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EAN : 9782070141548
272 pages
Gallimard (24/10/2013)
3.35/5   118 notes
Résumé :
Philippe Labro
" ON A TIRÉSUR LE PRÉSIDENT "

«"On a tiré sur le Président", c'est la phrase que toute l'Amérique a prononcée le 22 novembre 1963, jour de la mort de JF Kennedy. Je l'ai entendue sur la côte Est des États-Unis où je me trouvais. J'ai filé à New York pour prendre le premier avion pour Dallas. Sur place, j'ai vécu l'événement dans les couloirs du quartier général de la police. J'ai vu Oswald, j'ai rencontré Jack Ruby, la veille du ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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A l'origine, j'ai acheté ce livre un peu en désespoir de cause. Je n'avais pas particulièrement envi de me plonger dans une énième théorie du complot sur l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Mais voila, ce n'est qu'en salle d'embarquement que je me suis aperçue que j'avais oublié mon livre! Et la perspective de passer ce déplacement éclair qui allait me faire passer plus de temps en transit que dans la vraie vie, sans un livre à portée de main, était insupportable! Que voulez-vous, quand on n'a pas de tête, on se retrouve avec "On a tiré sur le président" -:D

En fait, plus qu'une énième théorie du complot sur la mort du président, nous sommes plutôt en présence d'un livre-souvenir. Philippe Labro, à l'époque tout jeune journaliste, a été amené à couvrir les événements en direct pour le compte de France Soir. C'est son vécu et son ressenti des événements, qu'il nous fait partager en nous transportant dans les coulisses de l'assassinat de JFK, la folie ambiante, ses rencontres avec les acteurs clés ou secondaires de cette affaire (dont certains portraits sont truculents), les débuts tumultueux de l'enquête.

Aussi incroyable que cela puisse paraitre (pour moi!), cette lecture s'est avérée plaisante et distrayante. Oui, oui, vous avez bien lu, distrayante. Quand l'auteur raconte l'onde de choc que l'assassinat de JFK a déclenché, les soubresauts, l'affolement, l'émoi, l'effervescence de ces journées, on s'y croirait. Quand il décrit la meute des journalistes fourmillant dans les commissariats, on s'attend presque à voir policiers, journalistes et interpelés à siroter une bière ensemble, un vrai show. Quand il nous rappelle le monde sans portable ni internet, on ne peut s'empêcher de sourire. Et quand il dépeint l'ambiance, les mentalités et les moeurs du Texas des années 60, c'est tout simplement SA-VOU-REUX !
Ha… ♪ Dallas… ton univers impitoyable ♫ (Pour mémoire, Dallas est la ville ou JFK a été tué)

Évidemment, l'auteur nous expose aussi ses convictions: l'hypothèse d'un tireur unique et par conséquent le rejet d'une théorie du complot. Il s'appuie pour cela - comment dit-il déjà? - sur "son intuition raisonnée"(!), fruit de ses investigations qui se sont poursuivies pendant des années et basée sur l'existence de preuves tangibles. Mais son intention n'est pas de réécrire l'histoire. Si vous souhaitez lire une analyse sérieuse et complète de toutes les théories et contre théories qui existent sur le sujet, passez votre chemin. Ce livre s'adresse plutôt à ceux qui ne connaissent pas bien, ou pas du tout le contexte de la mort de JFK et qui voudraient en savoir plus sans prise de tête. Et apparemment aussi à ceux qui comme moi, sont blasés de ce sempiternel martelage médiatique (????).

Publié en 2013 à l'occasion du 50ème anniversaire de la mort de JFK, c'est aussi un livre- hommage dans lequel il dresse en dernière partie un portrait du président plutôt intéressant. Pas forcément objectif, mais à découvrir.

Bref, en ce qui me concerne, un livre-surprise qui apporte un angle de vue différent sur les événements. A lire pour les anecdotes et les descriptions des différents protagonistes de l'affaire, ainsi que, et surtout, pour l'esprit des EU des années 60. Mais gardez en tête que ce livre est avant tout un ressenti. Et c'est probablement ce que j'ai, à titre personnel, le plus apprécié dans ce livre. Philippe Labro est indéniablement un conteur.

La prochaine ouverture des archives est apparemment en 2017 ! Je doute qu'elles mettent en lumière la moindre révélation sur l'assassinat de JFK mais ce dont je suis hélas quasiment sure, c'est qu'une nouvelle vague de publications et théories déferlera… " Un secret, ça se découvre et s'explique. Un mystère, cela perdure, et cela fascine."

Et le mystère JFK est loin d'avoir fini de faire parler dans les chaumières…. la preuve par cet avis (!).

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C'est le énième livre que je lis sur ce sujet, avec bonheur ou non et notamment partie de ceux cités par Labro. Ce dernier, du fait de sa présence aux Etats-Unis lors du drame de Dallas, de sa connaissance du terrain et de son appartenance au journalisme, après un temps plus que certain, nous fait part de son analyse de l'assassinat de JFK.
C'est son droit.
Nous, vous, moi, pourrions aussi y aller de notre analyse, sans , forcément, arriver à la même conclusion que l'auteur. Certes avec le temps et sans plus vraiment de contradiction, ou peu, ou moins véhémentement, on n'ose plus contredire le fait qu'il s'agit de l'assassinat perpétré par un homme seul, Lee Harvey Oswald, lui même assassiné par un autre homme seul, Jack Ruby, sans qu'il y ait ou qu'il y ait eu complot de qui que ce soit, FBI, Mafia ou CIA. Cependant rien n'empêche de trouver certains faits plus que troublants.
Labro a choisi Oswald homme seul. Bien.
Ceci étant idolâtrer Kennedy à ce point c'est surprenant. Kennedy lave plus blanc, témoins ces longues pages où l'auteur compare les deux hommes de façon toute manichéenne, Kennedy blanc, Oswald noir, Kennedy ange, Oswald démon, Kennedy beau, Oswald moche, très moche, Kennedy lettré, Oswald illettré, Kennedy tombeur, Oswald refoulé, etc. C'est trop! Pour moi, s'entend.
Et puis, l'homme des missiles, le sauveur du monde, celui qui a (osé) tenu tête à Khrouchtchev. le "Ich bin ein Berliner" (une heure pour apprendre ces quatre mots) devant le mur de Berlin. le héros de la guerre du Pacifique, le prix Pulitzer décerné pour un livre écrit par un nègre, enfin je crois que je n'ai, encore, jamais lu un livre vénérant avec autant de force et de conviction celui dont on écrit l'histoire, la biographie ou pour le moins le récit de sa mort.
Bref, j'ai été déçu, de plus, et c'est vrai que ça se lit facilement, mais pourquoi écrire des mots, des phrases en anglais pour, ensuite, les traduire en français ou pas les traduire du tout, c'est selon? Je trouve cela parfaitement inutile comme, aussi inutile, balancer par-ci, par-là un mot savant ou peu courant que, nous lecteurs habituels, connaissons parfaitement, oui, pour impressionner qui? Et bien, non, Monsieur Labro vous ne m'avez pas convaincu et si je suis allé jusqu'au bout c'est pour voir jusqu'où vous alliez et par respect pour le livre.
Lien : https://www.babelio.com/livr..
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Philippe Labro a vécu presqu’en direct cet attentat, et aussi presque par hasard. Il était en fait le seul journaliste français présent aux Etats-Unis (avec le correspondant de l’AFP) même s’il n’était pas directement à Dallas.
Dans ce livre, écrit bien des années après l'événement, très réfléchi, mûri est le fruit de nombreuses recherches, de nombreuses rencontres aussi bien sur place dans les locaux de la police que plus tard dans une sorte de quête de la vérité.
Il nous livre ainsi des faits, des situations racontées par les témoins et certains acteurs de l’époque, sans prendre vraiment parti.

J’ai aimé ce côté documentaire mais aussi ces témoignages, cette analyse emprunts de connaissance, mais aussi d’humilité face à cette situation hors du commun.

« The président has been shot » : C’est le titre du bouquin et tout part de là. La suite est une enquête menée par un homme sérieux, honnête et qui sait se remettre lui aussi en question.
C’est un très bon livre d’enquête sur un événement dont tout le monde a entendu parler et qui a certainement contribué à modifier notre environnement. En bien ? En mal ?
A chacun de se faire une idée.
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La phrase éponyme fut la première phrase à jaillir lorsque les gens ont repris leurs esprits, en ce 22 novembre 1963, alors que le Président américain John Fitzgerald KENNEDY traversait Dallas (Texas) pour y prononcer un discours. Appréciant le beau temps et les bains de foule, il avait ordonné de décapoter la voiture et avait imposé ses conditions aux services de sécurité qui l'entouraient. Il sera assassiné d'une balle dans la tête, mais l'assassin présumé sera tué à son tour, laissant une Amérique sans réponse à ses interrogations.


« Trois coups. du feu. La mort. La tragédie. Et bientôt, la phrase qui serait la plus prononcée à travers l'immense espace américain : The President has been shot. On a tiré sur le Président. »


Si, depuis cette date, notre monde a connu d'autres types de « ruptures historiques » comme les nomme l'auteur, celle-ci reste unique pour la raison suivante : « Dans le cas de Dallas, deux éléments dominent ces autres dates clés : cinquante ans plus tard, un doute plus ou moins raisonnable subsiste et la question : « qui a tué le Président et pourquoi ? » n'a cessé d'être posée, engendrant une culture, une industrie de la conspiration et du complot qui n'a cessé de se développer ».


A l'époque, Philippe LABRO était un jeune journaliste de 26 ans couvrant l'évènement pour France Soir. En 2013 il publie « On a tiré sur le Président » pour honorer le cinquantième anniversaire de cette mort. Il y raconte ce grand moment de sa vie journalistique : les coulisses de l'enquête qui a suivi, une atmosphère bouillonnante, les réactions à chaud de la population - qui ont d'ailleurs conduit au meurtre de l'assassin de JFK dans les locaux de la police, et sous les yeux médusés des médias de l'époque. Avec l'auteur, nous prenons la température de la ville, pénétrons certains milieux privilégiés et interrogeons des témoins ou intellectuels. C'est un récit enrichissant qui rappelle comment et pourquoi JFK a été un grand Président.


Il nous décrit l'ébullition, l'attente médiatique dans les couloirs de la police, les rebondissements de l'affaire. Il aborde aussi longuement les hypothèses que la police, le FBI, les journalistes, la commission Warren, mais aussi chaque citoyen américain a pu échafauder pour expliquer cet évènement inédit et brutal. Pour « combler les vides que la réalité propose » et expliquer l'inexplicable. Coïncidences, théories du complot, accusations, démentis, on replonge dans les jours qui ont suivi cette date funeste. Mais c'est avec le recul des années de réflexions que Philippe LABRO nous expose les faits, les interrogations et les thèses parfois romanesques qui ont suivi. Loin de relancer le débat sur les explications sensationnelles que l'on a pu vouloir trouver à cet acte, il revient simplement sur cette page de l'histoire en hommage à celui qui s'est avéré être un grand Président.


Il profite donc de l'exercice pour nous parler de l'Homme JFK comme de sa Présidence. Et si j'ai apprécié ces rappels historiques, j'ai également aimé les nombreuses références culturelles qui jalonnent son texte, toutes expliquées simplement et appelées à bon escient à titre d'illustration. Connaissant mal cette période, j'ai pris plaisir à en apprendre un peu plus par quelqu'un qui était sur place et ne cherche pas à affirmer son point de vue sur la vérité. Comme il le dit d'ailleurs, à l'ère de la totale transparence, si une vérité nouvelle et inébranlable avait dû voir le jour, ce serait déjà fait.


Avec lui, il faut donc « accepter qu'un acte de violence hasardeuse, commis par un obscur insatisfait, pouvait anéantir un Président des Etats Unis d'Amérique » même si « c'est admettre un monde chaotique, désordonné, ce que redoutaient tous les Américains de l'époque ».


« Personne n'accepte, en effet, qu'il y ait dans la vie « la tragédie sans la raison » (…). J'accepte la tragédie sans la raison. Je fais ce pari. A mes risques, mais sans grand péril. Si une autre vérité que celle-ci n'a pas surgit, c'est qu'il n'y en a pas. Ou alors s'il y en a une – je me serais trompé, ce n'est pas très grave - elle est tellement énorme qu'elle déstabiliserait et détruirait tellement la base du système démocratique américain qu'on l'a enfouie pour toujours – dans les tombes des dix mille protagonistes de cette histoire, ce roman, le plus grand roman américain. Dix mille tombes. Dix mille secrets. Dix mille mensonges. Aucune vérité, sauf celle de l'irrationnel. »

Lien : http://onee-chan-a-lu.public..
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Heureusement, Philippe Labro est le seul journaliste qui n'écrit pas comme un journaliste aguicheur, mais qui est bel et bien un romancier. Il en découle un style sobre qui permet de relater ce qu'il a vu et ressenti le 22 novembre 1963. Et Philippe Labro est un homme honnête. Cinquante ans après les faits, il se souvient de ce jour où, jeune journaliste aux USA, il fut l'un des deux seuls reporters français à hanter les couloirs du commissariat de Dallas, à rencontrer Jack Ruby, à rendre compte encore et encore pour France-Soir. Labro est un amoureux de l'Amérique, et Kennedy est son idole; Pour lui, il n'y a pas de doute: Oswald est l'unique assassin, les théories conspirationnistes sont toutes décevantes. Il n'en demeure pas moins que son honnêteté narrative pousse le lecteur à s'interroger, à chercher lui-même une explication. C'est ce que je fis en lisant ce très bon livre. Si l'hypothèse Oswald est tellement combattue et si celle d'un complot n'a jamais pu être étayée, n'y aurait-il pas une troisième voie jamais explorée...? Kennedy malade, souffrant, dépressif, drogué, ayant des problèmes conjugaux, aurait-il pu organiser son suicide en le maquillant en assassinat pour éviter d'affaiblir l'Amérique et pour transmettre les rênes du pays à Bob? Sachant ce qu'on sait de ce Président si fantasque et si intelligent à la fois, rien ne me semble impossible. Vous voyez, quand je dis souvent dans ces colonnes que la littérature est faite pour réfléchir...
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critiques presse (4)
LaLibreBelgique
16 novembre 2015
Dans ce récit remarquable, revivent des moments stupéfiants. Un ouvrage excellent, qui s’ajoute à cent autres inspirés par un homme entré de son vivant dans la légende.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Culturebox
20 décembre 2013
Philippe Labro porte un regard très fin sur la personnalité de Kennedy [...] JFK était aussi cet homme qui pensait et parlait de la mort chaque jour. Labro établit autour de lui une mosaïque passionnante.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Lexpress
25 novembre 2013
Derrière les anecdotes, Labro réussit un brillant portrait de l'Amérique -véritable héroïne de ce livre. Clair, puissant, captivant, ce récit montre, à l'heure où le journalisme confond trop souvent le sensationnalisme et les faits, ce que doit être un reportage au long cours. Un modèle du genre.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro
31 octobre 2013
De cet attentat, le plus fameux de la seconde partie du XXe siècle, l'écrivain tire aujourd'hui un livre qui frappe par sa précision [...] En écrivant "On a tiré sur le président", il livre moins un récit qu'une radioscopie de l'Amérique
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Personne n’accepte, en effet, qu’il y ait dans la vie « la tragédie sans la raison » (…). J’accepte la tragédie sans la raison. Je fais ce pari. A mes risques, mais sans grand péril. Si une autre vérité que celle-ci n’a pas surgit, c’est qu’il n’y en a pas. Ou alors s’il y en a une – je me serais trompé, ce n’est pas très grave - elle est tellement énorme qu’elle déstabiliserait et détruirait tellement la base du système démocratique américain qu’on l’a enfouie pour toujours – dans les tombes des dix mille protagonistes de cette histoire, ce roman, le plus grand roman américain. Dix mille tombes. Dix mille secrets. Dix mille mensonges. Aucune vérité, sauf celle de l’irrationnel.
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il est coutumier de se souvenir où l’on était le jour où l’homme a marché pour la première fois sur la Lune — le jour où le mur de Berlin est tombé — le jour où les kamikazes de Ben Laden ont réussi leur coup au-delà de leur propre espérance en détruisant les deux tours du World Trade Center de New York. Ça s’appelle une rupture historique.
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Pour toute une génération — pour plusieurs générations, en réalité —, le 22 novembre 1963 aura constitué l’équivalent de ce que fut, trente-huit ans plus tard, le 11 septembre 2001. Dans l’inconscient collectif, il existe quelques dates, rarissimes, qui mettent instantanément en marche l’horloge de la mémoire. Des dates que l’on peut considérer comme universelles et qui vous donnent la sensation de vivre une page de l’Histoire — vous font prendre conscience de vivre un « grand tournant ».
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Ainsi, il est coutumier de se souvenir où l’on était le jour où l’homme a marché pour la première fois sur la Lune — le jour où le mur de Berlin est tombé — le jour où les kamikazes de Ben Laden ont réussi leur coup au-delà de leur propre espérance en détruisant les deux tours du World Trade Center de New York. Ça s’appelle une rupture historique. Eh bien, le 22 novembre 1963 appartient à cette catégorie de moments
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Car ce prince, en apparence pourvu de toutes les facilités dues à un corps athlétique, était en réalité un véhicule de maladies et d'anomalies. Une sorte de monstre. On aurait pu lui appliquer le nom d'un chanteur français : Grand corps Malade.
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