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Francois Thibaux (Traducteur)
ISBN : 2749901847
Éditeur : Michel Lafon (18/10/2004)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Décembre 1920. Mary Russell atteint sa majorité, entre en possession de son héritage, et décide de goûter enfin les plaisirs de la liberté. Sa première escapade s'impose d'elle-même : Londres et ses rues tentaculaires qu'elle aime sillonner, en pleine nuit, de préférence grimée en homme et affublée de vieilles nippes dépareillées. Une camarade d'Oxford réussit pourtant à l'entraîner aux réunions d'une secte féministe dont les recrues sont toutes élégantes, riches, e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
belette2911
  24 août 2018
Tiens, voilà un roman que j'avais lu et dont je n'ai même pas pris la peine de rédiger une chronique en son temps...
Pourtant, je revois encore le bandeau-titre rouge proclamant "Vive la King. Laurie R. King gagne du terrain sur sa rivale Patricia Cornwell".
Rien qu'avec ma première expérience de lecture du duo improbable qu'était Holmes et Mary Russell, ajouté avec la référence à Patricia Cornwell, j'aurais dû sentir la couille dans le pâté et passer mon chemin, mais que voulez-vous, quand on collectionne les apocryphes holmésiens...
Bon, avant de dire des méchancetés, parlons des bonnes choses qu'il y a quand même à dire sur ce roman : l'ambiance qu'ils règne en Angleterre après la Première Guerre (hommes cassés, drogués, traumatisés, mutilés,...) ainsi que la description de la condition des femmes en 1920.
Une partie du boulot est fait, mais il reste encore tellement à faire pour que nous ayons un peu plus de droits.
Pour les porteurs de service trois-pièces de l'époque (et pas qu'au temps de Victoria), nous sommes faibles intellectuellement, nous devons être soumises à nos maris, sous leur protection...
Encore un peu, on verrai déjà s'agiter le spectre des K.K.K - non pas le Ku-Klux-Klan  cher à Trumpette, mais le tout aussi terrible "Kinder, Küche und Kirche" (enfants, cuisine et église) cher à certains claqueurs de talons et au bras raide tendu devant eux.
En ce temps-là, les femmes foutues à la porte par leur cher et tendre époux sont à la rue, sans revenus, sans droits, sans rien que leurs yeux pour pleurer, mais d'autres femmes sont là pour veiller et aider leurs consoeurs à sortir de la misère.
Veronica Beaconsfield fait découvrir ce petit monde à Mary Russel, qui à l'aube de sa majorité, attend toujours de toucher son héritage et s'est, en plus, disputée avec Sherlock Holmes.
Comment ces deux-là vont-ils se retrouver ? Grâce aux crimes ignobles qu'il va y avoir dans ce temple féministe. Qui a dit que le crime ne payait pas ??
Si le premier opus était "passable", le deuxième est plus lourd et moins bon.
On nous présente Mary Russel comme une jeune fille intelligente, débrouillarde, une sorte de Sherlock Holmes en version femme et il y a des moments où je l'ai trouvée peu inspirée, maladroite, lente d'esprit et elle m'a couru sur le haricot à force de nous répéter tout son amour pour le détective, qui, en 1920, à plus de 60 ans, alors qu'elle n'en a que 21 (même pas).
Holmes lui, a perdu de sa superbe et à plus les traits d'une nounou devant s'occuper de sa jeune élève que du détective brillant de Baker Street. À se demander qui va devoir changer les couches de qui...
Il a dû paumer son ton caustique, son ironie grinçante, son excentricité, bref, tout ce qui fait LUI. Je n'ai rien contre un Holmes amoureux, mais pas en version fleur bleue non plus, et là, nous n'en sommes pas loin.
Dois-je vous parler de ce pauvre Watson qui n'a qu'un petit rôle, et c'est tant mieux, parce que le pauvre vieux en a pris un coup niveau intelligence, puisqu'il est décrit comme un crétin... Un peu comme le Watson dans les vieux films avec Basil Rathbone. Honteux et pas canonique un Watson imbécile.
Mais bon, trêve de méchanceté, faut encore nous résoudre cette enquête qui traine un peu en longueur, où il y a trop de blablas insignifiants qui ne font avancer aucune cause, ni celle de la femme ni celle de l'enquête, sans oublier qu'on nous balance des faits sans nous préparer, comme ça, hop, ni vu ni connu j't'embrouille et je te balance dans les dents que Holmes a eu un fils (avec qui ? Quand ?) et qu'il est mort.
Point à la ligne, merci, on passe à autre chose.
Puisque c'est ainsi, revenons-en à notre société de femmes prêtes à changer la société : ben, une fois la parlotte terminée, ça cause chiffon, ça parle pour ne rien dire, donnant presque raison à ces mâles qui les voient comme des créatures intellectuellement déficiente, sans compter que ces femmes ont plus des airs d'agnelles que de Rambo prête à rejouer une journée en enfer.
Et puis, j'ai parfois eu l'impression que l'auteur traitait ce sujet par-dessus la jambe, comme si, après avoir bien commencé à nous parler de ces sujets brûlants, elle passait à autre chose de moins important.
Quant à Holmes, il ne trouve rien de mieux que de demander la main de celle qu'il considérait un peu comme sa fille, pas parce qu'il l'aime (qu'il dit) mais pour ne pas que ça jase, une jeune fille qui bosse avec un homme d'âge plus que mûr. Et si je crois celle-là, tu m'en racontes une autre ??
Un 4ème de couverture qui m'avait mis l'eau à la bouche en son temps et qui, comme un politicien en campagne électorale, n'a pas tenu ses promesses et a fait un gros PCHIITTT en se diluant dans tous les sens.
Allais-je être assez dingue pour acheter et lire le 3ème tome ?? le suspense ne sera pas à couper au couteau puisque j'ai été assez dingue que pour relui ce deuxième tome (en diagonale, n'appelez pas l'asile, merci).

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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enigma78
  15 avril 2012
L'histoire se déroule en 1920, en Angleterre, quelque année après le ravage de la première guerre mondiale. Notre protagoniste, Mary Russell va bientôt atteindre sa majorité, 21 ans. En attendant d'obtenir sa fortune léguée par ses parents, elle vit au croché de sa tante.
Après avoir terminé sa thèse pour Oxford, Mary décide de profiter de son temps libre pour rejoindre son ami, Sherlock Holmes à Londres. Après une dispute avec celui-ci, elle s'enfonce dans les rues sombres de Londres. Par chance, elle croise une ancienne amie d'Oxford, Veronica Beaconsfield.
Cette dernière va l'héberger et lui faire découvrir un cercle auquel elle appartient, qui consiste entre autre à aider les femmes sans ressources, sans foyer, le plus souvent à cause de la brutalité de leur mari. Ce cercle de nature religieuse et féministe, le « nouveau temple de Dieu » est dirigé par Margery Childe.
Des discours assez « féministes » sont proclamés par cette dernière, elle réajuste la place de la femme dans la Bible, parle d'amour et de politique. Ce temple reçoit évidemment beaucoup de succès auprès des femmes en cette année de 1920, où la place de la femme dans la société était très limitée.
Mary, va écouter, participer passivement au cercle, jusqu'à l'étrange assassinat de l'une des adeptes du Temple, Iris. Cette dernière n'est pas la dernière des adeptes à être morte dans d'étrange circonstance. Ces femmes mortes, ont toutes un point commun, elles ont en partie légué leur fortune par testament au temple... Mary et Sherlock Holmes vont alors mener l'enquête, allant de révélation en révélation..
L'auteure nous décrit un Londres lugubre, à une époque où beaucoup d'hommes revenus de la guerre se droguent. Les femmes se battent pour obtenir plus de droit et de reconnaissance. En effet, jusqu'au début du XXe siècle, les femmes étaient considérées comme des êtres faibles intellectuellement, sous la « protection » de leur mari, leur devant obéissance. Cet essor de revendication féministe est notamment incarné ici par la figure de Margery Childe. Ces cercles féminins étaient caractéristiques de cette époque, avec notamment les Suffragettes. Nous sommes dans une période difficile pour les femmes, où donner son opinion (politique) peut être mal perçu. Force est de constater que les femmes obtinrent le droit de vote en 1918 et seulement pour les femmes de plus de trente ans. L'intrigue est fluide, cependant j'ai trouvé que cela manquait parfois de rebondissement pour un roman policier. L'auteure s'attarde plus sur la psychologie des personnages.
Mary, est une jeune femme mature, brillante et débrouillarde. Elle aime s'habiller en homme pour se fondre dans la masse et peut-être pour être mieux écouté d'eux, comme beaucoup de féministes le feront.
De plus, je me suis beaucoup attaché à Sherlock Holmes, personnage mythique de l'époque victorienne.
Leur relation tout au long du livre est ambigüe, entre chamaillerie, amitié et peut être plus… comme dit le proverbe « qui aime bien, châtie bien ».
Le livre est bien écrit, L'écrivaine s'applique à respecter le style attendu pour cette époque. Les chapitres sont courts, ce qui permet de s'arrêter rapidement dans notre lecture.
En conclusion, j'ai bien aimé ce roman, mais je m'attendais à une enquête plus palpitante, cependant j'ai été sous le charme avec l'ambiance de Londres et des « féministes ».
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GribouilleChat
  06 janvier 2011
Mary Russell, est à la veille de son vingt-et-unième anniversaire : bientôt elle sera libérée de la tutelle de sa tante et de la pingrerie de celle-ci en même temps qu'elle touchera l'héritage de ses parents. Elle a également terminé la thèse qu'elle doit défendre peu après à Oxford. Pour fêter ces heureux événements, le voilà partie à Londres sur les traces de son ami, maître et mentor, Sherlock Holmes. Mais elle est loin d'imaginer ce qui l'attend : après un échange avec le célèbre détective, qui la déstabilisera dans ses certitudes les mieux ancrées, elle rencontre un ancienne camarade d'Oxford qui l'emmène dans une sorte d'église féministe dirigée par une certaine Margery Childe. Mais dès l'abord, Mary trouve suspects les agis-sements de certaines adeptes et quelques décès accidentels lui paraissent trop opportuns. Elle se lance donc dans une enquête personnelle dont elle ignore les développements dramatiques.
Ce 2e épisode des aventures de Mary Russell et Sherlock Holmes est, comme le premier, enlevé et brillant : le rythme ne faiblit jamais et, jusqu'à la fin, on s'interroge sur les tenants et aboutissants de l'enquête. On découvre les suites de la guerre : la drogue dans laquelle sombrent de nombreux anciens combattants, la condition de la femme exclue à nouveau des postes qu'elle avait occupé pendant le conflit mais bien décidée à se battre pour ses droits…
Bien sûr, les puristes ne pourront que contester violemment la dimension sentimentale du roman mais cet aspect ne déplaira sans doute pas à de nombreux lecteurs, ravis de découvrir un Sherlock Holmes plus humain.
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steph42
  16 novembre 2015
Assez sympa une enquête menée avec Holmes agréable à lire mais pas bouleversant
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Laurie R. King répond aux questions de Barbara Peters. 1/6
Non sous-titré.
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