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EAN : 9782848768786
202 pages
Éditeur : Philippe Rey (06/05/2021)
4.12/5   16 notes
Résumé :
Je m’appelle Jim Carlos, je suis jardinier.

J’ai disparu le 12 janvier 2021. Un de mes derniers chantiers s’est déroulé aux Prés Poleux, dans la propriété des Loubet : Arnaud et Laure. Lui est rédacteur en chef à la télévision, elle est professeure d’économie dans l’enseignement supérieur. Chez eux tout est aussi harmonieux, aussi faux qu’une photographie de magazine de décoration... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Tostaky61
  06 mai 2021
En ces temps de grande morosité, où même la météo se fait capricieuse, vous avez envie de vous détendre ?
Un bon livre ça vous dirait ?
Un qui paye pas de mine. Un qui passerait presque inaperçu dans les immensités littéraires de nos libraires préférés. Mais un bouquin sympa, une pépite, en plus, un bouquin qui sort aujourd'hui 6 mai. Tout frais.
Avouez que c'est tentant ?
Bon, déjà, ce qui vous frappe d'entrée, c'est le titre.
L'os de Lebowski.
Franchement, Lebowski.
Forcément ça vous rappelle quelqu'un. Mais si, le Dude. Jeff Bridges dans le film des frères Coën.
Autant vous le dire tout de suite, aucun rapport avec le film culte, ici, si ce n'est le nom du chien du personnage principal, ou plutôt, son surnom, dû au comportement de l'animal, très proche de celui interprété par l'acteur, la bière et le gilet de laine en moins...
C'est son maître qui nous le présente. À travers un cahier dans lequel il relate son quotidien de jardinier. Il s'appelle Jim Carlos et il raconte son dernier chantier dans la magnifique propriété des Loubet.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Jim manie la métaphore aussi bien que la pelle et le râteau. Je vous promets de francs éclats de rire.
Voilà, on est parti pour une petite gourmandise de lecture, on se dit qu'on va apprendre des secrets de jardinage, en savoir un peu plus sur le comportement de nos animaux de compagnie.
C'est bon enfant.
Si j'osais, je dirais : "Ça se mange sans faim". Sauf que... y a un os....
Il sort d'où ce cahier ?
Et il est où celui qui en a si joliment rempli les pages ?
Pour le savoir, c'est simple.
L'auteur s'appelle Vincent Maillard, son livre est un mélange intelligent de Feel good et de thriller.
Un roman friandise, sucré et acidulé à souhait.
Laissez-vous tenter...

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RomansNoirsEtPlus
  21 mai 2021
Après le milieu de la musique et l'hommage au « Boss » , Vincent Maillard , nous invite côté jardin avec la découverte de ce paysagiste d'une patience hors pair , un certain Jim Carlos . La vie de ce célibataire, séparé de son ancienne femme qui vit en Bretagne, est rythmé par les chantiers réalisés chez ses clients et par la gestion de son compagnon à quatre pattes qu'il a surnommé Lebowski , en hommage au « Dude » , le personnage principal du film « The Big Lebowski » joué par Jeff Bridges et réalisé par les frères Coen. Il partage en effet avec le chien du jardinier ce flegme extrême, cette nonchalance exacerbée ou cette paresse élevée à l'état de l'art qui permet parfois de douter d'un potentiel de vitalité future lorsque cette matière molle s'affale les quatre fers en l'air sous un arbre .
Jim est embauché dans une grande propriété, les Près Poleux , située dans une lointaine banlieue parisienne , où la sérénité de la campagne a remplacé le stress de la ville . Les propriétaires sont un couple aisé, les Loubet, qui ont demandé au jardinier de leur créer un potager écologique et bien sûr bio .
Il a réussi à convaincre le couple que son chien puisse l'accompagner lors de sa présence dans leur immense propriété même si la fille du couple a une phobie des chiens. Des journées de travaux qui vont être émaillés d'échanges surréalistes avec les propriétaires mais aussi par la découverte d'un bout d'os par Lebowski .
L'ensemble de ses faits et gestes et ses sentiments sont relatés dans un cahier ( bleu) ou plutôt un véritable journal de bord mais écrit sur terre . Notre jardinier ayant mystérieusement disparu le seul moyen pour retrouver sa piste pour les enquêteurs sont ces lignes qu'il a scrupuleusement notées dedans. Un témoignage où la prose se fait acide, acerbe et doté d'un esprit critique qui dénote chez le jardinier une culture qui dépasse largement celle des jardins et des potagers pour bobos.

Un roman qui sort totalement du cadre habituel du polar classique. Hormis une construction étonnante , on retrouve ici le style caustique de l'auteur qui trouve chez ce jardinier un prétexte pour laisser libre cours à son style si particulier, riche en métaphores et en humour décapant. Impossible que vos zygomatiques ne se mettent en mouvement à la lecture de ces savoureuses belles feuilles (de salade).
Un roman en quasi huis clos car il ne met en scène que peu de protagonistes : un chien, son maître, des clients composés d'un couple et de leur fille exécrable ( j'en oublie quelques uns volontairement) . Une véritable étude de classes romancée sous la forme d'une rencontre entre deux univers sociaux, deux planètes aussi éloignées qu'il soit possible en manière de vivre, de penser et de considérer son prochain.
J'ajoute que tout amateur de polar s'y retrouvera avec un très beau suspens , des rebondissements à répétition et une véritable enquête même si là n'est peut être pas l'essentiel de l'intérêt de ce livre .
Un pur régal à ne louper sous aucun prétexte !
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hpaul
  25 mai 2021
Ce n'est pas vraiment le genre de livres que je lis habituellement. Reçu en cadeau. L'idée était de me changer les idées, de me faire rire. C'est réussi. Je ne me suis pas seulement marrée mais j'ai trouvé dans le personnage de Jim le jardinier une profondeur et une complexité assez rares dans le roman français contemporain. Un vrai regard acerbe aussi sur l'état de notre société. Ce livre fait du bien, même si ou peut-être parce qu'il est profondément noir.
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La-page-qui-marque
  19 juillet 2021
Jim est embauché par les Loubert pour réaliser un potager dans le vaste parc de leur demeure. Lui est présentateur télé et elle professeur d'économie. Ils vivent dans un univers luxueux et ordonné et se prennent désormais des envies de légumes du jardin et de retour à la nature. Jim est toujours accompagné de son chien Lebowski lorsqu'il se rend sur un chantier. C'est pas lui que tout commence. Jim voit se craqueler le verni si lisse de la famille et disparaître mystérieusement.
Le roman est construit de manière astucieuse. Nous avons d'une part les cahiers de Jim, sortes de journaux intimes, et de l'autre l'enquête menée par la juge Carole Tomasi. Jim manie aussi bien la langue que le râteau et pose un regard satirique sur ce qui l'entoure. Il est très souvent drôle car extrêmement lucide sur les travers de ses employeurs et , plus largement, de notre époque. L'enquête est bien construite et réserve pas mal de surprises. Les rebondissements sont nombreux, le livre se lit tout seul.
C'est une régal de lecture. Entre humour et mystère, le texte nous accroche et nous embarque. le style est caustique et met en évidence les rapports de classe. La condescendance des Loubet et leur sentiment de supériorité sont moqués avec finesse. Il est fait mention du confinement et du coronavirus au détour de conversations. C'est la première fois que je trouve cela dans un livre mais ce n'est pas le coeur du récit, juste un phrase au passage comme on en dit très régulièrement entre nous. Cela ancre le récit dans notre temporalité et crée un sentiment de proximité avec le lecteur.
Oscillant entre comédie, critique sociale et roman noir, n'hésitez pas à découvrir ce roman complètement atypique.

Lien : https://lapagequimarque.word..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   16 mai 2021
Que ce soit pour se mettre avantageusement en scène , ou bien au contraire pour mettre en scène sa discrétion, sa différence, il s’agissait toujours de se distinguer, de briller par son absence , d’exister coûte que coûte . Imaginant la surface de la piscine comme celle d’un océan, j’y projetais des milliards de minuscules êtres agitants leurs bras Ils veulent, nous voulons tous être sauvés de ce que nous considérons comme une noyade : l’anonymat.
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   16 mai 2021
Le vendeur m’a fait tout un article sur les mérites du golden retriever, l’ami des enfants. Je ne lui avais pas répondu que je n’avais pas d’enfant , ni que si j’en avais, je n’aurais pas besoin d’acheter un chien. Ni que si j’aimais vraiment les chiens, j’irais en délivrer un à la SPA . Ni que si j’aimais vraiment les goldens, j’en chercherais un dans un élevage digne de ce nom et pas dans un supermarché où on peut acheter un chien comme un paquet de rouleaux de Sopalin.
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rkhettaouirkhettaoui   13 mai 2021
On écoute la femme qu’on aime parler des mystères de l’inspiration. Elle est passionnante. Mais. Mais l’employé qui a dressé cette table – un stagiaire sans doute – a placé la salière tout au bord de la nappe. Vraiment à ras du bord ! En fait il n’y a aucun risque qu’elle tombe, même en tapant sur la table avec les deux mains. Mais bon, une salière n’a pas à être aussi près du vide. Sait-on jamais ? Un geste maladroit et c’est la chute. On pense à ça ! Au lieu de célébrer les noces d’un moment de grâce. C’est résolument idiot. C’est absurde. Ça n’a aucune importance. Il faut quand même être capable de passer au-dessus de ces minuscules contingences ! Sinon on n’en sort plus. Tu parles, je veux, oui : plus on se dit ça, plus la salière devient le sujet le plus crucial de l’univers. L’harmonie de l’instant, les yeux de l’être le plus cher au monde, le système solaire, tout cela n’est rien comparé à cette maudite salière. Aucun espoir de vaincre le négligeable petit pot empli de fleur de sel marin. L’objet est maléfique, c’est Satan. Trop près du bord. Ça stresse. À mort. Le moucheron du lion de La Fontaine.
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RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   16 mai 2021
La journée s’achevait, le soleil vaporisait en mille rayons sa lumière jaune à travers les ramures des grands arbres, des chênes sûrs de leur suprématie ancestrale, quelques hêtres aristocratiques, quatre platanes monumentaux, des tilleuls innombrables, des marronniers placides et toute la plèbe des feuillus à bois tendre.
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rkhettaouirkhettaoui   13 mai 2021
Je ne sais pas pourquoi, de plus en plus souvent, les gens m’ennuient, surtout les gens intelligents dont la conversation me paraît réserver à peu près autant de surprise que ce que l’on s’attend à découvrir en cassant un œuf. J’ai l’impression de moins m’ennuyer en regardant voler une libellule ou dormir mon chien. Arnaud est parti dans une de ses envolées dont je l’imagine coutumier. Il nous a exposé toute une théorie, qu’il qualifiait d’héritage de Montaigne, sur les leçons de la nature. Elle nous permettait, disait-il, de comprendre la manière dont toute civilisation devait parvenir à ce point d’équilibre entre le laissez-faire/laissez-aller libéral, qui produit l’envahissement du lierre et des mauvaises herbes, et le control freak des régimes totalitaires, soviétiques ou chinois, qui produit cette rigidité des jardins à la française plus proches d’une parade nazie (voilà un client qui lit dans mes pensées) que d’un hymne à la nature.
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