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ISBN : 2070119998
Éditeur : Gallimard (19/08/2010)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 401 notes)
Résumé :
Automne 1945, alors que les Alliés se sont entendus pour occuper Berlin et le reste de l'Allemagne, une compagnie de militaires français emmenée par le capitaine Louyre investit le sud du pays. En approchant de la ville où ils doivent prendre leurs quartiers, une ferme isolée attire leur attention. Les soldats y font une double découverte : une adolescente hirsute qui vit là seule, comme une sauvage, et le corps calciné d'un homme. Incapable de fournir une explicati... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (97) Voir plus Ajouter une critique
zwyns
06 avril 2016
Allemagne 1945,la capitulation est proche .Une compagnie de l'armée française commandée par le capitaine Louyre,occupe une petite ville sans intérêt stratégique .Bien vite il va être intrigué par la découverte d'une jeune fille affamée ,vivant seule dans une ferme isolée.A ses côtés le cadavre calciné d'un homme .Louyre décide d'élucider le mystère .Mais d'autres indices,d'autres révélations d'une autre ampleur vont voir le jour.De plus la correspondance du père de la jeune fille,la découverte d'un centre de revalidation abandonné ,l'interrogatoire des édiles du bourg ,va mener le capitaine vers une affaire de génocide ...
J'aime bien Marc Dugain,ses romans sont bien ficelés,mais dans ce cas ,grosse déception !Il est vrai que dès le départ ,je m'attendais à retrouver son style,mais après quelques dizaines de pages,il s'embourbe dans un récit sans intérêt ,de plus un sentiment de déjà lu fait surface .
Bref un scénario plat,des acteurs inconsistants,une intrigue connue d'avance,même la correspondance du père à sa fille fait figure de cartes postales de vacances sur le front russe .....
A retenir néanmoins,certains passages prouvant l'humanisme et la compréhension de Dugain devant la folie des hommes.
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Nicolas9
24 octobre 2016
Ce roman assez court se passe dans une petite ville du sud de l'Allemagne nazie, quelques jours avant la capitulation signée par le général Alfred Jodl à Reims et à Berlin (7-8 mai 1945).
Le point fort de ce très beau récit, c'est sans conteste l'ambiance délétère qui règne en ce printemps 1945 avant et pendant l'occupation française. Marc Dugain fait revivre avec beaucoup de sensibilité le froid, la gadoue, la faim et le désespoir qui régnaient à l'époque dans un Reich déjà à genoux. On a vraiment l'impression qu'il est allé écrire ce roman dans une bourgade perdue de Bavière...
En suivant l'enquête du capitaine Louyre, un officier cultivé et atypique, j'ai parfois crû revivre certaines semaines que j'ai passées sous les drapeaux dans la campagne suisse-allemande: méfiance de la population, regards fermés, pluie incessante, nourriture insuffisante, uniformes crasseux, ennui interminable...
"Une sombre affliction enveloppait les passants de sa brume humide. Leur désarroi était semblable à celui du violeur juste après qu'il a accompli son acte, quand vidé de son désir criminel, celui-ci perd son sens. Ce peuple avait défié les lois de la pesanteur humaine dans un allègement fanatique... le Reich millénaire avait fait de ces hommes et de ces femmes de petits rongeurs anonymes surpris par l'hiver sidéral qu'ils avaient eux-mêmes soufflé, chacun à leur manière."
Car c'est bien de la responsabilité de tout un peuple dont parle Marc Dugain sans fard. Son héros, qui aurait pu se contenter d'administrer la zone dont il avait la pleine responsabilité, a pris sur lui d'aller fouiller dans la fange nazie au risque de s'attirer les foudres des notables allemands et par conséquent de sa hiérarchie.
Un romand que j'ai commencé à lire un soir de semaine et que je n'ai plus lâché tant il est prenant et admirablement bien écrit. Un vrai régal.
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Kittiwake
07 août 2012
A la fin de la seconde guerre mondiale, alors que la capitulation allemande est officielle, les temps restent troublés, les blessures infligées aux cibles hétéroclites qu'un simulacre de logique ne parvient pas à justifier sont encore béantes. Les terres occupées sont encore plus vulnérables car plus prédisposées à la confusion des sentiments et des idéaux, la promiscuité abolit l'illusion des alibis.
Le prélude au récit met en scène une jeune fille, allemande, seule dans une ferme désolée , subsistant grâce à de maigres réserves de pomme de terre et d'oignons; la perte de ses lunettes l'isole dans une quasi-cécité. C'est dans ce contexte qu'une bande mal intentionnée procède au pillage de ses maigres biens : elle ne doit sa survie qu'au comportement trouble d'un des policiers présents, qui lui laisse un fardeau lourd à porter, dans tous les sens du terme. Lorsqu'on la retrouve quelque temps plus tard quasi mourante, ses explications paraissent suspectes au capitaine Louyre. Ce dernier mène l'enquête, persuadé qu'un arbre cache la forêt.
Ce sont les personnages qui constituent l'intérêt majeur de ce roman, car il est difficile,de s'accrocher à une trame consistante à l'intrigue : le capitaine ne connaîtra jamais la réponse à la question qui l'entraîne dans sa quête de vérité, ( ce qui ne dérange pas le lecteur qui, lui, est au courant dès le départ). Il dérive sur une affaire de plus grande envergure, au lien très ténu avec l'histoire de la jeune fille. Et cette affaire elle-même est minimisée par le suspect principal, au regard de l'ampleur incomparable d'une autre barbarie qui méritera le nom de génocide.

Si l'on y trouve de somptueux passages conférant un réel plaisir de lecture, on regrette tout de même une argumentation plus réaliste qui guiderait le lecteur selon un lien logique plus palpable. D'autant que les révélations finales n'ont rien d'inattendu.
Quant au titre, il reste pour moi un mystère...
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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caro64
21 septembre 2010
Nous sommes en 1945. L'Allemagne nazie n'a pas encore capitulé mais la défaite est proche. Une troupe française se retrouve chargée de l'administration d'un canton situé bien loin des grandes manoeuvres, aussi bien militaires que politiques. Lors d'une patrouille effectuée dans la campagne environnante, la compagnie du capitaine Louyre découvre, se terrant, visiblement seule dans une ferme abandonnée, une adolescente. Qui est-elle ? Elle dit s'appeler Maria Richter. Que fait-elle ? Elle attend le retour de son père, vraisemblablement parti sur le front russe des mois auparavant. Où est sa mère ? Elle se trouverait dans une maison de repos. Autant de questions dont les réponses vont rapidement amener d'autres questions.
Le capitaine Louyre, revenu de ses idées préconçues sur la Grandeur de l'Histoire, est intrigué par cette gamine et ce qui, dans le tourment des événements extérieurs, semble pourtant n'être qu'un vague fait divers : il décide de se lancer dans une enquête malgré les réticences des uns et des autres.
De prime abord, peu tentée par une nouvelle plongée surexploitée de la seconde guerre mondiale. Mais traitée par Marc Dugain, pourquoi pas ? La 4ème de couverture me laissait présager un bon livre, une bonne intrigue. J'avais beaucoup aimé La chambre des officiers, La malédiction d'Edgar et Une exécution ordinaire. Mais hélas, je suis déçue !
J'ai pourtant bien accroché aux 50 premières pages, jusqu'au départ de l'enquête… qui n'en est pas vraiment une, à mon avis. Pas de suspense, pas de surprise, il s'agit d'une enquête inversée. le capitaine Louyre ne procède pas classiquement puisqu'il sait déjà ce qui s'est passé… le scénario est beaucoup moins élaboré que dans ses ouvrages précédents.
De plus, rien de nouveau du point de vue historique. J'ai très vite deviné de quel horrible drame il s'agissait. J'avoue rester sur ma faim… Marc Dugain nous avait habitués à un travail d'investigation beaucoup plus profond.
L'écriture reste agréable, le personnage de Maria complexe et attachant, on a envie d'arriver vite à la fin pour connaître le dénouement, parce que tout porte à croire qu'il va y en avoir un... mais bof ! J'ai le sentiment que ce roman, au format ramassé (à peine 220 pages), a été bâclé, dommage !!!
J'attendais beaucoup de ce nouveau roman de Marc Dugain… peut-être un peu trop ??? Je ne peux que vous conseiller de juger par vous même !
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ladesiderienne
06 août 2014
Un soufflé qui retombe à la sortie du four ou un ballon de baudruche qui explose entre vos mains avant de prendre son envol, c'est exactement l'effet que m'a laissé cette première rencontre avec Marc Dugain. L'histoire débutait bien pourtant, et la quatrième de couverture laissait présager d'une intrigue palpitante. Malheureusement elle est restée sans profondeur et moi, je suis restée avec mes questions, avec en prime, un cadavre sur les bras dont on ignore l'identité.
L'enquête menée par un officier Français alors que l'Allemagne vient de signer sa reddition, débute par la découverte d'une jeune fille décharnée et seule dans une ferme allemande. On découvre près d'elle le corps calciné d'un homme. Dans la commune, un bâtiment désaffecté, qui a servi autrefois de maison de convalescence, attire l'attention de notre capitaine qui va vouloir éclaircir tous ces mystères. Des lettres écrites à l'adolescente par son père parti sur le front russe, qui finalement ne contiennent pas grand chose, un médecin qui avoue assez rapidement. avoir appliqué la théorie de l'eugénisme à ses patients, des évènements qui n'ont pas grand rapport les uns avec les autres, des personnages désabusés, vides de tout sentiment, le tout dans une ambiance floue, donnent à ce roman une impression de décousu.
Malheureusement, le style d'écriture s'emballe par moment et impose une deuxième lecture du paragraphe pour comprendre. Je déplore également que la poésie du titre ne se retrouve à aucun moment dans le récit. Dommage car le fond, sur les atrocités commises pendant cette période, était un sujet, certes pas nouveau, mais qu'il ne faut pas oublier!
10/20
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Les critiques presse (1)
LeFigaro13 avril 2012
Un roman puissant teinté de folie et de poésie.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (90) Voir plus Ajouter une citation
sld09sld0911 septembre 2017
"Comment ai-je pu oublier, se dit Maria, c'est inadmissible. Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même." Elle aurait voulu se gifler. Mais le froid s'en chargeait pour elle. Le début d'automne, timide et clément, s'était effacé pour laisser place à des journées glaciales. Il lui fallait déambuler dans les bois, courbée, le nez au ras du sol. A moins d'un mètre, elle n'y voyait pour ainsi dire que des ombres, des esquisses de formes surprenantes, parfois inquiétantes. Des visages se dessinaient dans la terre et leurs yeux immobiles et sévères se posaient sur elle avant de disparaître. Ces caricatures jonchaient le sol par centaines et, si son humeur l'y prédisposait, elle s'amusait à les effacer.
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ladesiderienneladesiderienne06 août 2014
Il avait réalisé que sa frustration n'était pas plus forte qu'en temps de paix. Le retour des bordels de campagne l'avait soulagé un temps, puis il y avait renoncé, lassé de n'être pas désiré Or désiré, il ne l'avait jamais été. Ni par ses parents, ni par personne. Quand il se rappelait sa mère, il n'arrivait pas à s'imaginer qu'un homme ait eu envie d'elle et il se demandait bien à quelle pulsion ce type, son père, avait pu céder pour lui faire un enfant. il ne pouvait pas le blâmer de ne pas l'avoir reconnu. Il en aurait fait de même à sa place. Légitimer l'enfant, c'eût été reconnaître qu'il avait désiré la mère.
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floball77floball7721 mai 2016
la tranquille assurance qu’il affichait, sa marche déliée, la franchise de ses traites ne disaient rien sur la souffrance de l'officier. Il n'avait pas l’intention de se remettre de cette guerre, ni de l'enfouir dignement comme l’avaient fait ses parents, éponges silencieuses d’un siècle sans espoir. Il voulait toucher au fond, sans jamais se mentir, y patauger, se prétendre l'intime de l'insondable dans sa descente vertigineuse vers l' innommable dont un grand nombre croient s'affranchir par un mutisme salutaire. Quand le mal atteint de tels sommets, le bien ne connaît plus de plaine.
le bruit avait couru sur des exactions si terribles que l'imagination ne parvenait en dresser que des contours maladroits où la rumeur était livrée à elle-même.
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ladesiderienneladesiderienne05 août 2014
- Il y a quelque chose qui m'étonne, mon capitaine. Vous savez que je ne suis pas toujours d'accord avec vous et que parfois je vous ai trouvé un peu inexpérimenté au regard des circonstances, mais il y a un truc bizarre, quand on vous écoute parler, on a l'impression que vous êtes beaucoup plus vieux. Pas dans le métier des armes, mais tout simplement plus vieux.
Louyre le regarda intensément avant de détourner les yeux pour ne pas le gêner. Il sourit légèrement :
- Parce que je suis astronome. Plus vous vivez haut, plus vous vieillissez vite, car la distance parcourue est plus grande. Déjà un homme des montagnes prend de l'âge plus rapidement qu'un homme des plaines, alors vous imaginez dans l'espace.
- Et qu'est-ce qu'on y voit là-haut ?
- Des étoiles par millions, toutes plus mortes les unes que les autres. Comme si elles attendaint que la nôtre les rejoigne dans le grand concert du silence sidéral. On n'en est pas passés loin cette fois-ci.
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kathelkathel04 novembre 2010
Les lettres de son père étaient rangées par ordre d'arrivée dans un grand secrétaire bancal en bois sombre et de facture grossière. L'adolescente l'avait poussé près du poêle pour le protéger de l'humidité. Les lettres avaient été disposées sur la dernière étagère. Elle n'en avait ouvert que deux, les deux premières. Les autres étaient restées cachetées et soigneusement empilées à mesure qu'elle les recevait. Une fois ses lunettes perdues, Maria avait renoncé à lire. Profitant de ses longues journées de désoeuvrement, elle avait essayé de se fabriquer une loupe avec du verre de bouteille, mais cela ne produisait qu'une déformation surréaliste des mots. "Mon père ne peut pas m'annoncer sa propre mort", s'était-elle dit pour se réconforter. Elle avait décidé de patienter jusqu'au jour où les conditions lui permettraient de se procurer de nouveaux verres épais à monture noire qui avaient fait d'elle autrefois la risée de ses camarades d'école. Des quolibets douloureux resurgissaient, réveillant la nostalgie d'un temps révolu. Ce temps-là était pourtant bien le sien, celui d'un monde familier et domestiqué proche du bonheur.
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