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EAN : 9782267044522
280 pages
Christian Bourgois Editeur (19/08/2021)
3.59/5   190 notes
Résumé :
Nous sommes en France, à la fin des années 1990. Dans une ville de banlieue pavillonnaire, une adolescente regarde passer les trains qui filent vers la capitale. Elle a des projets plein la tête : partir, devenir hôtesse de l'air ou avocate et surtout, plus urgent, s'acheter des vêtements de marque. Mais comment faire quand on n'a pas assez d'argent de poche et que la vie dont on rêvait se révèle être un champ de cactus ? Pour le moment, sa famille vacille et ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
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Kittiwake
  17 septembre 2021
Elle a quatorze ans, une mère dont la dépression ne s'arrange pas lorsque le père les quitte, une soeur rebelle, deux frères, l'un obsédé par la guerre et l'autre handicapé.
Mais ce qui lui pèse le plus, ce sont les habitudes de consommation de la mère, qui refuse de tomber dans les pièges grossiers posés sur sa route dans les rayons des magasins (et en 1990, c'est moins tendance qu'en 2020, et carrément craignos de s'exhiber avec des sous-marques, qu'elles concernent des vêtements ou des compotes).
Comment réaliser ses rêves de Reebock, ou de sac Vialhero ? C'est Nelly, une fille du collège qui lui propose de se faire de l'argent de poche facile : elle intègre le réseau Magritte…
L'histoire met mal à l'aise, les mots sont crus, émis par une gamine de quatorze ans pour décrire ce qu'elle vit au quotidien auprès des « zguègues » qui la reçoivent dans leur voiture le temps d'une gâterie ! Et la désinvolture apparente de l'adolescente est édifiante. Et pourtant il y a derrière le récit explicite, un art de manier l'humour qui détend un peu l'atmosphère glauque du roman.
Cependant, même si elles ont un sens dans l'histoire, les scènes de sexe sont un peu trop insistantes, et il existe une certaine complaisance à en rajouter.
Avis mitigé donc pour ce roman qui a malgré tout de dénoncer la prostitution adolescente.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Christophe_bj
  24 août 2021
Dans la banlieue nord de Paris, entre Sarcelles et Montmorency, une jeune fille parfois appelée Tennessy, passe une adolescence troublée entre ses parents qui divorcent, sa mère déprimée, sa grande soeur qui quitte la maison pour l'Espagne à à peine dix-huit ans, et ses deux frères plus jeunes dont l'un a un handicap mental. Pour pouvoir se payer des marques, la jeune fille ne va pas hésiter à se prostituer, tout en rêvant à l'amour. ● Ce roman fait parler de lui et il est vrai qu'il a un ton, que son autrice possède une voix. ● On se laisse facilement embarquer dans la vie chaotique de la jeune narratrice, qui restitue bien les émotions et les complexes de l'adolescence, passant souvent du coq à l'âne sans toujours faire attention au lecteur, ce qui n'est pas gênant car on rattrape toujours le fil. ● Mais malheureusement, comme souvent quand on est en présence d'une forte empreinte stylistique, c'est du côté de l'intrigue que le roman pêche. Car celle-ci est plus que maigrelette, quasi-inexistante à vrai dire. On est plus dans la chronique du quotidien que dans le roman. ● C'est dommage, s'il y avait eu une vraie intrigue charpentée, une tension narrative, alors le livre aurait été une magnifique réussite. En l'état, il n'en est qu'une demie. Attendons le deuxième roman de Salomé Kiner.
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JustAWord
  27 décembre 2021
C'est par l'envie que commence l'histoire à priori banale de Grande couronne de Salomé Kiner. L'envie d'une adolescente de quatrième d'avoir les mêmes fringues et les mêmes chaussures de marques que les autres dans la cour de récré et lors des sorties entre filles.
Alors au lieu de se faire payer pour rédiger le devoir des autres, notre narratrice — que l'on ne connaîtra que par son nom d'emprunt, Tennessy — va faire un choix plus radical, celui d'une prostitution qui ne dit pas son nom.
Avec ce premier roman aussi cru que éminemment humain, la primo-romancière nous place dans les baskets d'une ado de la fin du siècle dernière, à la veille du bug de l'an 2000 et d'une certaine ambiance de fin du monde aujourd'hui ridicule et douce-amère.
Pour notre jeune héroïne de banlieue pavillonnaire, sa famille de classe moyenne ne suffit plus et la consommation autour d'elle prend des allures d'obligation sociale, préfigurant déjà un XXIème siècle où les marques ont gagné la guerre.
Mais revenons d'abord à ce virage vers l'abject. Sans apitoiement et sans voyeurisme, Salomé Kiner dit l'impensable, ce qu'une gamine pourtant intelligente (mais naïve) est prête à faire pour s'intégrer parmi les autres, par conformisme et par mimétisme.
En adoptant le surnom de Tennessy, la jeune fille intègre le groupe Magritte après un « entretien » d'embauche avec un mac, Miguel, qui la viole au passage tant qu'à faire. Mais elle, tragiquement, ne se rend pas compte de la gravité de l'acte, cette sodomie sur un parking qui la fait rentrer chez elle sans culotte et sans pantalon, plus honteuse à l'idée que sa mère la retrouve dans cet état que véritablement préoccupée par cette perte brutale d'innocence qui est la sienne en cet instant.
Tennessy va donc faire des fellations à des inconnus, des zguègues, contre de l'argent et l'assurance de pouvoir se payer ce qu'elle veut comme elle veut.
De l'éjaculateur précoce à la brute dominatrice et fétichiste, la jeune fille va devenir une femme sous les coups de boutoir d'une réalité sordide et honteuse où la femme est un instrument pour des (jeunes) hommes au fond tout aussi misérables qu'elle.
Quelque chose va mal dans la société dans laquelle vit Tennessy, et ce n'est pas seulement lié au sexe.
Derrière la plongée de Tennessy dans ce milieu perfide et écoeurant, on trouve toute la difficulté d'être une femme dans les années 90. La famille de l'héroïne n'est pas une famille pauvre à proprement parler, c'est une famille moyenne, banale avec son père démissionnaire qui finit par quitter la maison en laissant en plan sa femme et ses quatre enfants. Dès lors, par les yeux de Tennessy, on assiste à la lente destruction d'une mère de famille qui perd pied et qui se raccroche à une dernière illusion : faire en sorte que sa fille trouve quelque chose de mieux qu'elle pour l'avenir. Notre narratrice, elle, grandit à marche forcée, pas seulement en branlant des hommes dans des voitures au milieu de nul part, sur des parkings ou dans la forêt, mais aussi en devenant mère de substitution pour un frère avec un retard psychomoteur, pour un autre qui passe sa crise d'adolescence à travers des jeux/films de guerres. Un mère de substitution qui regardera partir sa soeur aînée vers un mirage lointain et absurde, condamnée à se noyer dans une médiocrité déjà écrite par avance pour elle.
Grande couronne, c'est aussi l'effondrement d'une cellule familiale qui essaye de tenir grâce à la ténacité d'une gamine et les dernières forces d'une mère à bout que plus rien ne retient. C'est la démission des obligations parentales et le début des emmerdes pour des gamins laissés à la merci de problèmes d'adultes.
Salomé Kiner mêle tous ces sentiments forts et terribles avec une plume ample, déliée, souvent crue qui explique les évènements en face et regarde les pires choses dans les yeux pour en dénouer toute la complexité. Ainsi, Tennessy rencontre Chanelle, une autre jeune fille qui suce et branle des mecs pour exister/consommer. La situation pour Chanelle n'est pas la même mais le destination finale ne change pas : ferrer un type pour sortir du cauchemar. Mais est-ce la vraie réponse au problème qui les ronge ?
La roman ne cesse de s'interroger sur l'avenir de Tennessy, sur ce qui s'offre à elle, sur ce que la société peut pour elle et ce qu'elle peut espérer pour le futur quand elle-même ne voit aucune porte de sortie se profiler au loin.
Ses rêves finissent par être à l'aune de la médiocrité de son existence.
Elle fantasme sur un livreur de pizza fumeur de joints et éprouvera sa première nuit d'amour sans comprendre le sens même de ce mot.
Le tragique dans Grande couronne réside surtout dans ce constat terrible d'une gamine qui découvre l'amour et le sexe par la perversité et la brutalité, et qui n'arrive même pas à comprendre qu'elle mérite mieux, qu'elle aurait du avoir mieux que ça, que tout va terriblement de travers là-dedans.
C'est la révolte qui anime souvent le lecteur en parcourant les pages du roman, saisit par la rudesse impitoyable de la vie de Tennessy et son passage à l'âge adulte dans une société égoïste, dégoûtante et humiliante où l'argent est roi, où la marque fait de vous une fille populaire et où l'on jette la personne après usage.
Avec une ironie mordante, les grandes figures de l'art francophone deviennent les observateurs silencieux d'une descente aux enfers inéluctable, de Magritte à Delacroix en passant par Saint-Exupéry, plaquées sur des billets qui asservissent et avilissent ou prêtant leur nom à des groupes abjects d'où le beau est absent. Finalement, les promesses technologiques de l'époque, Tam-Tam et autres Minitels, ne sont que des illusions passagères à la mesure de cette prostitution-consommation qui ne résout rien et aggrave tout.
La vie de Tennessy, en forme d'apprentissage terrible, est une grande désillusion, une grande capitulation, sur l'amour et sur la famille mais aussi sur cette société qui voyait le XXième siècle comme la fin d'un cycle alors qu'il n'annonçait que les pires travers du prochain. Grande couronne regarde la fin de l'innocence sans complaisance, l'affronte et l'expose dans sa nudité adolescente et s'interroge : Quel avenir pour les Tennessy d'hier et de demain ? Quel avenir pour ceux qui n'en ont jamais eu ?
Grande couronne impressionne par sa justesse et son ton à la fois cru et émouvant, où l'on grandit trop vite et trop brutalement avec une gamine de quatorze ans qui se retrouve projeté dans des problématiques d'adultes qui la dépassent et la dépècent.
Salomé Kiner signe un premier roman dur et bouleversant qui se lit d'une traite entre nostalgie, tristesse et fascination.
Lien : https://justaword.fr/grande-..
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Bazart
  17 août 2021
La narratrice de Grande couronne est une adolescente de la fin des années 1990. Elle regarde passer les RER en partance pour Paris pour oublier que sa famille se disloque.
Pour gagner de l'argent de poche, elle va rejoindre avec ses amies une organisation clandestine au collège, les « Magritte ».

Pour la rentrée littéraire, les éditions Christian Bourgois publient l'excellent premier roman de Salomé Kiner, Grande Couronne.
Pour la petite histoire, il faut savoir que Salomé Kiner, journaliste qui travaille pour des médias suisses, a fait parvenir directement par courrier son premier manuscrit à l'éditeur qui s'est empressé d'accepter de l'éditer
Grande couronne donne voix à une adolescente des années 1990, prête à tout pour s'extraire de sa vie banlieusarde terne, entre des parents qui se séparent et une envie de s'offrir des biens matériels difficiles à acquérir légalement
Cette gamine de 14 ans d'une cite pavillonnaire aussi attachante qu'agaçante est en révolte contre la terre entière et fantasme sa vie à coups de marques et de choses futiles mais qui ne semblent pas l'être pour elle
Ce roman d'apprentissage ne pourra que séduire les nostalgiques des années 1990, dans cette peinture sans fard d'une adolescence à vif, et d'une classe sociale en marge qui fait parfois penser à du Virginie Despentes
Notre héroïne est animée d'une une énergie sans pareille et un humour qui fait mouche et entre découverte de la sexualité et apprentissage .
Dans ce récit brutal d'une jeune femme qui considère l'amoralité comme une manière d'être et même un véritable mode de survie, on est frappés par le
sens de la formule, l'acuité du regard sur les gens et les choses de Salomé Kiner.
Belle surprise de cette rentrée littéraire, Grande Couronne brille par cette plume trempée dans l'acide qui bouscule et bouleverse en même temps !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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alexb27
  13 octobre 2021
Il y a un petit air de « leurs enfants après eux » de Nicolas Mathieu dans ce premier roman (l'adolescence, les années 90, un certain ennui) mais la plume, acérée, virevoltante est bien celle de Salomé Kiner. Une plume qui claque pour dénoncer l'appât des marques chez les jeunes (jusqu'à y laisser leur innocence) et la vie dans les grands ensembles péri urbains, entre rêves, espoirs et désenchantement.
La plume se fait plus tendre pour raconter Tennessy, sa famille (en pleine décrépitude) et ses copines délurées. Elle devient explicite pour relater les premières expériences (et premières désillusions) de la jeune collégienne, qui finit par tracer sa route, non sans humour (heureusement !). le sujet du livre reste terrifiant (difficile de ne pas se projeter quand on a une ado à la maison).
C'est cru, difficile, ça choque, agace, bouleverse…
Soit tous les marqueurs d'un roman qui ne s'oublie pas (décidément je ne fais que des bonnes pioches dans mes lectures de premier roman 😉).
Une autrice à suivre…
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critiques presse (2)
LeMonde   20 septembre 2021
Un premier roman fonceur et culotté.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaLibreBelgique   20 août 2021
Salomé Kiner signe avec "Grande couronne" un roman initiatique énergique et teinté d’humour.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
babel95babel95   07 octobre 2021
- La date de péremption c'est une arnaque du marketing, disait ma mère en fourrant son poison au fond de nos cartables.
Arnaque ou pas, je mangeais mon goûter cachée dans les toilettes. Pendant que mes camarades rouaient la porte à coup de poings, je m'empiffrais, les poches pleines de fruits secs, de biscuits au sésame, de Balisto dans les bons jours. C'était pas les goûters de ma mère qui me posaient problème. Il y en a même que j'aimais bien. Mon problème, c'était les autres. Ca a toujours été les autres. Leurs yeux cireux de poissons morts sur vos moeurs particulières, la vénération des vies droites et la religion cathodique. Leurs pères, premiers sur les courts de tennis, leurs mères, toutes assistantes de direction. Leurs virées à Auchan, les allées de gravier brossé, le papier peint relief, les casseroles en cuivre assorties, les doubles bols olives-noyaux. Et la moquette dans les chambres à coucher. Chez moi, j'avais du lino gris chiné. C'est plus facile à nettoyer, disait ma mère. Tu m'étonnes : même quand c'est propre, c'est sale.
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babel95babel95   07 octobre 2021
J'attendais qu'elle aille aux toilettes pour me ruer dans le salon. Je ramassais les mouchoirs sales, les tasses ébréchées, le pilulier, la couverture Air France, je poussais les cendres dans l'âtre, retapais les oreillers et ouvrais les rideaux pour faire entrer le soleil : en octobre les premières feuilles tombent des arbres en tournoyant comme des hélices mais l'air est tiède et lumineux. Elle fermait tout en revenant. Quelque part, je crois qu'elle voulait disparaître, qu'elle ne voulait plus être mère, ni être humain. Cette existence ne l'intéressait plus.
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VincentGloecklerVincentGloeckler   16 août 2021
Ma mère devait préparer le dîner, je l'ai suivie à la cuisine. je lui ai récité les grands principes de la démocratie, elle avait l'air d'accord et satisfaite, j'ai saisi l'occasion pour lui faire part de mes projets professionnels, le tailleur Air France et les talons carrés. Elle est restée bouche bée, sa patate à la main, l'économe en suspens. Elle portait le même jean tous les jours : elle l'avait en trois exemplaires plus ou moins délavée selon leur ancienneté. un mouton de poussière s'était pris dans sa frange. ses racines grises pointaient sous la coloration que ma soeur lui posait à genoux dans la baignoire. Elle m'a toisée.
- Tu vas vraiment te choisir un métier en fonction d'une tenue ?
j'ai dit Bah oui, et je n'y voyais pas d'inconvénient. Elle n'a pas eu la force de me répondre. Je l'ai vu à ce mouvement de tête qu'elle a quand elle choisit de regarder au loin, de fixer un ailleurs imaginaire où elle n'est pas mère de famille nombreuse accablée par le poids des enfants. Elle a fini sa pomme de terre, en a repris une autre, j'ai observé ses mains blanchies par l'amidon et j'ai pensé qu'il n'y aurait jamais de tarmac ni d'épingle à chignon parce que je finirais ma vie cul nu sur un parking handicapés, regrettant dans ma solitude les jeans élimés de ma mère et l'odeur du tofu soyeux.
(p.42)
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JustAWordJustAWord   23 décembre 2021
Je n'étais pas born and raised, j'étais plutôt born erased : je venais d'une zone qui ne figurait pas sur les plans de métro, ni sur ceux du RER. Malgré tout je m'étais rapprochée de mon rêve, même si je longeais tous les jours les roulottes des prostituées du boulevard.
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MysterfoolMysterfool   18 septembre 2021
J’ai planté un eucalyptus sur le tapis roulant des rêves de ma vie. J’ai appliqué les techniques que Chanelle m’avait enseignées pour pratiquer les gorges profondes. J’ai respiré par le nez. Calmement. Plusieurs fois. J’ai descendu la main plus bas, j’étais sèche comme le Sahara. J’ai respiré un peu plus fort, j’ai eu un premier haut-le-cœur, j’ai vu le costume Bouygues de Lionel. J’ai chassé les visions de Magritte en pensant à René, ses mains gantées de cuir sur la boîte à pizza. Avec l’odeur du fromage j’ai eu un second haut-le-cœur. Diane m’avait raconté qu’elle avait rencontré l’orgasme en écoutant la voix de Moos, Au nom de la rose, Mon amie la femme, Prête-moi ton corps, Pour écrire des choses. J’ai dessiné tout l’alphabet entre mes jambes. La nausée continuait. Sur le poster, on devinait la culotte de la ballerine sous le tulle blanc de son tutu. J’ai fixé l’affiche : les lettres de Casse-Noisette dansaient sous le ciel étoilé. J’ai abandonné ma séance.
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« Lire un livre qui nous plaît, c'est formidable, mais rencontrer l'auteur ou l'autrice, c'est une double chance ! »
Ce mois-ci Bienvenue au club s'est rendu à Manosque, au club de lecture de la médiathèque d'Herbès, en lien avec le festival des Correspondances de Manosque. Un club un peu particulier puisqu'il accueille un auteur en résidence. Cette fois, c'est Salomé Kiner qui s'est prêtée à l'exercice en soumettant une liste de lecture aux membres.
Ce mois-ci les membres nous parlent de: Je suis une fille sans histoire - de Alice Zeniter aux éditions L Arche Beauté fatale - de Mona Chollet aux éditions de la Découverte Les Vilaines- Camila Sosa Villada aux éditions Métailié La guerre n'a pas un visage de femme - de Svetlana Alexievitch aux éditions J'ai Lu Lait Noir – d'Elif Shafak aux éditions Phébus
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