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Lena Grumbach (Traducteur)Catherine Marcus (Traducteur)
ISBN : 2742788255
Éditeur : Actes Sud (31/10/2009)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 664 notes)
Résumé :
Elle, c'est Mariana, mais leur rencontre fut assez fracassante pour qu'il la surnomme Tarzan. Lui, il s'appelle Janne, pour de vrai. Mère célibataire, elle élève seule deux enfants, caresse le souvenir de leur fantasque père évaporé dans la nature et tente de nourrir sa petite famille malgré des fins de mois asphyxiantes. Lui, il roule en Lamborghini, papillonne sans s'engager avec de jeunes femmes forcément cadres, élégantes et dynamiques, et déteste que des marm... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (90) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  30 mars 2016
Chabadabada, oui . Mais pas que!
Un homme rencontre une femme.
Lui, il s'appelle Janne , - [Bon, ça se passe en Suéde, qu'est ce que j'y connais moi, aux noms Suédois...], il a bien réussi dans la vie, roule en Lamborghini dernier cri - [Bon, qu'est ce que j'y connais moi aux voitures..].
Un jour , il tombe littéralement sur Mariana et la surnomme Tarzan . [Bon, qu'est ce que j'y connais moi, en humour lourdingue...].
Elle ne correspond pas du tout à ses canons esthétiques : mono-sourcil, épilation du maillot à revoir , et marmaille insupportable , (du genre qui braille, qui pisse et tout et tout... ) , et un job de prof d'arts plastiques à mi-temps . Le père des enfants est parti depuis un certain temps et depuis , c'est un peu la dèche . Mariana n'a pas un rond .
Et va savoir pourquoi , ces deux là s'entendent super bien sexuellement et Janne tombe amoureux . Mais pas Tarzan , qui reste ,folle--raide-dingue de son dingo d'ex .
[ Bon, ça j'ai pas trop compris, mais qu'est ce que j'y connais moi, en"Mâles IKEA"...].
Chaque personnage s'exprimera à tour de rôle dans les différents chapitres . Et ça , c'est très habile de la part de Katarina Mazetti , qui nous fait pénétrer "à l'intérieur " de l'intimité de chacun, de leurs pensées, leurs obsessions aussi parfois, de leur folie, ou de leurs ennuis financiers .
Sa plume est une "très bonne actrice"(!) . Tour à tour enfantine, folle, inquiète.
Mon édition à moi (Gaïa) , a des pages rose-dragé , du plus bel effet .
J'ai juste un reproche à faire sur la "marmaille ", le trait est un peu forcé, un peu agaçant,un peu caricatural : les gosses de pauvres ne sont pas forcément mal-élevés -[ Enfin , qu'est ce que j'y connais moi , en enfants suédois]...
Et puis , la fin : bof bof .
[ mais qu'est ce qui j'y connais moi en fins de critique ..].
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claireo
  12 janvier 2017
Le livre qui m'a fait découvrir Katarina Mazetti. Et j'ai adoré.
Le ton de l'auteur, l'humour, la peinture sociale, les difficultés des personnages, la rencontre inattendue et improbable de personnes totalement éloignées, tout m'a plu. Mais c'est surtout la manière d'écrire de Katarina Mazetti qui m'a enthousiasmée. C'est drôle, un peu désespéré, et très bien écrit.
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Clelie22
  25 août 2015
Lui, Janne. Elle, Tarzan. Ça ne s'invente pas ! Ou plutôt, si. Parce qu'il n'y a que dans un roman que l'on peut trouver des personnages et des situations aussi improbables. Et pourtant, avec son histoire d'amour invraisemblable entre un jeune golden boy et une mère de famille célibataire flanquée de deux bébés singes morveux, pisseurs, vomisseurs et bêtisiers comme on en fait pas, Katarina Mazetti dit beaucoup de choses justes sur la réalité du monde, sur les fins de mois difficiles (les 30 derniers jours...), sur l'argent qui ne fait pas le bonheur, sur la dignité des pauvres, sur les relations superficielles et les sentiments vrais... le tout est livré dans un style alerte qui donne régulièrement envie de recopier une phrase ou un paragraphe dans la catégorie citations de Babelio.
Un bon moment de lecture.
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Heureuse
  30 septembre 2010
Après avoir lu "le mec de la tombe d'à côté" j'ai eu envie de retrouver cette auteure.
J'avais lu des avis assez négatifs, déçus.
Pourtant j'ai adoré cette histoire.
C'est vrai qu'on reprend un peu le même principe : deux personnes que tout oppose tombent amoureuses l'une de l'autre. On a encore l'histoire racontée par les deux voix des protagonistes principaux.
Mais il y a un plus.
La voix des enfants se fait entendre et elle donne un point de vue tout à fait intéressant sur cette histoire.
Le regard sur la pauvreté également.
Cette mère de famille travaille et pourtant arrive à peine à nourrir ses deux enfants. Sa pauvreté, son manque de trésorerie d'avance lui coûte cher, comme c'est très bien expliqué dans le chapitre "qui a les moyens d'être pauvre?". Elle souffre de ne pas pouvoir s'occuper convenablement de ses enfants et elle souffre du regard, de l'incompréhension des autres.
J'ai été énormément touchée par ce personnage de femme/mère qui lutte, souffre tout en gardant de l'énergie pour ses enfants. J'ai aimé sa pudeur, son orgueil vis-à-vis de Janne. J'ai même eu les larmes aux yeux par moments (midinette for ever).
A noter : un livre très facile à lire car découpé en chapitres très courts aux titres souvent bien vus.
Bref, un livre que je conseille très chaudement!
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LydieetsesLivres
  24 novembre 2013
La rencontre entre Tarzan (Mariana) et Janne est des plus rocambolesques. Katarina Mazetti nous présente deux personnages qu'a priori tout oppose.
Mariana est une maman solo avec deux jeunes enfants, elle est professeur d'arts plastiques à mi-temps… les fins de mois sont difficiles. Elle nourrit le secret espoir que son ancien compagnon, père des enfants, réapparaisse et que leur ancienne vie reprenne.
Janne a dix ans de moins que Mariana. Il est très riche au point de ne pas savoir comment dépenser son argent. Il est un homme à femmes, et ne s'attache jamais… un eternel adolescent roulant en Lamborghini.
Le sort va faire que ces deux personnes qui ne vivent pas dans le même monde se croisent puis chacun d'eux va solliciter une autre rencontre. Elle ayant besoin de lui pour amener un enfant à l'hôpital, lui ayant besoin d'elle pour récupérer un sac remplis de vêtements sentant le pipi.
J'ai été émue par ses deux personnages. Mariana qui peine de toutes ses forces pour remplir chaque jour l'assiette de ses enfants, pour leur organiser des activités à moindre prix. Sous les mots de Katarina Mazetti, on ressent la complexité d'élever deux enfants avec un demi salaire sans jamais tomber dans le misérabilisme, car l'auteur donne à Mariana un caractère très fort fait de dignité et de fierté. Janne, un homme que l'on pourrait penser aux premiers abords hautain et radicalement insupportable, nous apparaît peu à peu attentionné, sensible et affectueux.
Heureusement, cette histoire d'amour est loin d'être de tout repos, de nombreux obstacles parsèment la route de leur idylle. Finalement, rien de bien original dans cette histoire mais Katarina Mazetti fait de ce roman une histoire douce et délicieuse, en particulier grâce à son récit à trois voix, en effet nous lisons les mots de Mariana et Janne évidemment mais aussi des enfants. Les mots des enfants sont absolument attendrissants et amusants.
Un roman délicat qui m'a procuré beaucoup de plaisir à la lecture. J'ouvrirai rapidement d'autres romans de Katarina Mazetti.
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Citations & extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   29 mars 2016
Il ne faut pas croire pour autant que les profs diplômés en arts plastiques aient une côte d'enfer dans cette école . Quand il en manque pour certaines heures , le proviseur fait venir ce qu'il trouve à l'ANPE, des élèves en formation pour adultes qui ont suivi les cours de base d'esthétique, des céramistes du dimanche à l'esprit profond , un peu de tout , quoi . La prof de musique a le même problème : comment ça , il suffit de savoir gratter un peu pour enseigner la musique , non ? Quand elle était en congé maternité , son poste était d'abord assuré par un organiste à la retraite et ensuite par le batteur d'un groupe de rock en désintoxication . J'aurais voulu les voir remplacer un prof de math par un vieil expert-comptable ou un joyeux étudiant avec un boulier !
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AelleAelle   28 janvier 2015
Tu n’as pas remarqué que d’une étrange façon la procréation est presque devenue l’affaire privée de la femme au cours de ce siècle ? il faut qu’on soit préparées à être quittées avec une flopée d’enfants et le compte dans le rouge. C’est pareil partout dans le monde, je l’ai lu l’autre jour : plus d’un tiers des familles avec enfants ont une femme seule comme chef. En Afrique, en Amérique du sud, en Asie. Je n’arrive pas à comprendre comment on en est arrivé là ! Des papas qui se tirent, des papas qui s’en foutent, des papas qui croient qu’ils sont concernés alors qu’il y a toujours quelque chose qui coince. Ou alors ceux qui sont carrément inaptes à être papas, comme Kenny.
[…]
oui, bien sur, je sais qu’il existe des papas divorcés qui prennent leurs responsabilités et assurent la moitié du temps. La plupart du temps ils ont déjà trouvé du renfort, une nouvelle petite femme qui lutte pour trouver sa place et devenir copine avec ses mômes et qui répond présente à cent cinquante pour cent. En général, ces papas-là ont les moyens de payer cet équipement de hockey que les mamans ne peuvent pas payer, ou un voyage en Thaïlande avec la nouvelle épouse et les anciens enfants… et c’est vers ça que les gosses sont attirés, et tout à coup la maman se retrouve là toute seule sans rien du tout.
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iris29iris29   28 mars 2016
[...] , pour elle je n'étais sans doute qu'un violeur bourré disposant d'une voiture . Qu'est ce qu'elle me voulait ? L'idée m'a traversé qu'elle avait l'intention de porter plainte pour acte de violence , et puis quoi encore ? Pour autant que je me souvienne elle était tombée à la renverse les jambes et les bras écartés , comme un livre qui s'ouvre à l'endroit qu'on préfère .
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BMRBMR   21 avril 2010
...] Quand j'étais petite, on dessinait les pauvres avec des vêtements rapiécés, des morceaux de tissu rajoutés de couleurs différentes, cousus avec de gros points. On utilisait la même technique pour dessiner des trolls. Pendant longtemps, je ne faisais pas trop la différence entre les trolls et les pauvres, je savais seulement que les pauvres étaient tristes et les trolls horribles.
Aujourd'hui je sais que nous, les pauvres, nous avons pas mal de choses en commun avec les trolls. Par exemple, les gens croient que nous n'existons pas.
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AelleAelle   28 janvier 2015
La rentrée n’a pas été pire que d’habitude cette année. Un prof d’arts plastiques ne reste jamais en tête à tête avec l’ensemble des élèves d’une classe et il ne dispose que de trois, quatre heures par semaine pour apprendre tranquillement à les connaitre – dans mon entourage, il y a des profs de suédois qui ont les mêmes élèves des années durant et en parlent comme s’ils faisaient partie de leur famille – alors que moi, je dois mémoriser les noms de troupeaux égarés qui défilent, patchwork d’élèves de différentes sections, et ça peut faire plusieurs centaines de jeunes en tout. Dans quel autre boulot est-ce qu’on vous met face à des centaines de personnes inconnues tous les jours ? D’accord, c’est le cas des comédiens – mais ils n’ont pas à apprendre le noms de chaque spectateur pour ensuite noter sa capacité créative ! Et on a intérêt à apprendre le nom des élèves sans tarder, pour s’éviter des problèmes. Il y a toujours une horde guillerette qui s’en donne à cœur joie sous la protection de l’anonymat et si je ne connais pas leurs noms, comment savoir qui est présent ou pas ? C’est suivi d’aucun effet quand un prof rugit "Toi là, avec la casquette noire, pas de hip-hop dans la classe !"… sans parler des rires qui roulent dans la salle si on appelle Oscar Olle. Et je peux les comprendre, je me souviens combien ça m’écorchait quand un prof me regardait et m’appelait Marianne et Maria.
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