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ISBN : 284876712X
Éditeur : Philippe Rey (03/01/2019)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 92 notes)
Résumé :
Quand Ava et Swift Havilland, couple de philanthropes fortunés, décident de prendre Helen McCabe sous leur aile, celle-ci est au plus bas. À quarante ans, elle a récemment perdu la garde de son fils Oliver, huit ans, et partage sa semaine entre rencontres aux Alcooliques Anonymes, petits boulots pour un traiteur, et soirées à faire défiler sur son écran les profils d’hommes célibataires de sa région. S’étant réfugiée depuis son enfance derrière des récits de vies fa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  26 mars 2019
Helen est au bord du gouffre... Elle est obligée de faire des extras pour compléter ses maigres revenus en tant que photographe. Divorcée de Dwight, c'est dans l'alcool qu'elle se réfugie. Malheureusement, un soir où elle veut emmener son fils à l'hôpital, elle se fait arrêter. Et c'est la douche froide : on lui retire la garde d'Ollie. C'est lors d'un vernissage, dans une galerie d'art de San Francisco, où elle officie en tant que serveuse, qu'elle fait la connaissance d'Ava Havilland. Au cours de la discussion, cette dernière lui propose de venir dès le lendemain pour faire plus ample connaissance. À Folger Lane, elle rencontre Swift, le mari d'Ava. Ancien dirigeant d'une série de start-up, le couple était en train de créer une fondation, La Niche, afin de secourir les chiens abandonnés. Aussitôt, Ava et Swift, ce couple fortuné, charismatique et excentrique, décide de prendre Helen sous son aile et l'aider, aussi bien professionnellement que personnellement, notamment pour récupérer son fils...
Machiavélique, pervers, c'est ainsi que l'on pourrait qualifier le dernier roman de Joyce Maynard. Car Helen, en faisant la connaissance d'Ava et Swift, pense avoir enfin rencontrer des personnes sincères, gentilles et aimantes. Mais, au fil des jours, des soirées et des confessions, la jeune femme va peu à peu se rendre compte qui se cache derrière ce couple bienveillante et altruiste. À travers ce roman, l'auteur questionne sur la notion d'amitié, d'empathie, d'apparence et du désir d'être accepté et aimé. Nous montrons-nous tels que nous sommes au fond de soi ? Jusqu'où sommes-nous capables de camoufler notre véritable identité ? L'auteur dépeint ainsi une relation peu à peu toxique et nous plonge dans une ambiance de plus en plus tendue et malsaine. Efficace et retors !
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iris29
  28 avril 2019
Lu en un après- midi….
Helen McCabe photographe, est au fond du trou , quarante ans, divorcée, ayant perdu la garde de son fils pour cause d'alcoolisme, cumulant deux jobs pour arriver à faire face à la montagne d'argent qu'elle doit à son avocat… Oui Helen est au plus mal, lorsqu'elle rencontre à une soirée où elle officie comme serveuse, Ava Havilland et son mari, couple très fortuné et charismatique. Elle devient aussitôt leur amie, leur petite protégée, abandonnant sa plus vieille amie.
C'est une amitié fusionnelle et déséquilibrée, puisqu'elle dépend d'eux pour tout, et obéit à leurs moindres caprices. Mais quelque part, ils comblent un grand vide, celui d'une enfance sans amour et attentions, livrée à elle même , et puis , Swift le mari, n'a t'il pas promis les services de son avocat, donc de faire tout son possible pour qu'elle obtienne la garde de son fils ?
Servie par une écriture fluide, et une très douce montée en pression, Joyce Maynard nous offre un roman d'une grande qualité . Très bien construit, il présente une héroïne manipulable, fragilisée par sa solitude et le manque de chance . On sent le désespoir dû à l'éloignement de son fils , le basculement, la montée graduelle de la dépendance, la fascination qu'elle éprouve pour ce couple à qui tout réussit, la fascination aussi pour les beaux objets qui les entourent (vêtements, maison, sculptures , fêtes , etc...). On sent la "gentille " domination, les services qu'elle doit rendre, les doutes qui commencent à l'assaillir. Oui, cette auteure est diabolique au niveau psychologique , parce que très subtile, très fine. Son histoire est ultra vraisemblable, rien à retirer, rien de superflu...
Le titre anglais est plus parlant "Sous influence" , le titre français est plus ironique "De si bons amis". Peut-on parler d'amitié quand elle est aussi déséquilibrée ? Quand une partie a tout et l'autre rien ? Quand l'une a le pouvoir, l'autre ne fait qu'obéir " à l'insu de son plein grè" ? Joyce Maynard multiplie les angles de vue car à l'histoire d' Helen se juxtapose celle de la domestique et sa fille.
Amitié, rapports de domination professionnelle, amicale et amoureuse, influence, manipulation , détournement de la réalité : jusqu'où peut- on aller ?
Apparemment : assez loin ….
Fascinant !

Challenge Mauvais Genres.
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Annette55
  17 juillet 2019
Après « l’homme de la montagne » « Les Filles de l'ouragan », «Long week - end  »voici mon dernier opus de cette auteure qui réussit à me prendre dans ses filets à chaque fois..
Helen Mc Cabe est une femme de quarante ans , isolée, déjà marquée par la vie, enfance peu choyée et mariage raté ...
Photographe amateur, devenue alcoolique à la suite de son divorce avec Dwigt, elle perd la garde de son fils de huit ans Ollie, ...
Elle rejoint les AA, ( alcooliques anonymes ) après ses petits boulots .
Lorsque elle rencontre les Havilland , Ava et Swift , couple californien exubérant et excentrique , fortuné —-adorateur des chiens—-,fantasque —— adepte de fêtes prestigieuses ——un peu mystérieux , elle se réfugie auprès d'eux , se racontant des histoires ,vulnérable, désirant être aimée et protégée ...ils la prennent sous leur aile ....
Elle voit en eux un refuge ——dès lors cédant à tous leurs caprices —-—- Ils deviennent inséparables .
Hélène manque de clairvoyance .
Une seule chose compte à ses yeux : récupérer la garde de son fils.
Le lecteur est emporté au coeur d'une angoissante prise de possession amicale ? Mais il se méfie ..
Amitié réelle ou trompeuse ?
Manipulation ou bienveillance ? Fourberies secrètes , pouvoir exorbitant sur les autres sous des apparences très protectrices ?
Zones grises de l'amitié ? Entre bien et mal ?
L'auteur sait raconter des histoires: les chapitres sont courts , la construction rigoureuse.
Elle ménage habilement le suspense jusqu'aux dernières pages, analyse avec finesse une amitié naissante jusqu'à l'implosion , met en lumière les différentes définitions de l'amitié , les zones d'ombre et les coups fourrés, les pièges , fouille les caractères des personnages avec subtilité .....
Jusqu'où peut- on aller dans le seul but de se protéger ?

Passionnant , envoûtant et éclairant , bluffant...
Un livre sur l'amitié traité de manière très originale.
Mais ce n'est que mon avis, bien sûr .



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sabine59
  21 juillet 2019
Suite au ressenti d'Annette , je me suis précipitée sur ce dernier livre de Joyce Maynard, dont j'ai lu et apprécié de nombreux romans. Et c'est encore une réussite !
L'emprise...Qu'elle soit amicale, amoureuse, idéologique ou sectaire, quelle fascination elle exerce sur l'être qui la subit, quels ravages elle commet aussi!
Car il s'agit bien ici d'emprise. Toile d'araignée dans laquelle Helen se laissera enfermer , proie parfaite pour les Havilland. Car Helen est fragilisée par son divorce et surtout la perte de la garde de son petit garçon de 5 ans, Ollie, suite à des problèmes d'alcool... La rencontre avec Ava et Swift, présentés comme un couple mythique, riche, charismatique et fort amoureux, va bouleverser sa vie.
Enfin on s'intéresse à elle, en manque d'affection depuis l'enfance, négligée par ses parents. En manque de reconnaissance pour ses talents de photographe. Même quand elle se rend compte qu'elle est complètement sous influence, Helen ne peut que constater:" Soudain l'évidence s'est imposée: il n'y avait pas une seule composante de ma vie actuelle qui ne provienne directement des Havilland. Mes amis, mon gagne-pain, jusqu'à mes vêtements, Ava et Swift répondaient de tout."
Jusqu'où va-t-elle se laisser entraîner? Comment tout cela va-t-il se terminer? Je vous laisse le découvrir, ce roman prend effet très vite des allures de thriller.
Le lecteur est envoûté par cette histoire d'amitié dangereuse pour l'esprit et le coeur. Mensonges, manipulation, revirements qui font froid dans le dos, perte de personnalité... Tous ces thèmes sont développés avec finesse et sens psychologique.
Un roman à lire, c'est sûr !
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Bazart
  01 février 2019
Il y a des auteurs qu'on aime mais qui écrivent un peu toujours le même livre. Entre un jour tu raconteras cette histoire (l'avant dernier livre de Joyce Maynard qui nous avait fait chavirer d'émotions ) et ce "De si bons amis" qui vient de sortir toujours aux éditions Philippe Rey, (titre français; Under the influence en anglais ), les intrigues n'ont rien à voir.
Cette fois , Joyce Maynard nous raconte l'histoire d'Hélène McCabe qui est au fond du trou et qui rencontre un couple de riches Californiens qui lui tend la main... Mais sont ils si désintéressés qu ils ne paraissent au premier abord ?
En y réfléchissant bien, il y a au moins un trait commun entre chaque livre de l'auteur : sa capacité à dresser des portraits de femmes complexes et touchants.
La grande réussite du livre de Joyce Maynard est bien de parvenir à instiller peu à peu un sentiment diffus de malaise, mettre le lecteur sur le qui vive, construire une histoire qui bascule peu à peu dans l'amitié toxique en nous tenant, nous lecteur, sous influence.
On vous l'accorde aisément: il ne s'agit sans doute pas de notre roman préféré de Joyce Maynard mais on s'y laisse assurément prendre avec plaisir guettant le moment où le "rêve américain" bascule en drame.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (2)
LaCroix   14 janvier 2019
Laissant présager un désastre imminent, Joyce Maynard relate l’amitié d’une femme isolée avec un couple fortuné et charismatique.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Lexpress   14 janvier 2019
Malgré un style sans grand relief, la romancière orchestre habilement la montée en puissance d'une amitié toxique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   26 mars 2019
Si l'homme avec lequel vous avez une liaison vous satisfait pleinement, la tentation ne vous vient pas de porter sur lui un regard critique. De la comparer au mari de votre amie ou de l'observer, dans son vieux peignoir de bain, en reconnaissant qu'il se tient vraiment mal et a du bide. Ni que le peignoir est d'une si médiocre qualité que le mari de votre amie préfèrerait mourir plutôt que de le porter.
+ Lire la suite
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BazartBazart   01 février 2019
À l’époque où pas un jour ne se passait sans que j’entende sa voix, quasiment tout ce que je faisais m’était directement inspiré par ce qu’elle me disait, ou n’avait même pas besoin de dire, parce que je connaissais son opinion, et que cette opinion était aussi la mienne.
Puis vint un temps, long et sombre : elle m’avait chassée de son monde, et la dure réalité de cette trahison se révéla l’élément déterminant de ma vie – excepté d’avoir perdu la garde de mon fils. Privée de l’amitié d’Ava, je restais incapable de me rappeler ce que j’avais pu être sans elle.
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marina53marina53   26 mars 2019
Le lendemain, j’ai raccompagné Ollie chez son père. Il n’a pas pleuré quand je l’ai déposé devant la maison, et je savais qu’il ne le ferait pas ensuite. L’expérience m’avait appris que c’est ainsi que les enfants de parents divorcés se protègent: en se barricadant contre les émotions suscitées par le passage du monde de l’un à celui de l’autre.
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missmolko1missmolko1   25 janvier 2019
Gus et Kay (je les appelais par leur prénom, selon le désir de ma mère) s’étaient connus a dix-sept ans et avaient divorcé quatre ans plus tard – j’avais déjà trois ans. Je ne garde quasiment aucun souvenir de ces année-là, juste la vague image d’un mobil-home avec un ventilateur au plafond tournant sans arrêt. Et d’une garderie où me déposait Kay pour des journées entières, si bien que la directrice rangeait dans un casier des vêtements de rechange à mon intention. (Tout comme, plus âgée, je mettrais une brosse à dents dans ma poche dans l’espoir qu’une copine d’école m’inviterait à passer la nuit chez elle. N’importe quel endroit valait mieux que celui ou je vivais.)
Je me rappelle les masses de sandwichs fourrés à la saucisse et des barres chocolatées. Une station de radio diffusant les tubes des années soixante-dix et la télé allumée en permanence. Des vieux tickets de loterie empiles sur le comptoir du coin cuisine, jamais le numéro gagnant. L’odeur de marijuana et de vin renversé. Des piles de livres de bibliothèque sous mon édredon : ce sont eux qui m’ont sauvée.
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Annette55Annette55   17 juillet 2019
«  Parfois les gens vous déçoivent terriblement.
Même les adultes .Spécialement les adultes , peut- être .
On aime beaucoup une certaine personne, on croit pouvoir lui faire confiance , et elle vous laisse tomber .Ça ne signifie pas qu’il ne faut plus jamais aimer quelqu’un.
Juste qu’il faut être sûr que quelqu’un le mérite.
Allais - Je vraiment devoir dire ça à un enfant de huit ans ? »
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Videos de Joyce Maynard (46) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joyce Maynard
J.D. Salinger to Joyce Maynard " The Problem with You is You Love The World "
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