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EAN : 9782228908337
Payot et Rivages (09/01/2013)
3/5   2 notes
Résumé :
Qui fut la première garce de l'Histoire ? Ève, bien sûr, doyenne de toutes celles que nous adorons détester ! Qu'elles soient chattes de gouttière, chasseuses d'héritiers ou salonnières sadiques, cocottes ou pire-que-jolies, belles-mères ou femmes couguars, elles ont connu les désillusions de la vie avant de se décider à prendre leur revanche.
Afin de décrypter cette Garce Attitude, Jean-Noël Liaut croque une série de portraits empruntés pour beaucoup au mond... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Junie
  17 janvier 2013
Merci à trust_me d'attirer notre attention sur cet ouvrage qui n'a pas peur des mots. Faire l'éloge des garces est un exercice qui réjouira maint lecteur, surtout ceux qui ont eu affaire avec des belles garces, des petites garces, des sales garces, et pires que toutes, des vieilles garces.
"GARCE!", voilà qui claque comme un coup de cravache! de là à en faire un compliment, il n'y a pas loin. Car attention, la garce excite le mâle comme la mouche titille le poisson, c'est une tigresse, il faut se garder de ses griffes et de ses morsures, savoir la faire ronronner, l'amadouer.
La garce est l'ornement vénéneux du roman noir, la star des films de truands, la diva qui pousse au crime, au suicide, à la ruine, le symbole de la féminité fatale.
La première des garces, c'est Eve, et sa première victime, Adam, qui n'a rien compris à ce scénario tordu et s'est fait avoir comme un débutant.
Après viendront Médée, Circée, Clytemnestre, Agrippine, Athenaïs de Montespan, Scarlett O'Hara, Liane de Pougy, Elizabeth Taylor, ...
Ce substantif n'a pas de masculin équivalent sur le plan sémantique. le parfait salaud s'appelle Don Juan ou Mike Tyson, séducteur compulsif ou brute psychopathe.
Après l'éloge des garces et des femmes mûres, on peut envisager d'autres propositions: "Gloire aux pétasses", "Vive les hystériques" ou "Aimez-vous les chieuses?", comme ça on aura fait le tour de l'éternel féminin, qui oscille comme chacun sait, entre la sainte et la sorcière.
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Ziliz
  03 février 2013
Portrait de LA garce en vrac (chacune ne cumule pas nécessairement la totalité de ces défauts/qualités) : intelligente, vive, prédatrice, sans scrupules, effrontée, narcissique, toxique, teigneuse, mégalo, mytho, nympho, cupide, profiteuse, méprisante... Mais peu importe son physique, elle peut être belle ou laide, et dans ce cas ces "pires que jolies" ont une revanche à prendre sur une enfance difficile.
Les exemples de garces célèbres sont nombreux, dans la littérature, le cinéma (Bette Davis et Joan Crawford), la mode... Et l'auteur nous régale d'anecdotes amusantes à leur sujet, de savoureuses répliques tout aussi vachardes que subtiles. On peut quand même s'interroger pour certaines : leur pugnacité ne se limitait-elle pas à leur carrière ? n'y a-t-il pas une part de légende, entretenue par leurs rivales et les hommes qui en ont fait les frais (ou au contraire, n'ont pas su les séduire) ?
Ce petit ouvrage est intéressant et drôle, mais m'a semblé bizarrement construit. le premier chapitre peut paraître bien caricatural sans exemples - ceux-ci ne venant qu'après - et de ce fait particulièrement agaçant. Quant aux derniers chapitres, on peut se demander pourquoi les 'Conversations imaginaires avec une garce' s'intercalent au milieu de cas, au lieu d'être placées en fin d'ouvrage...
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trust_me
  17 janvier 2013
Saviez-vous que jusqu'au 16ème siècle, garce était le féminin du mot gars. Les dictionnaires lui donnèrent par la suite un autre sens, faisant de la garce une méchante, une fille de mauvaise vie. L'auteur prévient d'emblée : si la garce aime défier les conventions sociales, ne voyez pas en elle une féministe ! Cette femme, le plus souvent « magnifique effrontée », se caractérise en premier lieu par son appétit de vivre : « Elle n'est intolérante qu'à la frustration. »

Dans son éloge, Jean-Noël Liaut dresse une rapide classification des différents types de garces, en commençant par la courtisane, garce parmi les garces, voleuse de mari qui n'aime rien moins que presser ses richissimes protecteurs « jusqu'au moment où ils ne donnent plus de jus. » Ainsi « La Belle Otero », chanteuse et danseuse de cabaret de la belle époque. Fille de prostituée, violée à 11 ans, elle haïssait tant les hommes que les détruire devint son passe-temps favori. Rien ne lui faisait plus plaisir que de comptabiliser les suicides de ses amants délaissés.

Parmi les nombreuses femmes de lettres que l'on peut qualifier de garces, l'auteur retient trois noms : Louise de Vilmorin, connue pour son égocentrisme qui « portait plus volontiers le deuil d'un vase que celui d'un être humain » et qui déclara : « Une personne est intéressante parce que je l'intéresse. » Anaïs Nin, fieffée menteuse qui ne cessait dans son journal de travestir la réalité à son profit. Et enfin Dorothy Parker, célèbre pour son incommensurable méchanceté et sa capacité à afficher au fil de son oeuvre ses multiples dégoûts et sa cruelle lucidité.

Une autre caractéristique de la garce est son coté glamour. L'icône absolue des GG (Garces Glamour, un acronyme imaginé par l'auteur) reste incontestablement la somptueuse Marlène Dietrich. On peut y ajouter Joan Crawford et Bette Davis, flamboyantes garces hollywoodiennes devenues les pires ennemies. Quand Davis balançait, apprenant que Crawford voulait jouer du Shakespeare : « Nous sommes tous tellement excités de savoir que Joan a appris à lire », l'autre rétorquait : « Miss Davis a couché avec toutes les stars masculines de la MGM, à l'exception de Lassie. »

Toujours dans le domaine des garces glamour, on pourrait citer les filles de la famille Gabor qui, à elle quatre (les trois soeurs et leur mère) comptabilisèrent vingt-trois maris. Des croqueuses de mâles assumant leurs actes avec une épatante répartie. Ainsi Zsa Zsa déclara-t-elle : « Je n'ai jamais assez détesté un homme pour lui rendre ses diamants. »

Pour Liaut, le mot « garce » est à l'évidence un titre de noblesse en voie de disparition. Parmi les figures féminines actuelles, il n'y a guère que les couguars et les belles-mères qui méritent selon lui ce qualificatif. Ce n'est pas Blanche Neige et Cendrillon qui diront le contraire. Et puis un dicton italien n'affirme-t-il pas : « La vipère qui a mordu ma belle-mère est morte empoisonnée. »
Cet éloge est donc un bel hommage (certes un peu rapide) empreint de nostalgie. Les suppôts du politiquement correct ont fini par faire des garces une espèce quasi éteinte : « aujourd'hui, l'inventaire des spécimens les plus célèbres de ces trois cents dernières années ressemble à une liste de braves tombés au combat. La garce fière de son état, qui s'affichait avec franchise, sans remords, est délaissée au profit d'une fadeur frileuse et soporifique. » A voir...
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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keisha
  27 janvier 2013
Un petit livre pétillant, et vous saurez tout sur les garces! Une espèce bien en voie de disparition de nos jours, mais que vous connaissez certainement. Dans les livres, Madame de Merteuil et Scarlett O'Hara. Au cinéma, les actrices garces sont légion, Bette Davis et Joan Crawford, par exemple, et les Gabor, mère et filles (très sympa, celles là). Dorothy Parker et Louise de Vimorin, pour la plume. Sans oublier Arletty.
La plupart sont fielleuses et les serpents sont plus fréquentables, mais d'autres, maniant l'auto dérision et un bel humour, demeurent sympathiques.
Hélas, la plupart du temps, ce sont les garces qu'on préfère, avec elles on ne s'ennuie pas!
Vite lu, pour un moment détente, avec pas mal d'exemples et de citations.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ZilizZiliz   02 février 2013
"Combien de maris ai-je eu ? Vous voulez dire en plus des miens ?" Ces paroles de Zsa Zsa [Gabor] firent le tour du monde, mais elle n'exagérait nullement et toute la tribu Gabor aurait pu les faire siennes. Dans leur cas, Cupidon ne se déplaçait pas avec des flèches mais avec un kalachnikov. (p. 77)
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