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ISBN : 2234087104
Éditeur : Stock (21/08/2019)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 28 notes)
Résumé :
C’est l’histoire d’un monde qui bascule. Le vieux monde qui s’embrase, le nouveau qui surgit. Toujours la même histoire… et pourtant.

François, chirurgien, la cinquantaine, aime chasser. Il aime la traque, et même s’il ne se l’avoue pas, le pouvoir de tuer. Au moment où il va abattre un cerf magnifique, il hésite et le blesse. À l’instant où il devrait l’achever, il le hisse sur son pick-up, le répare, le sauve. Quel sentiment de toute-puissance venu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Renod
  21 juillet 2019
Me voilà ébloui et désemparé. Je ferme le roman incertain quant au sens à lui donner. Une interprétation se dégage mais elle reste trop fragile. Commençons par résumer l’intrigue en quelques lignes. François Rey est un grand chirurgien qui possède une clinique à Lyon. Il passe le week-end de la Toussaint dans sa résidence secondaire située dans le massif du Mont-Cenis en Savoie. Il souhaite profiter de ses jours de repos pour s’adonner à sa passion : la chasse. Mais son entourage familial le tracasse. Son épouse Maria multiplie les retraites dans des couvents où elle peut donner libre cours à ses crises mystiques. Son fils Mathieu s’est installé à New York où il a fait fortune dans la finance internationale. Mais c’est Mathilde, sa fille, qui lui donne le plus de soucis. Alors qu’il s’apprête à abattre un cerf doté de seize corps, il est pris d’un doute. Il manque son tir et blesse l’animal. Il suit sa trace mais lorsqu’il traverse une route, il croit apercevoir sa fille dans une voiture qui évite de justesse la bête blessée. C’est le début d’une série d’événements qui vont s’enchainer vers une conclusion brutale.
L’écriture de Luc Lang revêt plusieurs tournures. L’auteur est avant tout un styliste qui éblouit par la beauté de sa prose poétique. Il dresse de nombreuses correspondances avec l’art pictural ou la musique classique. Mais il sait également se faire descriptif pour détailler une série d’actions, chargeant le texte de nombreux termes techniques. L’auteur dépeint ainsi une opération de la main ou un combat de cerfs. L’auteur sait aussi créer un récit haletant en enchainant des phrases courtes, rythmées, dictées par l’angoisse. Le roman peut déstabiliser par sa construction. Des glissements temporels brisent la linéarité du récit. Et le lecteur se demande si les pages qui ont précédé n’étaient pas le fruit d’un mauvais rêve.
Les références au Christianisme sont permanentes. On les retrouve dans le titre, le choix des prénoms des personnages, les citations extraites de la Bible, les renvois à l’art ou à la musique liturgiques. J’ai peiné à retrouver le sens qu’elles apportaient au texte pêchant par un manque de culture religieuse. Cependant, j’ai saisi que l’auteur opposait un monde de chaos dominé par la rapacité et la violence à une nature majestueuse, incarnée par ce cerf rayonnant de calme et de dignité, qui offre à qui l'observe un apaisement salutaire.
Le roman se clôt sur ses mystères. Je vais me laisser le temps de digérer ma lecture. Y revenir dans quelques semaines. Le relire pour profiter de la beauté de certains passages et pour tenter d’en pénétrer le sens. Je compte suivre les entrevues de l’auteur et les comptes rendus de lecteurs plus avisés qui pourront m’aider à l’interpréter.
Je remercie Netgalley et les éditions Stock pour ce beau partage.
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hcdahlem
  19 septembre 2019
Week-end de chasse en Vanoise
Le nouveau roman de Luc Lang met en scène un chirurgien confronté à épouse prise de crise mystique, un fils qui a refusé de suivre son projet pour devenir financier et une fille qui s'est acoquiné avec un malfrat. Un drame d'une précision chirurgicale.
Un léger trouble au moment de tirer et François voit s'échapper le grand cerf qu'il avait en joue. le chasseur aguerri s'est soudain rendu compte que le combat était inégal, que l'animal n'avait aucune chance. Les gouttes de sang à l'endroit où le cervidé a pris la fuite semblent le confirmer. Rattrapé et chargé dans son pick-up, il va démontrer qu'il n'a rien perdu de ses qualités de chirurgien en décidant d'opérer la cuisse du cerf et d'en extraire les éclats de la balle qui l'a atteinte.
Son fils Mathieu, qui l'a rejoint dans le relais de chasse familial, ne comprend pas cette décision bizarre.
La suite du nouveau roman de Luc Lang va se poursuivre sur ce même registre, l'incompréhension. François n'a pas compris que son fils interrompe ses études de médecine et un avenir tout tracé dans sa clinique pour se lancer dans la finance et devenir en quelques années un as de la finance à New York. C'est aussi outre-Atlantique qu'il a épousé le mannequin Jennifer Lilianson avec laquelle il est venu passer quelques jours de vacances.
François ne comprend pas non plus comment sa fille Mathilde, pourtant restée fidèle à la tradition en enchaînant les années de médecine, fréquente un homme aussi détestable qu'arrogant. Celui qui l'a «révélée à elle-même» nage dans des eaux troubles et fait de Mathilde la complice de ses trafics.
François enfin, ne comprend pas que son épouse soit prise d'une crise mystique et effectue des séjours de plus en plus prolongés au carmel. En allant la chercher pour la ramener dans leur appartement lyonnais, on lui annonce qu'elle a déjà quitté l'établissement.
Avec un sens aigu de la tension dramatique qui avait déjà fait merveille dans Au commencement du septième jourLuc Lang va nous conduire crescendo vers une scène de carnage autour de ce relais de chasse enneigé.
On y retrouve le grand cerf, le chirurgien qui va à nouveau devoir agir, les trahisons de ses enfants, une femme tout à la fois présente et absente, des gendarmes, un ami naturaliste et quelques cadavres...
N'est-ce pas quand on a tout, lorsqu'on a assuré son aisance financière et celle de ses enfants que tout se dérègle? Que l'envie de sortir du parcours tracé se fait de plus en plus pressante? Avec maestria, le romancier nous entraîne dans ces remises en cause parallèles qui vont virer au drame. Un livre à l'unisson de la météo ambiante du côté de la Vanoise: froid, âpre, traître.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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alexb27
  15 août 2019
François, chirurgien quinquagénaire, part pour une partie de chasse dans sa maison de campagne. Il est rejoint par son fils Mathieu, financier avec qui il entretient des relations assez distendues. Alors qu'il poursuit un cerf, il a l'impression d'apercevoir sa fille Mathilde, passagère d'une voiture qui évite de justesse le cervidé blessé...Cela va être le début pour François (et le lecteur) d'un week-end mouvementé...Voilà un récit qui m'a beaucoup plu : tout d’abord par son histoire, inattendue, entre crise familiale, roman noir et western ; puis par sa langue, littéraire et intrigante, très précise dans les descriptions de chasse et de chirurgie ; enfin, par sa temporalité étonnante, qui permet de redécouvrir l'intrigue (et de nombreux détails) dans chaque grande partie. Une lecture passionnante et un auteur dont je vais m'empresser de lire les précédents ouvrages. Merci à Netgalley et à Stock pour ce partage. #LaTentation #NetGalleyFrance
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ChtiBaboun
  17 octobre 2019
Comme dans son roman précédent Au commencement du septième jour Luc Lang interroge le monde et la famille dans son nouveau roman La tentation.
Dans Au commencement du septième jour Luc Lang s'interrogeait sur le monde du travail, la relation cadre - employeur.
Dans La Tentation, il reprend l'exemple du monde du travail pour affirmer son propos : Nous avons un ancien monde et un nouveau monde. ce nouveau monde est le monde des financiers, des associés, de la virtualité , de l'argent facile.
François le père est un chirurgien reconnu et un chasseur émérite. Dans son esprit ses enfants Mathieu et Mathilde doivent suivre la ligne familiale et faire des études de médecine. Tradition et ancien monde.
Mathieu, son fils, financier de haut vol et trader à New York est le protype du nouveau monde.
Il a commencé ses études de médecine, répondant à la tradition familiale puis a tout plaqué pour la finance.
Il voit d'ailleurs la médecine au travers de la fincance : rachat de cliniques - bénéfices - argent facile.
Mathilde la fille ,est restée fidèle à la tradition familiale et a commencé de études de médecine.
Mais une passion dévorante pour un escroc patenté va l'en détourner.
Enfin Maria , l'épouse,la mère et belle mère a une psyché un peu perchée qu'elle soigne par des fréquents séjours dans des couvents de religieuses.
C'est sur la durée d'un week-end , à la Toussaint, que Luc Lang va faire inter agir ses personnages.
François est monté dans son relais de chasse sur les contreforts du Mont Cenis afin de chasser le cerf.
Et il se trouve nez à nez avec la plus belle bête qu'il n'ait jamais rencontré : un cerf à seize bois. il le vise et le blesse seulement. Après une poursuite il a la possibilité de l'achever mais ne le fait pas et au contraire le soigne dans son relais.
En même temps qu'il chasse , sur une route il voit passer une voiture qui évite ce cerf. Dans cette voiture , côté passager , il pense apercevoir sa fille Mathilde.
Au relais il trouve son fils Mathieu alors que c'était nullement prévu.
A partir de cette situation le roman va se constituer en quatre chapitres dont la temporalité n'est pas linéaire.
Réalité, rêve,cauchemar. A chacun de se faire son idée.
Quand au quatrième chapitre, il laisse au lecteur la possibilité du positif et du négatif, de la violence ou de l'assagissement.
Comme d'habitude avec les romans de Luc Lang l'écriture est ample,poétique, précise et violente.
Les phrases peuvent être courtes et définitives. Mais aussi longues et tourmentées.
Les premières pages du roman sur la chasse du cerf sont magnifiques et haletantes.
Tout y est , les mots techniques sur la chasse , la description de la montagne, sauvage , prise dans la gangue automnale , les émotions et ressentis de François mais aussi du cerf.
Néanmoins la lecture du roman de Luc Lang n'est pas de tout repos , car le livre n'est pas linéaire et l'écriture est dense.
Il faut accepter de ne pas toujours comprendre l'ensemble du propos de l'écrivain.
Par contre se plonger dans ce monde , vieux ou nouveau, au milieu des montagnes de Maurienne et de Vanoise est un grand plaisir.
Quand on ferme le roman , le précipité n'est pas encore reposé. Il faudra quelques jours pour s'extraire de cette histoire et de ces personnages.
N'est ce pas l'un des ingrédients d'un bon livre ?
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spleen
  03 juin 2019
François , chirurgien de 56 ans , espère bien rajouter à ses trophées le magnifique cerf qu'il avait repéré l'an dernier mais lorsqu' au bout de sa traque il a l'animal en ligne de mire , il hésite et ne fait que blesser la bête et plutôt que de l'achever, il décide de le soigner dans le relai de chasse qu'il a hérité de son grand-père .
C'est le moment choisi par son fils Mathieu, banquier vivant aux États-Unis pour débarquer dans ce lieu isolé alors que la neige se met à tomber et que François est persuadé d'avoir croisé sa fille Mathilde passagère d'une voiture de sport sur ces petites routes de montagne ...
Paradoxalement, alors que je n'aime pas la chasse, c'est le début de ce roman que j'ai préféré , la description de l'instant où le chasseur va tirer avec ce sentiment de toute puissance , tenir la vie de l'animal au bout de sa lunette et décider de la vie ou de la mort, un peu comme le métier de François où , au bloc opératoire lorsque le patient est endormi, tout dépend de son habileté, de sa vigilance.
Bien sûr, le questionnement ultime sur ce droit à retirer une vie rend l'homme plus "humain" et cette vulnérabilité le rapproche de la sensibilité du non-chasseur .
C'est cette faille qui au long du livre va s'agrandir avec la confrontation avec ses enfants devenus grands et ne correspondants plus à l'image que le père avait désiré, fabriqué , tout en gardant , surtout vis à vis de sa fille une anxiété que d'aucuns trouveraient maladives .
Mais le retour en arrière au bout de quelques pages sur ce qui vient de se passer juste avant et l'impression de tourner en rond en relisant les mêmes passages rendent la lecture laborieuse , ce que n'arrangent pas certaines descriptions fort longues , et l'histoire finalement est bien ténue avec une intrigue alambiquée et peu crédible et une fin qui est restée totalement énigmatique pour moi .
Donc , au final , un roman qui m'a semblé inabouti ... Dommage j'avais bien aimé Au commencement du septième jour du même auteur .
En remerciant NetGalley et les Éditions Stock
#LaTentation #NetGalleyFrance

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critiques presse (1)
Bibliobs   18 septembre 2019
Luc Lang signe un grand roman faulknérien, dont le héros est un chirurgien-chasseur. Impressionnant.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
JaklekJaklek   09 octobre 2019
...il danse avec les yeux, ses mains, ses bras, son corps tout entier, il épouse les méandres, le mouvement alluvionnaire des chairs profondes, il nage dans les flux cellulaires jusqu'à s'y fondre, ses lames s'insinuent, furtives, dans les couches sédimentaires, aucune ligne brisée, juste la cohérence du tissu anatomique.
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hcdahlemhcdahlem   19 septembre 2019
Il patauge dans le feuillage pourrissant, la mousse, il rue lui-même dans la terre détrempée, le sang frais qui suinte à nouveau du cuissot troué, qui poisse, il suffoque dans l’odeur musquée du gibier aux abois, dans l’arôme du larmier, huileux et entêtant à l’époque des amours, un corps-à-corps absurde, un pugilat abruti dans l’éclat cru des phares, mêlant ses jurons et ses grognements aux cris d’effroi de la bête. Il parvient enfin à serrer les nœuds, les quatre pattes ficelées ensemble au plus près. Il est à genoux, tête basse, les mains sur les cuisses, il cherche l’air, ses veines saillent aux tempes, aux poignets, le cœur cogne dans les côtes. Il demeure prostré deux longues minutes, vide, sans force, se relève lentement, s’approche du plateau, ramasse le boîtier de télécommande, enclenche le treuil électrique, le câble se tend, puis la corde, l’animal vissé à la terre s’allonge, se distend, dépasse sa marge d’élasticité, les pattes puis le tronc s’engagent sur la rampe d’accès, le froissement râpeux du pelage sur l’alu rainuré a la sécheresse d’un Tergal, François maintient haut sur son bras libre la tête et la coiffe, accompagnant sur la rampe la montée du cerf à la vitesse de l’enroulement du câble.
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hcdahlemhcdahlem   19 septembre 2019
INCIPIT
L’index sur la détente, la joue sur la crosse, l’œil dans la lunette, il scrute l’animal, un cerf à seize cors dans la lumière dorée d’un jour d’octobre, qui se tient, puissant, campé dans une splendeur héraldique, les sabots enfouis dans une flaque de neige, la tête tournée de son côté avec une sorte d’affectation, comme s’il regardait la mort en face. L’homme aurait été sous le vent, la bête se serait déjà enfuie. C’est un cerf de sept ou huit ans qu’il a observé dans ses jumelles l’automne précédent, vigoureux mais trop jeune et dont les bois n’étaient pas encore dans leur plénitude. Cette année, la pousse est accomplie, les empaumures sont vastes et régulières, telles deux mains aux doigts écartés, les andouillers de massacre sont eux-mêmes d’une amplitude considérable.
Son chien est mort trois ans plus tôt, il se contente de chasser seul, il s’accommode, il sait observer, se placer dans le vent, effacer sa propre odeur, il pourrait marcher des heures sans faillir, deux jours d’approche cette fois le long des contreforts montagneux… Le travail de repérage lui semble toujours participer d’un désir charnel, celui d’une partie de cache-cache, presque d’un corps-à-corps. Mais à présent que l’encolure fauve et grise de l’animal se pose dans sa lunette Zeiss, le télémètre laser affichant une distance de 88 m il se trouble, s’embarrasse. Depuis quelque temps, il supporte difficilement ce déséquilibre des forces, sa puissance de feu qui interrompt brutalement la partie, en vole la fin, conférant à cette studieuse poursuite sur le massif une absurde vacuité. Ce serait quoi, finir la partie ? Il n’a pas de réponse, il éprouve simplement une amère déception dans les secondes qui suivent le tir après avoir pourtant signé, trente années durant, d’impressionnants tableaux de chasse. Dans un dixième de seconde, la balle entrera dans les chairs avec 450 kg d’énergie cinétique, l’animal sera fauché, l’altière silhouette disparaîtra dans l’horizon, une anomalie visuelle quasi hallucinatoire. C’est lui en somme qu’il va effacer en abrégeant la course du cerf, sa course vers le cerf. D’où cette hésitation qu’il a de l’index à l’instant où le dernier soleil rasant fait peut-être scintiller l’optique de sa lunette, que le cerf a bougé instinctivement, que la crispation du doigt sur la détente est devenue réflexe et tardive. La balle est partie, 860 m/s, éclair, soubresaut de l’épaule et du torse, secousse dans la nuque avec le recul de la carabine sans frein de bouche et qu’il maîtrise si bien. Mais cette hésitation d’une microseconde à une telle distance expliquerait que la balle ait manqué sa cible. L’animal a légèrement fléchi sur son côté droit, il a paru boiter un instant puis s’est enfui, faisant brusquement demi-tour pour s’évanouir sous le couvert des arbres. François jure entre ses dents, l’œil collé à sa lunette, la flaque de neige vide étincelant de reflets d’or, jusqu’à lui brouiller la vue. Il maugrée, marquant l’emplacement et la direction du tir avec un Chatterton orange fluo collé en croix sur le rocher, enfin s’avance jusqu’au névé où se tenait le cerf. Aucune trace de sang, il l’a… Mais il distingue sur la neige une touffe de poils fauves, courts, que la balle a vraisemblablement sectionnés à l’impact. Il sait qu’on ne se précipite pas sur les traces d’une bête blessée, au risque d’embrouiller soi-même les pistes, l’animal courant en tous sens pour semer son prédateur. Il y a donc ces poils mais pas d’esquille d’os ni de moelle, il se retourne, évalue l’emplacement du tir grâce au Chatterton fluo qui vibre sur la roche, il voit par où s’engouffrer sous le couvert des arbres…
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RenodRenod   17 juillet 2019
Les deux cerfs se jettent, tête ras au sol, coiffe d’armes devant, arc-boutés l’un contre l’autre. Les bois claquent, cliquettent, s’entrechoquent, un fracas emplissant la forêt, dix épées furieuses qui croiseraient le fer sinon que les bois faits d’os ont un son mat de bâtons qui se cognent et vibrent, les muscles saillent, les pelages luisent, des jets de brume dans l’air glacé fusent des naseaux, les sabots déchirent le sol d’herbe, de feuilles et de branchages, l’énergie déployée n’est pas d’une vitesse, d’une décision, d’une force humaine, elle est surgie d’une autre physique, d’une autre puissance, assignable à des dieux qui joueraient d’incessantes métamorphoses.
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RenodRenod   15 juillet 2019
Sur la vaste esplanade, il suspendit son pas, envahi d'une solitude vibrante. La voûte était d'une telle transparence qu'on la croyait poudrée d'or, c'était un ciel d'Adoration des mages, il songea aux cieux de Giotto dans ce parfait silence, tête renversée, parcourant les configurations stellaires. Son enfouissement dans la voie lactée le dilatait d'un sentiment de quiétude jusqu'à ce qu'il s'éprouve saisi d'un vertige, d'une sourde inquiétude à l'endroit de sa fille, et d'une douleur naissante dans la nuque.
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Videos de Luc Lang (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Luc Lang
Luc Lang vous présente son ouvrage "La tentation" aux éditions Stock. Rentrée littéraire Août 2019. Parution le 21/08.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2338977/luc-lang-la-tentation
Notes de musique : Youtube Audio Library
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