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Mickaël Launay (Autre)
EAN : 9782290225790
352 pages
Éditeur : J'ai Lu (13/01/2021)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Savez-vous que le 34 avril est un jour très utile ? Que certains fleuves coulent de bas en haut ? Que la Lune tourne en ligne droite ? Que la couverture de ce livre est peut-être rouge ? Et que tout en lisant ces quelques lignes vous voyagez à la vitesse de 300 000 kilomètres par seconde ?
Ces affirmations peuvent vous sembler absurdes, et pourtant elles sont vraies ! Notre perception du monde est parfois trompeuse. En science, le réel bouscule nos préjugés e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Nastie92
  31 mai 2020
J'aime Mickaël Launay et je suis depuis longtemps les vidéos enthousiasmantes qu'il publie sur sa chaîne Micmaths.
Mathématicien passionné, il met tout en oeuvre pour transmettre son amour pour cette matière souvent mal-aimée (À tort !).
Si vous ne le connaissez pas, voici un lien qui vous le fera découvrir et vous emportera dans la magie des tables de multiplication. de plus il vous donnera, je l'espère, envie d'en voir plus.
https://www.youtube.com/watch?v=-X49VQgi86E&t=3s
"Faire des mathématiques, c'est inventer des mondes imaginaires où notre esprit pourra voguer librement, sans se soucier des obstacles du monde réel."
Fort de ce constat, Mickaël Launay analyse un certain nombre de grandes idées et de grands domaines des mathématiques ou de la physique.
Il aborde des sujets aussi variés que Napier et les logarithmes, les lois de la gravitation, la notion d'infini, la géométrie euclidienne et d'autres géométries, la relativité et l'espace-temps, jusqu'aux troublants et inquiétants trous noirs.
C'est vaste !
L'idée de départ est simple, mais excellente : si un problème nous semble incompréhensible ou sans solution, c'est peut-être que nous ne le regardons pas de la bonne façon. Que nous ne l'attaquons pas sous le bon angle.
Changeons de point de vue, déplaçons un peu notre poste d'observation, et tout peut s'éclairer.
Voilà ce que l'auteur appelle le théorème du parapluie : au lieu de rester au sec, il ne faut pas hésiter à s'aventurer sous la pluie... muni d'un bon parapluie.
Le génie dans une découverte révolutionnaire dans le domaine scientifique réside souvent dans le choix du nouvel angle d'attaque.
Mickaël Launay nous explique quelques propriétés mathématiques ou physiques, quelques idées novatrices en leur temps ; il le fait en nous faisant traverser l'averse... à l'abri sous un parapluie.
Il est fascinant de voir comment certains concepts compliqués en apparence s'éclairent subitement dès lors qu'on les regarde de la bonne façon ! Mais attention cependant : si Mickaël Launay est un excellent vulgarisateur, il n'a pas de baguette magique et certains idées ne peuvent pas se comprendre en un claquement de doigts et demandent un minimum de connaissances scientifiques.
Changer de point de vue, réfléchir différemment : voilà qui m'intéresse au plus haut point.
Voilà ce qui me fait aimer les mathématiques et voilà ce qui m'a fait choisir d'en faire mon métier.
Se heurter à des difficultés, analyser un problème, essayer, tomber dans une impasse, réessayer, se tromper, rectifier le tir... et finalement voir la solution se dessiner : quelle joie ! Comparable à celle que j'éprouve en montagne l'été lorsque j'arrive au sommet et que je savoure la vue.
Dans les deux cas, le plaisir est d'autant plus grand que l'effort a dû être intense, d'autant plus grand que les difficultés ont été nombreuses.
On me demande parfois "Mais, à quoi servent les maths ?", souvent avec dédain ou ironie, quelquefois en ajoutant que pour un non-scientifique elles ne servent à rien.
Voilà ce que je réponds : elles servent à apprendre à réfléchir, à apprendre à raisonner, à apprendre la ténacité.
Alors, inutiles les maths ?
Non, non, et non.
Sauf si on les dénature et qu'on les réduit à un livre de recettes, à l'application mécanique de formules. Et malheureusement, c'est ce qui se passe dans le système scolaire français à l'heure actuelle.
Sous prétexte de simplification, on a complètement massacré cette matière, qui ne joue plus du tout son rôle de formation de l'esprit. Qui a perdu son intérêt. Quel gâchis !
Heureusement, viennent de temps en temps quelques scientifiques qui savent en parler de façon lumineuse et la rendre compréhensible et attractive. Mickaël Launay est de ceux-là.
Si vous êtes scientifique ou si vous ne l'êtes pas mais que vous avez cette merveilleuse qualité qui s'appelle "curiosité", ouvrez votre parapluie et embarquez pour une lecture des plus originales.
L'auteur a sans doute voulu aborder un trop grand nombre de sujets, et c'est le petit bémol que j'ajouterais à sa belle partition : à vouloir trop en mettre, il a dû faire assez court sur chaque thème, ce qui est dommage car cela nuit parfois à la compréhension et laisse souvent le lecteur sur sa faim.
Peut-être aurait-il fallu faire un ouvrage plus épais, ou en deux tomes ?
Ce point faible mis à part, le théorème du parapluie est un livre passionnant, capable de rendre à ceux qui l'avait perdue leur capacité d'émerveillement.
Eh oui, c'est beau les maths !
Alors, je remercie Mickaël Launay, et s'il a parfois pêché, c'est par excès d'enthousiasme. Je ne peux que lui pardonner !
Du même auteur, je vous recommande le grand roman des maths. Bien plus accessible que ce théorème du parapluie, il offre une plongée passionnante dans l'histoire des mathématiques.
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gabb
  18 avril 2020
Dans le cercle très fermé des matheux, il y a d'un côté les barbus à lunettes bouffeurs d'équations, et de l'autre il y a Mickaël Launey.
Les premiers, prodigieux surhommes plus ou moins perchés, planent largement au-dessus du reste des mortels et conversent bien souvent en une langue inconnue.
Le second ne porte ni barbe ni lunettes, il parle d'une manière tout à fait intelligible d'un sujet qui par ailleurs me passionne, et à défaut de pouvoir lui remettre la médaille Fields, je suis ravi de lui décerner aujourd'hui la médaille du meilleur vulgarisateur scientifique !
Après l'excellent "Grand roman des maths", le jeune mathématicien-youtubeur français nous revient avec ce fascinant "Théorème du parapluie" (qu'il aurait mieux fallu nommer - de l'aveu même de l'auteur - "formule de changement de base" ou "automorphisme intérieur", mais il parait ça aurait fait un titre moins joli...)
Launey y aborde avec BEAUCOUP DE SIMPLICITÉ des notions qui semblent pourtant ardues au premier abord. Citons entre autres l'étonnante loi de Benford (relative à la distribution contre-intuitive de tous les chiffres qui nous entourent), le miracle des 5 postulats d'Euclide (pure merveilleuse de justesse pendant vingt-trois siècles !) ou de la théorie newtonienne de la gravitation (sacré bonhomme encore que celui-là !), la magie des fractales qui nous entraine dans les méandres de l'infini (vertigineux !), ou la révolution engendrée par les découvertes d'Einstein et les bizarreries de la relativité, des trous noirs et de l'espace-temps...
La première moitié de l'ouvrage, plus axée "maths", m'a franchement emballé ! Aaah, qu'il est bon d'aborder la pensée multiplicative sous un angle nouveau, de réaliser que les mathématiques sont finalement l'expression la plus pure de la Vérité ("les mathématiques ne se trompent pas, mais les humains qui s'en servent peuvent parfois les utiliser de manière inappropriée"), de mettre le doigt sur les petites curiosités de l'algèbre, de flirter avec l'infini ou d'entendre à nouveau parler du délicieux "Mirifi logatihmorum canonis descriptio" (description des magnifiques tables de logarithmes) de John Napier, qui lui aussi avait oublié d'être bête !
Je reconnais en revanche avoir eu un peu plus de mal avec les concepts de physique et d'astronomie de la seconde partie, qui remettent en question les fondements de la géométrique euclidienne (pauvre Euclide, s'il savait...) et nous rappellent qu'il faut souvent se méfier des apparences. Pas évident pour moi de faire le "pas de côté" nécessaire à la parfaite assimilation de ces théories parfois perturbantes et tellement éloignées de ce que nos sens et notre instinct voudraient nous faire croire !
Peu importe, l'objectif de ce livre n'est certainement pas de nous transformer tous en astro-physiciens (vous ne trouverez d'ailleurs dans ces pages aucune formule barbare, juste des petits dessins rigolos !), mais plutôt d'aiguiser notre curiosité, de nous inviter TRÈS SIMPLEMENT - j'insiste ! - à voir le monde différemment et à nous émerveiller devant la puissance des découvertes scientifiques qui ont jalonné l'histoire des hommes ... et plus encore devant la somme faramineuse de tous les mystères qu'il reste à percer !
Contrat à nouveau largement rempli par Mickaël Launey : par son approche très didactique et son ton plein d'humour (sisi, on peut être mathématicien ET drôle !), il pourrait bien convertir à la beauté des maths les plus réfractaires d'entre nous !
Grâce à lui j'ai même compris ce qu'était un disque de Poincaré, quand wikipedia et tous les barbus binoclards ne nous parlent que d'un "modèle de la géométrie hyperbolique à n dimensions où les points sont situés dans la boule unité ouverte de dimension n et les droites sont soit des arcs de cercles contenus dans le disque et orthogonaux à sa frontière, soit des diamètres de la boule."
Épatant, n'est-il pas ?
Pensées spéciales, en guise de conclusion, pour le prof de maths le plus marquant de ma scolarité, qui lui aussi a su transmettre sa passion pour la plus noble des disciplines et dont j'ai appris le décès prématuré l'an dernier.
Cette petite critique est pour lui.
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Apikrus
  04 janvier 2020
Dans cet ouvrage de vulgarisation, il est question de mathématiques - logique puisque l'auteur est mathématicien - et de sciences.
De nombreux liens entre ces disciplines sont établis ; des concepts abstraits s'avèrent en effet souvent pertinents pour mieux comprendre la réalité.
Les explications mathématiques sont claires, sans excès de formules. J'ai cependant un peu perdu pied lorsque les géométries non euclidiennes ont été abordées, puis totalement lorsqu'il s'est agi de la théorie de la relativité.
En fait j'ai adoré le premier tiers de l'ouvrage, puis ai peu à peu décroché (comprenant les explications pas à pas mais restant incapable d'avoir une vision d'ensemble claire et cohérente).
Je ne regrette pas cependant d'avoir acheté ce livre, même si je n'ai pas été capable de profiter de ses propos d'un bout à l'autre.
J'ai nettement préféré 'Le grand roman des maths', dans lequel l'auteur établi des liens entre les mathématiques et d'autres disciplines, moins ardues que la physique.
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meeva
  22 mai 2020
Un livre qui a pour objet les maths pourrait en rebuter plus d'un. Mais ce serait franchement dommage de passer à côté de cette pépite à cause de bêtes préjugés. Ou plutôt, pour ne heurter personne, de passer bêtement à côté de cette pépite à cause de préjugés.
Il y a cinq parties aux titres intrigants et poétiques (La loi des supermarchés, Des pommes et des lunes, Les méandres de l'infini, L'art du flou, Les abysses de l'espace du temps), grâce auxquelles nous nous promenons d'interrogations en découvertes, de constations étonnées en décryptages satisfaisants.
Les thèmes abordés semblent très variés, des prix dans les supermarchés à la relativité restreinte, en passant par la numération au temps des scribes, la hauteur des plus hauts sommets, les températures, la longueur des frontières (qui nous mènera donc aux fractales), la géométrie sphérique ou les pavages.
Contrairement à l'impression que j'en donne peut-être avec ma liste précédente, il ne s'agit pas là du tout d'un catalogue d'idées. Les notions sont reliées les unes aux autres, elles sont d'ailleurs presque racontées comme on le ferait d'une histoire, et sont contextualisées historiquement. C'est quelque chose de remarquable, cette impression de maîtrise totale de son sujet qui permet de faire suivre le fil de son idée à n'importe qui (on veut le croire du moins, même si ensuite, on peut se trouver incapable de retranscrire sa lecture, parce que finalement on n'avait pas les connaissances nécessaires pour repasser à une vue plus globale du sujet qui nous aurait permis de mémoriser ce que nous venions de lire).
Au cours du livre, les calculs, les formules, les nombres restent très clairs et abordables. Ce n'est qu'après la dernière partie, dans une sorte de « bonus » que sont données à lire des notions bien plus complexes.
Ah, et n'oublions pas de signaler que le texte est accompagné d'illustrations, dessins en noir et blanc que j'ai trouvé très esthétiques et qui donnent un charme fou à l'ensemble.
Un livre à ne pas manquer !
Et quand on sait que le même auteur avait déjà produit un texte sur les mathématiques, on se dit : au suivant !
Lien : https://chargedame.wordpress..
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Enfantillages
  28 janvier 2020
Le livre s'ouvre par un constat étonnant de la part du célèbre vulgarisateur. « Depuis mon cours élémentaire, confesse l'ancien élève de Normale Sup' auteur d'une thèse en probabilités, il ne s'est pas passé une année de ma vie sans que je réalise que je pensais de travers des choses que je croyais bien savoir ».
On avait adoré le Grand Roman des maths et le polar de L'Affaire Olympia, sur les traces du mathématicien Poincaré. Voici un livre qui remet en cause nos certitudes et veut nous « apprendre à regarder différemment ce que nous croyons déjà bien connaître ».
C'est une vraie aventure, où les nombres sont « des idées, des objets imaginaires dont nous nous servons comme intermédiaires de pensée ». Que ceux qui voient les maths comme une glaciale et rationnelle science exacte se détrompent ! C'est, dit le logicien Bertrand Russel, « la discipline dans laquelle on ne sait jamais de quoi on parle, ni si ce que l'on dit est vrai ».
Pour Mickaël LAUNAY, « faire des mathématiques, c'est entrer dans les coulisses du monde ». Mais attention, si le spectacle est éblouissant, il est aussi perturbant, car il « défie nos sens et notre intuition ». Et il implique de renoncer à ce qu'on pensait définitivement acquis pour se jeter dans l'inconnu. C'est ce qu'ont fait tous ceux qui ont révolutionné notre compréhension du monde en faisant progresser la science.
Pour se déplacer sans être mouillé, on utilise un parapluie. Eh bien, face à une question sans réponse, l'invention d'un parapluie s'impose. C'est « le changement de point de vue, c'est le décalage, c'est l'art de faire un pas de côté pour voir les choses sous un autre angle, plus adapté et plus efficace ». le grand savant est celui qui invente le bon parapluie au bon moment, « sans peurs, ni hontes, ni préjugés ». « Il ne faut pas craindre les ruptures, voilà la sagesse des parapluies ».
Première étape : abandonner les constructions numériques préfabriquées, oublier nos connaissances et nos biais culturels pour retrouver notre sens premier des quantités. D'instinct, notre pensée est multiplicative et non additive. Penser en ordre de grandeur : voilà la marche à suivre. C'est ce que fait l'échelle de Richter, utilisée pour les tremblements de terre. Une unité y correspond dans la réalité à une multiplication par dix d'un séisme : une secousse de magnitude 7 tremble dix fois plus qu'une secousse de magnitude 6.
LAUNAY nous fait voyager dans le temps et dans l'espace. du Moyen-Orient, à Nippur, où dans l'Antiquité, sans utiliser de zéro ni de virgule, les élèves écrivaient à la pointe du calame, sur des tablettes d'argile, des opérations pourtant tout à fait justes. Jusqu'à l'Ecosse du XVIe siècle, où John Napier réussit le prodige de transformer les multiplications en additions grâce aux tables de logarithmes. Puis direction la France et la Californie où, au XXe siècle, Benoît Mandelbrot invente une nouvelle classe d'objets mathématiques, des « figures à la fois si belles et si mystérieuses », les fractales. Oui, on peut dire que les côtes de Grande-Bretagne ont une longueur infinie. Et on comprend pourquoi les seigneurs du golfe de Tunis se sont laissé prendre à leur propre piège quand ils ont accordé à Didon un terrain aussi grand que ce que pourra entourer la peau d'un boeuf, c'est-à-dire un espace ridiculement petit dans leur esprit : la princesse phénicienne a réussi à y enfermer un territoire suffisant à la création de Carthage, vaste de 4 km2 !
« Comment être sûr de ce que l'on sait ? », poursuit l'auteur. « Est-il possible d'atteindre le point de certitude où plus aucune faille n'est possible ?
Les frontières marquées par les mots sont, on le sait, artificielles et floues. Il existe d'ailleurs des langues vleubertes où un seul mot désigne à la fois le bleu et le vert. Les Papous Berinmos en ont un et seulement un pour signifier le violet, le vert et le bleu et un autre pour évoquer le jaune, l'orange et un certain vert. Est-il possible que des quiproquos existent aussi en mathématiques ?
Pour le savoir et pour introduire la star des formules, E = mc², Mickaël Launay interpelle le lecteur : vous, là, qui me lisez, à quelle vitesse allez-vous ? Vous êtes assis sans bouger et pourtant, lecteur, votre immobilité est toute relative ! Elle est même indistinguable de la vitesse. « C'est une différence de perception subjective qu'aucune expérience ne peut mettre en évidence ». Puisqu'elle parcourt chaque année son orbite à la vitesse de 30 km/s, il n'est d'ailleurs pas faux de dire que la Terre est un train comme les autres ! Tout est relatif, on vous dit, la vitesse, l'immobilité et même la position et la simultanéité. Impossible dès lors de certifier que deux événements se sont produits au même moment (car chacun a sa propre géométrie du temps).
Le voyage s'achève avec la toute première photographie d'un trou noir, prise le 10 avril 2019. Elle est l'occasion de nous montrer qu'on vieillit moins vite au niveau de la mer qu'au sommet d'une montagne. C'est dû à la distorsion du temps à proximité des astres massifs, y compris la Terre. Les GPS prennent en compte cette relativité temporelle. Sinon il y aurait des écarts de plusieurs kilomètres dans nos positions.
C'est prodigieux et vertigineux. Les questions à venir et les réponses à trouver sont infinies. « Que reste-t-il à comprendre dans ce monde que personne n'a encore compris faute d'avoir eu l'idée ? », interroge pour finir l'auteur. Avant de répondre, rassurant :
« N'ayons pas peur des choses que nous ignorons, elles sont nos plus beaux projets ».
Lien : https://florencedutheil.wixs..
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   09 février 2020
Napier était un étrange personnage. Comme beaucoup de savants de son époque, il se mêle de diverses disciplines, touchant aussi bien à la théologie qu'à l'astronomie ou aux mathématiques. On raconte sur lui une anecdote qui, pour n'avoir rien de mathématique, n'en demeure pas moins instructive sur sa personnalité.
Son voisin, un nommé de Roslin, élevait des pigeons qui venaient manger ses graines sur son terrain. Joseph Napier, agacé, le prévint que s'il ne retenait pas ses volatiles, il les lui confisquerait purement et simplement.
Il se fit rire au nez et de Roslin lui lança qu'il pouvait toujours courir pour les attraper.
Le lendemain matin, il fut pourtant stupéfait de voir le mathématicien, un grand sac à la main, en train de capturer facilement tous ses pigeons sans que ces derniers ne cherchent à s'enfuir. Napier avait semé la veille sur tout son terrain des graines imbibées de brandy. Au matin, les pigeons étaient saouls, incapables de voler, prêts à être ramassés.
Il est probable que cette histoire ne soit qu'une légende, mais elle nous apprend toutefois une chose : John Napier était expert dans l'art de résoudre des problèmes par des moyens inattendus.
Il suffit parfois de changer de point de vue pour trouver une solution. Les situations les plus inextricables peuvent se transformer en jeu d'enfant si vous les regarder sous le bon angle. Si vous ne pouvez pas être plus vif que les pigeons, rendez les pigeons moins vifs que vous.
Il ne s'agit pas toujours d'être plus intelligent, plus fort ou plus rapide pour résoudre de grands problèmes. Il faut avant tout être astucieux.
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Nastie92Nastie92   31 mai 2020
Les mathématiciens ont développé de nombreux outils de navigation, parmi lesquels on trouve deux boussoles. La première se nomme "utilité" et la seconde "élégance". L'utilité nous conduit à la création de mondes abstraits qui collent le mieux possible au réel, afin que les recherches qui y seront menées puissent être ramenées facilement à des connaissances sur notre Univers. L'élégance nous dit d'oublier parfaitement le réel et de nous enivrer des merveilles des mondes abstraits. [...]
Chacun peut utiliser ces deux boussoles à sa guise. Certains préfèrent l'une à l'autre. D'autres se servent simultanément des deux et cherchent sans cesse l'équilibre parfait entre les deux directions qu'elles indiquent. Mais par un mystère du monde, il n'est pas rare de voir les explorateurs de l'utile et de l'élégance se retrouver aux même endroits après être passés par des chemins différents.
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Nastie92Nastie92   04 septembre 2020
"Sur un bateau, il y a 26 moutons et 10 chèvres ; quel est l'âge du capitaine ?"
La question est étrange. Qu'est-ce que l'âge du capitaine peut bien avoir à faire avec un nombre de moutons et de chèvres ? Sur près de deux cents élèves de sept à huit ans interrogés, ils sont pourtant 75% à apporter une réponse sans exprimer de doute. Beaucoup font une addition et obtiennent 36. Mais lorsque le même test est proposé à des enfants âgés de neuf à dix ans, la plupart se mettent à protester, voire à refuser de répondre. Seuls 20% répondent sans réserve. En deux ans, leur esprit critique s'est affiné.
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gabbgabb   17 avril 2020
Les Élements font partie de ces oeuvres qui dépassent leur auteur. On ne sait quasiment rien de la vie d'Euclide et presque toutes les sources anciennes le concernant ont été perdues. Ses Éléments en revanche furent copiés et recopiés de génération en génération. Traduits, améliorés, commentés, analysés ou prolongés, il s'agit de l'ouvrage scientifique ayant eu le plus d'éditions de tous les temps ! Les Éléments comptent treize volumes qui nous sont tous parvenus dans leur intégralité.
Euclide y pose les bases de l'ensemble des mathématiques de son époque avec une démarche rigoureuse et organisée d'une incroyable modernité. Beaucoup de choses ont changé depuis le temps de la jeune Alexandrie. La bibliothèque fut détruite et les sciences se sont radicalement transformées. Mais si une seule chose pouvait être qualifiée d'éternelle, cette chose, sans doute, serait la mathématique. Les théorèmes d'Euclide sont toujours enseignés dans les écoles du monde entier et sa méthode est restée quasiment inchangée vingt-trois siècles plus tard.
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gabbgabb   22 avril 2020
Il est vertigineux de se retourner sur l'histoire de nos sciences et de constater les progrès immenses qui ont été faits en quelques siècles. La masse de connaissances que nous, Homo Sapiens, sommes parvenus à collecter est impressionnante. Mais il est encore plus étourdissant de penser au potentiel de tout ce que nous ignorons certainement encore. Combien de choses sont là sans que nous les voyions ? Newton, Euclide, Peano, Bouger, Napier, les scribbes de Nippur et tous nos ancêtres ont été traversés dans leur vie par des ondes gravitationnelles sans imaginer un instant qu'un tel phénomène puisse exister. Alors combien d'événements, lointains ou proches, existent déjà, mais nous sont inconnus par le notre simple incapacité à les percevoir et à les concevoir ? Combien de remises en questions attendent encore l'humanité ? Combien d'évidences sont actuellement devant notre nez sans que nous sachions les voir ?
Restons patients et curieux. Goûtons doucement la joie d'ignorer. Profitons sans honte de nos sens qui nous trompent, de nos cerveaux qui nous mentent et des quelques étincelles qui parfois jettent une lueur dans les ténèbres. Le temps, s'il existe, répondra peut-être aux questions que nous ne nous sommes jamais posées.
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Videos de Mickaël Launay (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mickaël Launay
Les mathématiques en particulier nous offrent un outil puissant pour comprendre les rouages de l?Univers. Elles nous apprennent à penser plus large pour comprendre plus loin. C?est ce que nous montre ici Mickaël Launay, à travers un voyage passionnant qui commence dans les allées des supermarchés et s?achève dans les profondeurs vertigineuses des trous noirs.
"Le théorème du parapluie", en librairie.
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