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Jean-René Dastugue (Traducteur)
EAN : 9782812600616
374 pages
Éditeur : Editions du Rouergue (03/10/2009)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 1450 notes)
Résumé :
Marqué par la perte récente de son fils unique, l'inspecteur Fin Macleod, déjà chargé d'une enquête sur un assassinat commis à Edimburg, est envoyé sur Lewis, son île natale, où il n'est pas revenu depuis dix-huit ans.
Un cadavre exécuté selon le même modus operandi vient d'y être découvert. Cependant, dès l'autopsie effectuée par le médecin légiste, Fin ne croit plus à un lien entre les deux affaires.
Sur cette île tempétueuse du nord de l'Écosse, cou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (297) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  23 janvier 2016
Remarquable! A étiqueter « valeur sûre ». Un écrivain de cet acabit n'a rien à envier à la littérature blanche : le noir est souvent la couleur du talent.
Les paysages de l'Ecosse septentrionale sont d'une beauté lugubre, magnifiée par les descriptions sublimes de Peter May. Ils sont en harmonie avec l'humeur de Fin MacLeod, endeuillé par la perte récente de son fils unique âgé de huit ans .
Un meurtre a été commis, éliminant une ordure, un connard veule et bas de plafond, que personne ne pleurera. La mis en scène du crime est spectaculaire, et rappelle un autre meurtre récent à Edimbourg? Y a-il un lien entre les deux affaires? C'est ce que devra établir Fin, qui avait planché sur la première affaire. Pourquoi accepte -t-il cette mission que lui confie son supérieur, qui le contraint à venir sur les lieux de son enfance? Régler des comptes, avec lui-même ou avec les acteurs des drames de son enfance? Car l'on découvre peu à peu l'ampleur du désastre : rien n'aura été épargné à cet enfant rapidement orphelin. Les amis, les amours, les emmerdes….
Au coeur du récit, une formidable évocation d'une tradition très réglementée aujourd'hui, celle de la chasse aux gugas, les bébés fous de Bassan, recherchés pour leur chair unique « avec une saveur qui se situait plutôt entre le steak et le hareng fumé ». C'est aussi un rite de passage et un sanctuaire de secrets , de ceux qui soudent une communauté. Et l'on pressent que tout est parti de là, lorsque Fin s'y rendit, contre son gré, pour la première fois.
L'histoire se construit à petites touches, au gré des confidences et des révélations que suscitent le retour de l'enfant du pays après 18 ans. C'est un puzzle maudit dont les pièces ont été éparpillées par les non-dits et l'amnésie. La reconstitution de l'histoire ravive les plaies, et en crée de nouvelles, mais Fin le sait, l'apaisement est à ce prix. Malgré tout, les erreurs commises, par négligence, bêtise ou ignorance laissent des cicatrices indélébiles et des destins gâchés. Fin est un loser de l'amour, un aveugle des sentiments, un infirme du bonheur.

L'intrigue policière n'est pas l'essentiel du récit, et l'auteur n'insiste pas sur l'hémoglobine. La violence est latente, dans les mots, et prête à surgir au bout des poings pour peu que l'alcool ait imprégné et échauffé les esprits. Elle a aussi fait d'énormes dégâts bien avant, lorsque la cruauté est la norme pour se construire dans les cours de récré, ou sous le toit familial.
Très belle découverte. Et immense plaisir de savoir que ce tome est le premier d'une trilogie : le rendez-vous avec Fin MacLeod et cette superbe contrée écossaise laisse entrevoir de nombreuses heures de bonheur de lecture.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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marina53
  25 octobre 2016
Un meurtre sordide a été commis sur l'île de Lewis, plus précisément à Crobost. Un homme a été retrouvé pendu et éventré dans un hangar à bateaux. Mode opératoire identique que celui d'Édimbourg. Parce qu'originaire du même patelin, Fin Macleod est envoyé là-bas. Il accepte l'enquête bien que la mort de son petit garçon, datant d'un mois, le hante encore et qu'il n'ait pas remis les pieds sur l'île depuis dix-huit ans. Arrivé sur place, il devra non seulement retrouver l'assassin d'Angus Macritchie, un homme que visiblement personne ne regrette, mais surtout renouer avec un passé qu'il a fui et avec les acteurs de son enfance...
Dans un décor époustouflant, l'on suit pas à pas Fin Macleod sur les terres de son enfance. Des terres qu'il a choisies de fuir mais des terres que l'enquête l'amènera à refouler. Ce ne sont pas seulement ces dernières qu'il retrouve après tant d'années d'absence mais aussi ceux qui ne les ont jamais quittées. Face à un passé qui refait surface, devant tant de secrets enfouis et de non-dits, l'inspecteur devra faire face à ses propres démons. Peter May plante son intrigue sur cette île si croyante, sur laquelle l'on se chauffe encore à la tourbe et l'on perpétue des traditions perdues. Une île parfaitement décrite par l'auteur et qui prend réellement vie sous sa plume. Alternant passé et présent, Peter May nous dresse une galerie de personnages écorchés, complexes, parfois cruels et le lien qui les unit depuis leur tendre enfance. Bien plus qu'une enquête policière, un roman profondément noir, d'une intensité et d'une force incroyables servi par une écriture maîtrisée et pénétrante.
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Crossroads
  19 mars 2019
J'aime pas la chasse.
Qu'il soit bon ou mauvais, le chasseur d'oiseaux m'intéresse peu, en fait.
Par contre, son île m'est apparue comme un véritable trésor !
Étonnant, non ?
Brian May, m'ouaiiis, Theresa May, m'mmmm, Gemey Maybelline et son tatoo liner au crayon gel effet tatouage, OUAIIIIIS, des May, j'en connais un paquet.
Mais point de Peter dans ma besace.
C'est désormais chose faite.
L'inspecteur Fin Macleod, qui n'est point du clan des Macleod et ne prétend finalement pas à brandir l'épée de l'ultime immortel, a la tête au fond du seau. Profond, le seau.
Faut dire que la perte d'un enfant occasionne rarement des lendemains qui chantent.
Convoqué par son boss bien décidé à le tirer de sa torpeur morbide, c'est un retour aux sources sur l'île de Lewis qui l'attend désormais. Un meurtre à élucider et des fantômes à exorciser, beaucoup pour un seul homme au potentiel de contentement cosmique proche du zéro absolu.
Dépaysante, intrigante, instructive, cette île possède de sérieux atours pour peu que son guide privilégié sache les mettre en valeur.
Tenant la dragée haute à tous ces auteurs nordiques ayant le vind en poupe depuis quelques temps, cette délocalisation écossaise fait mieux que séduire, elle subjugue.
Les deux pieds dans la tourbe et le visage ruisselant défiant les embruns célestes, le lecteur n'aura de cesse de virevolter entre passé et présent, calquant son pas hésitant sur celui de Fin alors adolescent puis celui, bien plus volontaire, d'un inspecteur qui pourrait bien retrouver son modjo en ces terres originelles.
May ne décrit pas, il invite littéralement au voyage.
Il imprègne chaque pore de votre être et vous transporte en une contrée hostile rebattue par les vents et bercée de traditions ancestrales toujours usitées.
Le pèlerinage annuel des hommes de Ness allant abattre 2000 gugas sur l'île de Sula Sgeir m'a passionné au plus haut point tout en s'intégrant idéalement à un canevas policier des plus habilement tissé.
Peter May m'aura permis de voyager pour pas cher, de me faire un nouveau poto et de créer une nouvelle dépendance en matière d'auteur, non pas à suivre, mais à coller aux basques tel le guga sanguinolent à son rocher funeste. Au temps pour moi...
Heu-reux !
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Ptitgateau
  18 mars 2019
Quand le passé fait bien plus que resurgir, quand il s'impose pour fournir les clés d'une énigme, le récit qui en découle est souvent captivant.
Peter May, dans ce premier tome et ceux qui suivront donne vie à un personnage tout à fait intéressant : policier chevronné à la limite du anti-héros puisque qu'il est rejeté par la police locale, bien qu'on sache qu'il est plus "local" que ses collègues, ce qui lui attribue une espèce de complicité avec le lecteur, individu au passé douloureux, au présent perturbé, enquêteur idéal dans cette île qui l'a vu venir au monde.
Cette île dont on fera connaissance progressivement grâce à de magnifiques descriptions des lieux, cette île sur laquelle j'ai eu l'impression de passer un séjour en compagnie de ses habitants à la vie parfois rude, isolés par leur situation d'insulaires avec les difficultés telles que l'alcoolisme que cela peut imposer.

Coup de coeur que ce roman qui vous capte, parce que vous vous êtes attaché aux gens et que vous vous intéressez à leur devenir, parce que vous aimez vous cultiver et qu'il y a beaucoup à apprendre au cours de l'histoire (chasse aux fous de bassan, géographie locale, économie, société), parce que l'intrigue est captivante, même si au fil de ces trois tomes, elle se révèle être plus un prétexte pour donner envie d'avancer vers un dénouement, parce que le texte est beau et les dialogues soignés.
Autant de bonnes raisons de s' installer confortablement pour déguster cette trilogie.
Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
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kouette_kouette
  22 août 2018
Vous pourrez lire tous les résumés sur ce livre, jamais vous ne vous douterez de l'ambiance froide et humide qui règne sur l'île Lewis, du voyage au bout du monde sur une toute petite île uniquement habitée par des Fous de Bassan, de l'attachement qu'a le lecteur pour les personnages malgré leurs défauts détestables. Jamais vous ne vous douterez de la capacité de Peter May à imprégner son lecteur avec cette histoire.
Pour s'en rendre compte il faut s'y plonger.
C'est une histoire d'une exquise rareté. Rare, comme les meurtres sur ce bout d'Écosse. Comme les voyages impossibles à organiser en trois clics sur le net.
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Citations et extraits (168) Voir plus Ajouter une citation
flottieflottie   29 mai 2016
Tu sais, Fin, là-bas, nous ne sommes pas douze individus. Nous formons un tout. Nous sommes une équipe. Chacun dépend des autres et les soutient. C'est dur, bien sûr. Putain, c'est dur, fiston. Et dangereux. Je ne prétend pas le contraire. Et le Seigneur va nous mettre à l'épreuve jusqu'à ce que nous atteignons la limite de notre résistance. Mais tu en seras plus riche, et tu te connaîtras mieux. Parce que tu te connaîtras d'une manière que tu n'a jamais vécue auparavant, et que tu ne vivras certainement plus à nouveau. Et tu ressentiras ce lien qui nous unit avec tous ceux qui sont allés là-bas avant nous, un lien qui traverse les siècles. Nous serons unis avec nos ancêtres. Nous dormirons là ou ils ont dormi, nous érigerons nos cairns à côté des leurs. (...) Quelle que soit ta pire peur, Fin, quelle que soit ta plus grande faiblesse, tu dois leur faire face. Tu dois les affronter, ou tu passeras le reste de ta vie à le regretter.
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tamara29tamara29   17 mai 2014
- Contrairement à toi, j'ai des responsabilités.
- Ta mère ?
- Ouais, ma mère.
- Elle est encore vivante ?
- Nan, je l'ai emmenée chez le taxidermiste pour la faire empailler, comme ça on l'a assise à côté du feu et elle nous tient compagnie le soir. Evidemment qu'elle est encore en vie ! Tu penses que j'aurais moisi ici toutes ces années si ce n'était pas le cas ?
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MimekoMimeko   04 octobre 2017
Lorsqu'il était enfant, il était presque impossible de parcourir une rue de Ness sans entendre un métier à tisser en fonctionnement quelque part, dans une remise ou un garage. Fin s'était toujours demandé pourquoi le tweed tissé à Lewis était appelé le Harris Tweed. En tout cas, quelque fût son nom, les tisserands ne gagnaient pas grand chose. Le Harris Tweed n'en était pas s'il n'était pas tissé à la main et, à une époque, des milliers d'insulaires travaillaient chez eux pour en produire. Les fabriques de Stonorway le payaient une misère et le revendaient ensuite sur les marchés européens ou aux États-Unis avec un bénéfice confortable. Mais à présent, ces marchés s'étaient effondrés, le tweed avait été remplacé par des tissus plus à la mode, et seuls quelques tisserands subsistaient, toujours payés une misère.
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caro64caro64   18 janvier 2013
Bien que les yeux de Fin fussent clos, ils étaient grands ouverts pour la première fois en dix-huit ans. Cette sensation qu'il avait eue durant toute sa vie d'adulte, qu'il y avait quelque chose qu'il ne pouvait voir, quelque chose qui avait disparu au-delà de son champ de vision. Le choc était physiquement douloureux. La tension le raidissait. Comment pouvait-il avoir oublié ? Soudain, sa conscience était inondée de souvenirs, comme les scènes d'un cauchemar qui reviennent au réveil. Il sentait la bile monter en lui, tandis que les images défilaient sur sa rétine, comme un vieux film de famille.
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marina53marina53   25 octobre 2016
Rire avait permis à Fin de se libérer de la tension accumulée à cause de cette rencontre avec un ami qui était devenu un inconnu. Ils étaient à nouveau des camarades d'école, riant bêtement en se racontant leurs souvenirs d'enfance. Peu importe s'ils s'étaient éloignés l'un de l'autre entre-temps, ils auraient toujours leurs souvenirs en commun. Un lien à vie.
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Peter May présente son nouveau roman à paraître le 27 mai 2020. © Peter May
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