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EAN : 9782253150329
285 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (21/03/2001)
3.46/5   13 notes
Résumé :
Être le « nègre » d’un homme politique qui veut signer un livre pour « soigner son image » : un travail amusant et bien payé que Yann Kerven, jeune journaliste, accepte volontiers. D’autant que le secrétaire d’Etat Morel le charme par son cynisme léger… et qu’il tombe amoureux de son assistante.
Mais Kerven découvre bientôt l’arrivisme du personnage, maire d’une commune de banlieue. Et supporte de moins en moins le mensonge et la corruption dans lesquel... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
monito
  14 septembre 2010
Dans un milieu que je connais bien, ce roman est une galerie caricaturée (mais pas toujours) de ce qui constitue le microcosme médiatico-politique de la capitale.
Yan Kervern est journaliste à Scoop où il dirige la rubrique culturelle, écrivain à ses heures, il a publié deux romans qui n'ont pas marché.
Bourgeois et dandy dans l'âme, il est approché par M. Morel, Secrétaire d'Etat du gouvernement Balladur pour écrire en son nom une biographie de Barbey d'Aurevilly, dans le secret espoir de donner un peu de lustre et d'épaisseur à un politique cynique et qui s'assume comme tel, mais qui voudrait prendre de l'envergure.
Au même moment, Bayrou publie sont Henri IV, Sarkozy son Mandel et Mazarine devient la fille découverte de Mitterrand juste après les grèves contre le CIP.
L'auteur nous démonte les mécanismes d'un cynisme pas si excessif, d'un entre-gens nauséabond ou tout semble être du chiqué, sauf peut-être le dandy libertaire qu'est le Barbey écrit par Kervern/Morel.
Assez jubilatoire tout du long, ce roman a résonné chez moi d'une façon particulière tant certains personnages m'ont paru familiers.
Mais notre héros me touche aussi car, dans une densité nettement moindre, il est un peu l'Ulrich de l'Homme sans qualités qui oscille sans cesse à refuser le réel, à le réfuter parfois tout en ne changeant rien de peur que ce soit pire.
Tous corrompus, tous corrupteurs, chacun compose avec ce qu'il a, avec ce qu'il est.


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Newwavebac
  04 septembre 2021
Un livre où le cynisme inutile est porté à son paroxysme. On sent que l'auteur parle de son quotidien et de la Vie Parisienne. Mais la plupart des situations sont improbables, personne n'agirait comme ses héros. Rien n'est approfondi, ni le milieu du journalisme, ni le milieu de la politique. Tout est mis dans le même sac. A un tel niveau de nihilisme, on se demande pourquoi l'auteur continue à officier…
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Paminasteel
  01 mai 2021
On entre dans l'histoire en accompagnant l' élégance nonchalante de son héros. Des coups de griffe en pattes de velours; ce Yann Kervern me fait penser à un chat de race. Un roman parfaitement écrit et au final ,vraiment intriguant. Une rencontre littéraire due au hasard et qui donne envie de lire d autres ouvrages de la même plume.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
paulallan380paulallan380   27 septembre 2018
-- Je suppose que vous êtes débordé. En vingt ans, l’Etat et ses grands énarques ont créé trois millions de chômeurs, rejeté autant d’exclus hors de la société et envoyé et envoyé à la casse des régions industrielles entières : je conçois que cela demande des efforts incessants. (p. 40)
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paulallan380paulallan380   27 septembre 2018
Grande « faiseuse » de prix littéraires, en particulier au Femina, elle peut vous décrypter n’importe quelle belle carrière. Avec elle, la part revenant au talent ou au travail demeure toujours accessoire. A Paris, tout s’explique par des réseaux, des politesses et des renvois d’ascenseur. (p. 13)
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paulallan380paulallan380   27 septembre 2018
-- Non mais vous vous foutez de moi ! Si les élections changeaient vraiment la société, vous pensez bien que voter serait illégal. (p. 82)
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paulallan380paulallan380   27 septembre 2018
…il incarnait à merveille la race des patriciens courtois qui nous gouvernent avec incompétence et assurance. (p. 9)
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