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ISBN : 2266022644
Éditeur : Pocket (08/01/1993)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 118 notes)
Résumé :
En 1921, dans une forêt mal famée du nord d’Arkham, la demeure ancestrale des Billington, abandonnée depuis des décades est rouverte par un de leurs descendants.
D’étranges papiers de famille lui révèlent les nom de Dagon, Nyarbuthotep, et l’existence d’un chef indien fantôme qui aida son ancêtre à appeler Quelque Chose à venir du Ciel dans la Nuit.
Il découvre son appartenance à l’espèce infâme qui voulut ouvrir les portes de la terre à des monstres... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Siabelle
  11 avril 2016
«Madame Bishop, avez-vous déjà entendu parler de Misquamacus ? C'était l'grand sage des Wampanaug. J'ai entendu mon grand-père en causer. C'en était trop pour qu'il n'y ait pas au moins une part de légende.»
C'est mon premier livre de Lovecraft, il est écrit en co-écriture avec Delerth. Il se lit facilement pour une débutante. Ce roman-là m'est référé par Masterton, à la fin de son entrevue, dans son livre numérique de «Manitou», tome 1. Cet auteur aussi vanté par «AlbertHenri» alors j'ai décidé d'élargir ma culture littéraire. C'est une belle découverte, une histoire bien ficelée qui capte l'attention du lecteur…

Envoûtement, Énigmatique, Ténébreux

L'histoire se résume alors en trois parties :
- La forêt de Billington, la première partie.
- Le manuscrit de Stephen Bates, la deuxième partie.
- Le récit de Winfield Philips, la troisième partie.
C'est un peu difficile pour moi d'expliquer mon ressenti, c'est ma première lecture. C'est une histoire qui se passe vers les années 1921, voilà pourquoi son écriture est ardue et son langage n'est pas toujours familier à mes yeux. Je trouve que le livre est bien construit, les parties sont bien divisées, les chapitres ne sont pas trop longs et c'est quand même facile à suivre.
Angoissant, Menaçant, Hallucinant

Au cours de ma lecture, je suis vite captivée par «l'histoire de la Forêt de Bellington» (la première partie.) On rencontre Dewart qui lit des récits écrits par des ancêtres. Il veut en savoir plus sur les Indiens, sur les légendes de l'époque. Il y fait sa petite enquête. Je suis très attentivement lorsqu'il aborde le sujet du vieux sorcier «Misquamacus». L'histoire se place, les sujets sont bien amenés ainsi que les odeurs qui s'y dégagent.
Ensuite, je suis vite intriguée par le récit du «Manuscrit de Stephen Bates» (la deuxième partie.) La narration est différente, elle est racontée à la deuxième personne. On suit alors Stephen avec son cousin. On voit qu'il se questionne beaucoup quand il aperçoit quelque chose d'étrange. On perçoit très bien les odeurs, les sons, la musique. Tu sens qu'il a peur, il ressent constamment une ombre derrière lui et il se méfie de l'identité de son cousin. Il essaie d'en découvrir le mystère.
Pour finir, je suis moins intéressée par le «récit de Winfield Philips» (la troisième partie.) C'est l'histoire d'un ancêtre qui dit avoir vu le diable. Il aborde ici le sujet tel que la sorcellerie, il explique qui était les Grands Anciens, il mentionne également le Necronomicon, le Grand Cthulhu, et aussi pleins d'autres thèmes. Il y a un livre qui se nomme : «Des sortilèges Diaboliques de Démons aux Formes Inhumaines». Je trouve que la finale est bien et la poésie dans ce cadre est à sa place. Je n'ai pas tout retenu car il y a beaucoup d'éléments qui sont pris dans le contexte lors de la discussion.

Ce que je retiens le plus, j'ai beaucoup aimé me retrouver dans cet univers à la fois mystérieux, dans un environnement inquiétant, et au coeur de la forêt obscure.
Au fil des pages, je reconnais déjà les odeurs, je suis souvent sur le qui-vive lorsque j'entends des bruits différents. Je me suis souvent demandé: «Est-ce que c'est la vérité qui se cache vraiment dans les livres chez nos ancêtres ?»
Et plus que tout, je ressentais souvent un ombre qui épie ou une créature qui se cache, est-ce que c'est réel ou est-ce que c'est notre imagination ?

Quelques phrases qui piquent la curiosité, je les rajoute :
- «La fenêtre est étrange, le verre différent - elle a été conçue ainsi, c'est évident.»
- «Vous pensez à une influence alors - du Dehors. de quelle nature ?»
- «Au-dehors, car Elle ne peut venir sans être appelée.»
- «Just' par-ci, par-là, quèqu'chose drôle, tout comme si qu'les empreintes z'avaient été effacées, pour qu'personne y voye.»
Pour terminer, le livre le «Rôdeur sur le seuil» m'a laissé une très belle impression et je suis même prête à recommencer l'aventure… C'est vrai, une lecture commune s'en vient bientôt avec un ami Babelio. (Walktapus) -)
C'est une lecture où j'ai pris plaisir à retourner à chaque fois. Je ne connaissais pas l'auteur, que j'ai découvert avec joie. J'ai apprécié beaucoup l'énigme autour de la forêt et de ses ancêtres. Je me suis laissé happée par les odeurs, je me suis laissé envelopper par les senteurs et tu te laisses entraîner par le mystère. Tu flaires aussi le danger qui rôde aux alentours.
Je trouve qu'il y a une belle prose, les détails sont bien décrits, les descriptions sont bien choisies. Dans le récit, l'imaginaire, les frayeurs et les créatures détiennent une bonne place. Je déclare donc que les trois récits ne sont pas ennuyants, ils se lisent bien et on veut toujours savoir ce qu'il va arriver. Je remarque qu'il y a peu de répétitions et de longueurs. On ne peut pas tout retenir des thèmes assemblés mais le contenu reste pertinent dans son ensemble.
Pour une débutante comme moi, je me suis vite retrouvée à mon aise et je suis prête à recommencer bientôt.
Encore une fois, je ne vois plus le «Seuil» de la même façon et j'ajouterais : «Les livres servent à faire rêver et aussi à nous mettre en garde» Je suis tout à fait d'accord, n'est-ce pas ?
Isabelle
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philippemarlin
  18 avril 2018
Le Rôdeur devant le Seuil (Lovecraft & Derleth, 1945, The Lurker at the Thresold, Arkham House, 1945, version française Christian Bourgois, 1971).
Ce roman aurait été écrit selon des notes laissées par Lovecraft. Selon Joshi, sur les 50.000 mots du texte, 1.200 sont de la plume de l'écrivain. On y reviendra.
Il s'agit d'un roman qui s'inscrit dans les canons purs et durs du Mythe version Derleth. Nous sommes dans la Nouvelle-Angleterre, entre Arkham et Dunwich, dans la maison de famille des Billington, entourée de sombres légendes. L'un des descendants de cette famille, Ambrose Dewart, décide de rénover la demeure et de s'y installer. Elle est située dans un grand parc dans lequel se trouvent une tour et un cercle de pierres levées. Il fait bien évidemment des recherches dans la bibliothèque de son grand père Alijah qui y vivait avec un indien et son fils Laban. Grâce aux notes laissées par ce dernier, il découvre que les deux adultes se livraient la nuit à de curieuses invocations. Il retrouve plusieurs coupures de presse faisant état de disparitions mystérieuses dans la région, les cadavres des malheureux étant retrouvés horriblement mutilés. Il étudie également les livres maudits de la bibliothèque faisant état de redoutables entités non-humaines et des techniques pour les invoquer. le Necronomicon est abondamment cité.
Perturbé, il demandera à son cousin Stephen Bates de Boston de venir passer quelques temps avec lui. Il lui fait part de ses découvertes, mais il subira progressivement une modification de personnalité. Bates le surveillera discrètement et le surprendra la nuit, au haut de la tour, en train d'appeler des créatures infernales. de nouvelles disparitions se produisent. Bates ira consulter deux experts à l'Université de Miskatonic, le Dr Seneca Lapham et Winfield Phillips. Ceux-ci mèneront une enquête sur le terrain. Bates a disparu et Ambrose Dewart, dont le sorcier Richard Billington, l'ancêtre de la famille, avait pris le contrôle, sera vaincu grâce aux talismans apportés par les deux érudits.
Un récit archi-classique, on pourrait presque dire « téléphoné », qui aurait mérité d'être ramassé en nouvelle plutôt que de se trainer péniblement en roman. On y remarque les premières traces de la structuration du panthéon lovecraftien par Derleth, à savoir entre les gentils (les Anciens Dieux) et les méchants (les Grands Anciens). Petite curiosité, on y assiste, du chef des deux universitaires, à un petit cours un petit cours de fortéanisme (Charles Fort est nommément cité), sur le thème « rien n'est impossible, la preuve … »
Les livres :
Toute la bibliothèque maudite est évidemment sollicitée, dont le Necronomicon largement cité (cf infra). Deux autres créations lovecrafiennes font leur apparition :
° Of Evill Sorceries Done in New-England of Daemons in no Humane Shape; English. Derleth a modifié la date originale de publication de ce livre (1788 au lieu de 1684 pour Lovecraft). Ce manuscrit retrace les activités occultes de Richard Billington et notamment ses invocations de Ossadagowah.
On raconte qu'un certain Richard Billington, instruit par les Livres Maudits et, d'autre part, par un ancien Sorcier des Sauvages Indiens tomba si loin d'une sainte Pratique Chrétienne qu'il prétendit non seulement à l'Immortalité dans sa chair, mais construisit dans la forêt un grand Cercle de Pierres à l'intérieur duquel il adressait des prières au Diable. Demeure de Dagon, En Son Nom et chantait certains Rites Magiques impurs de par les Saintes Écritures. Cela ayant été soumis à l'Attention des Magistrats, il nia tout Commerce Blasphématoire : mais peu de temps après il montrait en privé une grande Terreur à propos de Quelque Chose qu'il avait appelé à venir du Ciel dans la Nuit. Il y eut cette année-là sept massacres dans les bois proches des Pierres de Richard Billington, les victimes ayant été écrasées et à moitié réduites en bouillie comme aucun oeil humain ne l'avait encore jamais vu. Alors qu'il était Question de Jugement, Billington disparut, et on n'entendit plus rien de précis à son sujet après cela. Deux mois plus tard, la Nuit, on put entendre un groupe de Sauvages Wampanaug hurler et chanter dans la forêt ; et on s'aperçut qu'ils étaient allés au Cercle de Pierres et y avaient été très occupés. En effet, leur chef Misquamacus, ce même sorcier de qui Billington avait appris quelques-uns de ses Sortilèges, vint peu après à la ville et raconta à Mr. Bradford d'étranges choses : à savoir que Billington avait fait bien plus de Mal qu'il ne pourrait en effacer et qu'il n'y avait pas de doute qu'il ait été dévoré par ce qu'il avait appelé du Fond du Ciel. Qu'il n'y avait aucune Façon de renvoyer cette Chose qu'il avait fait venir par ses incantations et que donc, le sage Wampanaug l'avait attrapée et emprisonnée là où il y avait eu le Cercle de Pierres.
° Thaumaturgical Prodigies in the New-England Canaan du Révérant Ward Phillips (1788) de la Baptist Church d'Arkham. Un ouvrage qui analyse également les activités occultes de Richard Billington et qui sera violemment critique par son fils Alijah.
This book was written in 1788 by the Reverend Ward Phillips of the Baptist Church of Arkham, Massachusetts. The treatise describes the blasphemous activities of witches, warlocks, Indian shamans, and other evil-doers in colonial New England. Terrible magicks, monstrous births, and dire Indian legends are all described. Phillips pays particular attention to the events that supposedly took place in and around Billington's Woods, near Arkham, in the late 17th century.
Une seconde version complétée a été publiée à Boston en 1801.Une version annotée par le Révérant est détenue par un homme d'affaires de Providence, un de ses descendants, Wipple Phillips.
Mais à l'égard de l'infamie générale, aucun Rapport plus terrible n'a été porté à notre Connaissance que celui que Dame Doten, Veuve de John Doten de Duxbury dans les Anciennes Colonies rapporta de la Forêt vers la Chandeleur de 1787. Elle affirma, et avec elle ses bons voisins, que cela était né d'elle, et avait prêté serment quelle ne savait pas de quelle façon ça lui était venu, car ce n'était ni Bête ni Homme mais ressemblait à une monstrueuse Chauve-Souris à tête d'homme. Cela n'émettait aucun son mais regardait tout et rien avec des yeux sinistres. Certains juraient que ça avait une ressemblance effroyable avec le Visage d'un homme mort depuis longtemps, un certain Richard Bellingham ou Bollingham dont on affirmait qu'il avait étrangement disparu après avoir fréquenté chez les Démons dans la région de New Dunnich. L'horrible Homme-Bête fut examiné par la Cour d'Assises et fut ensuite brûlé sur l'ordre du Shérif Principal le 5 juin de l'an 1788.

Pour les puristes, cet ouvrage contient de surcroît de nombreuses citations du Necronomicon :
Il ne faut point croire que l'homme est le plus vieux ou le dernier des maîtres de la terre, ou que la masse commune de vie ou de substance soit seule à y marcher. Les Anciens ont été, les Anciens sont, et les Anciens seront. Non dans les espaces que nous connaissons, mais entre eux. Ils vont sereins et primordiaux, sans dimensions et invisibles à nos yeux. Yog-Sothoth connaît la porte. Yog-Sothoth est la porte. Yog-Sothoth est la clé et le gardien de la porte. le passé, le présent, le futur, tous sont un en Yog-Sothoth. Il sait où les Anciens ont forcé le passage jadis, et où Ils le forceront de nouveau. Il sait où Ils ont foulé les champs et la terre, et où Ils les foulent encore, et pourquoi nul ne peut les voir quand Ils le font. A leur odeur, les hommes peuvent parfois connaître qu'Ils sont proches, mais de leur apparence aucun homme ne peut rien savoir, si ce n'est sous les traits de ceux qu'Ils ont engendrés chez les hommes ; et de ceux-ci sont plusieurs espèces, différentes par leur figure, depuis la plus véridique eidolon de l'homme à cette forme invisible et sans substance qui est Eux. Ils passent, nauséabonds et inaperçus dans les lieux solitaires où les Paroles ont été prononcées et les Rites ont été hurlés tout au long en leurs Temps. Leurs voix jargonnent dans le vent, et Leur conscience marmonne dans la terre. Ils courbent la forêt et écrasent la ville, pourtant ni forêt ni ville ne peuvent apercevoir la main qui frappe. Kadath Les a connus dans le désert glacé, et quel homme connaît Kadath ? le désert de glace du Sud et les îles englouties de l'Océan renferment des pierres où Leur sceau est gravé, mais qui a jamais vu la ville au fond des glaces et la tour scellée festonnée d'algues et de bernacles ? le Grand Cthulhu est Leur cousin, encore ne les discerne-t-il qu'obscurément. Ïa ! Shub-Niggurath ! Vous les connaîtrez comme une abomination. Leur main est sur votre gorge, bien que vous ne Les voyiez pas ; et Leur demeure ne fait qu'un avec votre seuil bien gardé. Yog-Sothoth est la clé de la porte, par où les sphères communiquent. L'homme règne à présent où ils régnaient jadis ; Ils régneront bientôt où l'homme règne à présent. Après l'été l'hiver, et après l'hiver l'été. Ils attendent, patients et terribles, car Ils régneront de nouveau ici-bas.
Necronomicon, page 751 de l'édition espagnole de la traduction latine
Il se passa donc comme cela avait été dit jadis ; Il fut emporté par Ceux Qu'Il Avait Bravés et plongé au plus Profond des Profondeurs de la Mer, et placé à l'intérieur de la Tour aux anatifes qu'on dit s'élever parmi les grandes ruines qui sont la Cité Engloutie (R'lyeh), et enfermé dedans par le Signe des Anciens et, dans sa Fureur contre Ceux qui L'avaient Emprisonné, Il continua de S'attirer Leur Courroux, et Eux, S'abattant sur Lui pour la seconde fois, Lui imposèrent l'apparence de la Mort, mais le laissèrent rêver à cette place sous les eaux immenses, et retournèrent dans ce lieu d'où Ils étaient venus qui a pour Nom Glyn-Vho, et se trouve parmi les étoiles ; et Ils observent la Terre du moment où les feuilles tombent à celui où le paysan retourne une fois encore à ses champs. Et c'est là qu'Il reposera, à jamais rêvant, dans sa demeure de R'lyeh vers laquelle à ce moment tous Ses favoris nagent et se démènent contre toutes sortes d'obstacles et se disposent pour attendre Son réveil, impuissant à toucher le Signe des Anciens car ils craignent Son grand pouvoir et savent que le Cycle doit revenir et Il sera libéré pour étreindre la Terre encore et en faire Son Royaume et braver les Anciens Dieux de nouveau. Or, à Ses Frères il advint de même qu'Ils furent emportés et jetés en bannissement par Ceux Qu'Ils Avaient Bravés, Lui Qu'On Ne Doit Pas Nommer étant envoyé dans l'espace Extérieur, au-delà des Etoiles, et avec les autres pareillement, jusqu'à ce que la Terre fût libérée d'Eux et que Ceux Qui Etaient Venus en la forme de Tours de Feu soit retournés d'où Ils provenaient, et qu'on ne Les vît plus, et que sur toute la Terre la paix vînt alors et subsistât tandis que Leurs favoris se rassemblaient et cherchaient les voies et les manières de libérer les Anciens et attendaient alors que l'homme vînt prier en des lieux secrets et maudits pour ouvrir le Portail.
Al-Azif, le Livre de l'Arabe (XVIe siècle)

Il est écrit au sujet des Anciens, Ils attendent toujours au Portail et le Portail est partout de tout temps, car ils ne connaissent pas le temps ni l'espace mais sont en tous temps et tous lieux à la fois sans paraître, et il y a ceux parmi Eux qui peuvent prendre Formes et Traits variés et n'importe quels Forme et Visage, et les Portails sont pour moi, Savoir à Irem, la Cité des Colonnes, la ville sous le désert, mais là où des hommes érigent les Pierres et profèrent par trois fois les Paroles maudites, ils auront établi un Portail et devront sortir Ceux Qui Traversent le Portail, les Dhols et l'Abominable Mi-Go, et le peuple Tcho-Tcho, et les Ténébreux, et les Gugs et les Décharnés de la Nuit et les Shoggoth, et les Voormi, et les Shantaks qui gardent Kadath dans la Lande Froide et le Plateau de Leng. Ils sont tous les Rejetons des Anciens Dieux, mais la Grande Race de Yith et les Grands Anciens ne pouvant s'accorder ensemble et avec les Anciens Dieux, se séparèrent, laissant les Grands Anciens maîtres de la Terre, tandis que la Grande Race, revenant de Yith, élut comme Demeure Temporelle le Pays de Terre encore ignoré de ceux qui foulent aujourd'hui la Planète, et attendent ici que viennent à nouveau les vents et les Voix qui Les portaient en avant autrefois et Cela qui Marche sur les Vents par-dessus la Terre et les Espaces qui à jamais s'étendent parmi les Astres.
Al-Azif, le Livre de l'Arabe (XVIe siècle)
Ubbo-Sathla est cette source inoubliée d'où vinrent ceux qui osèrent s'opposer aux Anciens Dieux qui régnaient depuis Bételgeuse, les Grands Anciens qui combattirent les Anciens Dieux ; et ces Grands Anciens étaient instruits par Azathoth, le dieu aveugle et idiot, et par Yog-Sothoth qui est Tout-En-Un et Un-En-Tout et pour qui les limites du temps et de l'espace n'existent pas et dont les aspects sur terre sont ‘Umr-At-Tawil et les Anciens. Les Grands Anciens rêvent depuis toujours de ce temps à venir quand ils régneront à nouveau sur la Terre et sur tout cet Univers dont elle fait partie... le Grand Cthulhu se lèvera de R'lyeh ; Hastur, Celui Qu'On Ne Doit Pas Nommer, reviendra de la sombre étoile qui est proche d'Aldébaran dans les Hyades ; Nyarlathotep mugira à jamais dans l'obscurité qui est son domaine ; Shub-Niggurath, le Bouc Noir aux Mille Chevreaux se multipliera encore et encore et recevra soumission de tous les satyres, nymphes et lutins des bois ainsi que du Petit Peuple ; Lloigor, Zhar et Ithaqua chevaucheront les espaces parmi les étoiles et ennobliront ceux qui les servent, les Tcho-Tcho ; Cthugha exercera son pouvoir sur Fomalhaut : Tsathoggua viendra de N'kai... Ils attendent depuis toujours aux Portails, car le temps se rapproche, l'heure est bientôt venue, tandis que les Anciens Dieux reposent, rêvant, ignorant qu'il y a ceux qui connaissent les envoûtements qui ont servi aux Anciens Dieux contre les Grands Anciens, et apprendront comment les rompre, alors que déjà ils savent ordonner aux servants qui attendent au-delà des portes du Dehors.
Necronomicon (extrait)

Bouclier contre Sorcières et Daemons, contre les Etres des Profondeurs, les Dools, les Voormais, les Tacho-Tacho, les Mi-Go, les Shoggaoths, les Fantômes, les Valusiens et tous Peuples et Etres qui servent les Grands Anciens et les Rejetons d'Iceux, sera trouvé dans l'Etoile à Cinq Branches gravée de Pierre grise de l'antique Mnar ; qui est moins solide contre les Grands Anciens Eux-mêmes. le Possesseur de la Pierre se trouvera capable de commander à tous les Etres qui rampent, nagent, grouillent, marchent ou volent même à la Source sans retour. A Yhe comme à R'lyeh la Grande, à Y'hanthei comme à Yoth, à Yuggoth comme en Zothique, à N'kai comme à Naa-Hk et K'nyan, à Carcosa comme à G'harne, dans les Villes jumelles d'Ib et Lh-yib, à Kadath dans le Désert Froid comme au Lac de Hali, il détiendra le Pouvoir ; cependant, comme les Etoiles pâlissent et refroidissent, comme les Soleils meurent et que les Espaces entre les Etoiles s'élargissent, ainsi décroît le Pouvoir de toutes choses, de l'Etoile-Pierre à Cinq Branches comme des Sorts jetés aux Grands Anciens par les Anciens Dieux bienveillants, et ce Temps viendra comme il y eut jadis un Temps, où il sera dit :
N'est pas mort ce qui peut éternellement demeurer, et en d'étranges Eres même la Mort peut mourir.
Notes inédites de Feery sur le Necronomicon (traduction libre d'un passage de la version latine)
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Walken
  06 janvier 2013
Lovecraft, je suis tombé dedans lorsque j'étais adolescent. Depuis le jour où j'ai lu "Le rôdeur devant le seuil", je sais qu'ils existent, qu'ils attendent notre appel et notre soumission afin de dominer la Terre de nouveau.
Mais tel Alijah Billington, passé maître dans l'art des réincarnations successives, certains croient encore pouvoir réveiller et dompter ces créatures fantastiques, tapies dans les abysses infernaux, au risque de damner leur âme à jamais, à l'instar d'Ambrose Stewart.
Si vous pensez que l'expérience est également tentante, il convient alors de lire certains livres sacrés, certains textes oubliés, certaines lettres cachées, parfois emmurées. Vous devrez maîtriser certaines langues disparues, reconnaître certains signes dans la nature, des ombres monstrueuses, des chuchotements psalmodiés, des gargouillements incantatoires, des odeurs indescriptibles, des grattements abominables, des lieux maléfiques à l'orée d'obscures forêts où se dressent d'imposantes et anciennes demeures chargées d'histoires épouvantables.
Surtout, préparez-vous à percevoir l'innommable, l'indicible, l'insondable, l'informe. Lovecraft décrit peu de manière factuelle, il dépeint par défaut, par la négation, par ce qui n'Est pas, laissant votre imagination seule donner corps à ces êtres hideux surgis D Ailleurs. Soyez alors prêt à laisser succomber votre âme à la folie, votre corps à la déchéance, jusqu'à ce que "Ceux du Dehors" prennent entièrement possession de vous pour asseoir leur nouvel ordre infernal, asservissant l'espèce humaine pour l'éternité.
A bien y réfléchir, peut-être tout cela n'est-il qu'une immense illusion, qu'un cauchemar aussi terrifiant que fascinant. Mais si le risque qu'un tel cataclysme soit toujours possible, tapi dans les profondeurs de certains esprits malveillants, alors il vous faut impérativement plonger ou replonger dans ce panthéon démoniaque... car il est encore temps de sceller à jamais certaines portes intemporelles, certains puits abyssaux, avant que l'inconcevable devienne réalité.
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meygisan
  01 septembre 2017
En ce qui me concerne, ce recueil, parmi les 6 des "papiers du Lovecraft club" est le meilleur avec "L'horreur dans le cimetière".
Il regroupe seulement 3 histoires, qui sont construites "à la Lovecraft". On reconnaît parfaitement le style de l'auteur à un tel point qu'on ne peut que deviner l'intervention d'Auguste Derleth. Celui ci s'est en effet complètement approprié l'écriture de Lovecraft avec une qualité et une efficacité telle qu'il devient difficile de différencier les deux auteurs. Pourtant les tournures de phrases et le vocabulaire utilisés par Derleth trahissent son écriture. Mais sa qualité d'écrivain, sans égaler le maître de Providence, commence sérieusement à trouver sa voie et son identité. Il sait insuffler une atmosphère inquiétante digne de Lovecraft, avec ses propres mots, tout en restant fidèle à la mythologie. Là était le premier bon point de ce recueil.
Les trois histoires présentées ici sont écrites à la manière de Lovecraft, c'est à dire qu'on retrouve parfaitement l'inspiration qui insinue des émotions dérangeantes, la qualité de l'écriture propre à l'auteur très évocatrice, mais on retrouve également sa lourdeur et son insistance, et sa répétition. En effet, ces histoires commencent, se déroulent et finissent ( pratiquement!) comme toutes les autres. Alors si on adore Lovecraft cela n'est pas gênant, si c'est le contraire, on se lasse et on passe son chemin.
Pourtant l'autre second bon point de ces 3 nouvelles réside justement dans leur originalité puisqu'elles se suivent et s'enchaînent comme 3 chapitres d'une seule et même histoire. Il est impossible de savoir si c'est là l'idée de Lovecraft ou celle de Derleth, après qu'il est développé une histoire originale de départ. Mais cela apporte une nouveauté et un regain d'intérêt évident, d'autant que le dernier chapitre conclut en beauté cette "trilogie". L'univers de Lovecraft y est développé de manière exponentielle, intelligente, cohérente et force le respect par l'imagination qui s'en ressent.
Si l'on fait l'effort de passer outre les écueils de ces nouvelles, je vous conseille vivement leur lecture, car malgré cela, on est littéralement happé par l'histoire, l'ambiance, et on ne peut s'arrêter de lire que lorsqu'on ferme le livre tant l'atmosphère est prenante.
Avec ces histoires, Auguste Derleth montre ( prouve!) qu'il s'est complètement approprié l'univers de Lovecraft sans que jamais aucun autre auteur ne l'ait fait ( à part peut être Brian Lumley que je n'ai pas encore lu mais qui me semble très prometteur) avec autant de brio et de passion. Il a su intégrer l'essence même de la mythologie et la développer.
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Fionasuna
  04 octobre 2014
Il y a quelques mois, sur un marché, une personne vendait plusieurs livres pour 1€ seulement et il faut dire que je regardais sans vraiment me dire que j'allais trouver quelque chose d'intéressant et pourtant… Mon cher et tendre m'a tendu ce livre « le rôdeur devant le seuil ». En petite inculte, je lui ai demandé ce que c'était et de là il m'a répondu que ça devrait me plaire et que c'était un écrivain reconnus pour ses écrits. Je me suis dit que pour 1€, je n'allais pas me ruiner.
Depuis cette découverte, je ne me passe plus de l'univers de H.P. Lovecraft. Cthulhu, Dagon et bien d'autres encore. Des monstres tout aussi étranges les uns que les autres.
Dans une prochaine rubrique, je parlerai plus en détail de l'écrivain Lovecraft et de son univers.
Revenons donc à ce livre. Il a été écrit avec la collaboration de Derleth, un de ses plus grands amis et collaborateur. Qui, d'ailleurs, ne rencontrera jamais, mais collaboreront par lettre. Il y a beaucoup de questionnement sur ce roman vis-à-vis de Derleth et Lovecraft. Apparemment, il ne viendrait pas vraiment de Lovecraft, mais serait l'oeuvre de Derleth lui seul (L'histoire a été écrite 8 ans après la mort de Lovecraft). Il n'y a pas que ça non plus, apparemment la vraie raison est que ce roman viendrai des notes de Lovecraft lui-même et Derleth aurai finit de l'écrire. Mais je ne vais pas m'aventurer dans ce débat. Qu'il soit de Lovecraft à 100% ou non, j'ai apprécié ma lecture.
Il est découpé en trois parties et est raconter par trois personnages différents. En premier lieu, la forêt de Billington, cette partie pose les bases et l'intrigue de l'histoire. La deuxième partie est raconter à la première personne et celle-ci nous raconte ce qu'elle voit, apprend, etc. sur les faits étranges qui se passe dans la forêt et la troisième partie est le récit d'un personnage qu'on rencontrera bien plus tard et qui terminera l'histoire.
C'est une lecture que j'ai pas mal apprécié. L'ambiance est angoissante, on se sent mal à l'aise face aux faits étranges qui s'y passe.
Petit bémol, il y a beaucoup d'éléments à assimiler et certaines phrases sont assez longues et lourdes. Mais dans l'ensemble, c'est pas mal.
Il ne me reste plus qu'à m'aventurer dans les autres écrits de Lovecraft pour en apprendre davantage. Sachant que son univers est riche et passionnant.
Lien : http://lightsbook.wordpress...
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
SiabelleSiabelle   09 avril 2016
J'aperçus quelque chose bouger dans l'obscurité grandissante de ce côté de la maison face à l'allée qui y menait, et sans réfléchir, je courus rapidement dans cette direction - je vis un individus invraisem-blablement loqueteux disparaître dans les broussailles qui poussaient le long du chemin pour sortir de la forêt. Je lui donnai la chasse, et je l'attrapai par le bras en courant. Je me rendis compte que je tenais un jeune homme qui essayait désespérément de se dégager.
- Laissez-moi ! fit-il à moitié sanglotant. J'ai rien fait.
- Qu'est-ce que vous fabriquiez ? demandai-je.
- J'voulais just'voir s'il était rev'nu et j'L'ai vu. Ils disaient qu'il était de r'tour.
- Qui cela, ils ?
- Z'entendez pas ? Les grenouilles, pour sûr ! Je frémis et cette réaction involontaire me le fit serrer un peu plus fort que je ne voulais, si bien qu'il hurla de douleur. Relâchant mon étreinte, je lui ordonnai de me dire son nom en lui promettant de le laisser aller.
- Lui dites pas, implora-t-il.
- Promis.
- J'suis Lem Whately, pour sûr.
Je le relâchai et il partit aussitôt comme une flèche, manifestement sans croire une seconde que je n'avais pas l'intention de le poursuivre.
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SiabelleSiabelle   03 avril 2016
Du fait que les Whateley, comme les Bishop, vivaient dans cette partie du Massachusetts depuis de nombreuses générations et avaient vraiment eu des ancêtres contemporains non seulement du Vieux Billington, mais encore du tout premier Bellington, celui qui avait construit cette grande maison et sa ''Rosace'' comme on l'appelait, bien que ce n'en fût pas une, on supposait que les histoires qu'ils racontaient leur étaient parvenues à travers les générations disparues et que, si elles n'étaient pas absolument exactes, elles devaient cependant comporter une part de vérité, si bien que la Forêt de Billington et M. Dewart lui-même connurent immédiatement un regain d'intérêt.
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SiabelleSiabelle   01 avril 2016
Les vieux arbres noueux n'attiraient aucun curieux, la forêt sombre n'appelait aucun voyageur, pas même la horde des fouineurs en quête de coutumes, légendes et habitations anciennes, qui auraient bien pu être séduits par la vieille maison Billington.
On évitait la forêt; le voyageur occasionnel se hâtait de passer, comme poussé par une aversion étrange et inexplicable ainsi que par ses pensées et son imagination, ce qui, finalement, ne lui laissait aucun regret et le ramenait en toute sécurité chez lui, qu'il vienne d'Arkham, de Boston ou d'un hameau éloigné de la campagne du Massachusetts.
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SiabelleSiabelle   07 avril 2016
Je me risquai à regarder par la fenêtre Ouest de sa chambre, je me rendis compte qu'une sorte de lueur bleu-vert s'élevait au-dessus des arbres du Val dans les collines qui s'étendaient vers l'Ouest, à mon grand étonnement d'ailleurs, car les bruits que j'avais entendus m'avaient semblé provenir de cette direction et continuaient de le faire - les mêmes grands cris qu'aucune voix humaine n'aurait pu proférer, pas plus que celle d'aucun animal que je connaissais; comme je restais là, devant la fenêtre entrouverte, pétrifié de crainte et de stupeur, il me sembla que d'autres voix analogues arrivaient du fond de la nuit du côté de Dunwich ou d'innsmouthm, montant très haut dans le ciel comme des échos grandioses.
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SiabelleSiabelle   07 avril 2016
Le vieux sauvage affirmait que cet endroit ne devrait être troublé sous aucun prétexte sous peine que le Démon, ce qui se passerait si la Pierre plate avec le Signe des Anciens était déplacée. À la question de savoir à quoi ressemblait le Démon, Misquamacus répondit en dissimulant son visage de telle façon que seuls ses yeux apparaissent et donna ensuite une description très curieuse et très détaillée expliquant qu'il était parfois petit et dur, comme un crapaud de la taille d'une marmotte mais parfois grand et vaporeux, sans forme, avec un visage cependant au-dessus duquel poussaient des serpents.
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Vidéo de  Howard Phillips Lovecraft
A l'occasion du festival "Imaginales" à Epinal, rencontre avec S.T. Joshi autour de son ouvrage "Je suis Providence : vie et oeuvre de H.P. Lovecraft." aux éditions ActuSF
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