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EAN : 9782330024833
202 pages
Éditeur : Actes Sud (06/11/2013)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture:
Après qu'Imre Kertész eut reçu, en 2002, le prix Nobel de littérature, quantité de rumeurs circulèrent au sujet de son existence. La plupart confondaient la vie du héros d’Être sans destin avec celle de son auteur.
Voilà pourquoi, dans Dossier K., Imre Kertész révèle ce que son œuvre occulte. Lors d'un dialogue avec un ami (ou alter ego), l'enjeu devient palpable : la vérité autobiographique existe-t-elle ?
Né... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
bdelhausse
  24 janvier 2014
Je n'aime pas les biographies. Je n'aime pas non plus la glose que peuvent dérouler certains écrivains quand ils parlent d'eux ou de leur oeuvre.
Et pourtant, ces entretiens romancés, entre faux-semblants et vérités en trompe l'oeil, m'ont scotchés.
Il se dégage une ironie, une pudeur, une modestie, un art de vivre qui laisse admiratif et songeur. Kertesz aborde tous les sujets, de la famille à la mort, en passant par les grandes étapes de sa vie et de son écriture. Il fait acte de compréhension. C'est sans doute le mot qui convient à ce petit opus à mi-chemin entre la confession et l'illusion romancée.
Les dialogues, construits ou reconstruits, sont millimétrés, taillés au scalpel. On sent le besoin, la nécessité de parler, sans en dire trop, pour ne pas lasser le lecteur. C'est aussi l'occasion de remettre quelques pendules à l'heure, et notamment dans l'interprétation d'épisodes importants d'Etre sans Destin ou du Kaddish.
C'est aussi une leçon d'écriture. Kertesz porte un regard frais, direct, sans fards sur son écriture, sur les artifices, sur le processus. Très instructif à bien des plans.
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Hardiviller
  05 mai 2015
Ce livre est la retranscription d'entretiens entre Kertesz et un critique avisé , il éclaire ses autres titres et donne des clefs qui manquaient parfois pour une complète compréhension . La langue de Kertesz étant d'une perfection chirurgicale , aucun doute ne subsiste après cette lecture . La critique faite par bdelhausse vous en dira plus et mieux que moi .
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chartel
  14 mai 2015
Construite comme un échange dialogué entre Imre Kertesz et un ami éditeur, cette oeuvre peut-elle se définir comme un roman? Kertesz répond par l'affirmative dans sa note introductive en faisant référence à une proposition de Nietzsche qui ramène les sources romanesques aux dialogues platoniciens. Elaboré à partir d'entretiens enregistrés avec Zoltan Hafner entre 2003 et 2004, ce dialogue romanesque permet pour la première fois à Kertesz de faire oeuvre d'introspection et s'assumer pleinement son caractère autobiographique. Cela lui permet de réaffirmer les statuts fictionnels de ses romans précédents, notamment le plus célèbre "Être sans destin", en brouillant les frontières entre réalité et fiction et de nous éclairer sur les principes fondateurs de sa création.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
HardivillerHardiviller   13 avril 2016
Je devais en quelque sorte m'extraire de mon existence pour exister . Ce n'était pas tout à fait nouveau pour moi , puisque j'avais déjà vécu dans mes rêves au camp de concentration . J'avais appris à être présent tout en étant ailleurs . C'est une chose que l'on peut faire sous toute les dictatures . Page 101-102 .
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chartelchartel   14 mai 2015
Moi, dans l'ensemble, je suis du côté de la gaieté. Ce n'est pas ma faute si je n'évoque pas ce sentiment chez les autres. Mais vois-tu, intellectuellement, je me suis émancipé très tôt et, du moment que j'avais opté pour l'écriture, je pouvais considérer mes soucis comme un matériau de mon art. Et même si ce matériau paraît lugubre, la forme le rachète et le transforme en joie. Parce qu'on ne peut écrire que par abondance d'énergie, et donc de gaieté; l'écriture - et ce n'est pas moi qui le dis - c'est une vie plus intense.
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chartelchartel   14 mai 2015
J'ignore ce qu'est la vérité. Je ne sais pas s'il est de mon devoir de savoir ce qu'est la vérité. En général, l'artiste justicier est un mauvais artiste. Celui qui a raison n'a généralement pas raison par ailleurs. Respectons la faillibilité et l'ignorance de l'homme; rien n'est plus triste que d'avoir raison...
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HardivillerHardiviller   15 avril 2016
La où commence Auschwitz , la logique s'arrête . Une contrainte morale s'impose , elle ressemble beaucoup à la logique , en ce qu'elle nous guide , mais sur une voie qui n'est pas celle de la logique . Et moi je cherche ce fil , le processus mental de ce déséquilibre qui donnait à l'absurde les apparences d'une logique , parce que dans le piège d'Auschwitz nous n'avions pas le choix . Et la vie , dont nous sommes des parts actives , pour ainsi dire , nous entraîne
préalablement à cette manière de penser .
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bdelhaussebdelhausse   24 janvier 2014
Je crois que cette génératon -la mienne- a vécu trop de changements brutaux pour que son identité reste continue, sans rupture. (p.84)
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Videos de Imre Kertész (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Imre Kertész
Portrait d'Imre Kertész (2002) .Le Journal de 20h de France 2 présente un portrait d'Imre Kertész, prix Nobel de littérature 2002.
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