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La série chinoise tome 1 sur 6

Ariane Bataille (Traducteur)
EAN : 9782742765102
499 pages
Actes Sud (03/01/2007)
3.7/5   504 notes
Résumé :
Pékin, ville baignée de tradition mais avide de modernité, une société qui se rue dans le capitalisme moderne mais profondément marquée par le système communiste. Le cadavre carbonisé d'un homme est découvert un matin dans le parce. Le même jour, deux autres corps sans vie sont trouvés à deux endroits différents de la ville. Pour seul indice, un mégot de cigarette à côté de chacun des trois corps, comme une signature.

Margaret Campbell, médecin légist... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
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En prenant ses fonctions de commissaire adjoint à la Section n°1 du Département des enquêtes criminelles de Pékin, Li Yan ne se doute pas qu'il aura pas moins de trois meurtres à résoudre le jour même : un petit dealer poignardé en plein coeur, un ouvrier du bâtiment au chômage retrouvé le cou brisé et un conseiller scientifique du Ministère de l'agriculture à la retraite brûlé vif dans un parc de la ville. Trois crimes très différents mais qui ont en commun un indice : un mégot de Marlboro laissé sur place par le tueur. Ce qu'il ne sait pas non plus, c'est que son chef va lui mettre dans les pattes un médecin légiste de sa connaissance, Margaret Campbell, une américaine tout juste débarquée à Pékin pour une série de cours à l'Université de la Sécurité publique. Leur rencontre est explosive. Elle le trouve laid, froid et psychorigide. Il pense qu'elle est agaçante, arrogante et insolente. Pourtant, leur collaboration sera des plus efficaces, mettant à jour une terrible affaire qui menacera leurs vies et celles de millions de personnes. Entre incompréhension et attirance, répulsion et désir, prises de bec et confidences, leur relation en dents de scie les mènera jusqu'au bout d'eux-mêmes.


Dans ce premier opus de la série chinoise de Peter MAY, il y a du bon et du moins bon.
Le bon d'abord avec le total dépaysement en République Populaire de Chine. Au fil des pages on découvre Pékin, ses rues encombrées de voitures, trolleys, vélos, sa place Tiananmen, sa cité interdite, ses jardins, sa gastronomie. Mais a-delà de l'exotisme, l'auteur s'attache aussi à évoquer une société réglementée qui prône le collectif au détriment de l'individu mais pour le bien de tous. Un rappel historique de la terrible révolution culturelle et de ses séquelles dans chaque famille, une subtile allusion à la Politique de l'enfant unique complètent cette peinture intéressante et bien documentée de l'Empire du Milieu.
Le côté moins réussi du roman vient des personnalités trop caricaturales des personnages principaux : l'américaine et son complexe de supériorité et l'énigmatique asiatique. On voit bien que l'opposition de leurs caractères, de leurs visions du monde et le véritable choc culturel qui en découle est le ressort de leur collaboration professionnelle et de leur future histoire d'amour mais le trait est un peu gros et finit par lasser. Un peu de nuances dans le comportement de la belle légiste à la critique facile, qui ne sait pas s'ouvrir aux autres, agit en conquérante et ne respecte pas la sensibilité de ses hôtes aurait été bienvenue. L'ignorance n'excuse pas l'irrespect. le flic chinois est plus touchant, surtout dans sa relation avec l'oncle qui l'a élevé et qui lui sert de modèle.
En dehors de la visite touristique et des atermoiements amoureux de nos deux tourtereaux, il y a bien sûr aussi une enquête. Elle met un certain temps à prendre son allant et on s'ennuie un peu à chercher le lien entre les trois crimes mais Peter MAY égratigne au passage les multinationales occidentales qui profitent de la déréglementation et du laxisme de certains états pour procéder à des tests sans précaution aucune et s'en mettre plein les poches, au détriment de la santé et parfois même de la vie des populations locales ; une critique des scientifiques, des politiques et des milieux d'affaires très politiquement correcte mais qui a le mérite d'exister.
Une bonne lecture, facile et divertissante qui n'évite pas les clichés, sombre parfois dans la mièvrerie mais propose une sympathique immersion dans les moeurs et la mentalité chinoise.
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Ce n'est pas le meilleur roman policier de Peter May. Sa trilogie écossaise est d'un niveau nettement supérieur. Mais on passe quand même un bon moment ne serait-ce qu'en découvrant la culture chinoise car l'histoire se passe à Pékin. Il y a un gros travail de documentation fait par l'auteur et il le précise lors de ses remerciements en fin d'ouvrage. Peter May nous fait voyager en Chine sans que l'on ait à quitter notre fauteuil.
On retrouve le cadavre d'un homme entièrement brulé dans un parc de Pékin. le même jour Li Yan prend ses nouvelles fonctions de commissaire de police. C'est lui qui va enquêter sur cette mort mystérieuse mais aussi sur deux autres cadavres retrouvés peu de temps après. Rapidement il va lier ces crimes en écartant la thèse du suicide pour la première victime et en retrouvant le même mégot de cigarettes auprès des trois corps. Margaret Campbell, médecin légiste chargée de conférence, lui sera d'une aide précieuse pour identifier le premier corps et pour la suite de son enquête mais pas seulement…
La grosse faiblesse de ce roman est la romance que l'auteur développe entre le commissaire et la médecin légiste qui occupe pratiquement un tiers du livre. de plus, il n'y a pas suffisamment de suspens pour maintenir le lecteur en haleine même si le fond de l'histoire aurait pu le laisser envisager.
C'est un honnête polar, qui promet beaucoup mais qui fait « flip-flop » pour finir en queue de poisson.
Traduction d'Ariane Bataille.
Editions Acte Sud, Babel Noir, 498 pages.
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Peter May, qui connaît bien Pékin, en fait le décor de la « série chinoise » montrant l'émergence d'une capitale moderne au rythme de la destruction des quartiers anciens.

Nous suivons Li Yang, jeune inspecteur de police nouvellement promu chef de section. le jeune homme originaire de la campagne, est surpris par le luxe offert aux nouveaux riches.
Il préfère encore son vélo à la voiture de fonction, ce qui lui permettra de faire connaissance un peu brutalement avec Margaret Campbell, médecin légiste américaine invitée par le gouvernement chinois pour faire partager ses pratiques scientifiques aux étudiants de l'université de police de Beijing.

Lorsque 3 cadavres sont découverts avec pour seul point commun, une cigarette consumée sur chaque scène de crime, Li et Margaret vont devoir travailler ensemble pour retrouver le tueur et tenter d'oublier ce qui les sépare sur le plan culturel et personnel.

Même si ce premier opus m'a semblé de moindre intérêt quant à l'enquête, j'ai apprécié cette découverte visuelle, olfactives et sonores d'une ville entre modernité et tradition.

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C'est une relecture mais un peu décevante. Autant la relecture de la Trilogie écossaise est un plaisir toujours renouvelé autant cette Série chinoise m'accroche beaucoup moins cette fois-ci.

Margaret Campbell, jeune femme médecin légiste américaine, à Pékin pour 6 mois et Li Yan récemment promu commissaire vont enquêter ensemble sur des meurtres, à leur corps défendant !

Ces enquêtes sont le ciment du parallèle que Peter May va faire avec deux pays que tout oppose, la Chine et les USA ! Il nous donne ainsi le loisir de découvrir les particularités, les coutumes et le mode de vie de chacune, différences qui ne se matérialisent pas seulement au niveau policier mais bien évidemment sur les plans sociétaux et culturels. Margaret et Li Yan vont être d'ardents défenseurs de leur civilisation.

Margaret est totalement inadaptée et non préparée à son séjour et Li Yan ne doit pas “perdre la face” devant cette étrangère ! du coup ils boudent tour à tour, n'arrivant pas à prendre le dessus de “l'autre” qui est l'exotique !

L'histoire d'amour entre deux célibataires coule de source mais n'ayant rien à découvrir à ce niveau, c'est un peu du réchauffé ! Les parties enquêtes sont bien menées mais Peter May est bien meilleur pour décrire une ambiance et des paysages que pour le polar.

Je doute relire le livre suivant.

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Meurtres à Pékin

Avant la trilogie de « Lewis », Peter May (Dont je vous recommande « L'écosse de Peter May » avec de superbes photos) a écrit une série de polar chinois et c'est une réussite du moins pour ce premier opus qui nous présente deux personnages Li et Margret, l'un chinois et commissaire principal adjoint et l'autre américaine et médecin légiste spécialiste des morts par brûlure.

Ces deux-là ne sont pas d'accord sur la façon d'aborder la civilisation et leurs préjugés sont bien ancrés. L'enquête qui démarre par une immolation met à jour les sentiments de chacun et provoque des réactions contradictoires dictées à l'un et à l'autre par des approches très différentes mais qui finissent par aboutir à une convergence.

Ecriture et syntaxe de haut niveau permettent une lecture fluide et attentive de cette aventure passionnante qui nous donne rendez-vous au prochain épisode.

La Chine est très présente dans ce livre et l'on sent que Peter May y a vécu assez longtemps pour nous faire partager les petits secrets de Pékin, les restaurants de marché, les bars et les boites, mais aussi les logements, les bureaux, la gare de chemin de fer, les lacs. Les gens… Une poésie urbaine très bien rendue.
Pour le coup les personnages ont de la chair et de l'esprit et ne semblent pas plaqués là dans un contexte folklorique comme c'est trop souvent le cas. On est en Chine à la fin du vingtième siècle et l'on sent parfaitement que c'est une période charnière entre la fin du maoïsme et le souffle tempétueux du libéralisme qui commence tout juste sa danse infernale.

On imagine que dans les épisodes suivant, cette description juste et détaillée de l'empire du milieu, nous apportera un nouveau ravissement et un intérêt aussi grand pour l'intrigue.
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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
- En outre, je ne suis resté en prison que pendant un an et demi.
- Tu m'as toujours dis trois, intervient Li, abasourdi.
- J'y suis resté physiquement trois ans. Mais je dormais la moitié du temps, et quand je dormais, je rêvais ; et quand je rêvais, ils n'avaient pas de prise sur moi. Parce que dans mes rêves, j'étais libre. Libre de voyager dans mon enfance, de parler à mes parents, libre d'aller dans les endroits que j'avais aimés dans la vie : les hautes montagnes du Tibet, la mer Jaune léchant les rivages du Jiangsu, le Hong-Kong de mon enfance, avec ses couchers de soleil rouge sang dans la mer de Chine du Sud. Ils ne pouvaient pas toucher à ces choses, ni me les enlever. Et tant qu'on les as, on a la liberté.
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La lumière frisante faisait ressortir des empreintes de doigt grasses sur le verre sombre. C'est étrange comme les morts laissent des traces physiques derrière eux longtemps après avoir disparu, pensa-t-il. Cet appartement devait être rempli de traces de doigts laissées par Chao Heng sur tout ce qu'il touchait, de cheveux dans le lavabo, la baignoire, sur les peignes, les brosses. La fine poussière de peau morte perdue au fil des ans devait recouvrir les fibres des lits et des tapis comme une neige cachée. Son odeur devait se dégager des vêtements pendus dans les armoires. Sa personnalité se reflétait dans le choix de son style de vie, ses vêtements, ses meubles, les livres qu'il lisait. Autant d'indices, pas forcément sur le meurtre, mais sur l'homme. Et connaître l'homme permettait déjà de se faire une idée de son assassin.
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"[...] Vous débarquez en vous disant : je suis une citoyenne américaine. Je vis dans le pays le plus riche, le plus puissant du monde. Vous vous sentez supérieure. Mais le paysan le plus humble qui travaille quinze heures par jour dans les rizières vous regardera de haut. Pourquoi ? Parce qu'il est chinois, et vous pas. Parce qu'il est citoyen de l'Empire du Milieu. C'est ainsi qu'on appelle la Chine. Parce que, bien sûr, ce pays est au centre du monde et que tout ce qui se situe au-delà de ses frontières est inférieur, secondaire, peuplé de yangguizi - de diables d'étrangers comme vous et moi." (Babel noir - p.24-25)
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- Eh bien, Margaret Campbell, qu'est-ce qui vous amène à Pékin ?
Bien obligée de répondre, elle avala une bonne gorgée de vodka dont elle ressentit immédiatement l'effet.
- Je viens donner des cours à l'Université populaire de la Sécurité publique pendant six semaines.
- Vraiment ? dit McCord, visiblement impressionné. Quel sujet ?
- Pathologie médico-légale.
- Bigre ! Vous voulez dire que vous gagnez votre vie en découpant des gens ?
- Seulement quand ils sont morts.
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Margaret eut à peine le temps de jeter un coup d’oeil que la
voiture vira à gauche et s’arrêta dans un crissement de freins.
Il y eut un choc. Le chauffeur leva les mains en l’air avec un cri
de surprise, ouvrit sa portière et sortit d’un bond.

Margaret tendit le cou pour voir ce qui se passait. La voiture
avait heurté un cycliste.
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Videos de Peter May (46) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Peter May
Et ils eurent beaucoup d'enfants... mais après ?!
Peter Pan, le Petit Chaperon rouge, la Belle au Bois dormant, Boucle d'Or et tant d'autres... Nombreux sont les contes qui se terminent sur une douce utopie ! On ne nous dit pas tout.
Heureusement, Mab est là pour vous raconter l'après, le destin des enfants de héros oubliés par l'histoire, et de leurs parents qui - comme tout le monde - ont eu du mal à se faire des nuits complètes ou à garantir une éducation parfaite !
Le 6 mars au rayon BD !
scénario et dessin : Mab couleurs : Laure Durandelle
Fluide Glacial
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