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EAN : 9782743641474
173 pages
Éditeur : Payot et Rivages (01/11/2017)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Classique de la littérature américaine, ce texte bouleversant raconte l'enfance de Norman Maclean dans les Rocheuses, au sein de paysages magnifiques dont chaque relief transforme en profondeur les êtres qui y vivent. La famille et la nature apparaissent comme les piliers originels de Norman et Paul, le frère adoré, pêcheur hors pair, irrésistible mauvais garçon. Un dialogue silencieux s'instaure avec les rivières et les montagnes, qui apprennent plus que les mots e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
torpedo
  25 février 2018
Cette nouvelle est centrée sur la famille Maclean qui vit dans le Montana au début du 20è siècle. Une passion commune pour la pêche à la mouche réunit Norman, le fils aîné et narrateur, son turbulent frère Paul, et leur père John, un rigoriste pasteur presbytérien qui a élevé la pêche à la mouche au rang de religion.
Ce récit très largement autobiographique nous raconte les relations des deux frères et est un hommage à la mémoire de Paul mort de façon tragique qui fit de la pêche un véritable art. Au-delà des éléments personnels, ces descriptions détaillées de parties de pêche sont une ode à la nature, telles qu'on les connaît dans la littérature anglo-saxonne. le sentiment d'appartenir à la nature est habilement associé à des réflexions philosophiques, métaphysiques, et parfois même religieuses. Même si vous n'êtes pas amateur de pêche, vous aimerez ce livre dense et poétique.
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JaneEyre
  18 mai 2018
Cher ami lecteur. Je te demande de me faire confiance et de lire ce sublime livre. Si tu me ressembles, les débuts vont te faire peur. C'est normal, tu n'es jamais allé à la pêche, et tu n'as surement pas non plus eu la chance de baigner tes pieds dans les rivières du Montana. Mais crois-moi, il faut que tu lâches prise, et que tu poursuives ta lecture. Que tu accepte de te laisser porter par ces mots, jusqu'au moment où tu comprends que Norman Maclean ne parle pas vraiment de pêche, mais d'amour, de famille, de perfection, de ce supplément d'âme qui fait de ce roman autobiographique une pure merveille. Si tu me ressembles, tu seras ému aux larmes, et tu sentiras ce petit tourbillon dans le ventre, qui te dis que ca y est, tu as lu quelque chose de simplement beau. Ces mots te renverront alors à tes propres rivières (pour ma part, la rivière-éternité au Québec, où j'ai mouillé mes pieds de jeune mariée pendant mon voyage de noce). Parfois, ces rivières coulent en toi. Et les mots de Norman Maclean se déposeront tout doucement dans le sable, au fond.
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Elanoraev
  16 mai 2018
Dans ce récit largement autobiographique, le narrateur et donc l'auteur nous fait découvrir les Rocheuses, son enfance auprès d'un père pasteur presbytérien, la pêche à la mouche et la relation avec un frère qu'il a parfois du mal à comprendre mais avec lequel il est le plus proche canne à la main et pieds bien ancrés dans la rivière.

C'est cette relation qui est au coeur d'un récit empreint de poésie, privilégiant la narration au dialogue. Les descriptions de la nature sont très belles, marquées d'une certaine mélancolie pour ces jours passés à pêcher. Cependant, le rythme est très lent et les (trop ?) nombreux détails sur la pêche à la mouche ont eu parfois tendance à me faire sortir du récit. Du coup, je me suis laissée porter sans véritablement comprendre quel était le but du voyage que j'avais entamé, où j'allais, où l'auteur voulait m'emmener exactement. J'ai apprécié la beauté du texte sans réellement saisir ce qu'il me disait, et ça m'a souvent dérangé. Ce n'est qu'avec les toutes dernières pages que j'en ai finalement compris le sens, cet hommage touchant à un frère disparu tragiquement.
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PatriceG
  17 janvier 2020
Très franchement je n'aime pas dire du mal d'un livre. En général, je fais confiance à mon flair pour "séparer le bon grain de l'ivraie", mais là j'avoue que je me suis bien trompé. Pourquoi ?
Contrairement à mes habitudes, je lis d'abord le livre puis le film duquel il en est extrait, et en général il m'est plus facile d'aborder l'oeuvre qu'elle soit le film ou le livre, car lorsqu'un livre me plaît, même si l'oeuvre n'est pas à la hauteur ou s'en détache, j'y trouve toujours un intérêt. Je ne suis pas un puriste à ce point. Par contre si le livre me déplaît, il est rare que j'aille vers le film et c'est très bien comme ça. Mais ici, exception à la règle, j'ai admiré le film de Redford et le jeu de son acteur époustouflant tenu par Brad Pitt, quand la beauté côtoie la mort, à travers cette histoire de frères qui s'entremêle et d'ou émerge la passion amoureuse pour l'un presque rédemptrice et la déchéance pour l'autre etc ..
D'autre part, ce fils de révérend austère, amateur de nature qui écrit après le tournant du siècle passé sur les Rocheuses, sur la rivière qui serpente depuis les hauteurs et qui situe son action dans la noirceur de ces contrées lugubres où l'on sent le diable derrière la porte et le point de non retour immanquable avait de quoi me séduire.
Et puis patatrac, le premier tiers c'est un cours de pêche à la mouche avec toute la technique détaillée, et quand les protagonistes sont bien en place les effets tombent à plat, c'est mal écrit, aucun sens romanesque. Je m'étonne encore que ce livre ait eu du succès aux States. Seule demeure la trame, je préfère vite oublier et m'attarder sur le film et penser que Robert Redford qui m'avait conquis grâce à ses prouesses vertigineuses allant de "Jérémiah Johnson" à " Il murmure à l'oreille des chevaux", a su exploiter ce filon en puissance et en faire un chef d'oeuvre. Bien sûr sans l'oeuvre écrite, il n'y aurait pas eu ce film brillant et on peut remercier en cela l'auteur, mais le grand art se situe pour moi dans le film. Peut-être qu'un jour je me repencherai sur le livre pour vérifier si je n'avais pas eu la berlue en le lisant et pour bien comprendre les mécanismes qui ont fait que les américains auraient apprécié. Mais comme je suis loin de penser que bon nombre d'auteurs américains contemporains ont le succès qu'ils méritent et qu'ils ne font plus m'étonner de rien !..
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LesMissChocolatinebouquinent
  13 mars 2018
Une nouvelle lecture émouvante que je dois de nouveau au groupe Picabo River Book Club spécialement dédié à la littérature Nord-Américaine.

Je suis sortie de mes sentier battus pour mon plus grand plaisir. En effet le genre autobiographique est de très loin un de mes favoris. Délaissé depuis le lycée, je n'en ai plus lu depuis.

C'est donc avec une certaine appréhension que j'ai débuté cette lecture. Petit temps d'adaptation, assez rapide toutefois. Me voici plongée dans un décor surréaliste où la nature à tous les pouvoirs. Une nature dure, verdoyante, apaisante. Début du XXe siècle, non loin des rocheuses, une famille presbytérienne voit leur vie s'écoulée aux fils des rituels : la pêche et les prières et prêches. Norman Maclean relate son enfance à l'âge adulte. Ses virées avec son frère, leurs caractères, leurs espoirs, leurs avenirs, leurs désaccords. le récit est tellement prenant que j'ai vite oublié ce côté présomptueux de l'autobiographie. Il y est relaté les problèmes de la société, l'alcool, les moeurs. « Et au milieu coule une rivière », tel le symbole d'unification, de renouveau et de sérénité. Source de recueil, de retrouvaille, de lâcher prise. Rivière : berceau d'abondance, de pureté, de vie. Elle est à l'image de cette famille tumultueuse : colérique, calme, accueillante.
Un ballet de mots à l'unisson, au son de cette rivière domptée par ces frères et ce père. Un ballet émouvant à l'image de cette ligne d'eau et de ces furtives mouches. Une harmonie parfaite frappée par une tragédie.
Captivée et éblouie sont les seuls mots qui me viennent à l'esprit pour décrire « et au milieu coule une rivière ».
Lien : https://lesmisschocolatinebo..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
najnajenajnaje   14 mars 2018
Si rien ne peut ramener la gloire
et la splendeur des fleurs
nous ne les pleurons pas
nous tirons notre force
de ce qui reste de la communion première
qui pour avoir été sera à jamais
dans la douceur des sources
que répand l'humaine souffrance
dans la foi qui annule le deuil
grâce au cœur humain qui bat et nous fait vivre
grâce à sa tendresse, à ses joies, à ses craintes
A mes yeux la plus humbles des fleurs écloses
fait éclore à son tour des songes
qui transcende les larmes et le sang.


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PalmyrePalmyre   15 mai 2018
Dans cet endroit où la rivière explosait en couleurs et en tourbillons propres à attirer un photographe, aucun poisson n'aurait pu vivre. Les poissons étaient dans les remous à faible courant, en plein dans l'écume sale, cette saleté étant justement ce qui les attirait. Une partie des taches brillantes qu'on apercevait venait du pollen des pins de la rive, mais la saleté était surtout composée d'une bouillie comestibles qui n'avaient pas résisté à la cascade.
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torpedotorpedo   25 février 2018
Il y a dans tout pêcheur quelque chose qui tend à faire de la pêche un monde parfait, un monde à part. Je ne sais pas ce que c'est, et je ne sais pas où cela se loge, quelquefois je sens ce quelque chose dans mes bras, à d'autres moments dans ma gorge, et souvent je serais incapable de le situer, je sais seulement que c'est enfoui en moi. Nous serions sans doute, beaucoup d'entre nous, meilleurs pêcheurs, si nous ne passions pas autant de temps à guetter le moment où le monde va enfin devenir parfait.
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torpedotorpedo   25 février 2018
Des années plus tôt, à la fin d'un été où j'avais travaillé pour les Eaux et Forêts, j'avais pêché avec Paul et , manquant d'entraînement, je faisais tout mon possible pour ne pas m'aventurer hors des plans d'eau bien dégagés. Paul m'avait regardé pêcher dans un bassin qui se terminait sous des saules et, à la fin, n'en pouvant plus, il m'avait dit : "Ecoute, vieux, tu n'attraperas jamais de truites dans une baignoire. Toi ça te plaît de pêcher dans un endroit découvert, au soleil, parce que tu es écossais, et que tu as peur de perdre ta mouche si tu la lances dans les branchages. Mais le poisson, lui, il ne reste pas là à prendre des bains de soleil. Il est sous les saules, là où il fait bon et frais et où il est à l'abri des pêcheurs de ton acabit."
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torpedotorpedo   25 février 2018
C'est l'un des plaisirs rares et subtils de la vie que de se voir de l'extérieur en train d'accomplir l'acte qui fait de vous l'auteur de quelque chose de beau, même si ce quelque chose n'est rien d'autre qu'une cendre qui vient se poser sur l'eau.
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Video de Norman Maclean (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Norman Maclean
Et au milieu coule une rivière (A River Runs Through It), film américain réalisé par Robert Redford, sorti en 1992, tiré du roman La Rivière du Sixième Jour de Norman Maclean. Bande-annonce
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