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EAN : 9782070128143
464 pages
Gallimard (04/02/2010)
3.83/5   26 notes
Résumé :
Deux destins entrelacés. Deux frères, Gilles et Guillaume Vègh. L'un est attiré par l'histoire et l'action politique, l'autre dessine et peint.
Des bords de l'Élorn, la rivière finistérienne auprès de laquelle ils grandissent, à Paris, du Périgord à Rome, de Dublin à Bologne et du Marais breton à Shanghai, on suit, dans la seconde moitié du XXe siècle et au début du suivant, leurs itinéraires, leurs passions, leurs éclipses et leurs passages douloureux, parce... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
J'aimerais vous donner envie de découvrir un roman pour moi atypique .Ce bateau brume pourrait n'être que l'histoire de jumeaux unis par des liens puissants et presque occultes mais en dehors de la narration de leurs parcours via l'enfance, l'adolescence , la maturité, c'est aussi la description d'un pan de notre histoire nationale qui nous amène à l'époque actuelle...
Quand Gilles, l'un des jumeaux , entre en politique c'est tout ce milieu qui est passé au peigne fin, quand Guillaume exprime dans sa peinture tous les malheurs du monde , quand on passe par Sainte Eustache ,le Marais dans les années 1980 au secours attention Sida !!!
De ce roman où fleurent bon les landes bretonnes , où athée ou croyant vous serez amené à réfléchir , à approuver ou à réfuter tout en bloc , vous ne pourrez sortir tout à fait indemnes
Pour moi un roman très fort comme on n'en rencontre que très peu dans une vie de lecteur !


Quand vous partirez en Chine sur les traces de Malraux vous ferez un beau voyage!
Un roman, une épopée plutôt , bref à mes yeux un grand roman !



Cela s'appelle le bateau brume et vaut le détour absolument
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Le lecteur opiniâtre de Philippe le Guillou, aura plaisir à retrouver, à travers les déambulations parisiennes autour de Saint-Eustache et des Halles,des réminiscences de "Après l'équinoxe" et de "La consolation". On aime finalement partager avec l'auteur des lieux, qu'on s'est rapidement appropriés, avec lesquels on entretient un sorte d'intimité. On entre avec Guillaume dans ce bistrot qu'on a connu dans une autre vie et sa patronne Dehbia qui s'appelait alors Djila. L'autre similitude troublante avec "Les sept noms du peintre", où nous éprouvons le même ressenti, la même émotion au contact de l'artiste ; pas le même assurément, mais une même nature d'artiste passionné, exalté, border line. Si ce n'est le même homme, ce sont les mêmes oeuvres que l'auteur nous donne à voir. Des oeuvres créées dans l'urgence, avec un instinct de survie. Des peintures intemporelles qui semblent négliger la contemporanéité obsessionnelle des artistes de l'establishment. de la plupart des romans de Philippe le Guillou, on ne ressort pas indemne et c'est tant mieux.
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Guillaume et Gilles sont jumeaux. Gilles homme politique, ambitieux, attiré par les ors de la République. Guillaume, l'artiste peintre, rêveur, une âme vagabonde.
Guillaume le narrateur nous raconte sa vie et celle de son frère de l'enfance sur les bords de l'Elorn, en passant par un pensionnat belge, puis Paris à l'âge adulte. C'est aussi la Bretagne, le Périgord, Shanghai, et l'histoire politique des trente dernières années.
Un très beau roman que l'on a du mal à quitter, en rien comparable avec la littérature d'aujourd'hui, une belle découverte.
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Très agréable à lire, l'écriture est belle et l'histoire nous tient malgré quelques longueurs, parfois!
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Le décor de joncs et d'herbes hautes n'a pas varié, les poutres de l'embarcation ont rompu et se sont enfoncées dans la vase. Il reste sur une planche rescapée l'indication d'un nom : BRUME. Tant de fois, les années précédentes, nous nous sommes assis là, au creux même de la carène qui sentait l'eau stagnante et le sel, heureux d'être loin de la maison, de la surveillance des adultes et des obligations de la vie réelle. Ici, nous pouvons être des pirates, des navigateurs inconnus, des chevaliers, des rois des terres désolées aux confins du monde. Ici, nous n'avons de comptes à rendre à personne. Rien n'est si beau que le vent du soir lorsqu'il ride la surface de l'eau qui a envahi l'anse et fait vibrer les toupets des roseaux. J'ai l'illusion que tout recommence, que Gilles et moi sommes enfin hors du monde.

page 28
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Du plus loin qu'il m'en souvienne, je crois avoir toujours été amoureux de lui. Sa beauté, son intelligence, son aisance, tout me fascinait. Il était lumineux, sûr de lui, il savait où il allait. C'était un roc. C'est ce qu'il avait hérité de Jean Tanguy, notre grand-père breton. A côté de lui, je n'étais qu'un feu follet. Souvent dans l'enfance - et certainement parce que j'étais plus dissipé que lui et que mes résultats scolaires étaient un peu moins bons - on m'avait appelé le papillon. J'étais le papillon, le feu follet, il était le socle granitique que mouillent les eaux hautes de l'Elorn. J'étais la part inquiète, mobile de notre bulle. J'étais celui qui titube et qui chute.
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Au début, Gilles s'était montré réservé, intimidé par l'appartement et la personnalité de cette femme qui débordait de vie, à tel point que Geneviève Auffret l'avait jugé fade et timoré, et c'était ce qu'elle avait dit sans ambages à Eise. "Il vient de perdre son grand-père, il a eu une enfance compliquée..." avait plaidé Elise sans convaincre Geneviève Auffret qui avait aussitôt rétorqué :
- Ma petite, tu ne tiens pas un dispensaire !
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Elle était allée à Rome, elle avait insisté pour que je l'accompagne, je ne l'avais pas fait parce que je craignais trop la présence d'Elise que les années rendaient orgueilleuse, conquérante, dure et méprisante comme on peut l'être face à tous ceux qui n'ont ni votre aisance ni votre rapidité.
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Je n'étais pas mécontent d'avoir fui Paris. Les coteries,les modes,les cotes qui s'emballent, ce ne serait jamais mon monde. Ici j'avais pour compagnons les nuages et les oiseaux,les saules et les étiers,et cette vie profonde du marécage qui m'inspirait.
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Vidéo de Philippe Le Guillou
https://www.laprocure.com/product/1495062/le-guillou-philippe-brest-de-brume-et-de-feu
Brest, de brume et feu Philippe le Guillou Éditions Gallimard
©Philippe le Guillou pour la librairie La Procure Animation par Mathilde, libraire à La Procure de Paris
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