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ISBN : 2070408582
Éditeur : Gallimard (14/03/2000)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 58 notes)
Résumé :
" Ce que je sais, moi, chef cuisinier de la prison de Strangeways, c'est qu'à l'échelle de ma petite ville de damnés le pouvoir que j'ai sur leurs boyaux me donne tout pouvoir sur l'air ambiant, l'état des tissus et des chairs, la disposition des esprits et des caractères, et enfin sur le fonctionnement de la plomberie, de toute la plomberie, que ce soit celle des ventres ou celle des bâtiments. Je suis le seul à savoir cela, je peux cristalliser la bassesse des âme... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  26 novembre 2016
Pour ce livre de Luc Lang, MILLE SIX CENT VENTRES (qui a reçu le Prix Goncourt des lycéens en 1998), une fois n'est pas coutume, ma critique ne sera pas très longue. Bizarre ? Non et vous allez vite comprendre pourquoi.
C'est l'histoire d'un chef cuisinier, Henry Blain, qui travaille dans la prison de Strangeways. Mais une mutinerie éclate et sa maison est envahie par les médias car elle se trouve à un emplacement idéal pour filmer les prisonniers rebelles sur le toit de la prison. Henry, toujours pratique, ne perd pas le nord et décide de faire payer les journalistes et les badauds.
Mais un beau jour, au cours d'une interview, Henry qui tire gloire des faits, dérape dans ses propos alors qu'il est accusé de servir de la nourriture insipide aux prisonniers.
Tout cela se passe dans un climat social exacerbé par la politique de la Dame de Fer et tous les esprits sont à bout.
Au milieu de ces événements, Henry se raconte avec complaisance ; il raconte également son histoire d'amour torride avec une journaliste, Louise (qui entend souvent La Walkyrie...), et cela avec beaucoup d'érotisme (c'est chaud, très chaud).
De plus, au cours de la lecture, on en apprend des vertes et des pas mûres sur cette affaire de cuisine et les révélations ne sont pas du tout réjouissantes ni appétissantes.
Mr Henry Blain qui règne dans ses cuisines, sur les 1 600 ventres des prisonniers, grand amateur de Shakespeare, très inquiet pour son jardin (qui reçoit multiples détritus de la part des insurgés), va se révéler un personnage fort complexe et va dévoiler des faits qui laisseront le lecteur ébahi.
On le découvre petit à petit et c'est pour cette raison que je ne peux pas en dire plus car les surprises de cette affaire sont assez incroyables.
En lisant ce livre, j'ai détesté le personnage de Henry qui est trop sûr de lui, trop mesquin et trop cynique. Mais c'était bien l'intention de l'auteur.
Et puis mon opinion n'engage que moi.
De plus, comme je venais de lire Au Commencement du Septième Jour du même auteur, cette histoire de ventres (avec maints détails sur la tuyauterie interne), je suis restée assez déconcertée (j'avais prévenu au début car la quatrième de couverture n'en disait pas beaucoup, bien entendu) et j'ai gardé un avis très mitigé.
Mais il faut reconnaître que s'il y a des descriptions très osées ou étonnantes (selon de quoi on parle), le fond de l'histoire est le climat social de cette Angleterre à cette époque-ci et ce n'est pas un problème négligeable.
De plus, si l'on commence le livre il vaudrait mieux aller jusqu'au bout pour les révélations finales. Donc, suspense...
J'ai remarqué que ce livre avait été très peu critiqué : peut-être que les autres lecteurs ont ressenti les mêmes impressions que les miennes ? Ou bien d'autres l'ont aimé, ce qui est tout à fait leur droit et ils ne l'ont pas encore dit ?
De toute façon, il ne faut pas oublier son Prix reçu en 1998, ce qui signifie qu'il a été apprécié par d'autres lecteurs.
Voilà, j'en ai expliqué un peu et on trouvera d'autres révélations dans les quelques citations que j'ai relevées.
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Fandol
  09 novembre 2016
Quelle histoire ! Henry Blain est chef-cuisinier et habite près de Strangeways, une immense prison britannique où s'entassent 1 600 personnes détenues et où il travaille… À cause des conditions de vie et de la surpopulation, une révolte a obligé les forces de l'ordre à évacuer les lieux mais un groupe d'irréductibles résiste.
Luc Lang sait être original et captive très vite son lecteur, ce qui lui a valu le Prix Goncourt des lycéens, en 1998.
Comme, de sa maison, Henry a un point de vue idéal sur la prison assiégée, il en profite pour louer la place aux journalistes et aux curieux. Il a fait connaissance avec Louise Baker qui travaille pour l'Anglican Tribune, le journal de l'église anglicane du Yorkshire. Souvent grivois et truculent, l'auteur se lance dans le récit de la vie de ce cuisinier qui n'avait pas son pareil pour mener les ventres à sa guise… Comme la valeur de ses compétences est remise en cause par les derniers résistants, à l'intérieur de la prison, il raconte comment il savait faire la pluie et le beau temps sur les bateaux où il a travaillé auparavant.
Diarrhée galopante ou constipation générale, il sait s'y prendre pour obtenir la punition qu'il désire. Il est capable aussi de rendre l'air irrespirable dans la prison en faisant péter 1 600 personnes…
Pendant que l'assaut final se prépare, le lecteur va de surprise en surprise grâce aux révélations croustillantes sur le passé de ce cuisinier. C'est l'occasion aussi de mettre en exergue tout ce qui ne va pas dans les conditions de vie imposées en prison, principalement la surpopulation. le rôle de la télévision et des médias en général n'est pas négligé jusqu'au coup de théâtre final.
Bonne lecture avec Mille six cent ventres et bon appétit !
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syssylle
  23 juin 2017
Découvert dans la réserve de ma bibli, donc peu sorti et peu lu, je craque car c'est Luc Lang l'auteur. Et j'adore cet écrivain, je trouve que son univers est attirant, étrange, ses personnages dignes de la tragédie grecque.
Et je ne fus pas déçue par ses 1600 ventres ! Quel homme improbable que cet Henry Blain! So british! Haut en couleurs! Abject et pourtant sympa...obsédé sexuel et fan de Shakespeare. J'adore!
L'histoire, au début, c'est Benny Hill : une mutinerie se déclenche dans la prison où il exerce en tant que chef cuisto; et comme il habite à côté de son lieu de travail, et que de son jardin il est au premier rang pour voir les prisonniers monter sur les toits et revendiquer une vie carcérale meilleure, il décide d'en faire un véritable théâtre, installe des chaises sur sa terrasse et fait payer 10 livres une heure de spectacle! Malin le Henry! et pour la presse, à scandale ou pas, tarif encore plus élevé. et ça marche !Sa maison ne désemplit plus, il donne une interview, mais là, premier rebondissement!
les prisonniers le reconnaissent: c'est lui l'empoisonneur, c'est lui qui leur fait bouffer de la merde! Mais Henry est malin(ça, je l'ai déjà dit) et il parvient à retourner l'opinion et devient un héros. Il arrive grâce à son système à séduire une vieille jeune fille journaliste, avec qui il va avoir une aventure sexuelle chaude bouillante .
C'est drôle et terrible , surtout au moment où il nous avoue qui il fut, ce qu'il a fait...Mais ça, chut, il va falloir lire pour savoir, je ne veux pas déflorer ce roman comme le fit Henry avec Louise.
Ce livre, je l'ai lu comme on regarde un film, avec des images plein la tête.
merci Luc pour ce bon moment !
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cdilyceehotelier
  11 décembre 2015
Luc Lang est un écrivain Français né à Suresnes en 1956 dans une famille ouvrière.
Par la suite il s'est tourné vers des études littéraires :
Lettres supérieures au lycée Honoré de Balzac puis en première supérieure au lycée Jules Ferry.
Plus tard il enseignera l'esthétique à l'école Nationale supérieure d'arts de Paris.
Depuis le début de sa carrière il a publié 16 livres dont « voyage sur la ligne d'horizon » paru en 1988 et récompensé par le prix Jean Freustié
« Milles six cents ventres » sorti en 1998 récompenser par le prix Goncourt des lycéens.
Dernièrement, il a publié « L'autoroute » en 2014
Le texte parle d'Henry Blain, le chef de cuisine d'une prison d'Angleterre plus que banale jusqu'au jour où les prisonniers vont finir par se révoltés à cause de la nourriture qu'ils jugent trop mauvaises. Au fur et à mesure du récit, on découvre un personnage principal assez tourmenté par son passé éprouvant mais aussi un personnage voulant contenter les prisonniers avec les maigres ressources qu'on lui impose.
Je n'ai pas particulièrement adhéré à ce livre qui n'évoque que très rarement le domaine de la cuisine malgré un style d'écriture intéressant grâce a toutes les citations de l'auteur sur Shakespeare et beaucoup de ses oeuvres.
Sébastien Cordes
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sandrine68
  28 décembre 2016
Je m'attendais à autre chose car l'idée que la cuisine du "chef" conditionne l'ambiance de la prison me plaisait bien et la 4e de converture comme le titre semblaient y amener. En fait, il n'y a que quelques pages sur ce thème. le roman se centre bien sur le cuisinier de 60 ans, qui se révèle grand baiseur puis tueur de femmes, mais on le le voit jamais dans la prison. Mis au chômage technique par une rébellion de prisonniers, il observe ses effets depuis sa maison, se plaint des saccages de son jardin, en profite pour se faire un peu d'argent en faisant payer l'entrée aux journalistes, se tape une vierge nymphomane de 50 ans (il n'y a qu'un romancier homme pour oser ce personnage improbable...) puis gagne sa célébrité au Jt et son renvoi en balançant des vérités. J'ai lu en diagonale une bonne partie, j'ai trouvé les scènes répétitives, une intrigue qui fait du surplace, à moins d'aimer les histoires d'obsédés...
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
EffeLouEffeLou   23 octobre 2014
" Si elle savait, Suzan, ce qui se passe dans mes cuisines. Je prends un bac à cuisson, mettons pour cent rations. Je verse dedans vingt kilos de mauvais riz blanc, ni rond, ni long, on dirait du concassé, j'ajoute quarante litres d'eau, je ne mets ni sel ni laurier, rien! Je couvre et je règle la cuisson à petit feu. Quand le riz a absorbé l'eau, le bac est plein d'un ciment blanc de bel aspect, gonflé, presque brillant. Je goûte éventuellement. Ici et là un caillou passe sous la dent, mais dans la bouche on a un goût de riz pur, brut, pâteux et dur à la fois, ce n'est pas mauvais, ce n'est pas insultant au palais, c'est neutre, c'est mangeable. Trois navets cuits à l'eau à côté, le repas est prêt. Les mauvais jours j'en reste là. Les mauvais jours sont les jours de ma mauvaise humeur, de mon ressentiment envers l'humanité dont j'ai ici, à Strangeways, une vue non pas déformante mais grossissante. C'est comme si je voyais le monde au microscope: les haines, les petitesses, les méchancetés, les saloperies, les mises à mort, les amours, les amitiés, l'honneur, la solidarité, la peur, le pouvoir, tout est net, clair, distinct, c'en est pathétiquement juste. Je n'ajoute donc pas de sel ni de laurier ni de sauce tomate ni de viande hachée, je suis une pierre, je veux que leur ventre devienne une pierre, je veux qu'ils chient des cailloux. Et je m'entête ainsi plusieurs jours dans la même gamme: riz, pâtes, pommes de terre, pâtes, pommes de terre, pâtes, pommes de terre, riz. Si ma bonne humeur revient entre-temps, je tâche malgré tout de mener à bien mon programme. Je peux également prendre mes bacs à cuisson, y cuire un jour des pois cassés, le lendemain des choux-fleurs, le surlendemain des flageolets, et le quatrième jour des topinambours, la congélation autorise en toute saison je jouer une gamme homogène qui produit les mêmes effets. Je ne manque pas d'ajouter du laurier, du sel, du poivre, parfois des gros oignons, de la margarine et des saucisses de ma confection. Le goût est flatteur, c'est assaisonné, c'est parfumé. Les gamelles sont vidées, mais après sept ou huit repas de ce genre, les intestins parlent, comme on le dit des armes. Ça gargouille, ça rote, ça pète, ça pétarade à l'échelle de mille six cents détenus enfermés dans le même lieu. L'air résonne à Strangeways de millions de pets, brefs, longs, graves, aigus, simples, en mitraille, secs, liquides, c'est une canonnade de tous calibres, c'est la guerre, l'air, sonore, se charge d'effluves de gaz intestinaux qui empestent de manière invisible, insaisissable et irrépressible les coursives et les cellules de la prison. Je sais la complaisance des taulards pour ce mode d'expression tonitruant, les jours heureux où mon humeur est bouffonne et farcesque, j'aime ainsi me servir des entrailles des détenus pour rendre aux matons l'atmosphère inaudible et irrespirable, qu'ils aient le sentiment d'avoir la tête enfouie dans les fonds brumeux des pantalons de leurs prisonniers. "

pp 120-122
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nadiouchkanadiouchka   27 novembre 2016
- Ils nous traitent comme des animaux mais ils ont oublié que les hommes, eux, savent la révolte ! La Pénitentiaire, le Home Office et le Premier ministre sont seuls responsables ! Ils allument des feux de forêt et ils accusent les arbres de brûler ! P.273
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nadiouchkanadiouchka   26 novembre 2016
- C’est vrai ce qu’on raconte, Henry, sur les cuisines ?
Si elle savait, Suzan, ce qui se passe dans mes cuisines. P.118
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nadiouchkanadiouchka   27 novembre 2016
- La révolte des prisons, s’ajoutant aux manifestations violentes contre la Poll Tax, à l’inflation et aux taux d’intérêt élevés, pèse sur le climat politique et semble tétaniser l’équipe de Margaret Thatcher. P.174/175
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nadiouchkanadiouchka   29 novembre 2016
- Faux pas céder !
- Tu nous fais honte, Thatcher ! Honte !
- Thatcher, bourreau du peuple !
P.181
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