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ISBN : 2072782449
Éditeur : Gallimard (01/03/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Chiara Breguet, héritière d’une riche famille d’industriels du Val d’Aoste, étudiante brillante admirée de ses pairs, n’a plus donné de ses nouvelles depuis plusieurs jours. Persuadé que cette disparition est inquiétante, Rocco Schiavone se lance dans une course contre la montre pour sauver la jeune femme et découvrir ce que dissimule la façade impeccable de ce milieu nanti. Pendant ce temps, la neige tombe sur Aoste en plein mois de mai, et cette météo détraquée ne... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  13 juin 2017
Le ciel est bleu, le soleil darde ses timides rayons, les fleurs s'épanouissent...Le mois de mai semble bien apporter le printemps à Aoste et avec lui renaît la bonne humeur du sous-préfet Rocco Schiavone. Alors pourquoi vouloir gâcher cette belle sérénité avec un banal accident de la route ? Certes, les deux passages de la camionnette n'ont pas survécu au choc mais la préfecture ne s'occupe que de meurtres ! Bon, les plaques étaient volées, les deux hommes pas très nets, il faudrait peut-être creuser un peu le dossier. Une épine dans les Clarks du sous-préfet. Et le pire reste à venir. Chiara Breguet, une adolescente, aurait disparu après une soirée en boîte de nuit avec des amis. La famille, de riches industriels du Val, reste muette. Mais Schiavone n'a aucun doute : la jeune fille a été enlevée, ses jours sont en danger. A charge pour lui de la retrouver. Un kidnapping, une famille qui ne collabore pas, la neige qui se met à tomber en plein mois de mai et les bonnes dispositions du sous-préfet prennent le large...
Troisième enquête du sous-préfet muté à Aoste et on ne s'en lasse pas ! Antonio Manzini construit une intrigue riche en suspens et en rebondissements mêlent enquête policière effrénée et vie privée de son irascible Rocco. Ici il s'agit d'un enlèvement, de gros sous et d'une incursion de la maffia dans les affaires du Val que tous croyait préservé de ce fléau. Entouré d'une équipe haute en couleurs, mi-compétente, mi-bras cassés, le policier montre encore une fois que sous ses airs bourrus, il cache un grand coeur qu'il est trop macho pour dévoiler au grand jour. Chaque opus est l'occasion d'en apprendre davantage sur lui, les circonstances qui l'ont conduit à Aoste, sa jeunesse romaine, son mariage avec Marina, son veuvage, son mal-être, son désespoir. Et Rocco Schiavone n'est pas près de laisser ses idées noires derrière lui. Alors que sa vie sentimentale pourrait prendre un tournant vers une relation plus épanouissante, Manzini lui réserve un sale coup et la certitude que le bonheur n'est pas dans ses cordes. le sous-préfet va-t-il se remettre de ce nouveau coup du sort ? Il va falloir faire preuve de patience pour connaître la suite des aventures valdôtaines du sous-préfet romain. Ça va être dur !
Un grand merci à Babelio et aux éditions Denoël.
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oVerdomme
  09 mai 2018
Neuf mois après sa mutation punitive, de Rome à Aoste, et autant de temps après sa première enquête (« Piste noire »), voici qu'on retrouve (dans ce 3ème tome qui peut être lu indépendamment) Rocco Schiavone, sous-préfet (équivalent de « commissaire » en France), toujours aussi rustre, sarcastique et chicanier.
Neige et dégel dans cette région montagneuse du nord de l'Italie lui ont déjà coûté onze paires de Clarks et Rocco se réjouit donc de voir -enfin !- apparaître le soleil au mois de mai. Mais ces quelques rayons ne font qu'affleurer le paysage avant qu'il recommence à floconner...
Alors Rocco peste de plus belle, d'autant qu'il est confronté à un nouveau crime (un accident d'une camionnette aux plaques volées et deux morts), méfait qu'il classe aussitôt sur le plus haut barreau de son échelle très personnelle d'emmerdements.
Or, quand peu après, il a vent de l'enlèvement d'une jeune fille, Rocco va se démener comme un diable et saura faire abstraction de lui-même...
Une narration vivante, riche en dialogues (et juste ce qu'il faut de descriptions) qui entrelace les relations compliquées et conflictuelles que Rocco entretient avec les femmes, ses algarades avec son équipe (dont la moitié est constituée de « bras cassés »), les réflexions des différents protagonistes, l'enquête, certes « classique », mais continuellement rebondissante qui fait soupçonner des magouilles mafieuses ... on ne perd pourtant jamais le fil conducteur du récit.
Plus encore que dans « Piste noire », je me suis attachée au personnage de Rocco, tout en contradictions et fêlures, avec son fantôme du passé qu'il est incapable de lâcher. Un homme pour qui l'Homme et la justice passent avant les lois (d'où ses actes pas toujours licites), et qui, sous sa façade renfrognée, cache quelqu'un qui souffre.
Mais aussi noire que l'auteur sait dépeindre la situation du sous-préfet, ainsi que celle de l'Italie qui lui fait écho, Manzini manie l'humour caustique à la perfection et on se surprend, plus d'une fois, à sourire, voir... à rire.
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manue14
  16 juin 2017
L’histoire est intéressante. L’auteur nous plonge facilement dans son univers mais ensuite il fait ralentir les situations, à tel point que l’on a envie de lire en diagonale pour ne s’attarder que sur les passages essentiels. Malheureusement je ne sais pas lire de cette manière et j’ai eu vraiment cette sensation que l’histoire avançait au ralenti, ce qui est dommage mais aussi très frustrant.
Les descriptions sont bien écrites dans l’ensemble.
J’ai apprécié les changements de points de vue, cela nous permet d’avoir plusieurs visions et donc de découvrir ce que les autres protagonistes font ou comment ils voient les choses.
Par contre il n’y a pas assez de points de vue concernant la victime. Ils existent mais ils sont souvent trop brefs et pas assez présents… Alors que finalement l’histoire est tout de même basée sur cette personne.
Le fait qu’Antonio Manzini alterne enquête et vie quotidienne est une bonne idée, même si je pense que la vie quotidienne prend parfois trop de place par rapport à l’enquête. Cela nous permet de nous familiariser avec les protagonistes et d’en apprendre davantage sur eux.
Avant ce roman l’auteur en a écrit deux autres. Je pense que l’on y retrouve certains protagonistes puisque il y a certaines petites choses que je n’ai pas comprises et qui sont sans doute (enfin je l’espère) évoquées dans les précédents romans. Mais cela ne m’a pas empêché de comprendre l’enquête.
Le roman est séparé en chapitres représentant les jours qui s’écoulent. C’est une idée originale mais j’aurais aussi apprécié avoir les heures pour vraiment me rendre compte du temps qui passe. Malheureusement cela n’a pas été le cas.
La fin m’a touchée, l’auteur joue vraiment avec les sentiments de ses lecteurs. Si elle est émouvante elle reste tout de même dans la lignée du roman policier.
En résumé, malgré mon avis mitigé c’est un roman qui peut plaire à certains lecteurs, j’en suis persuadée.

Lien : http://fais-moi-peur.blogspo..
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Franz
  23 avril 2018
La gangrène des âmes.
Rocco Schiavone, sous-préfet (commissaire) déplacé de Rome sur Aoste, souffre d'autant plus de la montagne et du froid qu'il neige en mai. Ses éternels Clarks s'avachissent sous le joug des intempéries. En dix mois d'expatriation, il en aura usé une bonne dizaine de paires et les chaussures en daim sont d'autant plus rares dans les contrées alpines qu'elles sont particulièrement inadaptées. Ce purgatoire voldôtain vire à l'enfer lorsque l'homicide y pointe le groin. Quand Rocco apprend la disparition de Chiara Berguet, fille d'un entrepreneur d'Aoste, il devine qu'il se trouve au sommet de son échelle personnelle des emmerdements, « immense et improcrastinable, un emmerdement de dixième degré ».
Bien que l'humour irrigue le récit, que le comique de répétition scande l'enquête policière, l'intrigue principale est sombre et glauque, les histoires ramifiées sont tragiques. Quand Rocco conclut l'affaire, il exprime son abattement à son collègue Italo Pierron : « Je n'en peux plus, de me jeter dans cet égout. de me salir, de devenir une espèce de rat pour mettre les mains sur ceux-là ». Et c'est ainsi que Rocco est grand, émouvant, attachant. Une 4e enquête vient d'être traduite en français que le lecteur suppose dans la trajectoire des précédentes histoires, humaines et enlevées.
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nathavh
  21 juillet 2017
Antonio Manzini est devenu une référence dans son genre en Italie, il cartonne avec plus d'un million de livres vendus.
J'avais lu le premier de la série Piste Noire dont je garde un excellent souvenir. C'est déjà le troisième opus des enquêtes du sous-préfet "Rocco Scavione". On retrouve les personnages, son équipe de "bras-cassés" avec plaisir mais je vous rassure il n'est pas indispensable d'avoir lu les précédents.
Une camionnette aux plaques volées sort de route, deux corps sont trouvés. Rocco Scavione va mener l'enquête. Entre temps, Giovanna, une amie de Chiara Breguet donne l'alerte de la disparition de celle-ci. Chiara est fille de riches industriels de la région, Rocco s'inquiète que les parents n'aient rien signalé, c'est suspect ... Il va mener de front cette enquête.
L'action se situe au Val d'Aoste, petite ville de 40.000 habitants, esprit bien différent de Rome, Rocco l'apprendra bien vite au sujet de sa vie sentimentale.... Tout ce sait, c'est comme un village ici.
Dans cette affaire, tout s'entremêle, dans la narration aussi. On passe de la vie quotidienne amoureuse de Rocco, aux réflexions émises par les différents protagonistes qui se retrouvent dans le roman. C'est un peu déstabilisant au départ mais c'est très intéressant comme écriture. On s'habitue très vite de passer d'un personnage à l'autre, et on trouve rapidement le fil conducteur, les choses se mettent en place. le livre est découpé en chapitres qui sont en fait les différents jours de la semaine.
C'est vivant, très dialogué. Rocco Schavione a ses méthodes bien personnelles pour y arriver, pas toujours très "catholiques" mais il est efficace, il va à l'essentiel.
Suspense, mafia, argent, rebondissements jusqu'au bout, une écriture originale que je vous recommande.
J'ai d'ailleurs une grande envie de rattraper le tome 2 "Froid comme la mort" que j'avais loupé.
Merci aux éditions Denoël de m'avoir proposé cette lecture, j'ai vraiment passé un bon moment.
Ma note : 9/10
Lien : https://nathavh49.blogspot.b..
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critiques presse (2)
LeMonde   18 août 2017
Maudit printemps » est la nouvelle enquête, drôle et ironique, du Romain muté à Aoste créé par Antonio Manzini.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Actualitte   17 août 2017
Troisième aventure du bourru, mais néanmoins sympathique sous-préfet Rocco Schiavone, Maudit printemps nous transporte de la même manière, et ceci dès les premières pages, en Vallée d’Aoste.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
oVerdommeoVerdomme   08 mai 2018
Rocco la regarda. Il sentit que c’était bon, au moins pour une fois, de se laisser aller sans réfléchir, sans résister, sans devoir forcément détruire tout ce qui lui arrivait. Il avait sauvé une vie, il en tenait une autre dans les bras. Une fois de temps en temps, il pouvait quand même sourire. La vie pouvait quand même sourire.
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nathavhnathavh   21 juillet 2017
C'est l'absence qui fait mal ? Non. C'est la perte qui fait mal. C'est autre chose que l'absence. La perte sait ce qu'elle a perdu. L'absence, ça peut être une sensation vague, une émotion sans corps et sans son de quelque chose qui manque, que je n'ai pas, mais je ne sais pas ce que c'est. La perte, c'est ce que j'éprouve, parce que je sais. Et c'est pire que l'absence. Car ce que je connaissais, ce que je tenais entre mes doigts n'est plus. Ne sera plus. C'est la même différence qu'il y a entre Ray Charles et Stevie Wonder. Stevie est aveugle de naissance, Ray l'est devenu. Ray sait ce que c'est que de voir, Stevie non. Ray a éprouvé la perte. Stevie l'absence. Stevie est mieux loti que Ray. J'en mettrais ma main au feu.
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manue14manue14   06 juillet 2017
La pluie battait à un rythme forcené sur la tôle du toit. La camionnette fracassée aux phares encore allumés grinçait, en équilibre précaire sur les racines qui sortaient de terre. Elle eut un dernier soubresaut en se stabilisant au sol, faisant rebondir sur leur siège les corps sans vie des deux hommes.
Il s’était écoulé trois secondes entre le moment où le premier pneu avait éclaté et celui où la fourgonnette s’était écrasée contre les arbres.
Trois secondes. Rien. Un soupir.
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nathavhnathavh   21 juillet 2017
Les souvenirs s'en vont, mon amour. Jour après jour. Tu ne t'en aperçois peut-être pas, mais ils s'en vont. Les beaux comme les terribles. La nuit les avale, et ils vont se mélanger aux souvenirs des autres. Tu ne les retrouves plus, même si tu essaies. Jusqu'à ce que tu deviennes toi-même un souvenir.
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rkhettaouirkhettaoui   25 juin 2017
« Les tramezzini, c’est une chose sérieuse, Italo. On ne plaisante pas avec le tramezzino. Pain blanc, rigoureusement blanc. Sont admis thon, artichauts, tomates, salade de poulet, épinards et mozzarella. Personnellement, je n’aime pas les crevettes et le fromage, encore moins le jambon. D’après moi, le tramezzino au jambon passe de fait dans la catégorie des toasts. Et la mayonnaise doit être faite maison, légère et jaune clair. Mais surtout, mets-toi bien ça dans la tête une fois pour toutes, Italo, le tramezzino doit être gardé au frais sous un torchon humide. Si tu entres dans un bar et que tu les trouves emballés dans de la cellophane, fuis ! Ce ne sont pas des tramezzini. Ce sont des cadavres, des trucs en putréfaction ! Le tramezzino doit reposer sous un coton humide.
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