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ISBN : 2809710538
Éditeur : Editions Philippe Picquier (06/01/2015)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Si le rôle de la mer est de faire des vagues, mon rôle à moi est de penser à toi. Depuis que nous avons été séparées, je ne t’ai jamais oubliée, pas même un seul jour.
Un jour, Camilla reçoit six cartons de vingt-cinq kilos qui contiennent toute son enfance. Entre un ours en peluche et un globe terrestre, la photo d’une jeune fille, petite et menue : celle de sa vraie mère avec un bébé dans les bras. Camilla a été adoptée peu après sa naissance par un couple ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  02 avril 2018

Encore une superbe découverte sud-coréenne! L'auteur s'est fait d'abord connaître à travers ses poèmes, et cela se ressent fortement dans ce livre, au style imagé, délicat, presque onirique.
Mélancolique et envoûtant parcours que celui de Camilla, enfant coréenne adoptée par un couple américain. Elle a toujours rêvé sa véritable mère et a souffert de ne rien savoir d'elle. A vingt et un ans, après la mort de sa mère adoptive, elle trouve par hasard dans des cartons contenant ses affaires personnelles une photo d'elle bébé avec celle qu'elle imagine être sa mère.
S'ensuit alors une quête identitaire, elle part en Corée, dans une ville portuaire, où sa mère, elle l'apprend, était élève du lycée. Elle a accouché d'elle à seize ans et beaucoup de zones d'ombres demeurent la concernant, surtout que personne ne veut parler d'elle.
le roman oscille alors dans la deuxième et troisième parties entre passé et présent, entre Camilla qui retrouve son identité natale , la narration passant du" je" au" tu" et l'évocation de sa mère, adolescente meurtrie et solitaire.
C'est cet aspect qui m'a un peu embrouillée, le texte devient confus mais je pense que c'est volontaire, les deux destins mère -fille fusionnent ainsi.
J'ai beaucoup aimé cette histoire, bouleversante et qui touche en profondeur, imprégnée de poésie , d'une tristesse aquatique qui nous submerge. La note de l'auteur à la fin m'a interpelée.
A travers ce livre, une pensée émue pour toi, Anne...
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totopinette
  05 mars 2019
Le titre de ce roman me semblait très poétique et très doux, c'est pour cette raison qu'il était dans ma PAL. J'adore lire des histoires d'enfants adoptés en quête de leur identité, donc ce fût un plaisir, pour moi, de tomber sur ce roman lors de mon tirage au sort. Pourtant, ce n'est pas un coup de coeur. Loin de là ! Quel dommage … /
La première partie du roman m'a beaucoup plu. Bien que j'ai lu deux romans à la fois, à chaque fois que j'y revenais c'était un vrai plaisir. L'histoire de Camilla m'avait transportée. Ce n'était pas spécialement dynamique, mais on découvrait des éléments … il y avait un peu de suspens ! L'auteur a su attiser mon intérêt. Mais les seconde et troisièmes parties m'ont vraiment déçues. Ça m'a déstabilisée de suivre d'autres protagonistes plutôt que Camilla. Ce roman était son histoire, donc j'aurais voulu l'avoir jusqu'au bout. le changement a été trop radical, presque brutal. Ça m'a complètement coupé de l'intrigue. Il aurait peut-être mieux fallut entrecouper les chapitres de différents points de vue pour que ce soit moins brutal et pour que Camilla ne nous manque pas … jusqu'à la fin ! J'ai fini par le lire de travers tant tout ce que je voulais c'était de retrouver Camilla. Elle avait encore tant de choses à dire, tant de choses à découvrir et tant de ressentis à nous faire partager. C'est vraiment décevant d'avoir écarté son personnage, à ce point.
Du coup, je dirais que c'est un roman en dent-de-scie. La première partie est parfaite alors que les suivantes ne lui arrivent pas du tout à la cheville. Ça devait être poétique et doux, mais je ne garde pas le souvenir d'un roman plein de douceur. En réalité, j'ai peur de n'en garder aucun souvenir …
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book-en-stock
  06 novembre 2018
Un récit en trois parties, à la première personne mais avec des narrateurs différents qui alternent.
Le style d'écriture de départ m'a séduite, tout en douceur et finesse. le texte propose une analyse très sensible, par petites approches, de la psychologie de Camilla qui part à la recherche de la vérité sur sa naissance en Corée alors qu'elle a été adoptée par un couple d'américains.
Dans la deuxième partie, un autre personnage s'adresse à elle et j'avoue que pour moi le texte a commencé à être confus. de nombreuses ellipses temporelles succèdent à des flashbacks, et j'ai eu quelques difficultés à suivre le fil directeur de l'histoire. Cependant peu à peu le mystère se dévoile et la lecture garde son intérêt.
Dans la troisième partie, je ne savais plus trop qui était narrateur, plusieurs personnages entrant en scène. J'ai également confondu les noms parfois trop semblables. Souvent j'avais du mal à comprendre la réaction des personnages, leurs dialogues me paraissaient très curieux.
Si j'ai aimé certains passages très poétiques, à la limite de l'onirisme, je garde l'impression d'un ensemble très « décousu » avec une fin assez mystérieuse emplie d'implicite. Impression décevante d'être « passée à côté » de quelque chose…
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Nuageuse
  08 janvier 2019
Camilla Portman est une Coréenne adoptée par une famille américaine. À la mort de sa mère adoptive, son père lui envoye six cartons dans lesquels il y a toute son enfance. Elle va retrouver une photo d'elle bébé avec sa vraie mère. Elle va partir en Corée du Sud pour retrouver ses origines.
Un roman en trois parties avec un narrateur différent. Je n'ai pas compris le point de vue de la troisième partie qui me semble lointain par rapport à la force des deux autres. Elle gâche la beauté du texte.
J'ai vraiment trouvé beau le fait que Camilla décide de prendre le nom que sa mère aurait voulu qu'elle porte, comme un ultime hommage.
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Sharon
  12 avril 2019
Mon avis pourrait être simple : je n'ai pas vraiment aimé ce livre et je serai bien en peine de le recommander à quelqu'un, à moins de vouloir découvrir la littérature coréenne, de souhaiter en savoir plus sur cette culture.
Double culture, devrai-je dire, parce que Camilla, l'héroïne, a été adoptée à l'âge de six mois par un couple d'américains. Elle a ainsi illuminé la vie de sa mère adoptive, Alice – prénom qui a son importance dans le roman, comme tous les prénoms, d'ailleurs. Celle-ci est décédée d'une longue maladie, après lui avoir avoué qu'elle a détruit la lettre de quelqu'un qui s'est présenté comme le frère aîné de Camilla. Oui, la jeune femme lui en a voulu, et dans l'état dans lequel sa crise d'adolescence d'adolescente adoptée la mettait – oui, à l'époque, elle aurait été capable de faire une bêtise. Elle s'est éloignée de son père, qui a refait sa vie et lui a remis les affaires qui lui appartenait – six cartons de vingt-cinq kilos. Elle en a écrit un premier livre autobiographique, et de là, est né le projet d'un second livre, la menant sur les traces de son passé et de son pays natal.
Vous noterez déjà la présence d'un premier sujet, l'écriture, l'intertextualité, la mise en abîme. Les sources aussi de l'écriture, née des objets et de l'autobiographie, non de l'imagination. le récit lui-même est très littéraire puisque l'on trouve trois narrateurs, Camilla, une voix mystérieuse qui s'adresse à elle dans la seconde partie, et un narrateur à la troisième personne qui se focalise sur plusieurs personnages dans la troisième partie.Je parle de « voix mystérieuse », parce que je ne veux pas dévoiler son identité, et parce qu'elle m'a déstabilisée, comblant certains « blancs » dans le passé de la mère de Camilla, et comblant aussi l'ellipse entre les deux parties. Oui, lire ce que l'auteur n'a pas écrit fait aussi partie de la démarche proposée par Yeon-su Kim, comme il le dit dans la postface.
Oui, le sujet du roman semble être tout ce qui n'est pas dit, tout ce que l'on ne veut pas dire à Camilla « pour son bien », parce que la vérité lui ferait plus de mal encore que l'ignorance. C'est un discours que l'on tient souvent aux enfants adoptés, justifiant ainsi en France l'accouchement sous x. Camilla se heurte ainsi à un mur, à des murs, les personnes qu'elle rencontre ne dissimulant pas leur hostilité.
Saura-t-elle la vérité ? Nous découvrirons en tout cas la profonde solitude de la mère de Hui-Jae, prénom originel de Camilla, prénom qui peut être donné à un garçon ou à une fille, indifféremment. Nous découvrons quels mécanismes l'ont amené à faire adopter son enfant. Oui, cela fait froid dans le dos. Et là, je me suis dit que l'action avait beau s'être passé en Corée, elle aurait très bien pu se passer en France. Stigmatiser les filles mères, imaginer l'identité du père en écoutant les rumeurs (plus elle est scandaleuse, mieux c'est), penser à tout ce qui est le mieux pour la bienséance plutôt que de se préoccuper de la jeune femme et de son enfant – oui, cela pourrait arriver aussi chez nous, oui, cela est arrivé aussi chez nous, inutile de se voiler la face.
Un livre que je referme douloureusement, parce que cela n'a pas été une lecture facile.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
sabine59sabine59   02 avril 2018
Je t'ai reconnue dès la première seconde. Ton teint blanc et tes lèvres pâles. Ton visage dépourvu de rides était aussi lisse qu'une porcelaine qui aurait passé des centaines d'années au fond de l'eau, et tes longs membres s'agitaient comme des algues au rythme des courants. Je t'ai tant attendue dans cette mer obscure et silencieuse où la lumière ne s'infiltre ni le temps ne s'écoule. Je n'ai rien fait d'autre que t'attendre et tu es enfin apparue devant moi.
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sabine59sabine59   01 avril 2018
Toutes les fenêtres étant cachées derrière d'épais rideaux, l'intérieur de la bibliothèque est sombre, alors que nous sommes en pleine journée. Je sens dans l'air comme une densité de matière, sans doute l'énergie qui émane des livres.
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sabine59sabine59   01 avril 2018
Dans tes yeux, il y a un chemin qui mène à la forêt
Quand je l'emprunte, j'y découvre une aube ignorée de tous
Là où la lune froide se cache, et c'est là que
Tout le mystère commence, au fond de la forêt

Hasegawa Yuichi
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rkhettaouirkhettaoui   30 avril 2015
Les gens ordinaires ont plusieurs passés, celui dont se souvient leur famille, celui inscrit dans la mémoire de leurs amis, et celui de leurs propres souvenirs. Ces passés comportent plus ou moins de différences. La plupart des gens arrivent à l’âge adulte en ayant choisi parmi ces passés la version qui leur convient le mieux. Il n’y a que pour le vécu des gens normaux qu’on peut parler de bon sens ou d’absurdité.
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rkhettaouirkhettaoui   30 avril 2015
La beauté d’une histoire dépend beaucoup de la façon dont elle est racontée et que le talent de l’écrivain découle du regard qu’il pose sur le monde. Quand on voit les choses sous un angle positif, on rédige un texte joyeux, et quand on les voit sous un angle négatif, le texte sera forcément triste.
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