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Nestor Burma - Romans tome 5 sur 13
EAN : 9782264013118
10-18 (01/04/1989)
3.64/5   28 notes
Résumé :
Un homme était étendu, des liens aux poignets et aux chevilles, les vêtements souillés …
M. Maillard en personne, raide comme un bout de bois.
La sourde avait raison. Pour une rue tranquille, c’était une rue tranquille.
Je ne connaissais même véritablement que la morgue pour rivaliser de tranquillité avec cette rue.
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Fortuna
  11 décembre 2022
Nous sommes en 1942. La France est coupée en deux. Nestor Burma rentre de Marseille où il a récupéré des lettres d'amour chez une danseuse de cabaret pour un client victime de chantage. Arrivé gare de Lyon il découvre qu'un homme a été assassiné dans le train qui le ramenait à Paris. Un homme qui n'est autre que son propre sosie à ses moustaches près. le mort est un Croate, mais la police préfère laisser croire qu'il s'agit de Nestor lui-même. le voilà réduit à l'état de fantôme.
Curieux de savoir s'il était - ou non - visé, il va tirer les fils - et les cadavres - d'une mystérieuse affaire qui va le renvoyer à Marseille. Où il découvre que son client n'est pas marié, que les lettres sont cryptées, et qu'il est plongé dans une très sombre histoire aux accents d'espionnage.
Une fois encore, de rebondissement en règlements de comptes, de bistrots en bicoques louches, l'affaire s'enferre dans dans une France de plus en plus cernée... Heureusement notre détective poète et anarchiste sait aussi se montrer philosophe !
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jcjc352
  08 mai 2021
Après avoir quitter il y a peu Marseille avec un Fabio Montale en mauvaise posture (Soléa d'Izzo) m'y voici de nouveau avec un autre pro du crime le fameux Nestor Burma détective privé. Marseille et sa région, fabuleusement interlopes et terrains de jeu propice pour les privés en manque de liquidités surtout pendant la seconde guerre mondiale
Dans la région des malfrats, les espions même, des journaleux, des bourrins y'en a. Ils se croisent, se cherchent et quand ils se trouvent baffes et torgnoles sont échangées
Des jolies pépés y'en a et pas que des tendres auxquelles il est préférable de ne pas chercher des noises
De l'alcool malgré les restrictions y'en a aussi il coule à flot pour celui qui sait boire
ce qui parfois aide à la réflexion mais qui le plus souvent la noie
Des macchabées y'en a et pas qu'un peu surtout après le passage de Nestor
Une bonne narration qui nous fait profiter de la philosophie Burma « Quel qu'il fût (oh l'imparfait du subjonctif ),il ne portait pas précisément un morceau de brie en guise de cervelle (réflexion résolument franchouillarde on a beau avoir perdu la guerre on n'en reste pas moins français) », ses états d'âmes (oh moi j'aime l'aventure) et surtout ses raisonnements «  c'est justement un point que j'aimerai éclaircir » qui pêchent parfois par un excès confiance Mais l'intérêt intellectuel de l'enquête est plus fort que la peur des baffes et de la mort surtout dans cette affaire et c'est tant mieux car les efforts dans ce métier ne payent pas toujours loin de là d'ailleurs, même si les grosses coupures changent fréquemment de mains
Un bon rappel de cette époque des années 40/45 et de son ambiance encore que la guerre semble bien éloignée des préoccupations des belligérants et n'est pas essentielle à l'intrigue.
Et en ces temps de pandémie il n'est pas inutile de préciser qu'à cette époque, en 1942, déjà on était conscient que le serrage de mains pouvait conduire à la maladie: la preuve « ...Après que nous eûmes (subjonctif encore) , tous quatre, échangé no microbes palmaires (le terme est joli) »
la prophylaxie antivirale n'était d'actualité mais bon on y pensait et notre époque n'aurait peut-être pas déplu à Burma Surtout si on pense qu'il a été incarné par Guy Marchand un drôle de dandy Pour le coté hygiène et élégance ça colle mais coté pipe et tabac pas trop et pour les cuites sévères, prétendues pour soigner les maux de tête alors là pas du tout
Voilà un privé « dur à cuir » sympa comme on les aime
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Patmarob
  11 octobre 2019
Grand prix de la littérature policière en 1948, « le cinquième procédé » est le cinquième roman qui met en scène le détective privé Nestor Burma. Léo Malet tisse une enquête aux péripéties multiples dans un cadre historique précis : la France en novembre 1942. L'invasion de la zone sud par l'armée allemande, le 11 novembre 1942, contrarie l'enquête de Nestor Burma. Embauché pour récupérer des lettres compromettantes, le voilà entraîné dans des aventures qui mêlent agents secrets, polices allemande et française, voyous et aventurière… Les lettres s'avèrent détenir des secrets industriels de la plus haute importance. La première moitié du livre plonge le lecteur dans un parcours rocambolesque où Nestor Burma va de découverte en bagarre, de rencontres fortuites à des disparitions inattendues. La deuxième se doit de résoudre le brouillard qui entoure tous les protagonistes. L'affaire est complexe voire quelque peu alambiquée.
Le style est fleuri, les expressions sont désuètes, argotiques. Elles renforcent avec beaucoup d'humour, l'autodérision de Nestor Burma.
Le roman est plaisant, le lecteur retrouve un personnage proche d'un « anti-héros ». Ecrit dans l'immédiat après –guerre, la France est décrite dans un décor aujourd'hui disparu. le vocabulaire, les expressions rappellent une époque révolue.
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dictus
  19 février 2022
BURMA EN ZONE NONO
Cinquième roman de la série des Burma. Mi-polar mi-roman d'espionnage, sous l'occupation allemande, entre Paris et Marseille. Une mission ordinaire - la récupération de documents – dégénère dans un quiproquo fâcheux qui mêle Burma à un affrontement d'agents secrets s'intéressant à la détection de gisements de pétrole (*).
Ce roman concentre les qualités et défauts ressentis à la lecture de Nestor Burma contre CQFD : les références culturelles (la “Môme Terpsichore”, le “Privé modèle Villiod”), les formules ciselées, les bons mots d'antan, agrémentent la lecture, mais se noient dans une intrigue tarabiscotée. La narration homodiégétique ajoute à la contrariété : Nestor Burma incarne son créateur, à l'opposé de Simenon qui s'immerge dans ses personnages. En trompe l'oeil, la gouaille prêtée à Burma reste empreinte du vague à l'âme de Léo Malet.
(*) L'histoire préfigure étrangement la rocambolesque affaire des avions renifleurs !
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addsc
  29 avril 2016
Mon regard a d'abord été attiré par la couverture. Elle n'est pourtant pas très originale. C'est un dessin. D'un homme qui tient un révolver. Et qui semble prêt, et capable, de l'utiliser. C'est une illustration aux traits typiques. Reconnaissable entre toutes. Logique, elle est de Tardi (dans mon édition). le titre et le nom de l'auteur ne me disaient rien. le vendeur, sentant la vente possible, me dit : « C'est un bon policier. Il est connu vous savez ». Les quais de la Seine et ses bouquinistes recèlent de trésors dit-on alors pourquoi pas ?
Bien entendu, Burma, je connaissais. Je n'avais cependant jamais lu de livre dont il était le héros. J'avais un vague souvenir de la série télévisée avec Guy Marchand. Sans pour autant avoir jamais vu un épisode en entier. Quoiqu'il en soit, j'ai pu apprécier la lecture de ce qui semble être l'un des meilleurs livres de la série, lauréat du « Grand Prix de la Littérature Policière » de 1948 avec, notamment, Simone Signoret et Barjavel comme jurés.
L'histoire et l'intrigue sont assez classiques. Mais le tout est bien ficelé. le rythme est soutenu et les différents éléments de l'enquête et du récit sont efficacement agencés. C'est facile et agréable à lire. Mais ce ne sont pas là les points forts. Même s'ils ne sont, bien entendu, jamais à négliger pour un auteur qui désire se faire lire et apprécier. Ce qui est savoureux dans cette histoire, ce sont le vocabulaire et les expressions argotiques et populaires que Malet utilise avec talent et justesse. Et aussi avec un peu de piquant et de malice. Les lieux, l'atmosphère, l'ambiance sont également parfaitement reproduits. On s'imagine facilement pipe au bec, arpentant les rues de Paris et de Marseille. Et, rien que pour ça, lire les aventures de Nestor Burma peut valoir la peine.

Lien : https://unecertaineculture.w..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Fortuna
Fortuna  
Il me toisa, amusé :
- Terroriste ? rigola-t-il. Vous n'en avez pas la touche …
Il était aussi marrant avec sa dignité qu'avec sa psychologie. S'il avait su combien de cadavres j'avais dans mes relations, depuis quelques jours …
- Je débute dans le métier, expliquai-je.
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genou
genou  
....Je ne peux m'empêcher de penser que le Kostich a payé ma place un billet de Paradis, d'Enfer ou de Purgatoire, tout dépend du nombre de ses péchés...
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dictus
dictus  
Je saisis une bouteille de pinard et tout en regrettant de gaspiller ainsi, pour un corniaud pareil, une denrée aussi précieuse, je la lui brisai de toutes mes forces sur le crâne.(...) Paulot était sonné, et comment! Il aurait fallu le concours de Marlène Dietrich en personne dans son affriolant costume de Lola-Lola pour le réveiller et encore ce n'est pas sûr.
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dictus
dictus  
Bon sang, Nestor Burma ne s'est jamais dégonflé. D'ailleurs, quand j'en vins à cette conclusion, j'étais dans la rue où demeurait Maillard. Mes vieilles guibolles m'y avaient conduit toutes seules. Et on dira après ça que ce qui meut les détectives privés, c'est le cerveau...
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