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EAN : 9782266118811
286 pages
Éditeur : Pocket (02/01/2003)
3.73/5   213 notes
Résumé :
Il rêvait d'être poète mais son père voulait faire de lui un militaire. Le jeune Mohamed fut donc emmené à l'école des cadets où tout ce qu'il apprit ce fut la nostalgie de la ferme familiale et sa propre incapacité à supporter l'arrogance des militaires. Il se réfugie alors dans les livres, la lecture et l'écriture et commence à publier. Mais l'armée ne voit pas d'un très bon œil d'avoir un écrivain dans ses rangs. Il est rapidement sommé de soumettre ses textes à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
3,73

sur 213 notes

PiertyM
  03 juillet 2014
Entre l'armée et l'écriture, entre devoir et vocation, le jeune Mohamed doit choisir dans cette dualité qui se présente à lui...en fait il n'en a pas la possibilité...de choisir
Yasmina Kadra, à travers l'écrivain met à nu sa véritable identité masculine. En effet, il avait été pris pour une femme alors qu'il signait ses ouvrages en empruntant les prénoms de sa femme qui d'ailleurs s'engageait à signer les contrats avec des éditeurs sous ses noms quand son mari se trouvait consigné par l'armée et aussi lors de la mise en place du Comité de censure militaire...

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Jeanfrancoislemoine
  07 août 2018
Le premier chapitre de cet ouvrage est fabuleux.La suffisance et la fierté d'un père, la vaine détresse de deux jeunes garçons conduits derrière les murs de l'école militaire sont relatées avec une langue d'une musicalité et d'une émotion remarquables.....
Et c'est là que commencent les études du jeune Mohammed,des études qui devraient le mener,pour la plus grande fierté paternelle au firmament des fonctions militaires.
Et qu'elles vont être riches en péripéties ces années d'enfance et d'adolescence,riches et bien perturbées aussi.Le jeune homme voit sa famille éclater et,avec cet éclatement, l'image idéalisée du père se fissurer,et les convictions évoluer.
De rencontres en conflits,d'oppositions en rebellions,le caractère du jeune héros va voir ses aspirations militaires forcées battues en brèche, supplantées par un vibrant amour de la littérature .Et rien ne sera simple.Comment faire cohabiter le fusil et le stylo?Comment choisir sa vie alors que le père l'a déjà tracée?. le respect des traditions ou le bonheur du libre choix ?
Cette question sera récurrente dans ce très beau livre initiatique qui se veut aussi un très bel hommage de l'auteur aux cadets dont on va se sentir si proches.
Encore une très belle réussite de Yasmina Khadra,mais ça, est-ce une surprise?
Sans hésiter,5 étoiles, j'avais oublié.
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cicou45
  12 décembre 2012
Mohammed Moulessehoul, qui adoptera par le suite Yasmina Khardra en tant que nom de plume, nous narre ici son enfance. C'est un bien grand mot car l'enfance est censé être une période d'insouciance et rempli de rêves. Or, l'enfance de Mohammed a été décidée et programmée pour lui par son père. Enrôlé en tant que cadet dans une école militaire, il n'a eu qu'à se plier aux exigences paternelles. Lui qui était rempli d'espoirs, celui de devenir écrivain s'est vu décrié par ce père le comprenait pas et par ses professeurs qui l'accusaient de vouloir se sortir du moule dans lequel on l'avait obligé à se fondre. Heureusement, pour lui, les autres cadets sont devenus pour lui comme une seconde famille, celle que l'on se choisit, qui est toujours soudée et solidaire.
Un roman avec des passages assez éprouvants car remplis d'injustice, dans un pays où on n'a pas toujours le choix et pour sauver l'honneur de sa famille, il faut savoir faire d'énormes concessions, parfois pour son plus grand malheur mais très enrichissant. Une écriture fluide et limpide que j'ai néanmoins trouvé un peu trop lourde dans les dernières pages. C'est dommage. A découvrir !
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aouatef79
  17 décembre 2017
L' auteur Yasmina Khadra était dès son jeune âge ambitieux et il se projetait dans l' avenir : il voulait devenir écrivain !
Il entra à l' école militaire des cadets à Oran . Son cursus
scolaire dès le début jusqu' à sa sortie fut excellent .Durant sa formation , il prenait le temps de lire , de se cultiver . Il écrivait en cachette .
Une fois retraité , il se mit à écrire mais en signant ses
livres par un pseudonyme .
A partir des années quatre-vingt dix , ses premiers livres
eurent un grand succès et l' étoile, de l'écrivain , monta haut dans le ciel et se mit à briller de mille feux ! c' est la
notoriété . Yasmina Khadra est devenu un grand écrivain à succès .
Bravo l' artiste . Un grand écrivain reconnu mondialement et salué comme tel .
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dido600
  14 novembre 2019
Une enfance algérienne.
Avant de lire Yasmina Khadra, lisez cet ouvrage... pour mieux comprendre sa «infatuation», son tempérament difficile (il assume)mais aussi son humanité et son humanisme et... ses «déchirements» internes, tous expliqués.
Adoré de son père (un officier de l'armé nationale populaire algérienne ) et l'adorant, ayant une enfance presque heureuse à Oran, au sein d'une famille heureuse bien que pas très unie (le père est un coureur de jupons), il est «jeté» dans une des premières écoles des cadets de la Révolution, celle de Tlemcen (avec pour commandant de l'école le capitaine Abbas Ghezaiel). Une école où les gamins (, fils de militaires ou de très proches de militaires) sont, au nom de la Révolution, élevés «à la dure» au rythme d'une véritable caserne, au départ avec des moyens comptés («Une vie insipide, plus proche de l'élevage que de l'éducation; l'apprentissage par excellence du renoncement» ). Les rapports avec le père se distendent, d'autant qu'il ne cache plus ses (re) mariages.
Après Tlemcen, et après la réussite à l'examen de sixième, c'est le départ pour l'école de Koléa («Matricule 129»)... qui prépare au bac et à la carrière d'officier. Ce qui restait de bons rapports avec le père s'envole (tout en préservant le minimum de respect dû au géniteur...et à la hiérarchie... Heureusement, il y a les copains des écoles (il y a, d'ailleurs, aujourd'hui encore chez les anciens, un véritable esprit «cadets de la Révolution», à l'image des énarques à un autre niveau). Heureusement, il y des enseignants (Algériens et/ou étrangers) compréhensifs et formateurs, sachant découvrir les intelligences et éveiller les esprits... à autre chose que la discipline militaire. Grâce à eux (amis, comme Ghalmi, et enseignants comme Mme Jarosz) et à la lecture des classiques de la littérature universelle et nationale (ce qui était disponible !) le sens littéraire du jeune Mohammed, «l'émotif, l'écorché vif, immédiatement interpellé par les sujets tristes») va exploser («premier texte en prose récompensé en 1966»)... ce qui ne plaît pas tant à certains «supérieurs» trouvant toujours «anguille sous roche» chez celui qui pense, allant parfois jusqu'à réprimer sévèrement et injustement.
Heureusement, il a rencontré (quel hasard ?)... à la caserne, Slimane Benaïssa qui montrait une pièce avec et pour les militaires... et, devinez, le défunt Houari Boumediene président de la république algérienne 1965-1978 (quel hasard ?), en visite anonyme à Koléa. Il l'avait encouragé à continuer à écrire («Un poète parmi nous, n'Est-ce pas merveilleux ?»)... . Après la réussite au bac... Après... une toute autre histoire.
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Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM   14 août 2015
Un écrivain n'intimide pas ; il impressionne. Il ne s'impose pas ; il séduit ou convainc. Sa grandeur, c'est sa générosité et son humilité, pas sa complexité. Or tu fais tout pour paraître difficile. Tes mots sont ampoulés, excessifs ; tu crois ton français châtié alors qu'il est pindarique et creux. Tu deviens farfelu en voulant être savant ; c'est une grosse maladresse. Regarde Brassens. Tu l'aimes bien, Brassens. C'est un grand poète. Pourtant ces paroles sont claires comme une eau de roche. Et Giono tu as énormément aimé son Regain. Pourquoi ? Parce qu'il écrit avec du cœur et pas avec des mots vaniteux. La grandiloquence, c'est le faste des caravaniers
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cicou45cicou45   10 décembre 2012
"[...] croire en quelque chose, c'est d'abord et surtout ne jamais y renoncer."
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djdri25djdri25   04 juillet 2012
Je me retrouvai seul. Le soleil se couchait déjà, en catimini, comme s'il cherchait, à son tour, à me fausser compagnie. Je pris place sur une dalle et tournai le dos à l'esplanade, aux tintements des fourchettes qui s'élevèrent bientôt au réfectoire. Mes épaules ployèrent, pesèrent sur mon être. j'avais l'impression que mon âme s'engourdissait. Lentement, pour apaiser la faim et le vertige qui me gagnaient, j'enfonçai mes poings dans le creux de mon ventre et fis face à la nuit...
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aouatef79aouatef79   19 décembre 2017
La lecture était notre principale forme d' évasion . Elle nous parlait du monde qui nous faisait défaut ,des gens auxquels nous aurions aimé nous identifier , de contrées lointaines et des civilisations ; nous racontait les guerres , les drames et les aberrations d' une humanité en perpétuelle remise en question; nous expliquait les mécanismes des gloires et des décadences;nous apprenait à mieux considérer les êtres et les événements sur lesquels une école comme la nôtre
n ' était pas obligée de s' arrêter .
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cicou45cicou45   11 décembre 2012
"[...]je pris pleinement conscience de la dimension véritable des écrivains. Ils n'appartenaient pas au commun des mortels. Pour moi, c'étaient des prophètes, des visionnaires, les sauveurs de l'espèce humaine. Il m'était très difficile de concevoir l'existence sans eux. Force originelle des hommes ; ils n'interprétaient pas le monde, ils l'humanisaient."
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Extrait du recueil RÉCITATIF AU PAYS DES OMBRES de Rodney Saint-Éloi
Je marche. Je marche. le poème est un cheval fou, se rappeler, la barque est la route. L'horizon est dans le regard du promeneur. Découvrir une chose douce et amère: des îles, il faut se résigner à foutre la mer dehors afin de pouvoir marcher librement pour célébrer la terre, dans le récitatif qui offre aux mots et aux choses le contrepoint du chant: éloge et mystère. Surtout l'élégance. L'élégance sauve le poème comme le soleil l'été.
Poète, écrivain, essayiste, éditeur, né à Cavaillon (Haïti), il est l'auteur d'une quinzaine de livres de poésie, dont «Je suis la fille du baobab brûlé» (2015, finaliste au prix des Libraires, finaliste au Prix du Gouverneur général), «Jacques Roche, je t'écris cette lettre» (2013, finaliste au Prix du Gouverneur général). Il dirige plusieurs anthologies. Il a publié «Haïti Kenbe la!» en 2010 chez Michel Lafon (préface de Yasmina Khadra). Pour la scène, il a réalisé plusieurs spectacles dont «Les Bruits du monde», «les Cabarets Roumain», «Senghor, Césaire», «Frankétienne». Il est l'auteur de l'essai «Passion Haïti» (Septentrion, 2016). Lui a été décerné le prestigieux prix Charles-Biddle en 2012. Il a été reçu en 2015 à l'Académie des lettres du Québec. Il devient Compagnon de l'Ordre des Arts et des Lettres du Québec en mai 2019. Il dirige la maison d'édition Mémoire D encrier qu'il a fondée en 2003 à Montréal. «Les racistes n'ont jamais vu la mer», coécrit par Rodney Saint-Éloi et Yara El-Ghadban, paraîtra en octobre 2021.
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