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Ariane Bataille (Traducteur)
ISBN : 2742765107
Éditeur : Actes Sud (03/01/2007)
Résumé :
Série chinoise: 1/6 ("The Firemaker", 1999)

Pékin, ville baignée de tradition mais avide de modernité, une société qui se rue dans le capitalisme moderne mais profondément marquée par le système communiste. Le cadavre carbonisé d'un homme est découvert un matin dans le parce. Le même jour, deux autres corps sans vie sont trouvés à deux endroits différents de la ville. Pour seul indice, un mégot de cigarette à côté de chacun des trois corps, comme une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  09 août 2014
En prenant ses fonctions de commissaire adjoint à la Section n°1 du Département des enquêtes criminelles de Pékin, Li Yan ne se doute pas qu'il aura pas moins de trois meurtres à résoudre le jour même : un petit dealer poignardé en plein coeur, un ouvrier du bâtiment au chômage retrouvé le cou brisé et un conseiller scientifique du Ministère de l'agriculture à la retraite brûlé vif dans un parc de la ville. Trois crimes très différents mais qui ont en commun un indice : un mégot de Marlboro laissé sur place par le tueur. Ce qu'il ne sait pas non plus, c'est que son chef va lui mettre dans les pattes un médecin légiste de sa connaissance, Margaret Campbell, une américaine tout juste débarquée à Pékin pour une série de cours à l'Université de la Sécurité publique. Leur rencontre est explosive. Elle le trouve laid, froid et psychorigide. Il pense qu'elle est agaçante, arrogante et insolente. Pourtant, leur collaboration sera des plus efficaces, mettant à jour une terrible affaire qui menacera leurs vies et celles de millions de personnes. Entre incompréhension et attirance, répulsion et désir, prises de bec et confidences, leur relation en dents de scie les mènera jusqu'au bout d'eux-mêmes.

Dans ce premier opus de la série chinoise de Peter MAY, il y a du bon et du moins bon.
Le bon d'abord avec le total dépaysement en République Populaire de Chine. Au fil des pages on découvre Pékin, ses rues encombrées de voitures, trolleys, vélos, sa place Tiananmen, sa cité interdite, ses jardins, sa gastronomie. Mais a-delà de l'exotisme, l'auteur s'attache aussi à évoquer une société réglementée qui prône le collectif au détriment de l'individu mais pour le bien de tous. Un rappel historique de la terrible révolution culturelle et de ses séquelles dans chaque famille, une subtile allusion à la Politique de l'enfant unique complètent cette peinture intéressante et bien documentée de l'Empire du Milieu.
Le côté moins réussi du roman vient des personnalités trop caricaturales des personnages principaux : l'américaine et son complexe de supériorité et l'énigmatique asiatique. On voit bien que l'opposition de leurs caractères, de leurs visions du monde et le véritable choc culturel qui en découle est le ressort de leur collaboration professionnelle et de leur future histoire d'amour mais le trait est un peu gros et finit par lasser. Un peu de nuances dans le comportement de la belle légiste à la critique facile, qui ne sait pas s'ouvrir aux autres, agit en conquérante et ne respecte pas la sensibilité de ses hôtes aurait été bienvenue. L'ignorance n'excuse pas l'irrespect. le flic chinois est plus touchant, surtout dans sa relation avec l'oncle qui l'a élevé et qui lui sert de modèle.
En dehors de la visite touristique et des atermoiements amoureux de nos deux tourtereaux, il y a bien sûr aussi une enquête. Elle met un certain temps à prendre son allant et on s'ennuie un peu à chercher le lien entre les trois crimes mais Peter MAY égratigne au passage les multinationales occidentales qui profitent de la déréglementation et du laxisme de certains états pour procéder à des tests sans précaution aucune et s'en mettre plein les poches, au détriment de la santé et parfois même de la vie des populations locales ; une critique des scientifiques, des politiques et des milieux d'affaires très politiquement correcte mais qui a le mérite d'exister.
Une bonne lecture, facile et divertissante qui n'évite pas les clichés, sombre parfois dans la mièvrerie mais propose une sympathique immersion dans les moeurs et la mentalité chinoise.
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isabelleisapure
  31 décembre 2016
Peter May, qui connaît bien Pékin, en fait le décor de la « série chinoise » montrant l'émergence d'une capitale moderne au rythme de la destruction des quartiers anciens.
Nous suivons Li Yang, jeune inspecteur de police nouvellement promu chef de section. le jeune homme originaire de la campagne, est surpris par le luxe offert aux nouveaux riches.
Il préfère encore son vélo à la voiture de fonction, ce qui lui permettra de faire connaissance un peu brutalement avec Margaret Campbell, médecin légiste américaine invitée par le gouvernement chinois pour faire partager ses pratiques scientifiques aux étudiants de l'université de police de Beijing.
Lorsque 3 cadavres sont découverts avec pour seul point commun, une cigarette consumée sur chaque scène de crime, Li et Margaret vont devoir travailler ensemble pour retrouver le tueur et tenter d'oublier ce qui les sépare sur le plan culturel et personnel.
Même si ce premier opus m'a semblé de moindre intérêt quant à l'enquête, j'ai apprécié cette découverte visuelle, olfactives et sonores d'une ville entre modernité et tradition.
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jeandubus
  14 septembre 2014
Meurtres à Pékin
Avant la trilogie de « Lewis », Peter May (Dont je vous recommande « L'écosse de Peter May » avec de superbes photos) a écrit une série de polar chinois et c'est une réussite du moins pour ce premier opus qui nous présente deux personnages Li et Margret, l'un chinois et commissaire principal adjoint et l'autre américaine et médecin légiste spécialiste des morts par brûlure.
Ces deux-là ne sont pas d'accord sur la façon d'aborder la civilisation et leurs préjugés sont bien ancrés. L'enquête qui démarre par une immolation met à jour les sentiments de chacun et provoque des réactions contradictoires dictées à l'un et à l'autre par des approches très différentes mais qui finissent par aboutir à une convergence.
Ecriture et syntaxe de haut niveau permettent une lecture fluide et attentive de cette aventure passionnante qui nous donne rendez-vous au prochain épisode.
La Chine est très présente dans ce livre et l'on sent que Peter May y a vécu assez longtemps pour nous faire partager les petits secrets de Pékin, les restaurants de marché, les bars et les boites, mais aussi les logements, les bureaux, la gare de chemin de fer, les lacs. Les gens… Une poésie urbaine très bien rendue.
Pour le coup les personnages ont de la chair et de l'esprit et ne semblent pas plaqués là dans un contexte folklorique comme c'est trop souvent le cas. On est en Chine à la fin du vingtième siècle et l'on sent parfaitement que c'est une période charnière entre la fin du maoïsme et le souffle tempétueux du libéralisme qui commence tout juste sa danse infernale.
On imagine que dans les épisodes suivant, cette description juste et détaillée de l'empire du milieu, nous apportera un nouveau ravissement et un intérêt aussi grand pour l'intrigue.
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morin
  25 avril 2018
A l'occasion du salon Livre Paris 2017 j'ai découvert (en chair et en os) l'écrivain Peter May. Sur les conseils de la représentante des éditions Babel Noir, j'ai acquis la série "la trilogie écossaise", un vrai bonheur de lecture.
Cette année à "Livre Paris 2018", je suis retournée voir Peter May, toujours aussi souriant et sympathique avec ses lecteurs. Cette fois je suis repartie avec les trois premiers tomes (tous dédicacés) de la série chinoise.
Comme l'ont déjà signalé plusieurs lecteurs babélio, je reconnais que la trilogie écossaise est supérieure à la série chinoise tant sur la forme que sur le fond. A la décharge de l'auteur, je note que cinq ans se sont écoulés entre "Meurtres à Pékin" et "l'Île des chasseurs d'oiseaux" : le talent, l'écriture et le style de Peter May se sont tout simplement perfectionnés.

Revenons à "meurtres à Pékins" premier tome de la série.
Dés les premières pages nous faisons connaissance avec les les deux principaux protagonistes :Le policier Ly Yan. Il vient d'être promu au rang de directeur, classe trois, et au poste de commissaire divisionnaire adjoint de la section n° 1. (les titres ne sont pas courts en Chine !!!).
Margaret Campbell, américaine d'une trentaine d'année, venue à Pékin pour donner pendant 6 semaines des cours de pathologie médico-légal à l'université de la Sécurité Publique.
Compte tenu de ses compétences, la police lui demande de participer à l'autopsie d'un homme qui se serait suicidé par le feu. L'autopsie permettra de découvrir qu'il s'agit d'un crime et non d'un suicide.
L'enquête est confiée à Ly. Les compétences scientifiques de Margaret lui seront une grande aide. Ils réussiront mais seront confrontés à la violence, à la corruption, ainsi qu'à la question des OGM.
Le côté "polar" est intéressant, certes, mais n'est pas l'intérêt unique de ce livre.
Cet ouvrage est en effet intéressant par son côté confrontation de deux cultures : Margaret la citoyenne américaine et son sentiment de supériorité, Ly le chinois et son pays avec ses 30 000 années d'histoire. Malgré leurs différences notamment culturelles, ils se sentiront attirés l'un vers l'autre. C'est le côté glamour de l'ouvrage !
L'auteur, qui selon les informations a effectué de nombreux séjours en Chine, nous promène dans les rues encombrées de Pékin, à vélo et en voiture, nous fait traverser la place Tiananmen, côtoyer la Cité interdite, déambuler dans des parcs, goûter la cuisine chinoise. Il nous fait découvrir une société chinoise collective plus qu'individuelle. Il rappelle l'histoire récente avec les souvenirs souvent douloureux de la révolution culturelle.
livre agréable à lire, bien écrit (ou bien traduit), du suspens, du glamour, du culturel...
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Puszi
  30 octobre 2017
Après la trilogie écossaise, je démarre la série chinoise de Peter May avec le même plaisir de lecture.
L'ambiance et la météo sont certes différents : le climat humide écossais a fait place à la touffeur et à la pollution pékinoise et si officiellement seul l'inspecteur Li Yan est en charge de l'enquête, il bénéficie du soutien fort utile de la médecin légiste américaine Margaret Campbell spécialiste des cadavres carbonisés.
ça commence très fort avec l'arrivée sur le sol chinois de Margaret Campbell venue assurer une série de conférences à l'université. A peine débarquée, elle se fait remarquer car n'ayant pas pris le temps de lire le guide destiné à lui permettre de comprendre les us et coutumes chinois, elle froisse la susceptibilité de certaines personnes qu'elle doit côtoyer durant son séjour sur le sol chinois. Comme dans ses précédents romans, l'intrigue policière sert de fil conducteur à Peter May. Côté intrigue, trois meurtres sont commis. Tous ont un point commun : un mégot de cigarette de la marque Malboro retrouvé à proximité de chacun des trois corps. Hasard ? Lien ? A vous de le découvrir en lisant Meurtres à Pékin ! Côté roman dans la grande histoire : les conséquences de la révolution culturelle dans la vie des chinois d'aujourd'hui, la politique de l'enfant unique, comment nourrir tous les habitants de la planète en général et des chinois en particulier, les menaces des OGM, les magouilles politiques pour conserver son poste et se hisser au somment de la pyramide, les enjeux financiers mondiaux, les liens entre la Chine et les US... Vous l'aurez compris, c'est riche et servi par deux personnages principaux auxquels je me suis beaucoup attachée sans oublier la sagesse de l'Oncle Yifu, le bon sens de Mei Yuan, le fidèle Yongli et son amie Lotus.
Je l'ai dévoré en deux jours et me plonge sans plus tarder dans le deuxième volet de sa série chinoise avec la quasi certitude que je serai tout aussi séduite.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   29 mars 2012
- En outre, je ne suis resté en prison que pendant un an et demi.
- Tu m'as toujours dis trois, intervient Li, abasourdi.
- J'y suis resté physiquement trois ans. Mais je dormais la moitié du temps, et quand je dormais, je rêvais ; et quand je rêvais, ils n'avaient pas de prise sur moi. Parce que dans mes rêves, j'étais libre. Libre de voyager dans mon enfance, de parler à mes parents, libre d'aller dans les endroits que j'avais aimés dans la vie : les hautes montagnes du Tibet, la mer Jaune léchant les rivages du Jiangsu, le Hong-Kong de mon enfance, avec ses couchers de soleil rouge sang dans la mer de Chine du Sud. Ils ne pouvaient pas toucher à ces choses, ni me les enlever. Et tant qu'on les as, on a la liberté.
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joedijoedi   28 mars 2012
La lumière frisante faisait ressortir des empreintes de doigt grasses sur le verre sombre. C'est étrange comme les morts laissent des traces physiques derrière eux longtemps après avoir disparu, pensa-t-il. Cet appartement devait être rempli de traces de doigts laissées par Chao Heng sur tout ce qu'il touchait, de cheveux dans le lavabo, la baignoire, sur les peignes, les brosses. La fine poussière de peau morte perdue au fil des ans devait recouvrir les fibres des lits et des tapis comme une neige cachée. Son odeur devait se dégager des vêtements pendus dans les armoires. Sa personnalité se reflétait dans le choix de son style de vie, ses vêtements, ses meubles, les livres qu'il lisait. Autant d'indices, pas forcément sur le meurtre, mais sur l'homme. Et connaître l'homme permettait déjà de se faire une idée de son assassin.
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LounimaLounima   02 septembre 2012
"[...] Vous débarquez en vous disant : je suis une citoyenne américaine. Je vis dans le pays le plus riche, le plus puissant du monde. Vous vous sentez supérieure. Mais le paysan le plus humble qui travaille quinze heures par jour dans les rizières vous regardera de haut. Pourquoi ? Parce qu'il est chinois, et vous pas. Parce qu'il est citoyen de l'Empire du Milieu. C'est ainsi qu'on appelle la Chine. Parce que, bien sûr, ce pays est au centre du monde et que tout ce qui se situe au-delà de ses frontières est inférieur, secondaire, peuplé de yangguizi - de diables d'étrangers comme vous et moi." (Babel noir - p.24-25)
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MichelinaixMichelinaix   31 décembre 2015
Margaret eut à peine le temps de jeter un coup d’oeil que la
voiture vira à gauche et s’arrêta dans un crissement de freins.
Il y eut un choc. Le chauffeur leva les mains en l’air avec un cri
de surprise, ouvrit sa portière et sortit d’un bond.

Margaret tendit le cou pour voir ce qui se passait. La voiture
avait heurté un cycliste.
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joedijoedi   30 mars 2012
Li était assis dans le noir, les yeux ouverts. Toutes les bougies avaient brûlé jusqu'au bout. Il n'en restait qu'une odeur âcre de cire. Il se souvint de sa peur du noir quand il était petit, de tous les monstres et démons qu'il y croyait tapis. En grandissant; sa peur s'était dissipée ; il savait que les vrais monstres se cachaient à l'intérieur : peur, vanité, cupidité, méchanceté.
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