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EAN : 9782290235614
448 pages
Éditeur : J'ai Lu (10/03/2021)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 92 notes)
Résumé :
«"Rentre dans ton pays. Entendre ça alors que ça fait soixante-dix ans qu’on vit en France ! Mon petit Rayanne c’est la quatrième génération, il va falloir combien de générations pour que vous nous foutiez la paix ? Combien ? ", s’emporte un des personnages de mon roman.

Avec 404, j’ai voulu regarder la brèche, sans ciller, et raconter cette tragédie française de la partition et de la séparation ethnique à travers le destin d’une poignée de personnage... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Matho
  18 février 2020
Déclaration d'intérêts : lu dans le cadre de l'opération Masse critique de Babélio.
Allia est Française, major de Polytechnique et d'origine maghrébine (kabyle), avec un quart de sang juif (la mère de son père, tombée amoureuse d'un messager du FLN mort lors de la manifestation du 17 octobre 1961).
Allia est de retour des États-Unis où elle avait fui après la mort de sa fille de cinq ans et le naufrage de son couple avec Mehdi, médecin, devenu entre-temps maire de la Brèche, village de deux mille habitants dans l'Allier, où a grandi son épouse et où elle revient dix ans après son départ : c'est là que se déroule l'essentiel des péripéties.
L'histoire est racontée à la troisième personne (de l'indicatif présent) mais du point de vue d'Ali, ancien condisciple d'Allia en hypokhâgne et amoureux d'elle depuis le premier instant. Il est devenu cuisinier (gastronomique), mais ça ne marche pas fort pour lui.
Si j'ajoute Kader, lui aussi ancien condisciple, viré de sa prépa HEC sans que cela ne l'ait empêché de devenir milliardaire, Nesrine, la petite soeur de Mehdi, toujours dans la provocation, et Rachid, le père humaniste d'Allia, j'ai mentionné les personnages principaux.
Allia a développé une nouvelle technique de codage, qui permet de diffuser un flux en direct sur internet, sans qu'il soit possible de l'enregistrer : aucun archivage possible, et aucune manipulation. L'image diffusée par 404 (nom trouvé par Kader, qui apporte des financements) est nécessairement authentique, à même de contrer les vidéos truquées à s'y méprendre, qui pullulent dans le roman et que l'auteur appelle les mirages.
Les premières pages du livre, consacrées à des mirages (ou pas) impliquant la nouvelle présidente de la République, laissent croire à un roman sur la technologie et l'influence des réseaux sociaux sur la démocratie, sujet éminemment d'actualité. En fait, ce thème est bientôt supplanté par celui de l'intégration en France des Maghrébins (dans le roman on dit les Arabes), et c'est bien ce thème qui est mis en exergue par la quatrième de couverture.
En ce sens, nous sommes en présence, sinon d'un roman à thèse, du moins à idées, et c'est plutôt réussi : les principaux personnages sont assez incarnés pour n'être pas les simples faire-valoir des idées que Sabri Louatah met en scène, sauf peut-être celui d'Ali qui a une simple fonction de miroir et qui est le seul à ne pas chercher à influer sur le cours des événements.
L'intrigue est prenante, malgré le virage signalé plus haut, et qui pouvait faire craindre que le roman ne se disperse et ne traite pas à fond ses deux sujets. De fait la fin du roman, assez abrupte, laisse un goût de trop peu.
Le livre est pessimiste, tant sur le rôle néfaste que les mirages peuvent jouer dans une démocratie, que sur l'intégration de la quatrième génération des Arabes de France. On notera aussi quelques allusions au changement climatique, qui participent du réalisme du récit.
404 (le roman) est une tentative intéressante de (re)lancer la littérature dans le débat d'idées, sans renier la part de romanesque.
En conclusion, et puisque l'éditeur m'écrit poliment qu'il attend ma chronique, je me permets quelques remarques qui pourront être utiles lors de la réédition en poche :
P.104 : "(...) son mari, passé par le Conseil d'Etat, dirigeait le cabinet du nouveau président du CSA (...) Fort de sa production récente (...)" : il ne peut s'agir que de sa PROMOTION récente.
P. 133 : Rachid a terminé sa carrière comme dernier proviseur du collège de la Brèche : en fait un proviseur dirige un lycée, un collège est dirigé par un principal.
P. 180 il est question du bureau de la préfète : dans le jargon administratif, on parle de cabinet de la préfète.
P. 248 et suivantes on mentionne des listes pour les élections législatives. Cependant, dans un scrutin uninominal à deux tours, il n'y a pas de listes.
P. 323 : "Un bureau sur deux dispose d'une cheminée décorative surmontée d'un miroir. Tous ont leur porte ouverte et des ordinateurs bloqués sur des logiciels de traitement de texte. Ils parlent parfois dans leurs AirPods, tripotent souvent des boules antistress" : il y a un problème avec le sujet "Ils", qui ne peut pas désigner les bureaux.
Autre remarque, moins vénielle : p. 219 et suivantes, "Ali assiste à la plus étrange des scènes sur 404" : sauf qu'il est devenu modérateur et qu'il devrait couper la diffusion dès qu'il comprend ce qu'il se passe.
Enfin je remercie l'éditeur Flammarion/Versilio et Babélio de m'avoir offert ce roman.
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Bazart
  08 avril 2020
On a parlé de Sabri Louatah dans notre critique de la série sur Canal plus les sauvages
Avec sa saga en quatre tomes éponyme à la série, le romancier stephanois Sabri Louatah s'attaquait avec pas mal d'audace et courage à la France contemporaine, tout en s'inscrivant dans une vraie veine romanesque.
On y suivait deux familles totalement différentes à travers le personnage d' Idder Chaouch, un candidat "issu de l'immigration" alors aux portes de l'Elysée au début de l'histoire ...
Il revient avec son nouveau roman qui reprend aussi sur le principe de la dystopie et imagine un monde où l'image vidéo nous manipule.
404 c'est le nom de la prochaine application en vogue. Une plateforme de streaming en direct. permettant de diffuser des vidéos en direct, et des vidéos qui ne peuvent tricher car ne pouvant être enregistrées sur aucun support.
Mixant habilement histoires sociales, politique et intrigues amoureuses,technologies high-tech, etracisme Louatah nous perd parfois un peu mais signe toutefois un thriller d'anticipation captivant et assez anxiogène sur l' 'influence des nouvelles technologies et des réseaux sociaux
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lagier
  02 février 2020
Je remercie vivement les éditions Flammarion de m'avoir fait parvenir 404 dans le cadre de ce premier Masse Critique 2020. Merci pour le petit mot qui accompagne le livre. C'est toujours très agréable.
Avant d'en dire plus, je dois die que j'ai trouvé la couverture de ce livre très belle et très en phase avec le contenu
Côté lecture, en voilà une qui ne laisse pas indifférent. Prenant les travers de notre société d'aujourd'hui et les tiraillements que génèrent le mélange des populations, Sabri Louatah nous gratifie d'un roman qui ressemble presque à un reportage tant le style est efficace et direct.
Une certaine application « 404 » (comme le code d'erreur que renvoie une page Internet non trouvée) est donc à la base de ce scénario pas si futuriste que cela puisqu'il se situe en 2022, après des élections ayant mis au pouvoir un certain parti politique extrémiste, juste évoqué dans ce roman.
404 permet de diffuser des images sans possibilité de les stocker ou même de refilmer celles-ci. Belle prouesse technologique qui permet d'envisager de communiquer en direct sans risque que les propos et images soient déformées et truquées par la suite, comme c'est la mode en 2022 avec les « mirages » (les fake news).
J'ai trouvé l'idée de base très bonne. Notre génération est arrivée à une époque où l'image est devenue un média très important et où l'on peut se poser la question de la véracité de ce que l'on veut bien nous montrer. Proposer un direct authentique, c'est s'assurer que l'on montre les choses telles qu'elles sont, que l'on ne sort pas les propos de leur contexte, c'est éviter la viralité des vidéos.
J'ai donc apprécié la lecture de « 404 » basée sur cette nouvelle technologie. Mais en refermant ce roman, je dois reconnaître que je suis vraiment mitigé sur son ensemble.
Il y a tout d'abord Alliah, polytechnicienne exilée aux Etats-Unis qui revient donc en France avec 404. C'est LE personnage clé du début du livre, surdouée, conceptrice de 404, mais qui peu à peu s'efface et n'a finalement plus aucune emprise sur quoi que ce soit au fil des pages. On imagine pourtant tout au long du roman que c'est elle qui est commande « technique » de cette plateforme de diffusion, et pourtant, plus l'histoire avance, et plus elle devient inexistante, s'effaçant au profit de Mehdi, son ami, d'Ali, un ancien camarade de classe et du fameux Kader, ami milliardaire aux objectifs douteux et dont on ne sait pas finalement s'il fait tout ce qu'il fait pour séduire Alliah, ou plutôt pour défendre une vraie cause. C'est une des premières contradiction de ce roman pour moi. Mettre en avant la jeune Alliah au début, mais presque la gommer à la fin.
Il y a ensuite ce style, certes direct et efficace, mais qui est un peu impersonnel. Certaines scènes s'enchainent comme des faits divers racontés sans vraiment d'âme. Mais les personnages de Mehdi, Ali et Kader, mais aussi de Rachid, sont bien détaillés, et ils viennent redonner vie à cette enchainement de fait. Alliah et Nesrine, les deux principaux personnages féminins sont intéressantes aussi, même si leurs personnages sont un peu plus superficiel.
En fait, en avançant dans l'histoire, je n'ai pas vraiment compris où l'auteur voulait nous emmener. Et la fin d'ailleurs, assez inattendue, me m'a vraiment pas aidé à y voir plus clair, et je crois que c'est ce qui m'a le plus gêné. On sent une violence sous-jacente la plupart du temps, on sent que la France s'est cassée en deux, mais l'auteur ne nous donne finalement qu'un seul point de vue, assez réducteur. Et c'est peut-être ce qui m'a manqué dans ce roman, une vision plus globale, un peu de hauteur pour expliquer les raisons de ce morcellement. Même si on peut les comprendre en voyant au jour le jour certaines choses se passer autour de nous, une telle scission méritait d'être mieux expliquée et pas noyée sous les débats 404 dont nous parle l'auteur, sans vraiment nous livrer notre contenu.
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Dwalin
  11 mars 2020
J'ai commencé ma lecture sans trop savoir à quoi m'attendre, j'étais emballé au début par le côté anticipation à court terme, qui répond à un problème de société : l'imminence de l'émergence d'une technologie permettant de créer des "deepfakes" donc des vidéos truquées, qui vont bientôt devenir impossibles à différencier de vidéos réelles. Et même si on se défend d'avoir fait ou dit quelque chose, le mal est fait dès que la vidéo est vue. À l'inverse une vidéo authentique peut être facilement accusée d'être un "mirage", une fausse vidéo. Donc la vidéo perd toute crédibilité devant un tribunal.
La solution mise en scène ici ne me convainc pas techniquement (après je ne suis pas polytechnicien ^^), mais suspension de l'incrédulité oblige on y croit le temps de la lecture, et puis c'est séduisant sur le principe : un flux vidéo qui ne peut être reçu qu'en direct, ni refilmé, ni intercepté, ni enregistré. L'audience d'internet sans la manipulation ni la viralité.
L'ambiguïté du roman se révèle petit à petit car sa créatrice souhaite utiliser politiquement cette nouvelle technologie, mais elle se fait manipuler et récupérer par l'ami qui la finance, et qui n'a rien de moins en tête qu'une guerre civile. Une colonisation d'un département, comme un Israël pour les "Arabes", parachuté à l'exact milieu du territoire national (dans l'Allier), il veut "piquer le sionisme aux Juifs". Ce délire est moins à mon goût du fait qu'on ne sait pas si c'est du lard ou du cochon (si je puis me permettre) : est-ce un avertissement ? Mon interprétation en est qu'Allia (la conceptrice du programme) aurait dû dès l'origine s'entourer d'un environnement multiculturel (ce qu'a priori elle avait pourtant fait en partant aux USA avant de revenir en France, donc c'est étrange) et ne pas s'enfermer dans sa "tribu". On ne peut qu'y perdre quand on exclue.
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Passemoilelivre
  17 février 2020
Allia et Ali, tous deux originaires du département de l'Allier ont fait une partie de leurs études en Hypokhâgne ensemble. Allia, très brillante, major de polytechnique, complète son cursus aux États-Unis. Ali, après avoir échoué à des études d'histoire, devient un excellent cuisinier. Ils renouent contact 22 ans plus tard sur une demande d'Allia sollicitant les talents de cuistot d'Ali pour un dîner d'affaire qu'elle organise. Allia, irritée par les dérives des vidéos truquées par des montages numériques puissants et le plus souvent insincères souhaite mettre fin aux « miracles » (terme qui caractérise ces « Fake vidéos ») en inventant un procédé de flux vidéo qui ne fonctionne qu'une fois, en direct et ne peut pas être copié. Elle nomme ce procédé « 404 », comme la Peugeot qui sert au déménagement de son ami Kader et comme le message d'erreur qui s'affiche à l'écran d'un ordinateur lors de la consultation d'une page Web obsolète « error 404 ». C'est ainsi que commence le roman qui se poursuit ensuite dans l'Allier avec le renfort d'autres protagonistes, Mehdi, le mari d ‘Allia,médecin et maire de la Brèche, Rachid le père d'Allia, proviseur retraité, Kader le copain d'étude devenu richissime….A partir de là, les objectifs de la narration deviennent moins clairs, « 404 », d'abord cautionné et financé par Kader à l'échelon local (le département de l'Allier) diffuse différentes sortes de vidéos « live », infalsifiables, les habitants confiants dans le procédé se confient plus facilement, un rappeur célèbre se produit triomphalement...Le nombre fétiche « 404 » se rapporte également, comme par hasard au résultat d'un sondage départemental fixant le ressenti de population arabe à 40,4 %. le procédé d'Allia dans l'Allier, comme toute technologie nouvelle commence à être dévoyée pour rapporter plus à son financeur, le richissime Kader.Plus on avance, plus tout cela devient flou au point de transformer l'Allier en trou noir de la république souhaitant son indépendance. A partir d'une idée originale stigmatisant bien les dérives actuelles et réelles de l'intelligence artificielle capable de créer des mondes (monstres) virtuels, cette histoire, s'achève dans un méli-mélo décevant.
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critiques presse (1)
Culturebox   16 mars 2020
Après le succès retentissant des "Sauvages" adapté en série télé sur Canal +, le nouveau roman de Sabri Louatah explore avec brio les dérives des nouvelles technologies et du communautarisme. Un récit d'anticipation d'une brûlante actualité.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   12 février 2020
La preuve par l’image a cessé d’être une preuve, résume la polytechnicienne. On ne peut plus séparer le vrai du faux de façon décisive, la question c’est, n’a-t-on pas sous-estimé à quel point nous étions, collectivement, dépendants de l’image numérique comme source d’information privilégiée, mais une source manipulable à l’envi ? Ce n’était qu’une question de temps avant que la manipulation ne se généralise et ne devienne imperceptible. Nous nous sommes accoutumés à la fréquentation du faux, depuis très longtemps en fait, par les effets spéciaux au cinéma mais aussi par des petites choses plus insidieuses, les filtres des selfies, les photoshoppages, tout ce qu’on a inventé pour se bouffer la cervelle les uns les autres par images interposées…
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rkhettaouirkhettaoui   12 février 2020
La grand-mère d’Allia a vingt ans lorsqu’elle tombe amoureuse d’Ali, un moudjahid du même âge qu’elle. Il joue les coursiers pour les chefs du FLN exilés à Cologne. C’est lui qu’on choisit pour les convois délicats, grâce à son type ethnique, cheveux roux, peau blanche tirant sur le rose, on dirait un Belge. Arrivé en métropole, Ali le valeureux emmène la jeune Sarah voir les bidonvilles de Nanterre. Les ouvriers algériens vivent dans des cahutes, ils font les trois-huit, s’endorment sur la couche encore chaude des cauchemars de leur camarade qui vient de repartir au turbin. Ali a la chance d’habiter à Paris, dans ce qu’on appelle alors un « meublé ». Le père de Sarah essaie vaguement de la dissuader de s’impliquer, il n’insiste pas, ces événements en Algérie le révoltent autant qu’elle. Les descentes de police se multiplient dans les meublés, les contrôles au faciès sont permanents, systématiques.
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rkhettaouirkhettaoui   12 février 2020
Allia fait partie d’un club de pionniers à cet égard. Tous les soirs, après les cours, ils font de la programmation. C’est sa passion la plus précoce : on lui a offert son premier ordinateur à douze ans, un IBM PS1. Le code et la littérature, ajouterait-elle. Les grands romans pour comprendre la nature humaine, les algorithmes pour la transformer.
Elle a les cheveux frisés, c’est un petit drame, pour elle, ses cheveux frisés. Elle s’est taillé un corps de sportive toute seule, longues cuisses, hanches fines, cambrure de nageuse et bonnes épaules, le corps des bourgeoises de la très bonne bourgeoisie, qui en héritent et qu’elles conservent en faisant de l’équitation en Normandie, Ali a compris comment ça marchait en arrivant à Lyon, une ville bourgeoise : des hommes riches épousent des femmes belles pour faire des enfants qui seront les deux, riches et beaux, prêts pour conquérir ce monde qui leur est déjà réservé.
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Olivia-AOlivia-A   25 février 2020
Un journaliste spécialisé dans le journalisme se gausse de la démarche en rappelant qu'il n'y a pas de réalité pure, qu'un cadre, c'est déjà un choix, une coupure opérée dans le réel. Un autre journaliste lui répond dans ses propres colonnes qu'à l'heure de l'intelligence artificielle montrer le coin du réel qu'on montre sans possibilité de l'altérer constitue déjà un progrès appréciable.
Le débat est lancé, Allia se frotte les mains.
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Olivia-AOlivia-A   25 février 2020
Propulsée du bocage bourdonnais à l'une des meilleures classes préparatoires de la grande ville la plus proche, elle caracole en tête des classements dans toutes les matières. On murmure sur son passage. On cherche des explications à son extraordinaire aisance. Elle n'a pas de martingale, simplement une compréhension affinée du goût des examinateurs. C'est le secret bien connu des bons élèves, secret qu'ils perdent, en général, lorsqu'il leur faut quitter les parois molletonnées de la vie académique.
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Videos de Sabri Louatah (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sabri Louatah
Le président de la commission des Lois du Sénat, Philippe Bas, a annoncé lundi qu'il allait déposer une proposition de loi constitutionnelle visant à “garantir la prééminence des lois de la République”, face aux “revendications communautaristes”. Cette annonce intervient plusieurs jours après qu'Emmanuel Macron a déclaré qu'il y a aujourd'hui "un séparatisme" en France. Pour en parler, Guillaume Erner reçoit Sabri Louatah, écrivain et scénariste, auteur de “404”, éd. Flammarion. Il est rejoint en deuxième partie d'émission par Didier Daeninckx, écrivain, auteur notamment de “Municipales. Banlieue naufragée” (Tracts Gallimard).
L'Invité des Matins de Guillaume Erner - émission du 7 février 2020 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/saison-26-08-2019-29-06-2020
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