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ISBN : 2070364356
Éditeur : Gallimard (22/08/1973)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 207 notes)
Résumé :
Dans la période de grande licence qui suivit les hostilités, le jazz fut un signe de ralliement, un étendard orgiaque aux couleurs du moment. Il agissait magiquement et son mode d'influence peut être comparé à une possession. C'était le meilleur élément pour donner leur vrai sens à ces fêtes, un sens religieux, avec communion par la danse, l'érotisme latent ou manifesté, et la boisson, moyen le plus efficace de niveler le fossé qui sépare les individus les uns des a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  10 mars 2014
« L'âge d'homme », une oeuvre autobiographique si l'on en croit l'ensemble de la critique ; certes, une oeuvre ou Michel Leiris parle de lui, exclusivement de lui. Autobiographique, donc … mais mieux que ça : une oeuvre autobiographique originale dans la mesure où, faisant fi de la chronologie, l'auteur se livre par thème.
Huit thèmes, et un ouvrage qui prend fin au moment où Michel Leiris prétend avoir atteint « l'âge d'homme » ; en fait, celui qui correspond, nous dit-il, à la naissance de sa vocation d'écrivain.
Publié en 1939, à la suite d'une expérience psychanalytique, « L'âge d'homme » en garde quelques scories ; un texte introspectif, parfois un peu jargonneux mais non dépourvu d'humour et d'autodérision écrit dans un style « classique » remarquable ; avec en filigrane ses personnages quasi-obsessionnels de Judith (la putain criminelle) et Lucrèce (la chaste suicidaire). Un texte brillant où Michel Leiris nous expose finalement la difficulté de s'accepter et de vivre avec soi-même.
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chartel
  21 novembre 2008
J'étais un peu sur la défensive au moment d'ouvrir cette oeuvre autobiographique. Je crains, en effet, les romans trop psychanalytiques. Mais toutes mes réticences se sont dissipées dès les premières lignes du roman.
D'une part à cause de son originalité dans la structure formelle. Michel Leiris organise son récit selon plusieurs thématiques ce qui change des romans chronologiques. Ces thèmes sont principalement les mythes classiques, notamment ceux – je les découvrais au passage – de Judith et de Lucrèce. Je ne vais pas vous les présenter maintenant, lisez le roman, Michel Leiris prend le temps de nous éclairer sur ces modèles. Il est vrai que l'éducation bourgeoise de ce dernier est extrêmement prégnante, car il bénéficia d'une culture classique très riche, lui offrant ainsi la possibilité de se construire en tant qu'homme et d'élaborer une pensée cohérente et structurante à partir de ces références.
D'autre part à cause de son intégrité dans sa manière d'assumer son point de vue. Michel Leiris parle de lui, essentiellement de lui. Il ne s'appesantit donc pas, ni sur de quelconques descriptions de son environnement, ni sur les portraits de ses proches. Tout se concentre sur les réflexions de l'auteur, ses souvenirs intérieurs, ses rêves, ses phantasmes ou ses angoisses.
Michel Leiris n'hésite pas également à s'exposer en tant qu'écrivain. Les récits de ses souvenirs sont comme enchâssés dans un cadre plus large où l'auteur nous fait part de ses principes, de ses doutes et de ses hésitations. L'exigence formelle de cette oeuvre rend sa lecture passionnante, d'autant plus qu'elle se fait rare dans le tout venant de la littérature contemporaine.
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cicou45
  07 juin 2011
Michel Leiris aborde ici l'autobiographie sous un genre nouveau. L'auteur ne se borne pas à décrire sa vie de façon linéaire. Il y inclut en quelque sorte une auto-psychanalyse dans laquelle in n'hésite pas à nous révéler son côté sombre en nous avouant pas exemple ses obsessions, qu'elles soient morbides ou sexuelles avec une lucidité assez déconcertante. Utilisant néanmoins le procédé de l'autodérision. L'auteur a voulu tenir le pari de dire absolument «toute la vérité et rien que la vérité» et l'on peut dire que c'est pari gagné.
Ouvrage parfois un peu difficile d'accès puisque l'auteur emploie parfois des termes de psychanalyse afin de décrire certains de ses comportements mais qui au final, est un livre plus vrai que vrai, qui nous rassure parfois et permettre au lecteur d'accepter certaines réalités, qui sont différentes pour chacun d'entre nous mais qui font néanmoins partie de la condition humaine et qui sont des étapes normales de la vie pour permettre à tout être humain de mûrir et d'accéder au stade de «l'âge d'homme. À découvrir !
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madameduberry
  26 janvier 2014
Ami de jeunesse. Leiris fabrique des vertiges avec presque rien: la découverte des règles du langage, l'écho infini du son des mots et de leur sens, les questions abyssales de l'enfance, la difficulté de vivre avec soi-même. On peut lui reprocher sa méticulosité , son jusqu'au-boutisme exacerbé et parfois agaçant. C'est quand même son regard lucide sur soi , les thèmes essentiels abordés: la sexualité, la mort, portés par son écriture classique et si personnelle, qui font de cet ouvrage un vade mecum pour ce roman d'apprentissage qu'est toute vie humaine.
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stcyr04
  22 mai 2013
L'âge d'homme est un récit autobiographique axé très largement sur le rapport de l'auteur aux femmes, à la sexualité et plus généralement à la difficulté de vivre.
Remarquable est le soucis de franchise et d'authenticité, de marcher sur la corde raide de la confession en ne transigeant pas (cf de la littérature considérée comme une tauromachie) : Michel Leiris n'élude pas l'aveu de ces insuffisances, travers et autres actes manqués. Bien au contraire, il y trouve la justification de sa démarche.
La prose de Leiris est d'une précision peu commune, le style en est sûr et captivant, et le propos est servi par une bonne dose d'autodérision. Un bonheur de lecture anobli d'une érudition discrète.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
MeduzanticMeduzantic   10 mai 2011
Une des grandes énigmes de mes premières années, en dehors de l'énigme de la naissance, fut le mécanisme de la descente des jouets de Noël à travers la cheminée. J'échafaudais des raisonnements byzantins à propos des jouets trop grands pour pouvoir logiquement passer dans la cheminée, le Père Noël les ayant lâchés d'en haut. [...]
Lorsque j'appris que les enfants se formaient dans le ventre et que le mystère de Noël me fut révélé, il me sembla que j'accédais à une sorte de majorité [...]. Dès que je sus ce qu'était la grossesse, le problème de l'accouchement se posa pour moi d'une manière analogue à celle dont s'était posé le problème de la venue des jouets dans la cheminée : comment peuvent passer les jouets ? comment peuvent sortir les enfants ?
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MeduzanticMeduzantic   10 mai 2011
[...] j'ai toujours réagi par le même louche mélange de peur et de pitié devant tout ce qui relève du "fait divers", expression triviale de la fatalité. Je suis épouvanté, notamment, par les accidents de la rue, surtout les accidents - ou rixes - qui surviennent l'été (lorsqu'il fait beau et chaud, que les gens sont en sueur, les femmes en robes légères, bras nus ou décolletées) ou encore les jours de fête, lors des vacances, ou le dimanche (quand la foule revient de se promener), bref tout ce qu'on appelle "Noël sanglante", "14 juillet qui finit mal", "baignade tragique" ; les joies qui tournent à l'aigre (comme les trop grands rires d'enfance qui mènent forcément aux larmes, ou les périodes d'optimisme trop marqué dont l'inéluctable conclusion est un plongeon vertigineux dans le cafard), tout ce qui fait figure de "coup de tonnerre dans un ciel serein", d'apparition spectrale à la fin d'un banquet, de malheur surgissant alors que tout semblait si calme, telle la guerre éclatant en pleine prospérité ou la police chargeant une foule paisible, au moment le plus inattendu.
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KittiwakeKittiwake   25 juillet 2014
Mettre à nu certaines obsessions d'ordre sentimental ou sexuel, confesser publiquement certaines des déficiences ou des lâchetés qui lui font le plus honte, tel fut pour l'auteur le moyen – grossier sans doute, mais qu'il livre à d'autres en espérant le voir amender – d'introduire ne fût-ce que l'ombre d'une corne de taureau dans une œuvre littéraire.
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MeduzanticMeduzantic   11 mai 2011
Il m'apparaissait scandaleux que malgré la voix lugubre de cette cloche qui avait l'air de gémir et d'appeler au secours [...] un individu pût se complaire à des travaux de minéralogie, se traînant le long de la grève, marteau en main. Et, dans une certaine mesure, je m'identifiai à lui, attaché que je suis [...] à des travaux scientifiques que je juge mesquins, tandis qu'au cœur du monde comme au large de cette crique il y a quelque chose de si brûlant qui délire, qui crie tout seul, demandant simplement qu'on l'entende et qu'on ait assez de courage pour s'y dévouer tout entier.
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chartelchartel   21 novembre 2008
Je pensais que par l’usage lyrique des mots l’homme a le pouvoir de tout transmuer. J’accordais une importance prépondérante à l’imaginaire, substitut du réel et monde qu’il nous est loisible de créer. Le poète m’apparaissait comme un prédestiné, une manière de démiurge à qui il incombait d’effectuer cette vaste opération de transformation mentale d’un univers, vrai dans la seule mesure où l’on veut bien lui attribuer cette vérité.
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Videos de Michel Leiris (39) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Leiris
Correspondance: (1944-1959) Correspondance: (1944-1959) de Albert Camus et Maria Casarès aux éditions Gallimard
Le 19 mars 1944, Albert Camus et Maria Casarès se croisent chez Michel Leiris, lors de la fameuse représentation-lecture du Désir attrapé par la queue de Pablo Picasso. L'ancienne élève du Conservatoire national d'art dramatique, originaire de la Corogne (Galice) et fille d'un ancien président du Conseil de la Seconde République espagnole exilé à Paris en 1936, n'a alors que vingt-deux ans. Parlant parfaitement français, elle a débuté sa carrière d'actrice en 1942 au Théâtre des Mathurins, au moment où Albert Camus publiait L'Étranger et le Mythe de Sisyphe chez Gallimard. Albert Camus vit alors seul à Paris, la guerre l'ayant éloigné depuis deux ans de son épouse Francine, enseignante à Oran. Sensible au jeu, au tempérament et à la beauté de l'actrice, Albert Camus lui confie le rôle de Martha pour la création de sa pièce le Malentendu en juin 1944. Et durant la nuit du Débarquement en Normandie, sortant d'une soirée chez leur ami Charles Dullin, Albert Camus et Maria Casarès deviennent amants. Il ne s'agit là encore que du prélude à une grande histoire amoureuse ; car Maria décide de mettre fin à cette relation qui lui semble sans avenir, au vu de la situation conjugale de son amant. Mais quatre ans exactement après leur première déclaration, le 6 juin 1948, Albert et Maria se retrouvent, par un heureux hasard, sur un boulevard parisien ; leur histoire commune reprend alors, plus passionnée que jamais, et sans interruption jusqu'à la mort accidentelle de l'écrivain, au début de l'année 1960. Durant toutes ces années, Albert et Maria n'ont jamais cessé de s'écrire, notamment lors des longues semaines de séparation dues à leur engagement artistique et intellectuel, aux séjours au grand air ou aux obligations familiales. Sur fond de vie publique et d'activité créatrice (les livres et les conférences, pour l'écrivain ; les tournées avec la Comédie-Française et le TNP pour l'actrice), leur correspondance croisée, demeurée inédite jusqu'à ce jour, révèle quelle fut l'intensité de leur relation intime, s'éprouvant dans le manque et l'absence autant que dans le consentement mutuel, la brûlure du désir, la jouissance des jours partagés, les travaux en commun et la quête du véritable amour, de sa parfaite formulation et de son accomplissement. Nous savions que l'oeuvre d'Albert Camus était traversée par la pensée et l'expérience de l'amour, jusqu'aux dossiers préparatoires du Premier Homme. La publication de cette immense correspondance révèle la pierre angulaire de cette constante préoccupation : l'amour, l'inévitable amour. "Quand on a aimé quelqu'un, on l'aime toujours", confiait Maria Casarès bien après la mort d'Albert Camus ; "lorsqu'une fois, on n'a plus été seule, on ne l'est plus jamais".
https://www.lagriffenoire.com/99345-article_recherche-correspondance-1944-1959.html
Vous pouvez commander Chez les Yan sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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