AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
Actes Sud (05/02/2020)
3.78/5   39 notes
Résumé :
Avec cette fresque historique géniale et décalée, Daniel Kehlmann réinvente la légende de Till l'Espiègle, figure incontournable de la culture européenne, et nous plonge au coeur de la Guerre de Trente Ans (1618-1648).

Suite à la condamnation de son père pour sorcellerie, Tyll fuit son village natal en compagnie de son amie Nele. Ensemble, ils embrassent la liberté mais aussi les difficultés de la vie de saltimbanques et voyagent à travers un pays ra... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
3,78

sur 39 notes
5
3 avis
4
7 avis
3
1 avis
2
1 avis
1
0 avis

ODP31
  01 avril 2020
Certains personnages réussissent à échapper à leur créateur et enrichissent notre langage.
C'est le cas de Tyll l'Ulespiègle, bouffon légendaire de la littérature populaire allemande qui a surement eu vent du secret de Polichinelle pour s'immiscer ainsi par arlequinade dans nos dictionnaires. Nous lui devons l'espièglerie, cette vertu coquine qui prend racine dans son nom et amidonne les feuilles de nos auteurs les plus savoureux.
De multiples auteurs se sont emparés du mythe de ce saltimbanque facétieux créé au début du 16ème siècle. Richard Strauss en fit un poème symphonique, Gérard Philippe l'incarna dans un film en 1956.
Comme tous les héros légendaires, les auteurs n'hésitent pas à le transporter dans différentes époques. C'est ce que fait ici Daniel Kehlmann, auteur dont je ne peux que recommander la lecture des « Arpenteurs du monde ».
Il téléporte Tyll et ses lecteurs au coeur de la terrible guerre de trente ans (1618-1648).
A la barbarie et au chaos, Tyll oppose ses blagues et son insolence. Il se moque des pauvres comme des puissants. Pour l'aider, il ne peut compter que sur son talent, son amie d'enfance Nele et son âne Origène auquel il fait souvent don de sa voix. L'ancêtre braiement de Tatayet.
Ventriloque d'esprit avant les Lumières, Tyll ne se laisse pas civiliser et s'acharne à remettre en cause les croyances et idées reçues de l'époque. Il ne croit en rien, si ce n'est en sa survie. Il est le seul homme libre de l'histoire.
Au début du roman, il fait face à deux jésuites inquisiteurs et diaboliques, ivres de savoirs dévoyés, Oswald Tesimond et Athanasius Kircher, qui causent la perte de son père, brave meunier condamné pour sorcellerie. Cet épisode jette Tyll sur les routes, qui ne sont que des chemins, et paraphe son destin de saltimbanque.
Funambule dont la vie à cette époque ne tient souvent qu'à un fil, jongleur émérite, ses talents, forgés dans la douleur, lui apportent peu à peu reconnaissance et célébrité. Ils lui permettent ainsi d'approcher au plus près les rois et reines. Il sera même le témoin des négociations préalables au traité de Westphalie qui mit fin au conflit opposant le Saint-Empire romain germanique aux Etats Allemands protestants. Son statut officiel de bouffon lui autorise toutes les insolences et il secoue les piédestaux sans ménagement.
Alors que je m'attendais à un roman d'aventures burlesques collant aux sabots du personnage irrésistible de Tyll, j'ai été déboussolé par l'exigence historique du propos et la construction non linéaire de l'histoire. Tyll n'est pas toujours à l'épicentre du roman mais un acteur comme les autres du séisme qui secoue L Histoire pendant cette guerre interminable. Certaines parties du roman se concentrent sur la diplomatie particulière de l'époque et les emprises dynastiques et religieuses.
Daniel Kehlmann ne laisse donc pas à son héros le monopole de la parole. Seulement celui de la facétie. Il utilise le personnage, tout comme son insolence, comme un révélateur coloré de pH permettant de moduler le degré de folie des tragédies qu'il traverse.
Au final, un roman passionnant, même si les passages où Tyll n'occupe qu'un rôle secondaire, manquent forcément un peu de bouffonneries à mon goût et anesthésient parfois la verve du récit.
Avec un tel personnage, je ne pouvais écrire ce billet qu'un 1er avril !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          715
Nostradamus27
  30 janvier 2020
On est là face au prolongement des aventures de Till l'Espiègle telles que le belge Charles de Coster les as contées. Rappelons que la version la plus ancienne de l'histoire de ce héros fut publiée anonymement, avec pour titre "Ein kurtzweilig Lesen von Dyl Ulenspiegel, geboren uß dem Land zu Brunßwick, wie er sein leben volbracht hat", en 1510 soit à une époque où la Guerre de Trente ans, dont la révolte antiespagnole est un volet, n'avait pas débuté. Tijl Uilenspiegel (en flamand) est le défenseur des libertés de la Flandre, il joue des tours pendables pour lutter contre toutes formes d'oppression. Notons l'existence de nombreuses adaptations de certaines de ces aventures en littérature de jeunesse ; la meilleure en la matière, peu connue, est selon nous celle d'André Massepain, avec des illustrations de Daniel Maja, publiée en 1979 chez Bordas.
Jean-Marie Klinkenberg écrit que dans l'oeuvre de Charles de Coster « Thyl entend venger son père, injustement exécuté, et sa mère, morte de souffrance et de tristesse. Mais les venger, c'est en même temps sauver la terre de Flandre, dépouillée de son bonheur et de ses richesses par ces mêmes forces qui ont spolié la cellule familiale ». Daniel Kehlmann donne là son deuxième roman historique, et il faut du père du héros, meunier de son état, une victime de l'Inquisition, par le bras de deux jésuites Oswald Tesimond et Athanasius Kircher, dont l'historicité est attestée.
Daniel Kehlmann évoque la Bataille de Zusmarshausen en Bavière, l'un des derniers combats de la Guerre de Trente ans. Martin von Wolkenstein, personnage fictionnel donné comme descendant du fameux poète Oswald von Wolkenstein, en est, comme le Fabrice de Stendhal à Waterloo, le témoin par le petit bout de la lorgnette. L'Allemagne est largement parcourue par le héros, essentiellement la Westphalie mais pas seulement et en fin d'ouvrage on se retrouve à Osnabrück où sont d'ailleurs signés les traités de Westphalie qui mettent fin au conflit qui nous intéresse. Daniel Kehlmann développe largement d'autres personnalités que celle du héros de Charles de Coster et multiplie les allusions littéraires sur un fond historique très fouillé. le roman de "Tyll l'espiègle" par Daniel Kehlmann mérite le qualificatif de "savant", comme avec les premiers albums d'"Astérix" sa richesse apparaît à ses relectures de certains passages.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          211
jongorenard
  24 mars 2020
Till l'Espiègle a changé d'époque, il a quitté son Moyen-Âge pour atterrir au XVIIe siècle. Il a même changé de nom, il est maintenant Tyll Ulespiègle. Et si l'époque dans laquelle il vit est incertaine, la misère, elle, ne l'est pas. Nous sommes en pleine guerre de Trente Ans, époque qui ne manque pour le célèbre saltimbanque ni de messieurs de haut rang à moquer, ni de savants à ridiculiser, ni de gens crédules à berner. Dans "Le roman de Tyll Ulespiègle", le récit, qui n'est pas linéaire mais écrit à partir de différents points de vue, fait voyager à travers les horreurs et les ravages de la guerre de Trente Ans, du Saint-Empire Romain, et de la cour de Frédéric, le roi d'hiver et son épouse Élisabeth Stuart. Cette structure offre une expérience de lecture périlleuse, mais stimulante. Normal pour un funambule. Tyll se retrouve ainsi au centre de certains chapitres et à la périphérie d'autres. Ce n'est qu'à la fin que j'ai pu voir comment tous les épisodes s'accordaient avec brio. J'ai été particulièrement impressionné par le fait que chaque événement ait été présenté par deux personnes ou plus dans une version légèrement différente. Ce procédé suggère qu'une mémoire infidèle ou un intérêt personnel peuvent modifier la petite ou la grande histoire. Mais le Tyll de Daniel Kehlmann n'est pas le même que celui du folklore médiéval. Il est le reflet de temps macabres et cruels, temps d'étranges croyances pour lesquelles les gens tuent et sont tués. Avec son humour noir et sa figure tragique, il agit comme un miroir pour les autres personnages, leur renvoyant une image cruelle, perfide ou absurde. Artiste itinérant, il arrive dans les villages avec « son pourpoint bigarré, sa capuche déformée et son manteau en peau de veau ». Il met en scène des comédies avec des dragons, des sorcières, des rois maléfiques. Il est accompagné de sa « soeur » Nele et d'Origène, un âne qui parle. Il est exubérant, irrésistible, charmant, grossier, moqueur et lance des ordres absurdes, que les spectateurs en transe exécutent. Les aventures et les voyages de Tyll sont décrits avec verve par Daniel Kehlmann qui vénère l'art de l'histoire. Son écriture est pleine de charme, d'intelligence, d'humour et d'espièglerie au milieu des horreurs de la guerre. J'ai également apprécié les aspects surnaturels du roman, le petit peuple, les sorts, les dragons qui étaient chose admise à l'époque. Je finirai en recommandant ce livre et en félicitant la traductrice qui, il me semble, a fait un travail formidable. En lisant "Le roman de Tyll Ulespiègle", j'ai eu l'impression qu'il n'était pas traduit, mais écrit en français.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
SebastienFritsch
  08 janvier 2022
XVIIe siècle. L'Europe se divise en royaumes, empires, duchés... remaniés au fil des guerres, des mariages, des négociations diplomatiques et autres entourloupes. Ces jeux de stratégie, s'ils amusent les têtes couronnées, ont des effets bien différents pour le bas peuple. Quand on se démène chaque jour pour nourrir sa marmaille dans un coin paumé dont on ne sait même pas à quelle puissance il appartient, qu'on est en litige avec ses voisins pour 2 oeufs ou un lopin de terre, on ne s'intéresse pas à ces "événements". À moins d'y prendre part sur un champ de bataille ; ou de côtoyer les grands de ce monde en devenant bouffon royal.
C'est cette dernière position (plus confortable et plus durable que la première) qu'occupe à un moment de ce roman, le dénommé Tyll Ulespiègle.
Fils d'un meunier qui préfère se questionner sur le fonctionnement du monde plutôt que de moudre du blé, le jeune Tyll n'obtiendra cet emploi qu'après une série de cruelles mésaventures. Lesquelles mésaventures offrent une immersion complète dans l'époque de la guerre de 30 ans en même temps qu'un aperçu des talents de Tyll et de la façon dont il les a développés.
Ce roman riche, vif, brutal, historique, humoristique et philosophique nous emporte des chaumières les plus pauvres aux palais royaux, de la famine au luxe, de la sorcellerie à l'obscurantisme religieux, et nous offre des tableaux vivants du courage, de la fidélité, de la sournoiserie, du sadisme, de l'honneur... et du sens de l'ironie.
Bouleversant la chronologie et alternant les points de vue, D. Kehlmann augmente encore la vivacité de ce texte dont les descriptions détaillées et les dialogues enlevés forment déjà un torrent dans lequel nous nous laissons emporter avec joie. Une joie qui se marie à d'autres belles émotions, pour faire surgir un peu de lumière dans ce décor de famine, de guerre et d'injustice. Tyll n'en est d'ailleurs pas la seule source : deux femmes apportent leurs lueurs bénéfiques à ces pages : Nele et petite Liz, une fille de paysans et une reine déchue, modèles de détermination et de fidélité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
nathalie_MarketMarcel
  03 septembre 2020
On plonge dans la Guerre de Trente ans, mais cette fois par la traverse, en suivant le parcours d'un saltimbanque, un funambule, un jongleur, un bouffon, un cynique, Tyll Ulespiègle. Une enfance dans un village, la fuite, la liberté et la faim, l'errance parmi les bandes armées, la peste et la guerre, dans la neige et dans la forêt. Tout n'est pas exactement dans l'ordre et tout ne se passe pas exactement comme c'est raconté, mais tant pis – l'essentiel est de vivre.
Au fil de ce grand roman historique, on croise Élisabeth Stuart et le roi d'un hiver, Athanase Kircher, grand savant profondément ridicule, les généraux de l'Empereur, les ambassadeurs qui ont négocié les traités de Westphalie ligne à ligne, tout ce monde pris dans un mouvement que personne n'est capable d'arrêter, celui de la mort et de la guerre et de la vie.
Un roman que j'ai beaucoup aimé, au rythme alerte, au ton grinçant. Tyll reste insaisissable, mais autour de lui les personnages suscitent l'empathie, la tendresse, le respect ou l'agacement. Élisabeth est particulièrement réussie ! Quelle grande dame ! Nous plongeons dans des âmes tourmentées qui affrontent ou subissent un monde qui les dépasse, avec pragmatisme et sans illusion.
Il y a autour de tout cela l'ambiance des caprices de la guerre et de leur cortège d'horreur (brûler les sorcières, brûler les visages, les boulets de canon, les viols, la faim) et celle du théâtre, notamment du théâtre élisabéthain, grotesque, violent et magnifique. le conte des habits neufs de l'empereur trouve aussi ça place, un peu revu, dans un univers où l'absurde semble avoir pris toute la place.
C'est un roman très allemand (oui, ça existe). le XVIIe siècle voit la langue allemande s'affirmer, même si elle est encore méprisée par tout le monde, les élégants et les érudits. Mais l'on commence à rédiger de la poésie allemande, même si cela fait un peu rire, et aussi des romans – Simplicissimus qui est expressément cité. Wikipedia me dit que : « Till l'Espiègle est un personnage de fiction, saltimbanque malicieux et farceur de la littérature populaire du nord de l'Allemagne. » Même si son existence est historiquement douteuse, c'est un personnage bien connu dans le folklore allemand et un prénom très répandu.
Et puis c'est un excellent roman, plein de dynamisme et de folie.
Lien : https://chezmarketmarcel.blo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          84


critiques presse (1)
LesInrocks   02 février 2021
Entre contre fantastique et sitcom, Daniel Kehlmann signe un thriller impeccable
Lire la critique sur le site : LesInrocks
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ODP31ODP31   01 avril 2020
Il n'y a rien qui plaise davantage aux gens, rien qui les fasse rire davantage, mais l'imitation doit être réussie car, si elle n'est pas bonne, tu deviens pitoyable. Pour imiter quelqu'un, espèce d'idiot, gamin stupide, caillou borné et sous-doué, il ne suffit pas que tu lui ressembles, il faut que tu lui ressembles plus qu'il ne se ressemble à lui-même car lui, il peut se permettre d'être comme il veut, mais toi, tu dois devenir lui en tout point et, si tu n'en es pas capable, alors abandonne, laisse tomber, retourne au moulin de ton papa et ne gaspille pas le temps de Firmin !
Il s'agit d'observer, tu comprends ? C'est là l'essentiel: regarde bien ! Comprends les gens. Ce n'est pas si compliqué. Ils ne sont pas difficiles. Leurs désirs ne sortent pas de l'ordinaire, seulement chacun veut ce qu'il désire de façon un peu différente. Une fois que tu as compris en quoi, il te suffit de vouloir les choses de la même manière pour que ton corps suive, que ta voix s'adapte d'elle-même et que ton regard soit le bon.

(page 283)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   03 septembre 2020
Au-dessus de nous, Tyll Ulespiègle se retourna avec lenteur et nonchalance – non pas comme quelqu’un qui est en danger, mais comme quelqu’un qui regarde avec curiosité autour de lui. Il avait le pied droit posé sur la longueur de la corde, le pied gauche en travers, les genoux fléchis et les poings sur les hanches. Et nous tous, qui levions les yeux, nous avons soudain compris ce qu’était la légèreté. Nous avons compris à quoi pouvait ressembler la vie de quelqu’un qui fait vraiment ce qu’il veut, ne croit à rien et n’obéit à personne ; nous avons compris comment ce serait d’être comme ça, et aussi que nous ne le serions jamais.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
fanfanouche24fanfanouche24   14 février 2020
Deux fois par an, nous recevions la visite du collecteur des impôts, qui semblait toujours étonné de nous voir en vie. (p. 9)
Commenter  J’apprécie          40
DarlicDarlic   11 février 2020
- On t'apprendra tout, dit l'âne. Moi, Nele, la vieille et Tyll. Et tu partiras d'ici. Le monde est grand. Tu pourras le voir. Je ne m'appelle pas bêtement âne, j'ai aussi un nom, je m’appelle Origène.

(page 18)
Commenter  J’apprécie          10
nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel   03 septembre 2020
Mais j’ai deux pieds, et un juge en robe ou un garde avec sa hallebarde, ils n’en ont que deux, eux aussi. Chacun a autant de pieds que moi. Personne n’en a plus.
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Daniel Kehlmann (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Daniel Kehlmann
600 000 exemplaires vendus en Allemagne, une adaptation en série prévue par Netflix, une présélection pour l'International Booker Prize au Royaume-Uni... "Tyll" (titre de la version originale publiée en Allemagne en 2017) fait figure de véritable phénomène littéraire en Europe, aujourd'hui traduit dans une vingtaine de langues. Il vient enfin de paraître en février chez Actes Sud, sous le titre "Le Roman de Tyll Ulespiègle", dans une traduction française de Juliette Aubert. Son auteur Daniel Kehlmann n'en est pas à son premier succès. Celui qui confie ne "pas aimer les romans historiques, propulse la figure folklorique médiévale de Tyll l'Espiègle dans une Europe du XVIIe siècle terrassée par la Guerre de Trente ans (1618-1648).
La Grande table Culture d'Olivia Gesbert – émission du 5 mars 2020 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/saison-26-08-2019-29-06-2020
Abonnez-vous pour retrouver toutes nos vidéos : https://www.youtube.com/channel/¤££¤23Guerre de ¤££¤17Facebook6khzewww2g/?sub_confirmation=1
Et retrouvez-nous sur... Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture
+ Lire la suite
autres livres classés : fanatisme religieuxVoir plus
Notre sélection Imaginaire Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2638 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre