun21 mars 2012
Sous ses yeux, les conquistadors affrontent dans un corps à corps sanglant des diables aux visages peints en rouge, blanc et noir, à grands panaches, tambours et trompettes. Lesquels s'élancent sur eux tels des chiens enragés, tenant à deux mains des sabres affilés, des épées d'obsidienne longues comme des espadons, tranchantes comme des rasoirs, ou décochant des grêles de pierres, de flèches, de pieux à bout grillé.
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brigetounbrigetoun21 mars 2012
Maudite goutte qui empêche maître Sallenave de chausser son pied, qui le condamne à clopiner quand ce n’est pas à marcher avec une béquille ! Et à quoi ressemblent ses pauvres soupers, privés de vins, ragoûts, fritures, viandes salées, légumes secs, artichauts, tout ce qu’il aime ! Le voilà qui bave comme un vieux limaçon à l’idée d’un plat de veau aux huîtres… Ayant veillé à se purger trois ou quatre fois le mois avec du sirop de roses pâles, et à prendre tous les matins à jeun neuf gousses d’ail, il se croyait guéri lorsque son orteil s’est mis à gonfler de nouveau.
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brigetounbrigetoun21 mars 2012
Avez-vous vu errer sur le port, commence David d’une voix lointaine, un marin toujours escorté d’un sapajou et d’un perroquet à l’œil rond et à la voix moqueuse ? Avez-vous déjà croisé le grand nègre à nez aplati, peau douce et luisante, couleur chocolat et cheveux crêpés, apprenti tonnelier venu sur l’ancien continent s’instruire d’un métier ? Moi, riche négociant, il m’est souvent arrivé d’envier ces gens de peu car ils sont promis à revoir les Îles. Il est trop tard à présent pour y penser, mais c’est là-bas que j’aurais voulu mourir, à l’ombre d’un cocotier…
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brigetounbrigetoun21 mars 2012
Je suis né dans un lieu de volupté d’où, tout comme notre ancêtre Adam, j’ai été chassé. J’aimais ses arbres fruitiers – les figues qu’en plein août je cueillais aux branches pour me désaltérer –, le vert lumineux de ses mornes, le bleu cristallin de la mer, l’incomparable chant de ses nuits où chacun, crapaud, insecte, oiseau, jouait sa partition, et ce bonheur toujours renouvelé : la cueillette du cacao. Le cacao ! Quand, avec la nouvelle de la mort de mon père, j’appris de plus que Binjamin était devenu le maître de mon royaume perdu, je crus devenir fou.
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Videos de Michèle Kahn (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michèle Kahn
A l'occasion du Festival Etonnants Voyageurs à Saint Malo, rencontre avec Michèle Kahn autour de son ouvrage "Shanghaï-la-juive" aux éditions le Passage.
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