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Samuel Sfez (Traducteur)
ISBN : 2207133702
Éditeur : Denoël (04/05/2017)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Chiara Breguet, héritière d’une riche famille d’industriels du Val d’Aoste, étudiante brillante admirée de ses pairs, n’a plus donné de ses nouvelles depuis plusieurs jours. Persuadé que cette disparition est inquiétante, Rocco Schiavone se lance dans une course contre la montre pour sauver la jeune femme et découvrir ce que dissimule la façade impeccable de ce milieu nanti. Pendant ce temps, la neige tombe sur Aoste en plein mois de mai, et cette météo détraquée ne... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
13 juin 2017
Le ciel est bleu, le soleil darde ses timides rayons, les fleurs s'épanouissent...Le mois de mai semble bien apporter le printemps à Aoste et avec lui renaît la bonne humeur du sous-préfet Rocco Schiavone. Alors pourquoi vouloir gâcher cette belle sérénité avec un banal accident de la route ? Certes, les deux passages de la camionnette n'ont pas survécu au choc mais la préfecture ne s'occupe que de meurtres ! Bon, les plaques étaient volées, les deux hommes pas très nets, il faudrait peut-être creuser un peu le dossier. Une épine dans les Clarks du sous-préfet. Et le pire reste à venir. Chiara Breguet, une adolescente, aurait disparu après une soirée en boîte de nuit avec des amis. La famille, de riches industriels du Val, reste muette. Mais Schiavone n'a aucun doute : la jeune fille a été enlevée, ses jours sont en danger. A charge pour lui de la retrouver. Un kidnapping, une famille qui ne collabore pas, la neige qui se met à tomber en plein mois de mai et les bonnes dispositions du sous-préfet prennent le large...
Troisième enquête du sous-préfet muté à Aoste et on ne s'en lasse pas ! Antonio Manzini construit une intrigue riche en suspens et en rebondissements mêlent enquête policière effrénée et vie privée de son irascible Rocco. Ici il s'agit d'un enlèvement, de gros sous et d'une incursion de la maffia dans les affaires du Val que tous croyait préservé de ce fléau. Entouré d'une équipe haute en couleurs, mi-compétente, mi-bras cassés, le policier montre encore une fois que sous ses airs bourrus, il cache un grand coeur qu'il est trop macho pour dévoiler au grand jour. Chaque opus est l'occasion d'en apprendre davantage sur lui, les circonstances qui l'ont conduit à Aoste, sa jeunesse romaine, son mariage avec Marina, son veuvage, son mal-être, son désespoir. Et Rocco Schiavone n'est pas près de laisser ses idées noires derrière lui. Alors que sa vie sentimentale pourrait prendre un tournant vers une relation plus épanouissante, Manzini lui réserve un sale coup et la certitude que le bonheur n'est pas dans ses cordes. le sous-préfet va-t-il se remettre de ce nouveau coup du sort ? Il va falloir faire preuve de patience pour connaître la suite des aventures valdôtaines du sous-préfet romain. Ça va être dur !
Un grand merci à Babelio et aux éditions Denoël.
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Sharon
17 août 2017
Couvre-toi, prends une aspirine et monte sur la moto !
Le moins que je puisse dire est que Rocco Schiavone ne s'embarrasse pas de précautions oratoires pour donner ses ordres – et encore, j'ai choisi une citation dans laquelle il est de bonne humeur. le sous-préfet Schiavone, c'est un homme brut de décoffrage, qui ne supporte pas les ennuis susceptibles de gâcher encore plus sa journée qu'elle ne l'est déjà. Il supporte encore moins les injustices et c'est pour cette raison qu'il ferme les yeux sur certaines choses : ne comptez pas sur lui pour dénoncer les clandestins qu'il a débusqué par hasard. Par contre, comptez sur lui pour perdre le sommeil – et le faire perdre aux policiers qui sont sous ses ordres afin de faire toute la lumière sur la disparition d'une toute jeune femme, Chiara.
Tout en oeuvre, cela signifie que ce sous-préfet utilise pour la sauver – oui, en cas d'enlèvement, ce que ses parents refusent à admettre, leurs cernes, leur nervosité parlent pour eux, il est encore possible de sauver la victime – sont bien plus proches des techniques des malfrats que des techniques des policiers. A l'époque d'internet, les méthodes artisanales sont parfois les meilleures. Après tout, il est des personnes qui excellent à faire disparaître le plus possibles leurs traces.
Nous sommes en Italie, oui, nous sommes surtout dans différentes régions italiennes, avec leurs accents, leurs coutumes. Nous sommes loin de Rome, chère au coeur de Schiavone pour moultes raisons. Rome viendra jusqu'à lui, et le passé aussi. Ce n'est pas tout à faire la dolce vita, nous en sommes même loin, l'auteur nous donne à voir les laissez-pour-compte de l'Italie, ceux qui tentent de s'en sortir, ceux qui n'y parviennent pas parce que tout ne va pas bien au coeur de l'Europe.
Une série dont je ne me lasse pas.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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manue14
16 juin 2017
L’histoire est intéressante. L’auteur nous plonge facilement dans son univers mais ensuite il fait ralentir les situations, à tel point que l’on a envie de lire en diagonale pour ne s’attarder que sur les passages essentiels. Malheureusement je ne sais pas lire de cette manière et j’ai eu vraiment cette sensation que l’histoire avançait au ralenti, ce qui est dommage mais aussi très frustrant.
Les descriptions sont bien écrites dans l’ensemble.
J’ai apprécié les changements de points de vue, cela nous permet d’avoir plusieurs visions et donc de découvrir ce que les autres protagonistes font ou comment ils voient les choses.
Par contre il n’y a pas assez de points de vue concernant la victime. Ils existent mais ils sont souvent trop brefs et pas assez présents… Alors que finalement l’histoire est tout de même basée sur cette personne.
Le fait qu’Antonio Manzini alterne enquête et vie quotidienne est une bonne idée, même si je pense que la vie quotidienne prend parfois trop de place par rapport à l’enquête. Cela nous permet de nous familiariser avec les protagonistes et d’en apprendre davantage sur eux.
Avant ce roman l’auteur en a écrit deux autres. Je pense que l’on y retrouve certains protagonistes puisque il y a certaines petites choses que je n’ai pas comprises et qui sont sans doute (enfin je l’espère) évoquées dans les précédents romans. Mais cela ne m’a pas empêché de comprendre l’enquête.
Le roman est séparé en chapitres représentant les jours qui s’écoulent. C’est une idée originale mais j’aurais aussi apprécié avoir les heures pour vraiment me rendre compte du temps qui passe. Malheureusement cela n’a pas été le cas.
La fin m’a touchée, l’auteur joue vraiment avec les sentiments de ses lecteurs. Si elle est émouvante elle reste tout de même dans la lignée du roman policier.
En résumé, malgré mon avis mitigé c’est un roman qui peut plaire à certains lecteurs, j’en suis persuadée.

Lien : http://fais-moi-peur.blogspo..
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nathavh
21 juillet 2017
Antonio Manzini est devenu une référence dans son genre en Italie, il cartonne avec plus d'un million de livres vendus.
J'avais lu le premier de la série Piste Noire dont je garde un excellent souvenir. C'est déjà le troisième opus des enquêtes du sous-préfet "Rocco Scavione". On retrouve les personnages, son équipe de "bras-cassés" avec plaisir mais je vous rassure il n'est pas indispensable d'avoir lu les précédents.
Une camionnette aux plaques volées sort de route, deux corps sont trouvés. Rocco Scavione va mener l'enquête. Entre temps, Giovanna, une amie de Chiara Breguet donne l'alerte de la disparition de celle-ci. Chiara est fille de riches industriels de la région, Rocco s'inquiète que les parents n'aient rien signalé, c'est suspect ... Il va mener de front cette enquête.
L'action se situe au Val d'Aoste, petite ville de 40.000 habitants, esprit bien différent de Rome, Rocco l'apprendra bien vite au sujet de sa vie sentimentale.... Tout ce sait, c'est comme un village ici.
Dans cette affaire, tout s'entremêle, dans la narration aussi. On passe de la vie quotidienne amoureuse de Rocco, aux réflexions émises par les différents protagonistes qui se retrouvent dans le roman. C'est un peu déstabilisant au départ mais c'est très intéressant comme écriture. On s'habitue très vite de passer d'un personnage à l'autre, et on trouve rapidement le fil conducteur, les choses se mettent en place. le livre est découpé en chapitres qui sont en fait les différents jours de la semaine.
C'est vivant, très dialogué. Rocco Schavione a ses méthodes bien personnelles pour y arriver, pas toujours très "catholiques" mais il est efficace, il va à l'essentiel.
Suspense, mafia, argent, rebondissements jusqu'au bout, une écriture originale que je vous recommande.
J'ai d'ailleurs une grande envie de rattraper le tome 2 "Froid comme la mort" que j'avais loupé.
Merci aux éditions Denoël de m'avoir proposé cette lecture, j'ai vraiment passé un bon moment.
Ma note : 9/10
Lien : https://nathavh49.blogspot.b..
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PLOOM
24 juin 2017
Antonio Manzini est devenu en quelques années un phénomène éditorial en Italie avec plus d'un million d'exemplaires vendus de sa série mettant en scène le sous préfet Rocco Schiavone. Les deux précédents volumes, “Piste noire” et “Froid comme la mort”, ont installé l'écrivain italien parmi les poids lourds du roman noir de la péninsule. Manzini a construit son style autour de trois piliers : un flic au caractère hiératique, des dialogues vifs qui font rapidement avancer l'action, un goût indéniable pour l'analyse sociale ; trois piliers qui fournissent l'assurance d'un polar efficace et jubilatoire.
Maudit printemps” ajoute donc un troisième opus à la saga Schiavone. Où l'on retrouve avec plaisir le fulminant sous prefet dans une affaire qui va rapidement nous plonger au coeur des turpitudes d'une riche famille d'industriels du Val d'Aoste. Pour ceux qui l'ignoreraient le Val d'Aoste est une petite province du nord-ouest de l'Italie jouissant d'un statut particulier au sein du pays. Nous sommes en mai et pourtant il neige sur la région ce qui met Schiavone de fort mauvaise humeur. La disparition de Chiara, étudiante brillante et héritière de la famille Berguet, parmi les industriels les plus riches de la vallée ne va pas tarder à mettre le sous préfet sur la brêche.
La disparition n'est pas signalée par la famille Berguet mais par sa meilleure amie qui s'inquiète de son silence. Schiavone flaire la sale affaire et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il ne se trompe pas. Entre coup de sonde sociologique mettant en exergue les tares de la grande bourgeoisie locale et course contre la mort pour le moins palpitante, Manzini porte sa narration au niveau maximum d'ébullition. Ce “Maudit printemps” annonce vraiment un sale temps pour Rocco Schiavone mais son caractère bien trempé aura une fois de plus raison de l'adversité. C'est tout ce qu'on aime chez lui… A lire rapidement et pas seulement au printemps !
Archibald PLOOM
Lien : http://www.culture-chronique..
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Les critiques presse (2)
LeMonde18 août 2017
Maudit printemps » est la nouvelle enquête, drôle et ironique, du Romain muté à Aoste créé par Antonio Manzini.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Actualitte17 août 2017
Troisième aventure du bourru, mais néanmoins sympathique sous-préfet Rocco Schiavone, Maudit printemps nous transporte de la même manière, et ceci dès les premières pages, en Vallée d’Aoste.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
SharonSharon17 août 2017
Couvre-toi, prends une aspirine et monte sur la moto !
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nathavhnathavh21 juillet 2017
C'est l'absence qui fait mal ? Non. C'est la perte qui fait mal. C'est autre chose que l'absence. La perte sait ce qu'elle a perdu. L'absence, ça peut être une sensation vague, une émotion sans corps et sans son de quelque chose qui manque, que je n'ai pas, mais je ne sais pas ce que c'est. La perte, c'est ce que j'éprouve, parce que je sais. Et c'est pire que l'absence. Car ce que je connaissais, ce que je tenais entre mes doigts n'est plus. Ne sera plus. C'est la même différence qu'il y a entre Ray Charles et Stevie Wonder. Stevie est aveugle de naissance, Ray l'est devenu. Ray sait ce que c'est que de voir, Stevie non. Ray a éprouvé la perte. Stevie l'absence. Stevie est mieux loti que Ray. J'en mettrais ma main au feu.
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manue14manue1406 juillet 2017
La pluie battait à un rythme forcené sur la tôle du toit. La camionnette fracassée aux phares encore allumés grinçait, en équilibre précaire sur les racines qui sortaient de terre. Elle eut un dernier soubresaut en se stabilisant au sol, faisant rebondir sur leur siège les corps sans vie des deux hommes.
Il s’était écoulé trois secondes entre le moment où le premier pneu avait éclaté et celui où la fourgonnette s’était écrasée contre les arbres.
Trois secondes. Rien. Un soupir.
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rkhettaouirkhettaoui25 juin 2017
« Les tramezzini, c’est une chose sérieuse, Italo. On ne plaisante pas avec le tramezzino. Pain blanc, rigoureusement blanc. Sont admis thon, artichauts, tomates, salade de poulet, épinards et mozzarella. Personnellement, je n’aime pas les crevettes et le fromage, encore moins le jambon. D’après moi, le tramezzino au jambon passe de fait dans la catégorie des toasts. Et la mayonnaise doit être faite maison, légère et jaune clair. Mais surtout, mets-toi bien ça dans la tête une fois pour toutes, Italo, le tramezzino doit être gardé au frais sous un torchon humide. Si tu entres dans un bar et que tu les trouves emballés dans de la cellophane, fuis ! Ce ne sont pas des tramezzini. Ce sont des cadavres, des trucs en putréfaction ! Le tramezzino doit reposer sous un coton humide.
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nathavhnathavh21 juillet 2017
Les souvenirs s'en vont, mon amour. Jour après jour. Tu ne t'en aperçois peut-être pas, mais ils s'en vont. Les beaux comme les terribles. La nuit les avale, et ils vont se mélanger aux souvenirs des autres. Tu ne les retrouves plus, même si tu essaies. Jusqu'à ce que tu deviennes toi-même un souvenir.
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