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ISBN : 2070143767
Éditeur : Gallimard (19/02/2015)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Du XIe siècle avant notre ère à la dynastie des Ts'ing (1644-1911), toutes les variations sur les formes et les thèmes traditionnels de la poésie chinoise durant trente siècles sont illustrées dans ce recueil qui rassemble près de quatre cents textes.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   15 janvier 2020
Plainte vernale
Air : « LesMagnolias. Version abrégée »


Je marche seule, je m’assois seule,
Je chante seule et seule reprends en chœur, seule
  encore je m’allonge.
Un long moment debout, l’esprit ennuyé,
Rien à faire contre le froid léger qui effleure...

Un tel émoi, qui le verra ?
Mes larmes lavent le fard qui déjà s’efface à demi,
Tristesse et maladies se succèdent,
J’ai coupé toutes les mèches des lampes, mon rêve
  n’est pas venu.


//Zu Shuzhen / 朱淑真 (1135 – 1180)

/Traduit du chinois par Stéphane Feuillas
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zenzibarzenzibar   25 septembre 2019
(…) Mais moi, je ·sais réellement ce qu'il en est.

Lors des pluies ininterrompues de l'été, la vapeur devient immédiatement pluie, l'orage roule à toute allure, les fleuves et les lacs se confondent, le dieu du Sol ·est sous les eaux, les barques accostent aux murailles, les reptiles et les poissons entrent dans les chambres, les ustensiles moisissent, les grenouilles et les lombrics rampent sur les nattes, on se lève la nuit sans trouver de place, on sèche ses vêtements et se change trois fois par jour, mais ce n'est rien encore. (…)

Et puis d'un coup, des étoiles crépitent sous la marmite, d'heureuses fleurs à double mèche dansent dans les lanternes, un air pur vient de l'ouest, où tintent et résonnent les cloches et les tambours ; ma fillette servante, réjouie, accourt m'annoncer la fin faste et imminente des pluies, je sors du lit, je prends mes tables de divination, découvre l'étoile du soir dont les lueurs pâlissent. Un soleil se baigne dans la vallée de la Lumière, se sèche outre-mer aux branches du Mûrier', et avant même que j'aie tourné les yeux, une ombre renversée plane au-dessus des toits. A ce moment, c'est comme si tu sortais de l'ivresse, tu es comme un muet qui se met à parler, comme un paralysé qui se lève et s'en va, et retourne au pays de son enfance et revoit pour la première fois père et mère.
Connais-tu, prince, cette joie? (…)

Dans la course du soleil, reprit le reclus, le Nord et le Sud se séparent. Ce n'est pas cruauté s'il brûle, ni affection s'il réchauffe. En outre, la douceur d'aujourd'hui est le ciel ardent d'hier ; à quoi sert donc de comparer un ministre clément à un soleil d'hiver et son fils redouté aux canicules de l'été! Nous ne sommes que des hommes de .peu de valeur, vite et facilement irrités ou contents : ces peurs ou ces satisfactions que nous éprouvons sont tout aussi absurdes que les trois ou quatre glands des sapajous, le marin ou le soir 2. Réalise cela dès maintenant· et· tu ne douteras plus.
Chez toi, ne condamne plus les portes, ne sors plus sous la paille des faux laboureurs, et ne critique plus la chaleur de l'été, en souvenir du soleil ·d'automne et de ses vertus.

Le prince applaudit, rit et se leva.

Su Shi (1 037- 1 103) "Rhapsodie du soleil d’Automne"
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zenzibarzenzibar   25 septembre 2019
Sur le Fleuve, le coeur triste, mille chaines de montagnes,
Dégradés de vert émeraude flottant dans le vide comme brumes ou vapeurs,
Monts? Nuées? Trop lointains pour être sûr;
Quand brumes et nuages se seront dispersés, les monts demeureront.
Je vois seulement entre deux falaises vertes une obscure vallée retirée
Où cent sources jaillissent comme tombées du ciel,
Encerclent les bois, assiègent les roches, tantôt là tantôt absents,
Et filent en bas à l'entrée du val .en flots torrentueux.
Là où la rivière s'élargit, où les monts s'ouvrent, où les forêts finissent,
Un petit pont, une échoppe adossée à la pente;
Quelques voyageurs passent sans hâte derrière de hauts arbres,
Une barque de pêcheurs, frêle feuille là où les eaux avalent le ciel.
Seigneur, où avez-vous eu ce rouleau
Aux touches agencées, aux fins traits de pinceau, aux beautés si distinctes ?
J'ignorais qu'en ce monde telle scène existât (…)

Su Shi "Ecrit sur une peinture…"
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coco4649coco4649   28 octobre 2019
Peut-être suis-je aveugle…


Peut-être suis-je aveugle
Je ne peux que vous toucher par ma voix
Ouvrir le poème comme la paume d’une main
Le tendre vers vous
Ô frères sur la rive mienne du Pacifique
De couleur rouge, de couleur claire, bleue, noire
Fleurs qui se mettent à pleurer sur la rive mienne du Pacifique

Cette voix a traversé un vide infini


// Gu Cheng / 顾城 ou 顧城 (1957 – 1993)
//Traduit du chinois par Chantal Chen - Andro
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zenzibarzenzibar   01 mai 2017
Rhapsodie du hibou

Par un beau jour genzi du denier mois d’été,
Je songeais à la Voie en mon calme logis.
Tout soudain m’apparut un hibou voletant,
Qui se posa bientôt dans un coin de ma chambre.
La venue importune de cette bête étrange
Etait un présage du faite ou du funeste.
Je l’observais alors alors avec un grand plaisir
Et consultai sitôt un livre des Classiques :
« Tenir à la vertu, c’est un un agir propice ;
Rejeter l’immuable, c’est un agir fatal.
Prendre le pouls des souffles toujours s’y conformer,
Puisque la Voie du Ciel n’est jamais modifiée. »
Autrefois a vécu le (grand lettré) Jia Sheng,
Officier habité de grande clairvoyance.
Il a craint, en son temps, la venue d’une chouette,
Car il a vu en elle l’annonce de sa perte.
Je consultai l’avis de mon vénéré père :
« Fais confiance à la Voie et saisis l’authentique.
Un être merveilleux qui vit dans ta maison,
On le peut appeler un pur esprit céleste.
Cultive ta vertu et abolis tes vices,
Cela changera tout, jusqu’aux mœurs des voisins !
Le malheur, le bonheur n’ont pas d’unique porte,
A chaque homme il convient de se mettre à leur quête.
A l’écoute du Ciel, remets -t-en au destin ;
Cultive bien ainsi ce à quoi tu t’appliques,
Prends le temps de nourrir sa propre volonté.
Fais-toi le compagnon du seigneur Lao zi !
Si jamais t’arrivent faveurs et dignités.
Elles ne feront qu’accroître mes afflictions.
De l’époque à venir ne sois pas en attente.
Place ton espoir dans l’Invariable milieu,
Reste dans le devoir et dans l’humanité.
A quoi bon tant penser et pourquoi réfléchir,
Si cela cause en toi plus grande affliction ? »

Kong Cang
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