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ISBN : 2809710538
Éditeur : Editions Philippe Picquier (06/01/2015)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Si le rôle de la mer est de faire des vagues, mon rôle à moi est de penser à toi. Depuis que nous avons été séparées, je ne t’ai jamais oubliée, pas même un seul jour.
Un jour, Camilla reçoit six cartons de vingt-cinq kilos qui contiennent toute son enfance. Entre un ours en peluche et un globe terrestre, la photo d’une jeune fille, petite et menue : celle de sa vraie mère avec un bébé dans les bras. Camilla a été adoptée peu après sa naissance par un couple ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  07 juin 2019
Née en Corée, adoptée par un couple américain, Camilla se retrouve seule à la mort de sa mère adoptive. Le père se remariant, lui envoie ses affaires, six cartons, d'où émerge une photo d'une jeune fille avec un bébé dans les bras, "La photo qui, sans que je puisse expliquer pourquoi, semble montrer que le monde est meilleur que ce que l'on croit". Une photo qui va l'emmener loin sur les traces de sa mère biologique en Corée.
La littérature coréenne, du peu que j'ai lu, est une littérature qui semble explicite, mais qui ne l'est pas, comme d'ailleurs, son cinéma. Je viens de voir “Burning “de Lee Chang-dong ( adapté librement d'une nouvelle de Murakami, "Barn Burning" * mais dans un contexte diffèrent) où l'on pense comprendre et deviner tout, espérant que le cinéaste nous donnera satisfaction à la fin, eh bien non. Personnellement bien que déroutant, ça me plaît, ça fait réfléchir, et finalement laisse l'interprétation au spectateur, au lecteur. Du moment que ce n'est pas n'importe quoi, c'est toujours intéressant. Mais dans ce cas bien sûr, voir ou lire va outre le divertissement, de plus ici il est question d'un sujet très sensible.
Tant qu'on a des repères fixes dans la vie, le problème d'identité n'existe presque pas si on est sain d'esprit. Mais si les repères chamboulent, initie alors une altération , magnifiquement relatée dans ce livre . Peu à peu Camilla devient "un être caméléon ", renforcé par un changement du style narratif et de narrateurs. L'intérêt du livre réside dans cette mutation, psychologiquement intéressante, qui va emmener Camilla de découverte en découverte comme nous d'ailleurs, lectrices et lecteurs.
Un livre sur l'adoption, les conséquences fatales des fausses rumeurs, la société coréenne, avec en prime de beaux poèmes que je conseille à tous les curieuses et curieux de la Vie.

"Le papillon blanc n'a pas peur de la mer,
car personne ne lui a dit combien elle est profonde."
*Pour qui serait intéressé par cette nouvelle, elle est disponible en anglais sur internet.
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rabanne
  12 août 2019
Parce que toutes les histoires sont différentes.
"Comment commence une histoire ? En se représentant un absent, qui n'a laissé qu'un contour."
Celle de Camilla, américaine d'origine sud-coréenne de 21 ans, adoptée à l'âge de six mois, la mènera à la recherche de sa mère biologique, de ses racines, par-delà la mer. Une quête d'identité qui se révélera aussi courageuse que tumultueuse, tragique qu'exaltante, obsédante que salvatrice, éprouvante que résiliente...
Roman décliné en trois parties, dotées de narrateurs différents, entremêlant passé et présent, secrets et mensonges, traumatisme et inconscient, réalisme et imaginaire.
Un récit qui nous immerge également dans les différences socioculturelles, psychologiques et affectives des protagonistes.
Je me suis parfois perdue dans la narration de la seconde et troisième partie, bien qu'il y ait une intention de l'auteur finalement pertinente (savoir "lire ce que je n'ai pas écrit dans le roman", sic). La foule des personnages (noms coréens, liens), les flash-backs et répétitions ont pu créer aussi une certaine confusion dans mon esprit... Mais cette plume intimiste et poétique m'a beaucoup plu.
Parce que chaque histoire est différente.
[Je mentirais si je disais n'avoir pas craint d'aborder ce roman, n'avoir pas voulu en repousser la lecture. Or, le traitement fictionnel du sujet et le ton propre de l'auteur m'ont gardée à distance - d'un certain "mimétisme" et d'une charge émotionnelle envahissante.
Je tiens à remercier trois de mes ami.e.s, qui me sont particulièrement précieux par ici et qui se reconnaîtront, de m'avoir dirigée vers cette histoire, avec tant de délicatesse !]
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le_Bison
  12 août 2019
« Mon existence même est peut-être une erreur dès le départ. »
Je m'avance sur le sable, le soleil couchant illumine les vagues venues s'échouer à mes pieds. le regard porté sur l'horizon, les souvenirs tentent de remonter à la surface. Elle vient de perdre sa mère, quelques cartons et une vie antérieure se dépoussière. de ces cartons échoués dans son appartement, beaucoup d'interrogations relatives à sa mère adoptive surgissent du passé. Et comment ne pas douter de sa propre existence lorsque l'on ne sait pas les raisons d'un abandon dans un orphelinat là où ce même soleil est en train de se lever, à l'autre bout de l'océan Pacifique, là-même où d'autres vagues, peut-être les mêmes s'échouent sur le rivage de la Corée.
Elle s'appelle Camilla, comme les fleurs de Camélias. Une photo sur laquelle posent deux personnes, elle et sa mère, devant un massif de camélias. A vingt et un ans, elle a besoin de connaître la vérité sur son histoire, sa mère sa naissance. Et ce n'est qu'en foulant la Corée qu'elle pourra trouver un semblant de réponse. Parce que toutes les histoires sont différentes…
La première partie du roman centrée autour de Camilla, cette fleur de camélias échouée sur la côte des States, est un mélange de poésie et d'onirisme. La plume est belle, envoutante. Elle m'a capté par son histoire, par ses mots. L'histoire se poursuit ensuite, Camilla se retrouve en retrait, les rumeurs, les actes irréversibles, la réalité beaucoup moins belle que l'onirisme du début, je me suis trouvé moi également en retrait, comme un peu perdu sur cette nouvelle terre, ces nouveaux noms (si tout le monde s'appellerait Kim, ça serait plus simple, tout de même), mais peu importe puisque le rôle de la mer est de faire des vagues.
Et puis, j'adore le titre de certains chapitres aussi poétiques que mystérieux :
- Un poisson couleur aurore, dans la mer, sous un clair de lune bleue
- Tantôt des pommes, tantôt de petites lanternes
- le mot paix… le mot douleur
- La bibliothèque au fond de la mer
- Combien de temps la nuit et le jour doivent-ils rester enlacés pour ne faire plus qu'un ?
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sabine59
  02 avril 2018

Encore une superbe découverte sud-coréenne! L'auteur s'est fait d'abord connaître à travers ses poèmes, et cela se ressent fortement dans ce livre, au style imagé, délicat, presque onirique.
Mélancolique et envoûtant parcours que celui de Camilla, enfant coréenne adoptée par un couple américain. Elle a toujours rêvé sa véritable mère et a souffert de ne rien savoir d'elle. A vingt et un ans, après la mort de sa mère adoptive, elle trouve par hasard dans des cartons contenant ses affaires personnelles une photo d'elle bébé avec celle qu'elle imagine être sa mère.
S'ensuit alors une quête identitaire, elle part en Corée, dans une ville portuaire, où sa mère, elle l'apprend, était élève du lycée. Elle a accouché d'elle à seize ans et beaucoup de zones d'ombres demeurent la concernant, surtout que personne ne veut parler d'elle.
le roman oscille alors dans la deuxième et troisième parties entre passé et présent, entre Camilla qui retrouve son identité natale , la narration passant du" je" au" tu" et l'évocation de sa mère, adolescente meurtrie et solitaire.
C'est cet aspect qui m'a un peu embrouillée, le texte devient confus mais je pense que c'est volontaire, les deux destins mère -fille fusionnent ainsi.
J'ai beaucoup aimé cette histoire, bouleversante et qui touche en profondeur, imprégnée de poésie , d'une tristesse aquatique qui nous submerge. La note de l'auteur à la fin m'a interpelée.
A travers ce livre, une pensée émue pour toi, Anne...
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totopinette
  05 mars 2019
Le titre de ce roman me semblait très poétique et très doux, c'est pour cette raison qu'il était dans ma PAL. J'adore lire des histoires d'enfants adoptés en quête de leur identité, donc ce fût un plaisir, pour moi, de tomber sur ce roman lors de mon tirage au sort. Pourtant, ce n'est pas un coup de coeur. Loin de là ! Quel dommage … /
La première partie du roman m'a beaucoup plu. Bien que j'ai lu deux romans à la fois, à chaque fois que j'y revenais c'était un vrai plaisir. L'histoire de Camilla m'avait transportée. Ce n'était pas spécialement dynamique, mais on découvrait des éléments … il y avait un peu de suspens ! L'auteur a su attiser mon intérêt. Mais les seconde et troisièmes parties m'ont vraiment déçues. Ça m'a déstabilisée de suivre d'autres protagonistes plutôt que Camilla. Ce roman était son histoire, donc j'aurais voulu l'avoir jusqu'au bout. le changement a été trop radical, presque brutal. Ça m'a complètement coupé de l'intrigue. Il aurait peut-être mieux fallut entrecouper les chapitres de différents points de vue pour que ce soit moins brutal et pour que Camilla ne nous manque pas … jusqu'à la fin ! J'ai fini par le lire de travers tant tout ce que je voulais c'était de retrouver Camilla. Elle avait encore tant de choses à dire, tant de choses à découvrir et tant de ressentis à nous faire partager. C'est vraiment décevant d'avoir écarté son personnage, à ce point.
Du coup, je dirais que c'est un roman en dent-de-scie. La première partie est parfaite alors que les suivantes ne lui arrivent pas du tout à la cheville. Ça devait être poétique et doux, mais je ne garde pas le souvenir d'un roman plein de douceur. En réalité, j'ai peur de n'en garder aucun souvenir …
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Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   12 août 2019
Sans réfléchir, j’ai lu à haute voix le poème Comme le vent qui s’en va après avoir rencontré la fleur de lotus :

Ayons des regrets
Mais pas trop,
Juste un peu.

Séparons-nous,
Mais pas pour toujours,
Espérons nous retrouver,
Même dans l’au-delà.

Pas comme le vent,
Qui vient à la rencontre de la fleur de lotus,
Mais comme le vent
Qui s’en va après l’avoir rencontrée…

Pas comme le vent
Qui s’en va
Après l’avoir rencontrée avant-hier,
Mais comme le vent
Qui s’en va,
Après l’avoir rencontrée deux saisons plus tôt.
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rabannerabanne   11 août 2019
- Vous trouvez ça idiot ? intervint Seo. Ne vous méprenez pas, "une bonne mère et une épouse vertueuse" est une expression toute faite ici en Corée. Cela signifie seulement "une femme exemplaire". Autrefois, c'est ainsi que l'on qualifiait les mères des familles nobles qui avaient contribué à la réussite de leurs fils au sein de la société.
- Cette formule n'a donc rien d'idiot, répond Yuichi, puisqu'elle signifie que ce pays est un véritable paradis pour les hommes !
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rabannerabanne   11 août 2019
J'ai l'impression que les moments du passé restés enfermés ici jusqu'à aujourd'hui se disputent tous pour être les premiers à sortir par la porte entrouverte, avant de finir par se dissoudre. (...) Étrangement, un sentiment de perte m'envahit, comme si un trou béant venait de se former en plein milieu de ma poitrine.
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rabannerabanne   11 août 2019
Les mauvais souvenirs me hantent encore, mais je lui dirai que ce ne sont que des nuages de passage dans un ciel d'été, comme avant l'orage, et que maintenant je suis devenue une jeune femme jouissant d'une assez bonne réputation, elle regretterait de me perdre encore une fois.
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le_Bisonle_Bison   11 août 2019
Mon existence même est peut-être une erreur dès le départ.
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