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EAN : 9782361831806
321 pages
Éditeur : Les Moutons Electriques (30/11/-1)

Note moyenne : 2.84/5 (sur 16 notes)
Résumé :
L’automobile n’a jamais été inventée. On parcourt le monde en ballons, dirigeables et autres aérostats. En cette année 1912 monsieur Louis Lépine, préfet de Seine et père du célèbre concours, s’embarque dans une drôle d’affaire. Des morts qui s’animent et enlèvent de belles dames et de savants messieurs (ou l’inverse). Des moteurs étranges qui soufflent le feu et le froid. Des automates fous et des mécaniques hantées. Une conspiration qui éclaire sinistrement les en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  12 février 2016
Depuis le temps que je voulais attaquer ces Âmes envolées, offert par ma chère et tendre depuis plusieurs mois, c'est la nouvelle année qui m'a décidé. Les Âmes envolées sont le premier volume d'un diptyque écrit par le lyonnais Nicolas le Breton chez Les Moutons électriques.
Un petit prologue nous lance directement dans l'action et le sujet de ce roman. 28 avril 1912, dans le ciel de Paris, Louis Lépine, préfet de police du département de la Seine (de Paris donc, si vous préférez), procède à l'arrestation de la fameuse « bande à Bonnot ». Les bandits meurent au cours de l'opération de police, mais leurs cadavres sont habilement subtilisés et emportés vers d'autres cieux. À partir de cette affaire normalement définitivement réglée, le débrouillard Louis Lépine va devoir sortir de sa retraite quatre ans plus tard, alors qu'une Guerre mondiale fait rage, que les Allemands semblent bien en avance du point de vue technologique, que des sociétés secrètes se font bizarrement jour, que d'éminents savants disparaissent et surtout que les morts reviennent à la vie pour son plus grand déplaisir ! Quel programme, me direz-vous.
Les âmes envolées, c'est ainsi un grand voyage des hauteurs de Paris à celles de l'Himalaya avec des incursions à Evian et au fin fond de l'Inde colonisée. À poursuivre des conspirateurs germanophiles sectaires, forcément il y a du grabuge à attendre et que ce soit dans les airs, au fond des mers ou, plus rarement, sur le plancher des vaches, l'action prime dans cette aventure aux accents verniens très largement assumés. Les péripéties s'enchaînent et les apparitions, vaporeuses ou non, de personnages historiques plus ou moins connus, le Tigre en tête (et d'ailleurs seulement cette partie !). Progressivement, les éléments d'une uchronie efficace sont convoqués et l'Histoire dévie vers un horizon inconnu de nos mémoires.
Pour le reste, autant le dire tout net, je n'ai malheureusement pas pu apprécier cette aventure à sa juste valeur, car la multiplication des coquilles, bien souvent toute bêtes (le manque d'accents sur les prépositions, des accords de verbes à revoir et surtout des petits mots oubliés), désorganise particulièrement le texte et donc la bonne tenue d'une lecture qui devrait se dérouler sans accroc. C'est vraiment dommage, car cette accumulation de coquilles m'a sorti du texte à intervalles réguliers, tout simplement. En revanche, je ne peux que saluer (une nouvelle fois, tant j'adore ce qu'il fait chez cet éditeur) le travail de Melchior Ascaride pour la couverture ; c'est vraiment ce qui nous happe directement vers le mystère et la découverte !
Les Âmes envolées composent donc un bon roman d'aventure steampunk, avec de bonnes idées uchroniques et quelques personnages historiques qu'il est intéressant de re-découvrir.
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Cylhis
  30 octobre 2015
Paris à l'aube de la Seconde Guerre Mondiale. Louis Lépine, célèbre préfet et père du non moins célèbre concours d'inventions doit faire face à une affaire des plus étranges : les morts semblent revenir à la vie, animés tels des automates par un étrange souffle. La bande à Bonnot elle-même, dont les membres sont morts presque sous ses yeux, lui font face à nouveau tels des zombies. Et ces morts animés font montre de terribles intentions : ils kidnappent les femmes et les savants et semblent suivre un but bien précis. Et cet aérostat en forme de raie manta planant d'une sinistre façon n'augure rien de bon. N'aurait-elle pas un lien avec ces réÂmnimés ?
Ah, quel plaisir de lire un bon roman steampunk ! le Paris de ce roman n'a pas connu la voiture, et peu le bateau ou le train. Par contre, l'aérostat, le ballon dirigeable, et tous ces dérivés des inventeurs Giffard et compagnie pullulent dans les cieux de notre Paname du début du XXe siècle revisité. L'Histoire est réécrite et l'on croise du beau monde entre les lignes de le Breton : Aleister Crowley occultiste et auteur (il fut surnommé The Great Beast 666 quand même !), Gustave le Bon l'anthropologue et sociologue, les frères Reclus géographes, savants et médecin, Marie Curie, Alexandra David-Néel la tibétologue et bouddhiste, première femme à avoir séjourné au Tibet, la baronne Léontine Delaroche première femme pilote, et enfin Alexis Carrel, chirurgien célèbre, entre autre, pour ses expériences sur le coeur.
Je ne les nomme pas tous, je passe sur Clémenceau et Pétain, qui font une "apparition" (vous pourrez savourer ce trait d'humour en lisant le livre), mais on sent bien que l'auteur ne s'est pas lancé dans une histoire purement fictive : il y a de l'étude là-dessous et une volonté de revoir les choses selon un autre point de vue. Il ajoute à sa mixture un peu de fantastique, pour que le tout soit bien assaisonné et nous voilà parti les cheveux dans le vent, vêtu d'un corset d'amarrage, de lunettes pouvant détecter le Vril, un fusil sur l'épaule et un haut de forme attaché sous le menton. On plane dans les airs sur un vaisseau flottant et on cherche désespérément à sauver le monde, notre monde. On voyage de Paris à l'Himalaya, et on repasse par Evian. Amour, trahison, occultisme et Savanturiers, sont les ingrédients de cette aventure intrépide au rythme soutenu sans être affolé. La fin déroute un peu et parfait totalement cette volonté de changement de l'histoire telle qu'on la connaît, tout en restant ouverte à quelques possibles revirements. À nous d'imaginer lesquels…
Un très sympathique roman, très plaisant à lire pour les amoureux du Steampunk mais aussi pour ceux qui souhaiteraient connaître le genre ! Bref, à lire !
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cats26
  29 décembre 2015
Un roman d'aventures steampunk qui balade le lecteur de Paris aux cimes de l'Himalaya.
Dans ce monde uchronique (nous sommes en 1912), il n'y a pas d'automobiles mais des dirigeables, des morts se relèvent grâce à la science et à l'occultisme et la guerre se profile à l'horizon.
Le rythme de l'intrigue est soutenu : on passe d'enlèvement en poursuite endiablée, de combats aériens en escalade périlleuse.
Les personnages, fictifs ou historiques, sont hauts en couleurs : on croise aussi bien Elisée Reclus, le géographe, que Clémenceau ou Bonnot au milieu des spirite, aérostière ou savant fou. La palme en revient à Louis Lépine, ancien préfet de Paris, amateur d'innovations scientifiques et d'inventions technologiques, aventurier et amant au grand coeur, infatigable malgré ses 67 ans : un personnage atypique qui change des jeunes héros fringants et musclés que l'on lit habituellement (cela aurait été encore plus extra-ordinaire si cela avait été une héroïne de 67 ans avec son jeune amant qui parcourt le monde! Bon, c'est mon côté féministe).
On découvre le monde du début du 20ème siècle : des possessions indiennes de la France (Chandernagor, Pondichéry), des expéditions scientifiques ou d'exploration (Alexandra David-Néel); des oeufs de Fabergé; des tout débuts du jazz; c'est à la fois dépaysant et instructif.
Cela m'a fait penser aux romans de Jules Verne.
La fin du roman avec l'accentuation de l'aspect mystique et ésotérique m'a moins emballée et j'ai trouvé la référence extra-terrestre de trop.
de même que la troisième partie, avec le rebondissement m'a semblé superflu.
J'aurai préféré que cela reste surtout un récit d'aventures steampunk.
En résumé, un très bon roman de la veine steampunk à française qui revisite un pan d'histoire de France.
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nioukniouk
  17 mai 2015
Critique du Bélial
Parfois, à la rédaction, on n'est pas d'accord. Imaginez la scène quand on a reçu ce livre… Certains se réfugiaient derrière leur bureau, en maugréant, « Quand est-ce que les Moutons électriques vont sortir un livre sans coquilles ! », tandis que d'autres criaient leur joie devant la beauté incroyable de l'objet (bravo à Melchior Ascaride). le rédacteur en chef a pointé le bout de son nez, puis, rassuré de voir que ce tapage n'était pas causé par une visite impromptue de monsieur de Mesmaeker, est retourné prestement dans son antre, me glissant au passage : « Tu aimes le steampunk, petit. Ce livre est pour toi. »
Les Âmes envolées est une uchronie steampunk qui commence par un court prologue. En 1912, Louis Lépine, préfet de Seine et fondateur du concours éponyme, participe à l'assaut final contre la bande à Bonnot, lors d'un ultime affrontement aérien. Puis les corps des bandits sont promptement escamotés de la morgue pour être objets d'une opération chirurgicale aussi mystérieuse que contre nature. Nous retrouvons ensuite Lépine jeune retraité de la police, que l'on appelle à la rescousse pour une dernière enquête : des scientifiques de renom disparaissent, probablement enlevés par une organisation secrète allemande… À partir de ce moment, le roman choisit le rythme de la course-poursuite effrénée, allant de la France au Tibet, pour finir dans les tranchées de la Première Guerre mondiale. Autour de Lépine se constitue progressivement un groupe hétéroclite, à la tête duquel se trouve la mémorable Léontine, baronne de Laroche, première femme pilote au monde ! du roman populaire, nous avons les péripéties et les retournements de situation. le péril est toujours présent, et peut surgir à chaque instant. le méchant est impitoyable jusqu'à la folie. Seuls leur valeur et leur sens du sacrifice permettent à nos héros de triompher des plus sombres dangers. L'exotisme et l'émerveillement verniens sont également de rigueur. Nicolas le Breton assume cet héritage, écrivant dans une langue riche en préciosités stylistiques, avec un goût évident pour le mot rare et la métaphore décadentiste.
Le roman est très généreux, racontant beaucoup, multipliant les épisodes. Il aurait peut-être gagné à être un peu plus resserré dans la narration de certains passages de transition. Mais le monde de « Pax Germanica » est vaste, l'auteur évidemment désireux de le parcourir et de le faire découvrir.
Loin des brumes londoniennes et des clichés steampunk, du moteur à vapeur aux héroïnes en corset, le roman se déroule dans un monde où la science a juste fait un pas de côté par rapport au nôtre, entraînant par conséquent le développement considérable des transports aériens. Une petite dose de science-fiction permet l'apparition d'une science déviante, entraînant la création de « réÂmnimés », sorte de zombies aussi puissant que dépourvus de sentiments, mais aussi nombre de machines surprenantes, dignes d'Albert Robida, permettant des voyages lointains, des combats aériens, mais aussi des poursuites souterraines !
Le steampunk francophone a une identité unique et une saveur immédiatement reconnaissable. Que les auteurs qui veulent s'y frotter ne l'oublient surtout pas : ce roman indique la voie.
Lien : http://blog.belial.fr/post/2..
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BlackWolf
  20 janvier 2016
En Résumé : Au final je ressors de ma lecture avec un sentiment de légère déception de ma lecture. le roman en soit n'est pas complètement mauvais, se révélant sans temps morts du début à la fin avec son lot de rebondissements et d'action, mais voilà je trouve que l'auteur se base un peu trop là-dessus oubliant parfois un peu le reste. Ainsi l'intrigue m'a paru parfois oublié et dilué dans le côté nerveux, ce qui est dommage, et l'aspect émotionnel et sentimental des personnages à du mal à se révéler dans une telle frénésie d'action. Je regrette aussi certaines facilités, ainsi que des parties inégales. Pourtant l'univers en soit est l'un des gros points forts du roman, nous proposant un steampunk différent, saupoudré de « zombies », et nous plongeant dans un monde uchronique fascinant bien porté par des descriptions efficaces et attrayantes. La plume de l'auteur se révèle vive, entrainante et percutante, avec une bonne dose d'humour. Au final je pense ne pas être le bon public pour ce roman et je ne lirai pas la suite, mais si vous appréciez ce genre de récit laissez-vous tenter.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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critiques presse (2)
Elbakin.net   02 septembre 2016
Le steampunk à la française trouve sa pleine expression dans ce diptyque bien ficelé qui réussit à garder l’intérêt de l’histoire jusqu’au bout dans un monde (...) qui reflète l’imagination débordante de l’auteur.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Elbakin.net   22 décembre 2014
Il y a du Jules Verne, le talent stylistique en plus, chez Nicolas le Breton, et l’auteur nous entraîne dans un trépidant roman d’aventure, de Paris à Pondichéry, d’Evian à Shangri-La. C’est dans une ambiance résolument Steampunk et fantastique, entre engrenages, vapeur et mysticisme, que l’on traque une bande à Bonnot zombifiée, des Allemands adeptes de sociétés secrètes et une figure paternaliste et « tigresque » dès plus embrumées.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   24 janvier 2016
Les livres, après tout, sont comme les dirigeables : ils vous permettent de voyager et surtout, de se donner un autre point de vue sur le Monde. Non seulement un autre point de vue mais, ce qui est plus important encore : avec lenteur. La vie, irrémédiablement, nous file entre les doigts, et les actions nous absorbent tout entiers. Mais les livres, madame Blanchon, les livres ! Ils sont autant de portes sur la plus grande, j’allais dire l’unique liberté : celle de l’esprit ! Les mots, voyez-vsn sont la clef de la liberté. Derrière les mots, sont les définitions, et celles-ci délimitent plus que de simples concepts, elles forment la réalité que nous voyons, que nous sentons, que nous percevons. Les mots ouvrent sur d’autres portes que celles, directes, de nos sens. Étudier les langues étrangères, s’en pénétrer ; lire, écrire, étendre son vocabulaire, c’est dévorer plus de vie, comprendre plus profondément la mascarade ; c’est se libérer de ses passions rancies et se rapprocher de la Liberté dans le même mouvement.

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Dionysos89Dionysos89   07 janvier 2016
Lépine, voyant la foule le saluer, pile net sur la verrière. Il abaisse son haut-de-forme, dans une longue révérence, sous les hourras et les sifflets admiratifs :
« Vive monsieur Lépine !
- Faut rev’nir, m’sieur ! »
Une seule voix discordante se fait entendre, osant le calembour :
« Et les femmes, qu’est-ce qu’il leur fait, hein ? Il Lép… »
Quelqu’un le fait taire, d’un coup bien senti.

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Dionysos89Dionysos89   17 janvier 2016
Il faut changer ses habitudes, parfois, monsieur Wegener. Tenez, moi : d’ordinaire, à cette heure-ci c’est une verveine, et au lit. Eh bien ce soir, je vais au combat, c’est comme cela. À l’assaut !

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Dionysos89Dionysos89   02 mars 2016
Il n’est de plus grande bataille, que celles contre ses propres peurs.

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tassedeculturetassedeculture   07 mars 2016
Par exception, le général, invité de dernière minute, n'est pas à la table du gouverneur. Mais il a déjà suffisamment éclusé du champagne pour ne pas s'offenser de cette entorse au protocole, et se jette sur l'entrée avec la grâce d'un hippopotame sur une flaque de boue.
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