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Maurice Rémon (Autre)Paul Morand (Autre)
ISBN : 2253033596
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 116 notes)
Résumé :
Babbitt est l'un des très rares héros de la littérature - comme Tartuffe, Don Quichotte, Don Juan ou Harpagon - dont le patronyme est devenu quasiment un nom commun. Outre-Atlantique, un "Babbitt" désigne communément cet Américain moyen, homme d'affaires besogneux, affilié à son club, fier de son niveau de vie et de son confort, tel qu'il pouvait fleurir durant les années 20, abeille bourdonnante et docile, habitant de ces ruches que Sinclair Lewis, dans ce classiq... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Dandine
  17 septembre 2019
Une satire mordante d'un certain mode de vie, et surtout d'un certain etat d'esprit, d'une certaine position envers la societe et la vie. Babbitt, son heros ou anti-heros, est devenu, depuis la parution du livre en 1922, archetypique, pour designer les petits bourgeois des moyennes villes americaines, conformistes jusqu'a l'oubli de soi, pensant avec et par une certaine classe qui denigre tout ce qui ne lui ressemble pas.
Babbitt, agent immobilier dans la petite ville de Zenith, est un condense schematique des manieres, des habits, des croyances, des opinions et des sentiments du petit homme d'affaires americain moyen, entre la grande demonstration de force de la premiere guerre mondiale et la grande depression des annees trente. Et Sinclair Lewis denonce l'etroitesse de vues, en fait l'etroitesse de vie, en s'en moquant. Babbitt n'est pas passif, mais tous ses actes sont encarcanes. Ils ne decoulent pas d'une volonte propre mais suivent les formalites, les "rites", les conventions d'une certaine classe, arriviste, arrogante, sure de soi. Ses opinions? Il les lit dans le journal finance par ceux qui ont reussi avant et mieux que lui, et les assene autour de lui d'un air docte. En tout il suit aveuglement un schema preetabli par d'autres. Il ne se regarde que par le regard des autres. Il a quand meme un episode d'echappee, d'aventure, de felure du carcan, mais court et sans effet ni influence sur la vie vers laquelle il s'empresse de revenir. Il revient vite parce qu'il s'apercoit (ou pense) que sans son entourage, sans le regard et l'acceptation des autres il n'est rien. Ou pire: il est ce que sa classe, ses pairs, denigrent.
L'ironie de Lewis est delicieuse. Son humour doux, jamais mechant. C'est peut-etre ce qui a fait le succes de cette satire: une certaine Amerique a pu se regarder en face sans pour autant ni vraiment changer ni jeter le livre au feu. Mais Lewis est quand meme, avec Dos Passos, ou Scott Fitzgerald aussi d'une certaine facon, un des premiers a signaler la transformation de l'esprit pionnier en esprit de profit, de l'American dream en American way of life, et a denoncer la superficialite, la vacuite de mots, de discours ou l'inculture se traduit en poncifs acceptes et repetes sans aucun examen; ou ces poncifs soutiennent un materialisme egocentrique de mauvais aloi. C'est surement ce qui lui a valu le Nobel, les suedois jouissant de pouvoir taper un peu sur l'Amerique, par un de ses ecrivains superpose.
Babbitt n'a pas vieilli. Il se lit avec plaisir. Toujours avec le sourire, un sourire qui n'empeche pas - bien au contraire - la reflexion. Pres de cent ans apres la parution du livre, ne sommes-nous pas entoures de babbitts? En Amerique et partout? Ne sommes-nous pas, nous-meme, des babbitts?

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Josepha_Anh
  28 juin 2013
Challenge Nobel 2013-2014
1/15
Babbitt, c'est l'Américain de la classe moyenne, d'une ville moyenne du Midwest. Bien installé professionnellement en tant qu'agent immobilier, personnellement en tant que mari et père, il mène une vie réglée comme du papier à musique entre son bureau et sa vie familiale.
Le roman s'ouvre sur une description d'une journée type de Babbitt, du lever au coucher. Si, sur le papier, tout semble idéal, la représentation du fameux american way of life va être rapidement écorné. En effet, si Babbitt possède tout ce qui doit combler un homme de son acabit (une belle maison dans le quartier prestigieux de Floral Heights, une voiture rutilante, une affaire qui marche), une brèche s'entrouve petit à petit dans son esprit le faisant douter que cela suffit à son bonheur.
Minutieusement et avec brio - à la manière d'un Flaubert et son Emma Bovary - Sinclair Lewis nous décrit le craquèlement d'un homme pas tout à fait satisfait de la vie qu'il mène - et d'ailleurs surpris le premier de ne pas l'être - et les tentatives menées par celui-ci pour y échapper. Je m'attendais à mépriser ce personnage imbu de lui-même, qui aime à répéter des opinions dictées par autrui sur des sujets qu'il ne maîtrise pas du tout ; et c'est ce qui est arrivé pendant une bonne partie de ma lecture. Mais, les efforts vains et pathétiques de Babbitt pour fuir une vie que des moments de lucidité lui rendent insupportable finissent par nous le rendre plus sympathiques, du moins à nous le faire prendre quelque peu en pitié. L'empathie fonctionne et on espère à ses côtés qu'il parviendra à se défaire de cette "toile d'araignée" qu'est sa vie
Car ce que démontre l'auteur à travers ce portrait c'est l'enchaînement d'un homme à sa classe qui lorsqu'il commence à se démarquer par des opinions plus libérales - notamment à propos des ouvriers, des immigrants, des grèves - se voit immédiatement mis de côté et comme puni de haute trahison.
J'ai particulièrement apprécié la fin où, Babbitt rentré "dans le rang" va, dans un dernier sursaut de révolte, soutenir son fils dans une situation qu'il n'aurait jamais accepté au début du roman. Et la confession qu'il lui fait à la toute fin du livre est très émouvante.
C'est un roman assez lent au départ, qui peut sembler parfois fastidieux. Mais, dès lors, que Babbitt prend de "l'épaisseur", s'étoffe d'une consistance à laquelle je ne m'attendais pas vraiment, j'ai pris un grand plaisir à cette lecture.
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stcyr04
  05 mars 2013
Dans ce bijou de roman satirique, Sinclair Lewis campe un personnage type : L'américain moyen du mid-west. Cette oeuvre connu un tel succès que Babbitt eu la gloire insigne de devenir un nom commun pour désigner un personnage américain symbolique, comme un harpagon désigne un avare ou un don juan un séducteur.
Babbitt est responsable d'une agence immobilière à Zenith. Il est fier de son activité, de sa situation, de son train de vie et de la considération qu'ils lui valent. Il habite une charmante propriété, sise sur les “Hauteurs Fleuries”, lotissement typique doté de tout le confort et réservé aux gens qui ont su s'avancer triomphalement sur les voies de la réussite sociale. Il est membre du club des “Boosters” (de ceux qui se soutiennent dans la vie!) et du club athlétique (où on y prend des déjeuners fort copieux et en manière de sport on peut y jouer au billard...). Bref, George F. Babbitt a su se faire sa place dans la vie.
Avec une verve réjouissante, Sinclair Lewis peint la société américaine dans ce qu'elle a de significatif : culte du travail et du dynamisme, matérialisme des plus puérils, vulgarité désarmante de triomphalisme (le sans-façon yankee), camaraderie hystérique et bruyante, gigantisme général, standardisation des choses et des êtres. Babbitt reste néanmoins un personnage assez attachant avec ses retours de scrupules, personnage bouffi de son importance, mais en somme insatisfait de lui, prisonnier des conventions étouffantes dans une société où la respectabilité est le maître mot pour faire des affaires en nouant des relations fructueuses.
Un roman très drôle, au style simple, enlevé et alerte, on ne s'ennuie pas une minute!
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Wendat69
  05 janvier 2019
Babbitt, agent immobilier modèle et père de famille modèle -non pas dans le sens d'exemplaire, mais dans celui de commun, d'universel, habite une demeure type, dans une ville type des Etats-Unis, Zenith la bien nommée.
Cette vie, réglée comme du papier à musique, laisse entendre une mélodie qui sonne faux, et Babbitt, pris dans les fils ténus de ses habitudes et de ses certitudes, tentera de briser ce cycle infernal. le problème étant que s'il réussit effectivement à casser certains fils, en échappant ou plutôt en fuyant sa routine de couple par le biais de quelques échappées vrombissantes et alcoolisées -dans le contexte de l'enfer de la prohibition- ces fils brisés, au final, en viennent toujours à se renouer et à enferrer encore plus profondément ce bel exemplaire de l'american way of life dans ses angoisses.
La vie de Georges F. Babbitt incarne la version modernisée et aseptisée du rêve américain, standardisé, celui de la réussite financière (-quid de la simplicité avec laquelle un américain vous demande combien vous gagnez?), en s'appuyant sur le dogme capitaliste et sur un socle de valeurs chrétiennes mais qui sont en fait désincarnées, expurgées de leur signification profonde.
Bref, la vie de G. Babbitt illustre l'individualisme forcené, protégé par l'illusion d'une vie familiale ordonnée, huilé par une vie sociale dont l'intérêt principal est de servir les appétits professionnels, tout en donnant l'impression de faire partie -sinon d'un groupe d'ami, du moins à un groupe social, une sous-caste méprisant les forces laborieuses et enviant, tout en s'en défendant, celle des riches.
Le livre phare de Sinclair Lewis dénonce avec humour, vigueur et efficacité un certain modèle américain, modèle qui, dans notre époque de standardisation et de marchandisation forcée, semble avoir conquis bien des territoires.

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andreepierrette
  22 juillet 2014
Babitt de Sinclair Lewiss
Voici George Babitt: petit homme rondouillard, la quarantaine, bon époux, bon père de famille, négociateur en immobilier, content de lui et de : sa belle maison équipée du dernier cri : confort moderne - 1920 -, sa voiture, ses amis, son club. La vie de Georges s'écoule avec une monotonie routinière, dans une ville de province : Zénith, peuplée de petits bourgeois bien pensants. Ce mode de vie conventionnelle représente pour lui le devoir et l'idéal du bon Américain. Faire de bonnes affaires, gagner toujours plus d'argent , respecter les règles de cette société, voilà ce qui remplit la vie de George. Il appartient pour son bonheur à la bonne classe. Les autres, les pauvres, les étrangers, les ouvriers, les chômeurs (qui le veulent bien) , sont à ses yeux des sortes de hors la loi, des socialistes, qui mèneraient le pays à sa perte si par malheur on ne les surveillait pas. Avec ses amis, Georges tient des discours de "beaufitude", dont il n'a même pas conscience.
Pourtant, il lui arrive quelquefois dans un moment de fatigue de s'évader, de réver avec un bon cigare, un petit verre de whisky (en cachette), c'est encore la prohibition, de jeter un bref regard sur une ou deux jeunes femmes follettes ou plus gaies que sa chère épouse, mais un écart maladroit aurait un écho désastreux sur sa réputation. Il a osé réver une fois sous couvert d'un voyage d'affaire inventé de s'aérer quelques jours avec son meilleur ami Paul dans une partie de pêche à la campagne, loin du quotidien. Voilà que Georges va même se laisser tenter par une aventure sentimentale en cachette. Il s'éloigne un peu de sa famille, n'accepte pas que son fils préfère étudier la mécanique au lieu de poursuivre ses études de droit.
"J'ai toujours fait ce qu'on m'a ordonné de faire, moi, lui dit-il". On rapport ici et là que Georges a été vu par un voisin batifolant avec une bande de joyeux compères dans un quartier peu recommandable. On commence à lui tourner le dos, il râte des affaires, bref cela va mal pour George. Il aurait tenu des propos inappropriés, presque socialistes. Il est malheureux Il refuse de signer la chartre du bon citoyen. Son épouse à des soupçons, elle s'éloigne, sa fille se marie, Georges, fait amende honorable et faisant acte de contrition il retourne bien content à ses habitudes de bon citoyen. C'est alors qu'il tient ce discours à son fils " Je n'ai jamais dans toute ma vie, fait une seule chose que je désirais. Je ne crois pas avoir réussi quoi que ce soit, sinon à suivre mon petit bonhomme de chemin. Mais j'éprouve une sorte de satisfaction furtive à voir que tu savais ce que tu voulais et que tu l'as fait. Je te soutiendrai.....Ne te laisse pas effrayer par la famille, non, ni par toute la ville de Zénith..ni par toi-même, comme je l'ai fait. En avant, mon petit, le monde est à toi".
Ce livre de 472 pages n'est pas facile à commenter..Il ne s'agit pas seulement de l'histoire de George, mais de montrer le mode de vie du citoyen américain de classe moyenne, dans les années 1920 obligé de contraindre par gré ou par force d' entrer dans "le rang" afin d'être accepté et d'atteindre la considération d'autrui. La lecture est un peu longue, mais pas casse-tête, pleine de malice et j'avoue que j'ai souvent souri.
. J'ai tiré une leçon : ne pas se laisser étouffer par les habitudes, la routine et savoir quelquefois dire NON !
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
stcyr04stcyr04   02 mars 2013
A la même heure, Mike Monday clôturait une réunion. M. Monday, l’évangéliste distingué, le plus connu en Amérique des pontifes protestants, avait été jadis boxeur. Satan ne s’était pas montré juste envers lui. Comme boxeur, il n’avait gagné que son nez cassé, son vocabulaire fameux et l’habitude de paraître sur la scène. Le service du Seigneur avait été plus profitable : il était sur le point de se retirer après fortune faite. Et il l’avait bien gagnée, car, pour citer sa dernière déclaration : “ le Révérend M. Monday, le prophète aux coups de poing, a prouvé qu’il est le plus grand vendeur de salut du monde et que, grâce à une organisation efficace, les frais généraux de la régénération spirituelle peuvent être réduits à un minimum sans précédent. Il a converti plus de cent mille âmes perdues et inestimables à un taux moyen inférieur à dix dollars pièce.”

Parmi les grandes villes du pays, seule Zénith avait hésiter à soumettre ses vices à Mike Monday et à sa méthode éprouvée de correction. Les organisations les plus entreprenantes de la ville avaient été d’avis de l’inviter. M. George F. Babbitt l’avait un jour célébré dans une allocution au club des Boosters. Mais l’opposition venait de certains ministres épiscopaux et congrégationalistes, ces renégats que M. Monday appelait si finement : “ Une gerbe d’exploiteurs de l’Evangile qui n’ont dans les veines que de l’eau de vaisselle au lieu de sang, une bande de braillards, qui ont besoin d’avoir plus de poussière sur les genoux de leur pantalon et plus de poils sur leur vieilles poitrine décharnée.” Cette opposition avait été vaincue le jour où le secrétaire de la Chambre de commerce avait déclaré à un comité de fabricants que, dans toutes les villes où il s’était montré, M. Monday avait détourné les esprits des ouvriers des questions de salaires et d’heures de travail vers des préoccupations plus hautes, et ainsi évité des grèves. On l’invita immédiatement.
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DandineDandine   21 septembre 2019
La Ligue des Bons Citoyens c'etait repandue dans le pays, mais nulle part elle n'etait aussi effective et aussi estimee que dans les villes du type de Zenith. [...] La plupart des citoyens a leur aise de Zenith faisaient partie de la Ligue. [...] Tous etaient d'accord sur ce point qu'il faut maintenir la classe ouvriere a sa place, et tous se rendaient compte que la "Democratie americaine" n'implique aucune egalite des fortunes, mais exige une egalite salutaire de pensee, de costume, de maquillage, de morale et de vocabulaire.
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giatigiati   21 mai 2017
Babbitt chez lui ne s'absorbait jamais dans une lecture. Il avait l'esprit assez tendu à son bureau : ici il croisait les jambes et s'agitait. Lisait-il une histoire intéressante, il citait à sa femme les meilleurs passages, c'est à-à-dire les plus drôles ; le livre ne le captivait-il pas, il toussait, se grattait les chevilles ou l'oreille droite, mettait son pouce gauche dans l'entournure de son gilet, faisait sauter son argent dans sa poche, balançait le coupe-cigare et les clefs attachés u bout de sa chaîne de montre, bâillait, se frottait le nez et trouvait quelque chose à faire.
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stcyr04stcyr04   02 mars 2013
Êtes-vous capable de vous conduire en homme?

"Quant vous vous promenez avec votre mère, votre soeur ou votre petite amie, si quelqu'un fait sur elle une remarque blessante ou prononce un mot déplacé, n'auriez-vous pas honte si vous ne pouvez prendre sa défense? Mais en êtes-vous capable?
"Nous enseignons la boxe et l'art de se défendre par correspondance. Nombreux sont nos élèves qui nous ont écrit qu'après quelques leçons, ils ont eu raison d'adversaires plus grands et plus lourds qu'eux. Notre méthode débute par des mouvements simples, exécutés devant une glace : extension des bras en avant, brasse comme dans la natation etc. Avant de vous en douter, vous savez frapper scientifiquement, éviter, parer, faire des feintes, exactement comme si vous aviez un véritable adversaire en face de vous."
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BrizeBrize   18 juin 2011
De même qu’il était un Elan, un Booster, un membre de la Chambre de commerce, de même que les ministres de l’Eglise presbytérienne déterminaient toutes ses croyances religieuses, et que les sénateurs qui dirigeaient le parti républicain décidaient, dans leurs petites pièces enfumées, à Washington, ce qu’il devait penser du désarmement, des tarifs douaniers et de l’Allemagne, de même c’étaient les grands annonceurs nationaux qui réglaient toute sa vie extérieure, qui lui donnaient ce qu’il croyait être sa personnalité. Ces objets courants vantés par la réclame, pâte dentifrice, chaussettes pneumatiques, appareils photographiques ou bouilloires électriques, étaient pour lui des symboles et des preuves de l’excellence, signes de joie, de passion, de sagesse, qui finissaient par en tenir lieu.
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"Babbitt" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.
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