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ISBN : 2823603565
Éditeur : Editions de l'Olivier (25/08/2016)

Note moyenne : 2.7/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Ben, un écrivain trentenaire qui vit à Brooklyn, a connu le succès avec son premier roman. Il doit écrire de nouveau, mais le syndrome de la page blanche le guette. Par ailleurs, il accepte de faire don de son sperme à sa meilleure amie Alex et découvre, au détour d’un examen, qu’il est atteint d’une maladie cardiaque. Au même moment, l’arrivée de l’ouragan Sandy plonge New York dans une ambiance d’apocalypse. Ingénieux et férocement ironique, 10:04 suit les pas et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Pirouette0001
  11 novembre 2016
Surprenante lecture ! Déstabilisée par la forme et le fond, ce livre est un OVNI profondément moderne. Et je me suis sentie vieille, enfin, plutôt plus tout à fait jeune, devant ces innovations de style.
L'auteur nous présente, comme il le dit à la fin de son livre, une oeuvre à la limite de la fiction et de la non-fiction.
Le livre débute avec les angoisses de l'auteur qui est aussi le protagoniste du livre ou s'invente-t-il son histoire ?, à qui l'on diagnostique un problème cardiaque, alors que sa meilleure amie, qui n'a sans doute pas envie de se coltiner un père qui finira pas la quitter, lui demande de lui faire un enfant par insémination artificielle interposée, qu'une tempête s'annonce sur New York et que son éditeur l'incite à écrire un deuxième livre dans un restaurant où on leur sert des poulpes massés cinq cent fois pour rendre leur chair tendre.
L'auteur nous décrit fort bien le flou total de valeurs et de conditions d'existence dans lesquels se démènent les personnages dont il s'entoure, flou qui ne caractérise que trop nos sociétés occidentales. Ainsi l'auteur voit Manhattan de Broolkyn comme une masse sombre ponctuée de petites fenêtres lumineuses et c'est bien l'impression d'une immense fourmilière et de fourmis qui se démènent comme elles peuvent mais pas toujours de manière sensée que ses personnages nous laisse. Avec une impression de déjà vu ou de connu dans nos propres existences.
A découvrir assurément car cela m'étonnerait que l'on ne reparle pas de ce jeune auteur.
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Pirouette0001
  12 novembre 2016
Surprenante lecture ! Déstabilisée par la forme et le fond, ce livre est un OVNI profondément moderne. Et je me suis sentie vieille, enfin, plus tout à fait jeune, devant ces innovations de style.
L'auteur nous présente, comme il le dit à la fin de son livre, une oeuvre à la limite de la fiction et de la non-fiction.
Le livre débute avec les angoisses de l'auteur qui est aussi le protagoniste du livre ou s'invente-t-il son histoire ?, à qui l'on diagnostique un problème cardiaque, alors que sa meilleure amie, qui n'a sans doute pas envie de se coltiner un père qui finira pas la quitter, lui demande de lui faire un enfant par insémination artificielle interposée, qu'une tempête s'annonce sur New York et que son éditeur l'incite à écrire un deuxième livre dans un restaurant où on leur sert des poulpes massés cinq cent fois pour rendre leur chair tendre.
L'auteur nous décrit fort bien le flou total de valeurs et de conditions d'existence dans lesquels se démènent les personnages dont il s'entoure, flou qui ne caractérise que trop nos sociétés occidentales. Ainsi l'auteur voit Manhattan de Broolkyn comme une masse sombre ponctuée de petites fenêtres lumineuses et c'est bien l'impression d'une immense fourmilière et de fourmis qui se démènent comme elles peuvent mais pas toujours de manière sensée que ses personnages nous laisse. Avec une impression de déjà vu ou de connu dans nos propres existences.
A découvrir assurément car cela m'étonnerait que l'on ne reparle pas de ce jeune auteur.
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Bazart
  20 novembre 2016
Encore un roman sur New-York, me diriez vous, encore un qui arrive après des flopées de roman sur The Big Apple et Brooklyn? Oui effectivement, et pourtant 10 : 04 de Ben Lerner, qui reprend pas mal de codes du roman new yorkais classique arrive cependant à insufler une petite musique bien à lui à mi chemin entre Woody Allen et Paul Auster..
À la croisée de l'autobiographie, de l'autofiction et de la métafiction, Ben Lerner professeur d'anglais à Brooklyn College comme le narrateur de son roman,.signe un roman à la composition assez virtuose, qui joue sur les limites de la fiction et d n'hésite pas à plonger son lecteur dans différentes s mises en abyme,
Ben, auteur d'un premier roman remarqué et cherchant laborieusement l'inspiration pour son deuxième roman – lequel roman sera finalement l'histoire de Ben cherchant l'inspiration pour écrire son roman. Ben, personnage central, vit ce qu'on aime à imaginer comme la vie new-yorkaise rêvée de tout intellectuel : il fréquente les galeries d'art, les librairies nichées, et l'auteur prend un malin plaisir à perdre le lecteur dans les méandres de la fiction/réalité.
Ni de la fiction, ni de la non-fiction, mais un vacillement entre les deux », écrit-il à l'intérieur même de ce roman formidablement bien traduit par Jakuta Alikavazovic, Parfois irritant, souvent plaisant ce 10 04 ; reste un objet singulier et étonnant..
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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LeaTouchBook
  05 septembre 2016
Pour la rentrée littéraire des éditions de l'Olivier Grybouille et moi avons adoré Stewart O'Nan que l'on vous recommande sincèrement, pour Ben Lerner mon avis sera mitigé malheureusement. Rappelons que je donne mon avis non comme bon mais comme mien (dixit Montaigne) et dès lors si le résumé vous plait, n'hésitez pas à découvrir ce roman. Pour ma part je vais vous expliquer pourquoi je n'ai pas aimé...
10:04 est un roman sur la réflexion intérieure, sur un unique personnage -le narrateur- qui nous décrit la moindre de ses pensées, de ses idées, de ses connaissances. C'est l'histoire d'un homme qui apprend qu'il peut mourir à tout instant et dès lors s'engage à nous expliquer le fonctionnement médical de sa maladie ainsi que toutes ses péripéties . C'est le départ de ce roman. Un début qui a amené une certaine méfiance de ma part : beaucoup trop de détails, de termes se voulant compliqués, comme si l'auteur se parlait à lui-même en oubliant le lecteur ou alors voulait montrer à ce dernier à quel point il était fin connaisseur. Je n'en doute certes pas mais si je lis c'est pour m'évader, pour prendre du plaisir à lire et cela est devenu progressivement très difficile à apprécier...
Un livre de réflexion, un livre plein de confusion: avec de nombreuses ellipses empêchant de suivre correctement le fil de l'intrigue, des passages du passé au présent trop rapides, du vocabulaire à la portée de tous pour enchaîner subitement sur des mots alambiqués ou très spécifiques, je me suis souvent ennuyée durant cette lecture. J'avais vraiment l'impression d'être extérieure à tout ce qui était conté, que ce livre ne s'adressait qu'à une catégorie de lecteurs. Je n'ai été touchée ni par le personnage principal ni par le récit.
Pourtant il y a des moments très intéressants notamment sur le processus d'écriture, sur l'amour du livre mais je n'ai pas compris pourquoi Ben Lerner décidait d'en faire des moments très succincts au profit d'autres réflexions beaucoup moins intéressantes...
En définitive, cette lecture fût une véritable apnée, malgré certains très bons passages je n'ai pas réussi à prendre véritablement du plaisir à découvrir cette plume...
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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gonewiththegreen
  23 décembre 2016
Que je me suis senti petit devant cet ouvrage. Attiré par une lecture New Yorkaise, c'est avec enthousiasme que j'entame la lecture de ce 10:04 (Référence à l'heure de retour de Marty dans " retour vers le futur").
On ne va pas se mentir, l'histoire est un peu confuse . Les personnages se suivent , qui est qui ? , où l'auteur veut il en venir ? le style est intéressant mais j'avoue m'y perdre un peu...jusqu'au chapitre 2 (après 73 pages quand même).Et là, je suis comme un navigateur sans GPS au milieu de nulle part: Celui qui a mal aux dents n'est pas le même qu'au chapitre 1, il y a beaucoup de ressemblance entre les personnages mais ce ne sont pas les mêmes . Bref , je ne comprends rien ! Mais je m'accroche.
Au chapitre 3, quelques têtes connues réapparaissent et notamment le narrateur .
Alors que je le crois chez le dentiste , il est au "masturbatorium" pour donner son sperme . ..
C'est là que je suis venu ici pour lire les avis d'autres membres de Babelio. Si cela m'a un peu rassuré sur mon aptitude à comprendre mes lectures, cela m'a définitivement détourné de 10:04 à la page 115, au milieu du gué.
Dommage , il y avait pleins de choses intéressantes dedans . Mais quand on n'y comprend rien ....
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critiques presse (1)
Culturebox   08 septembre 2016
L'auteur est lui-même au centre de ce deuxième roman, dont la forme mixe réalité et fiction et juxtapose diverses formes littéraires.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
BibaliceBibalice   31 mai 2016
Alex avait suggéré une fécondation avec mon sperme. Non, comme elle l’expliqua sur-le-champ tant bien que mal, in copula, mais par insémination intra-utérine parce que, je cite, «ce serait trop bizarre de te baiser ». Le sujet fut abordé au Metropolitan Museum où nous allions souvent l’après-midi, en semaine, vu qu’Alex était sans emploi et que j’étais pour ma part écrivain. Nous nous étions rencontrés à la fac, moi en première année, elle en dernière, dans un cours ennuyeux sur les grands classiques, et si on avait tout de suite éprouvé une sympathie mutuelle, nous n’étions devenus meilleurs amis qu’en nous retrouvant quasiment voisins à Brooklyn.

Nous avions pris l’habitude de nous promener ensemble : dans Prospect Park, quand les derniers rayons de lumière disparaissaient dans les tilleuls; depuis notre quartier de Boerum Hill jusqu’à Sunset Park, où des cerf-volants aux ailes souples voletaient à l’heure bleue ; et de nuit, le long de la promenade, les intensités menaçantes de Manhattan scintillant de l’autre côté de l’étendue d’eau sombre. Six ans de promenades sur une planète en proie au réchauffement avaient fait d’Alex une présence consubstantielle à mes déplacements dans la ville, et il me semblait qu’elle était en permanence à mes côtés : quand, seul, je traversais un pont en silence, j’avais souvent l’impression que je partageais ce silence avec elle, même si elle était montée voir ses parents dans le nord de l’état ou qu’elle se trouvait avec un petit ami, que je ne manquais pas de détester – pour cela, on pouvait compter sur moi.
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rkhettaouirkhettaoui   01 octobre 2016
Le fait est que prendre conscience de mon égoïsme ne faisait que générer davantage d’égoïsme ; c’est-à-dire que je me sentais seul, je me sentais à plaindre, même si on cuisinait si souvent pour moi, car, dans ma kitchenette, avec mon wok, à l’âge de trente-trois ans, j’étais dévasté de me rendre compte que personne ne dépendait de moi pour ce soin fondamental à la personne qu’est l’alimentation, la nourriture.
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rkhettaouirkhettaoui   01 octobre 2016
Si je prends les médicaments, c’est comme si je me divisais en deux. Comme un embranchement, dans une route : il y aura celui qui a vécu l’opération et celui qui ne l’a pas vécue. C’est comme si je laissais une version de moi-même seule face à la douleur, que je l’abandonnais.
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BazartBazart   20 novembre 2016
"Alors il se rappela le conseil du Docteur Roberts.Roberts avait dit à l'auteur que lorsqu'il se trouvaient face à une de ses fausses difficultés qui lui racourcissaient le souffle, il n'avait qu'à décrire à son interlocuteur la petite crise qu'il s'était fabriquée et ce qu'il ressentait sur le ton engageant et humoristique dont il en parlait après coup à lui, son médecin"
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rkhettaouirkhettaoui   01 octobre 2016
La rareté relative des produits offrait un spectacle étrange : les allées d’habitude rutilantes, surabondamment chargées, étaient à présent trouées de grands vides, surtout dans les rayons des produits conditionnés de base, même si des fruits et légumes bio scandaleusement hors de prix scintillaient encore dans la rosée artificielle.
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Videos de Ben Lerner (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ben Lerner
Le 19.11.18, chronique du ?Cavalier polonais? de Ben Lerner dans l'émission ?Des poches sous les yeux? (Radio Béton).
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