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EAN : 9782264070814
360 pages
Éditeur : 10-18 (16/01/2020)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 201 notes)
Résumé :
Quand Ava et Swift Havilland, couple de philanthropes fortunés, décident de prendre Helen McCabe sous leur aile, celle-ci est au plus bas. À quarante ans, elle a récemment perdu la garde de son fils Oliver, huit ans, et partage sa semaine entre rencontres aux Alcooliques Anonymes, petits boulots pour un traiteur, et soirées à faire défiler sur son écran les profils d’hommes célibataires de sa région. S’étant réfugiée depuis son enfance derrière des récits de vies fa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (70) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  26 mars 2019
Helen est au bord du gouffre... Elle est obligée de faire des extras pour compléter ses maigres revenus en tant que photographe. Divorcée de Dwight, c'est dans l'alcool qu'elle se réfugie. Malheureusement, un soir où elle veut emmener son fils à l'hôpital, elle se fait arrêter. Et c'est la douche froide : on lui retire la garde d'Ollie. C'est lors d'un vernissage, dans une galerie d'art de San Francisco, où elle officie en tant que serveuse, qu'elle fait la connaissance d'Ava Havilland. Au cours de la discussion, cette dernière lui propose de venir dès le lendemain pour faire plus ample connaissance. À Folger Lane, elle rencontre Swift, le mari d'Ava. Ancien dirigeant d'une série de start-up, le couple était en train de créer une fondation, La Niche, afin de secourir les chiens abandonnés. Aussitôt, Ava et Swift, ce couple fortuné, charismatique et excentrique, décide de prendre Helen sous son aile et l'aider, aussi bien professionnellement que personnellement, notamment pour récupérer son fils...
Machiavélique, pervers, c'est ainsi que l'on pourrait qualifier le dernier roman de Joyce Maynard. Car Helen, en faisant la connaissance d'Ava et Swift, pense avoir enfin rencontrer des personnes sincères, gentilles et aimantes. Mais, au fil des jours, des soirées et des confessions, la jeune femme va peu à peu se rendre compte qui se cache derrière ce couple bienveillante et altruiste. À travers ce roman, l'auteur questionne sur la notion d'amitié, d'empathie, d'apparence et du désir d'être accepté et aimé. Nous montrons-nous tels que nous sommes au fond de soi ? Jusqu'où sommes-nous capables de camoufler notre véritable identité ? L'auteur dépeint ainsi une relation peu à peu toxique et nous plonge dans une ambiance de plus en plus tendue et malsaine. Efficace et retors !
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Jeanfrancoislemoine
  20 juillet 2020
Après la lecture de ce roman , force m'est de reconnaître que Joyce Maynard et moi allons rester de " très bons amis ", elle parce qu'elle possède l'art et la manière d'aborder avec tact et finesse les sujets les plus obscurs , et moi parce que j'adore me laisser " mener par le bout du nez " , convaincu d' " être entre de bonnes mains ".
L'histoire est tout de même brutale pour la pauvre Helen , divorcée et , surtout privée de son fils suite à un contrôle d'alcoolémie positif . Quand tout va mal !!!. Heureusement , il reste quelques "poteaux solides " dans son univers glauque , quelques rares amis fidèles , malheureusement supplantés un jour , par l'apparition "miraculeuse " des Havilland, un couple chaleureux , harmonieux , riche , un " autre niveau " de ceux qui vous subjuguent car ils ont "Tout" et que vous n'avez "Rien " et que lorsqu'on n'a "Rien " , il est bien difficile de résister à "Tout "...Et Helen ne résiste pas , "les colosses aux pieds d'argile " que sont Swift et Ava vont faire d'elle la plus heureuse des femmes , l'aider à mettre fin à ce long calvaire qui ne semble pas vouloir l'épargner....
Le style de Joyce Maynard , son écriture sobre , ne sont pas au service de grandes envolées mais , au contraire , nous maintiennent dans une sorte de nasse en compagnie d'Helen ,. Pourquoi s'enflammer alors que tout rayonne autour de nous et nous entraine malgré nous dans un tourbillon infernal ? Une écriture sans grande fioriture mais bigrement efficace , qui prend son temps avant de nous asséner le coup de grâce..Et on y va , et on y court car , une fois ferré, le " poisson " que nous sommes ne cherche pas à s'en sortir , et se laisse mener bien sagement vers ......
Joyce Maynard sait " grossir le trait pour mettre à nu " le " plus profond de l'âme humaine ", elle sait , avec brio , démonter les mécanismes pervers , toucher là où ça fait mal , ramener l'homme à sa juste et modeste place et installe le bonheur de l'existence à portée de main , à disposition de tous ceux et celles qui , aux scintillements des flons-flons , à la puissance de l'argent , aux strass et paillettes , préféreront la puissance de l'amour , du vrai , celui du coeur .....Encore faudra- t- il pour chacun et chacune faire preuve d'un minimum d'intelligence , de finesse d'esprit , pour distinguer les nuances de discours bien affutés....Faut - il être " capable de tout " pour intéresser, éblouir, briller , flamber , frimer " ? A vous de voir. Joyce Maynard semble avoir choisi son camp ....
Ceci étant, c'est de la fiction , hein , des belles paroles tout ça qui nous feraient oublier d'aller jouer au loto ! Et si on gagne....Oui , ben chacun " voit midi à sa porte " comme on dit "...En tout cas , n'oubliez pas , si vous allez jouer , portez " le masque " ....( et le vrai , hein , celui qui protège, pas celui qui nous permet d'être un autre ou une autre . )...C'est tellement inconfortable que les masques , ils finissent TOUS par tomber un jour ou l'autre ....comme dans ce très bon roman , quoi ....
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iris29
  28 avril 2019
Lu en un après- midi….
Helen McCabe photographe, est au fond du trou , quarante ans, divorcée, ayant perdu la garde de son fils pour cause d'alcoolisme, cumulant deux jobs pour arriver à faire face à la montagne d'argent qu'elle doit à son avocat… Oui Helen est au plus mal, lorsqu'elle rencontre à une soirée où elle officie comme serveuse, Ava Havilland et son mari, couple très fortuné et charismatique. Elle devient aussitôt leur amie, leur petite protégée, abandonnant sa plus vieille amie.
C'est une amitié fusionnelle et déséquilibrée, puisqu'elle dépend d'eux pour tout, et obéit à leurs moindres caprices. Mais quelque part, ils comblent un grand vide, celui d'une enfance sans amour et attentions, livrée à elle même , et puis , Swift le mari, n'a t'il pas promis les services de son avocat, donc de faire tout son possible pour qu'elle obtienne la garde de son fils ?
Servie par une écriture fluide, et une très douce montée en pression, Joyce Maynard nous offre un roman d'une grande qualité . Très bien construit, il présente une héroïne manipulable, fragilisée par sa solitude et le manque de chance . On sent le désespoir dû à l'éloignement de son fils , le basculement, la montée graduelle de la dépendance, la fascination qu'elle éprouve pour ce couple à qui tout réussit, la fascination aussi pour les beaux objets qui les entourent (vêtements, maison, sculptures , fêtes , etc...). On sent la "gentille " domination, les services qu'elle doit rendre, les doutes qui commencent à l'assaillir. Oui, cette auteure est diabolique au niveau psychologique , parce que très subtile, très fine. Son histoire est ultra vraisemblable, rien à retirer, rien de superflu...
Le titre anglais est plus parlant "Sous influence" , le titre français est plus ironique "De si bons amis". Peut-on parler d'amitié quand elle est aussi déséquilibrée ? Quand une partie a tout et l'autre rien ? Quand l'une a le pouvoir, l'autre ne fait qu'obéir " à l'insu de son plein grè" ? Joyce Maynard multiplie les angles de vue car à l'histoire d' Helen se juxtapose celle de la domestique et sa fille.
Amitié, rapports de domination professionnelle, amicale et amoureuse, influence, manipulation , détournement de la réalité : jusqu'où peut- on aller ?
Apparemment : assez loin ….
Fascinant !

Challenge Mauvais Genres.
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Annette55
  17 juillet 2019
Après « l’homme de la montagne » « Les Filles de l'ouragan », «Long week - end  »voici mon dernier opus de cette auteure qui réussit à me prendre dans ses filets à chaque fois..
Helen Mc Cabe est une femme de quarante ans , isolée, déjà marquée par la vie, enfance peu choyée et mariage raté ...
Photographe amateur, devenue alcoolique à la suite de son divorce avec Dwigt, elle perd la garde de son fils de huit ans Ollie, ...
Elle rejoint les AA, ( alcooliques anonymes ) après ses petits boulots .
Lorsque elle rencontre les Havilland , Ava et Swift , couple californien exubérant et excentrique , fortuné —-adorateur des chiens—-,fantasque —— adepte de fêtes prestigieuses ——un peu mystérieux , elle se réfugie auprès d'eux , se racontant des histoires ,vulnérable, désirant être aimée et protégée ...ils la prennent sous leur aile ....
Elle voit en eux un refuge ——dès lors cédant à tous leurs caprices —-—- Ils deviennent inséparables .
Hélène manque de clairvoyance .
Une seule chose compte à ses yeux : récupérer la garde de son fils.
Le lecteur est emporté au coeur d'une angoissante prise de possession amicale ? Mais il se méfie ..
Amitié réelle ou trompeuse ?
Manipulation ou bienveillance ? Fourberies secrètes , pouvoir exorbitant sur les autres sous des apparences très protectrices ?
Zones grises de l'amitié ? Entre bien et mal ?
L'auteur sait raconter des histoires: les chapitres sont courts , la construction rigoureuse.
Elle ménage habilement le suspense jusqu'aux dernières pages, analyse avec finesse une amitié naissante jusqu'à l'implosion , met en lumière les différentes définitions de l'amitié , les zones d'ombre et les coups fourrés, les pièges , fouille les caractères des personnages avec subtilité .....
Jusqu'où peut- on aller dans le seul but de se protéger ?

Passionnant , envoûtant et éclairant , bluffant...
Un livre sur l'amitié traité de manière très originale.
Mais ce n'est que mon avis, bien sûr .



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Ziliz
  15 février 2020
Récemment divorcée et privée de la garde de son fils pour un problème d'alcoolisme, Helen est une femme seule et vulnérable. Elle a 'la chance' (?) de rencontrer Ava et Swift Havilland. Elle a 50 ans, lui 60, ils sont riches, influents, leur vie est une fête perpétuelle - bien qu'Ava soit immobilisée dans un fauteuil roulant depuis un accident.
Eblouie par « ce lieu scintillant, ce couple magique », Helen est infiniment reconnaissante aux Havilland pour l'attention qu'ils lui portent, d'autant qu'elle n'a jamais connu de véritable foyer, même enfant. Elle qui fréquentait déjà peu de monde, fait encore plus le vide pour passer tout son temps libre avec ces "si bons amis" et même travailler pour eux. On comprend qu'elle se sente revivre en comptant ainsi de nouveau pour quelqu'un, tandis que son fils s'éloigne de plus en plus d'elle...
Le titre original est 'Under The Influence'.
Je ne spoile donc pas si je précise qu'il est question d'emprise psychologique. Surtout qu'on apprend dès le premier chapitre que la rupture est consommée entre Helen et Ava.
J'ai lu quelques histoires sur ce thème, récemment. On y voit que les cibles idéales sont des personnes seules, fragilisées, en cours d'affranchissement d'une autre forme de dépendance (aux parents, pour les jeunes adultes, à un 'mauvais' mari, à une addiction, etc.).
Beaucoup de subtilité dans ce thriller psychologique, Joyce Maynard n'en est pas à son coup d'essai. Mais des lourdeurs aussi : le piège semble grossier, notamment au vu de la façon dont est exploitée Estella - ça devrait alerter, non ? Et toutes ces questions intrusives, impudiques...
Les derniers chapitres me laissent dubitatives.
A faire lire aux jeunes filles/femmes qui se laissent trop facilement charmer par ce qui est beau et brillant, à l'opposé de leur environnement jugé terne et plan-plan.
« 'Mon amie'. Rien que de pouvoir qualifier ainsi Ava m'électrisait. »
Gare au court-circuit, à l'hydrocution, aux risques d'incendie, etc.
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critiques presse (2)
LaCroix   14 janvier 2019
Laissant présager un désastre imminent, Joyce Maynard relate l’amitié d’une femme isolée avec un couple fortuné et charismatique.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Lexpress   14 janvier 2019
Malgré un style sans grand relief, la romancière orchestre habilement la montée en puissance d'une amitié toxique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   09 février 2020
[ un homme éconduit (en veau odieux) ]
Je laissais la majorité des messages sans réponse, à quelques exceptions près, ce qui débouchait éventuellement sur une conversation téléphonique (...). Il me fallait en général une minute pour comprendre que la personne au bout du fil n'était pas mon genre, mais couper une conversation se révélait parfois difficile. Un jour que j'avais réussi à raccrocher sur un 'Je crois que nous sommes mal assortis', une réponse de trois pages a dégringolé dans ma boîte mail. Les qualificatifs dont son auteur usait à mon sujet auraient dû me laisser indifférente, puisque nous ne devions jamais nous rencontrer, pourtant ils m'ont perturbée.
« Salope mangeuse d'hommes. » (Le type signait : 'Rêveur d'impossible.')
« Je connais les filles de ton genre. Personne n'est jamais assez bon pour vous. Et puis, j'ai pas voulu le dire avant, mais ça te ferait pas de mal de perdre quelques kilos, mon chou. Sans compter que tu n'es pas un perdreau de l'année. Et c'est quoi cette histoire de gosse ? C'est quoi une mère qui ne vit pas avec son gamin ? »
(p. 70)
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marina53marina53   26 mars 2019
Si l'homme avec lequel vous avez une liaison vous satisfait pleinement, la tentation ne vous vient pas de porter sur lui un regard critique. De la comparer au mari de votre amie ou de l'observer, dans son vieux peignoir de bain, en reconnaissant qu'il se tient vraiment mal et a du bide. Ni que le peignoir est d'une si médiocre qualité que le mari de votre amie préfèrerait mourir plutôt que de le porter.
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BazartBazart   01 février 2019
À l’époque où pas un jour ne se passait sans que j’entende sa voix, quasiment tout ce que je faisais m’était directement inspiré par ce qu’elle me disait, ou n’avait même pas besoin de dire, parce que je connaissais son opinion, et que cette opinion était aussi la mienne.
Puis vint un temps, long et sombre : elle m’avait chassée de son monde, et la dure réalité de cette trahison se révéla l’élément déterminant de ma vie – excepté d’avoir perdu la garde de mon fils. Privée de l’amitié d’Ava, je restais incapable de me rappeler ce que j’avais pu être sans elle.
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marina53marina53   26 mars 2019
Le lendemain, j’ai raccompagné Ollie chez son père. Il n’a pas pleuré quand je l’ai déposé devant la maison, et je savais qu’il ne le ferait pas ensuite. L’expérience m’avait appris que c’est ainsi que les enfants de parents divorcés se protègent: en se barricadant contre les émotions suscitées par le passage du monde de l’un à celui de l’autre.
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missmolko1missmolko1   25 janvier 2019
Gus et Kay (je les appelais par leur prénom, selon le désir de ma mère) s’étaient connus a dix-sept ans et avaient divorcé quatre ans plus tard – j’avais déjà trois ans. Je ne garde quasiment aucun souvenir de ces année-là, juste la vague image d’un mobil-home avec un ventilateur au plafond tournant sans arrêt. Et d’une garderie où me déposait Kay pour des journées entières, si bien que la directrice rangeait dans un casier des vêtements de rechange à mon intention. (Tout comme, plus âgée, je mettrais une brosse à dents dans ma poche dans l’espoir qu’une copine d’école m’inviterait à passer la nuit chez elle. N’importe quel endroit valait mieux que celui ou je vivais.)
Je me rappelle les masses de sandwichs fourrés à la saucisse et des barres chocolatées. Une station de radio diffusant les tubes des années soixante-dix et la télé allumée en permanence. Des vieux tickets de loterie empiles sur le comptoir du coin cuisine, jamais le numéro gagnant. L’odeur de marijuana et de vin renversé. Des piles de livres de bibliothèque sous mon édredon : ce sont eux qui m’ont sauvée.
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