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ISBN : 2702165273
Éditeur : Calmann-Lévy (17/04/2019)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Le diagnostic est irrévocable. D’ici trois semaines, Vincent aura perdu la vue. Confronté à son destin, ce prof de tennis de trente-cinq ans qui avait tout pour être heureux expérimente le déni, la colère et le désespoir.Comment se préparer à vivre dans l’obscurité ? Sur qui compter ? Alors que le monde s’éteint petit à petit autour de lui et que chaque minute devient un parcours d’obstacles, il se réfugie à la campagne où il renoue avec ses souvenirs d’enfance. Les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  16 mai 2019
Vincent Morel a 35 ans, professeur de tennis très apprécié, très dynamique, consulte une ophtalmologue. Sans doute commence-t-il une légère myopie. Ce n'est pas bien grave.
Et bien non, après quelques examens sérieux la spécialiste lui annonce qu'il va perdre la vue. Il est atteint de la neuropathie optique de Leber.
Sa vie bascule, lui qui envisageait de créer une famille avec Emilie.
Il se réfugie dans la maison de ses grands-parents près de qui il trouvait toujours le calme et le réconfort.
Nous allons suivre Vincent depuis son total abattement du début jusqu'à sa reconstruction.
C'est un personnage bien attachant qui va découvrir d'autres valeurs de la vie et une compagne avec qui il arrive à communiquer.
J'ai découvert Karine Lambert avec un thème qui me plaisait.
Elle est photographe et Vincent, aveugle, se recrée des images, des repères, des sons, des odeurs. Elle les décrit très précisément, très joliment.
Quand j'ai entendu son interview, elle a dit avoir participé à des ateliers d'écriture. J'ai pensé qu'elle allait peut-être me faire subir des longueurs dans les pages.
Au contraire, la musique des mots est présente, notamment dans les avant-chapitres où je peux parler de poésie, de jeux de mots subtils, d'expressions très bien tournées.
L'auteure exprime à merveille les relations entre Vincent et ses parents car à cet âge, on a envie d'exister, pas d'être protégé par sa maman.
Le plus beau passage pour moi, c'est quand Coline lui lit la lettre de feu son grand-père qui lui souhaite de trouver le bonheur et lui fait l'éloge de la découverte de la lenteur.
Un magnifique roman.
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viou1108
  23 avril 2019
Et si on vous annonçait brutalement que dans un mois vous alliez devenir aveugle, sans espoir de guérison ? Incrédulité, déni, panique, colère, désespoir. C'est ce ciel noir et effrayant qui vient de s'effondrer sur la tête de Vincent. A 35 ans, ce professeur de tennis, compétiteur dans l'âme, a tout pour être heureux, amour, travail, santé, le monde lui appartient. Mais le couperet est tombé : neuropathie optique de Leber (parenthèse: curieux comme ça rime avec Alzheimer, cancer, misère et tous ces enfers de la vie qui peut-être pourraient être atténués ou réparés si on leur accordait quelques-uns de ces faramineux millions que certains déboursent "généreusement" pour rebâtir une cathédrale. Parce qu'une cathédrale, ça se reconstruit, ça se remplace. Une vie humaine, c'est une autre paire de manches, hein ? Voilà, ceci n'avait rien à voir avec le roman, mais c'est dit, le coup de gueule est clos). Pour Vincent, le compte à rebours avant les ténèbres est lancé, alors c'est l'urgence, il ne veut en parler à personne, prend la fuite, s'égare, se fourvoie, finit par se terrer à la campagne dans l'ancienne maison de ses grands-parents. Et puis il faut bien l'annoncer aux autres. Eux aussi doivent encaisser le choc. Paradoxalement, les plus proches s'enfuient ou encombrent Vincent de leur sollicitude maladroite, tandis que la bouée de sauvetage viendra de ceux qu'on attendait le moins. Lorsqu'un matin, la nuit ne laisse plus la place à la lumière mais seulement à quelques ombres périphériques, Vincent s'accroche à ses souvenirs d'enfance, à la sagesse bonhomme de son grand-père et, littéralement autant que symboliquement, à la terre, à ses racines et au potager qu'il avait tout juste remis en état. Se déplacer mains en avant, trébucher, se cogner, jurer, tomber, en vouloir au monde entier puis (ré)apprendre le goût, l'odorat, le toucher, s'adapter, se laisser aider, se laisser aimer, se réinventer, s'apaiser en se souvenant des images du passé, comprendre qu'un avenir peut être construit, que l'amour est possible au-delà du handicap, tel est le parcours du combattant de Vincent, la lente résilience après le cataclysme.
Pour son quatrième roman, Karine Lambert s'est beaucoup documentée et a interviewé malvoyants et spécialistes. Loin de nous assommer de baragouin scientifique et de psychologie de l'acceptation, elle décrit l'humain, ses failles et ses forces avec beaucoup de sensibilité et d'empathie. J'ai trouvé son écriture très visuelle (étrange de dire ça pour un tel sujet, mais l'auteure est aussi photographe, ceci explique cela) et sensorielle. Quelque part entre mélancolie et espoir, Toutes les couleurs de la nuit est un roman tout en retenue et en nuances d'ombre et de lumière.
En partenariat avec les Editions Calmann-Lévy.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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coquinnette1974
  05 mai 2019
Je remercie chaleureusement les éditions Calmann-Lévy pour leur envoi, via net galley, du roman Toutes les couleurs de la nuit de Karine Lambert. J'aime beaucoup cette romancière, découverte grâce à une amie qui m'avait offert son premier roman. Depuis, je lis toujours cette auteure avec plaisir :)
Vincent est professeur de tennis, il vient de fêter ses 35 ans. Et surtout il vient d'apprendre une terrible nouvelle...
Le diagnostic est irrévocable. D'ici trois semaines, Vincent aura perdu la vue. Il avait tout pour être heureux, et tout à coup il expérimente le déni, la colère et le désespoir.
Comment se préparer à vivre dans l'obscurité ? Sur qui compter ?
Alors que le monde s'éteint petit à petit autour de lui et que chaque minute devient un parcours d'obstacles, il se réfugie à la campagne où il renoue avec ses souvenirs d'enfance...
Toutes les couleurs de la nuit est un joli roman que j'ai pris plaisir à lire d'une traite cette après midi.
Vincent est un homme qui a tout pour lui quand il apprend soudainement qu'il va perdre la vue.
Comme cela était malheureusement prévisible, sa compagne le quitte, ne supportant pas le futur avec un aveugle.
Lui qui était professeur de tennis va devoir arrêter... Bref, sa jolie petite vie ne va plus ressembler à rien !
Contre toute attente, c'est à la campagne que cet homme en colère va se ressourcer avec lui même et surtout apprendre à revivre.
J'ai aimé l'histoire de Vincent. Cet homme va perdre la vue, ce qui est vraiment terrible. Je pourrais supporter de ne plus entendre mais alors ne plus voir me rendre terriblement malheureuse ! Ne plus pouvoir lire, quelle horreur ! Je sais, il y a les livres numériques mais ce n'est pas pareil.
Son histoire m'a beaucoup touché, j'ai tout à fait compris ses réactions et j'ai trouvé ce roman crédible.
Une fois encore, la plume de l'auteure a fait mouche et je suis très contente de ma lecture.
Ma note : 5 étoiles
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prune42
  11 novembre 2019
Vincent Morel, 35 ans, est professeur de tennis. Il projette d'acheter avec sa compagne Emilie un appartement lorsqu'il apprend qu'il a une maladie dégénérative et va perdre la vue dans les prochaines semaines. Quand il en parle à Emilie, celle-ci le quitte. Il se réfugié à la campagne, dans l'ancienne maison de ses grands-parents. Vincent a du mal à accepter l'aide qu'on lui propose mais s'il veut rester ici, il va devoir s'y résoudre. Il se met au jardinage, replongeant dans ses souvenirs familiaux avec son grand-père et rencontre sa voisine Coline de qui il va se rapprocher. Mais s'autorisera-t-il à nouveau le droit au bonheur ?
J'ai emprunté ce roman un peu au hasard à la médiathèque de ma commune, attirée par sa couverture vive et son titre. C'était un bon choix, j'ai bien aimé ce livre touchant et plein de sensibilité.
Le thème du "retrouver le bonheur après un accident, une maladie ou la mort d'un être cher" est un thème d'actualité dans la littérature contemporaine ; ici, je l'ai trouvé bien abordé et avec finesse. Parfois ce n'est pas toujours le cas et on assiste à des leçons de psychologie un peu lourdes dans certains livres.
Ce roman nous pousse à nous poser la question de ce que nous ferions à la place du personnage. Cela doit être véritablement angoissant de se retrouver aveugle et de plus, en un délai si rapide. Vincent va trouver des ressources en lui, découvrir l'amitié et les plaisirs simples et gratuits de la vie. C'est une belle leçon de courage et d'optimisme alors que parfois, nous avons tendance à nous apitoyer sur nous-mêmes au moindre bobo et à nous faire plaindre. Cela permet de remettre un peu les pendules à l'heure.
J'ai bien apprécié les passages aussi où Vincent repense à ses grands- parents, c'est très touchant.
Ce roman se lit facilement et rapidement, il peut émouvoir beaucoup de lecteurs.
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adtraviata
  31 juillet 2019
Je découvre Karine Lambert avec ce roman qui met en scène un prof de tennis comblé par la vie et qui apprend brutalement que, dans cinq semaines au plus, il deviendra aveugle. Une maladie irréversible et rapide. Evidemment la femme avec qui il allait emménager et projetait d'avoir un enfant le quitte. Durant les quelques semaines où sa vue baisse, Vincent s'éparpille dans mille et une tâches, voyage et autres visites : il est dans le déni. Il finit par s'installer dans la maison de son grand-père en Normandie et le jour où il est définitivement aveugle, c'est à ses parents qu'il fait appel en premier. Et pourtant les relations ne sont pas parfaites : mère étouffante, père absent, maladresses de part et d'autres, ce ne sont peut-être pas les meilleures aides pour Vincent.
Mais la cécité va faire tout bouger en Vincent et autour de lui : apprivoiser la cécité et ses multiples obstacles, (sur)vivre au quotidien, sans compter la géographie des relations, intimes, familiales, amicales qui se redessine complètement. Karine Lambert explore avec justesse le désarroi d'un homme plongé dans le noir, les étapes longues et souvent douloureuses qui le conduisent à une forme d'acceptation et de résilience. On sent qu'elle s'est documentée, elle mène son personnage avec tendresse et lucidité, l'entourant d'une galerie de personnages secondaires très humains, eux aussi. Bon, ce n'est pas la lecture du siècle mais les pages se tournent toutes seules, difficile de ne pas se laisser toucher par l'histoire de Vincent.
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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critiques presse (1)
LeSoir   29 avril 2019
Une « belle » histoire pour montrer qu’on peut survivre à la nuit. Et nous, lecteurs, sommes vraiment heureux que Vincent nous ouvre les yeux, si on ose dire, et que, s’il nous arrive un tel malheur, on s’en sortira peut-être aussi.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   16 mai 2019
Les premières années, on explore, on s'agite. En vieillissant, on réfléchit et on devient peut-être un peu plus sage. Je dis "peut-être" parce qu'il n'y a pas de certitudes, jamais.
À recommencer, j'aurais choisi la lenteur bien avant. Dépêche-toi d'être lent, si je puis dire.
Je t'aime,
Papi
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viou1108viou1108   22 avril 2019
- Dis papa, pourquoi les oiseaux chantent le matin?
- Parce qu'ils savent qu'ils ont survécu à la nuit.
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jeunejanejeunejane   16 mai 2019
Ils progressent en silence, le long d'un chemin encaissé. Des racines affleurent. Des racines affleurent. Chaque pas s'avère hasardeux, elle le guide par le coude.
...
C'est agréable de se promener tranquillement.
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SbllySblly   25 avril 2019
— Les nouvelles ne sont pas bonnes, monsieur Morel.

Vincent se demande pourquoi l’ophtalmologue le dévisage avec autant d’intensité.

— Le déficit visuel provient d’une mutation mitochondriale dans le génome de quatre-vingt-quinze pour cent des individus atteints de cette neuropathie.

Les médecins ont le don d’assommer leurs patients de mots savants, mais celle-ci mérite la plus haute marche du podium. Hier, à la fin du premier set du match d’exhibition, il a levé les poings au ciel en signe de victoire. « Vincent champion ! Vincent champion ! » scandaient ses élèves pour l’encourager. Il menait la partie, mais son ami Nicolas alternait les amorties et les volées croisées. Dans un sursaut d’adrénaline, il avait repris la main, point par point jusqu’à la balle de match. Son adversaire, en déséquilibre devant le lob impeccable que Vincent avait habilement placé sur la ligne de fond, s’était incliné.
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nathavhnathavh   23 avril 2019
Il faut exclure la pitié de vos pensées et ne jamais oublier que tendre une main vers l'autre procure de la joie aux gens, commente Marianne.
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Videos de Karine Lambert (5) Voir plusAjouter une vidéo
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