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Georges-Michel Sarotte (Traducteur)
ISBN : 2264045434
Éditeur : 10-18 (15/03/2007)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 49 notes)
Résumé :
Henry MacAlpine, jeune peintre ambitieux, est bien décidé à se faire une place sur la scène artistique londonienne du début du XXe siècle. Avec son ami et mentor, le féroce et tout-puissant critique William Nasmyth, ils vont bientôt en devenir les maîtres. Mais la rencontre de Henry avec Evelyn, une peintre rebelle et insaisissable, va tout bouleverser. Un beau jour, sans donner d'explication, Henry disparaît pour un exil volontaire sur l'île de Houat. Quatre ans pl... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
bina
09 juillet 2012
Ce livre a un style très particulier. Il fait penser à un long monologue. Il s'agit en fait du discours du peintre Henry MacAlpine à William Nasmyth lorsque celui-ci vient se faire faire son portrait. Nous devinons les paroles du modèle à travers les reprises du peintre.
Ce critique a longtemps dominé le milieu artistique londonien, en imposant ses goûts, en faisant la pluie et le beau temps dans le milieu des peintres, construisant ou détruisant des carrières. Cette fois, c'est lui qui est largement dominé dans l'échange avec son ''ami''. On découvre au fil de la lecture que le peintre a tout fait pour faire venir le critique sur l'ile de Houat, où il réside depuis quatre ans. Ce portrait est l'occasion pour lui de revenir sur ses années londoniennes, d'analyser ce qu'il a vécu, la place qu'il occupait dans le milieu artistique, surtout vis à vis de William Nasmyth. Et on découvre les intrigues, les petitesses qui fleurissent, et les jugements de la société de l'époque (début XXes). Dans ce contexte où la religion et la morale ont la part belle, le mode de vie et la rumeur ont leur mot à dire. Les suicides dans la tamise ou par pendaison en découlent directement.
Henry MacAlpine le sait, qui a préféré fuir Londres pour s'installer et vivre dans une société loin du monde des arts. Et construire sa vengeance. Il tient maintenant le critique entre ses mains, jusqu'à le conduire en haut d'une falaise un jour de tempête....
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frandj
23 février 2016
J'ai adoré les grands romans historiques de Iain Pears, notamment "Le cercle de la croix". Cette fois, j'ai choisi au hasard "Le portrait" qui est beaucoup plus court. Je l'avoue tout de suite: je n'ai pas vraiment aimé ce livre ! Pourquoi ? D'abord en raison de sa forme particulière. En effet, il s'agit uniquement d'un long soliloque: le narrateur est un peintre du début du XXème siècle (Henry MacAlpine), qui s'exprime devant le critique d'art William Nasmith (dont on n'entendra jamais la parole).
Autrefois, le second a servi au premier de guide et de protecteur, à Londres. Ils ont été amis jusqu'à que Henry quitte précipitamment l'Angleterre, sans explication, et finisse par trouver refuge dans la petite île bretonne d'Houat. Au bout de quatre ans, William reprend contact avec le peintre, qui commence alors un portrait de son ex-ami. Pendant qu'il peint, Henry se lance dans une très longue explication (à certains moments, j'ai trouvé que c'était trop bavard). le peintre s'exprime sur leurs relations complexes et ambivalentes et sur sa découverte des faiblesses de son mentor. Après de longs discours, il en vient à avouer les raisons qui ont conduit directement à la brutale rupture; je ne révèlerai pas les deux tragédies que dévoile l'auteur presque à la fin du livre. Elles sont inattendues et, à mon avis, assez peu crédibles. Enfin vient l‘ultime dénouement, cruel, qui est évoqué d'une manière elliptique.
Dans l'ensemble, j'ai trouvé que les deux protagonistes n'étaient pas très attachants; ce ne sont pas leurs faiblesses personnelles qui m'ont gêné, mais un certain manque de consistance. Ce que j'ai peut-être le plus apprécié dans le roman, c'est la description du milieu des critiques d'art et, surtout, l'évocation vigoureuse de la passion artistique qui peut tout écraser, même les sentiments d'humanité élémentaires.
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umezzu
05 octobre 2015
Henry MacAlpine vit sur l'île d'Houat depuis quatre ans. Autrefois peintre ambitieux, il connaissait à Londres un début de notoriété, avec l'aide de William Nasmyth, critique d'art. Parti seul en Bretagne s'isoler du monde, après la rencontre d'une jeune artiste peintre, voilà que William Nasmyth le rejoint et entend dresser son portrait. Les liens d'amitié et de jalousie entre ces deux êtres resurgissent.
Faux polar, vrai roman, ce Portrait joue avec l'identité d'artiste, la peinture n'étant que l'arrière fond d'une lutte d'ego, qui conduit les protagonistes dans un quasi huit-clôt à s'affronter. La furie intérieure plus ou moins contenue des personnages au début du livre se fait l'écho de la mer et du vent qui viennent assaillir les personnages sur cette île bretonne. Tout concourt à un dénouement inévitable.
Quoique grand admirateur des romans de Pears, celui-ci est de loin le plus difficile à aborder (encore que le Cercle de la croix demande lui aussi un gros effort au lecteur). La forme, un très long monologue, exige l'attention du lecteur, et les combats intérieurs priment sur toute action réelle. Un bon livre mais plutôt ardu.
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bucephale
04 août 2013
Le récit est sous la forme d'un monologue. de 190 pages. On ne sort pas de la tête du narrateur durant tout le roman. Il est la subjectivité unique qui s'exprime : l'oeil du peintre. Car il doit réaliser le portrait d'un homme qu'il a admiré puis exécré. Normal que ce soit lui qui voit, comme si un portrait en peinture nécessitait de rendre compte de la personnalité d'un homme et de tout ce qui a forgé cette personnalité. Il s'adresse dans le récit au critique qu'il va peindre: et relate sa vie, ses secrets, et analyse ce qu'il y a entre lui le peintre et l'autre le critique. C'est savant sur le métier de critique en matière de peinture. Comment aborder un chef-d'oeuvre selon son jugement, ainsi « le radeau de la méduse » de Géricault, impossible de laisser la mer au second plan: la mer si puissante, si changeante, a toujours le premier rôle, et le tableau n'exprime que les déchirements d'une tragédie humaine, des passions humaines. Pareil pour le triptyque sur Charles Ier par van Eyck: trop flatteur, monolithique. Et puis qu'est ce qui fait un peintre: un style, des sujets, un univers intérieur, tout ça est décrit. Cela plonge si profondément au coeur de l'art, cela fait penser au Portrait de Dorian Gray, et « l'oeuvre » de Zola, un de mes Zola préférés, fait entrer l'extérieur dans une toile, ici, les peintures révèlent l'intérieur c'est de la toile que ça part.
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deedeelou
24 juin 2010
un de mes auteurs préférés. cette fois le roman aborde le milieu de l'art et en particulier celui de la critique anglaise en 1920/ Une description féroce des critiques et du milieu de la peinture de l'époque, à travers le destin personnel de 2 hommes. L'intrigue policière se déroule progressivement, plutôt une tension qui monte, angoissante, accentuée par le dialogue à une voix, nous percevons l'interlocuteur seulement par les retours du narrateur. Passionnant par les perceptions de l'art à l'époque et l'intrigue
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
binabina09 juillet 2012
Je me demande souvent ce que ressent un père lorsqu'il voit sa progéniture quitter l'enfance et le priver de cette vénération instinctive dont il était l'objet. Le changement se produit-il d'un seul coup ou peu à peu? S'agit-il d'un processus progressif ou brutal?Est-ce pour quoi les artistes se conduisent en enfant et ont besoin d'humilier et de dénigrer les ainés pour s'affirmer?
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binabina09 juillet 2012
Un homme qui déteste être dans l'ignorance ne partira jamais avant d'avoir vu quelque chose aussi personnel que son portrait.
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binabina09 juillet 2012
Le public a un goût de chiotte. Il veut des nus léchés et de jolis paysages. Il n'y a jamais eu d'époque comme la nôtre, mon ami.Pour la première fois dans l'histoire, un groupe possède l'argent, et l'autre le bon goût.Tu t'en aperçois tous les jours, avoue-le! Comment gagnes-tu ta vie?Tu peins une chose pour faire bouillir la marmite, et une autre pour être sincère avec toi-même.
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binabina09 juillet 2012
C'est la grande malédiction du portraitiste que d'être à ce point conscient de son propre déclin.
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