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EAN : 9782253136125
635 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/02/1995)
  Existe en édition audio
4.23/5   345 notes
Résumé :
L'affrontement fait rage entre ceux qui, comme le très catholique Henri III, désirent faire coexister les deux Églises, et la Ligue, entretenue par l'or espagnol, qui ne rêve que de bûchers. À la mort d'Henri III, la France voit grandir l'étoile du huguenot Henri de Navarre, le futur Henri IV. Pierre de Siorac combat dans son armée avant de redevenir agent secret pour de périlleuses missions dans Paris aux mains de la Ligue...
Sur un rythme endiablé, Robert ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
kouette_kouette
  01 mai 2020
On se rapproche doucement de la fin du XVIe siècle aux côtés de Pierre de Siorac.
Il a désormais la quarantaine, et même s'il lui arrive encore de révéler aux jeunes femmes les herbes à utiliser et où les mettre pour éviter une grossesse, il pratique un peu moins la médecine pour se frotter plus volontiers aux combats et aux missions secrètes.
Avec ce personnage royaliste avant tout - lui, est protestant converti au catholicisme - on assiste à la triste fin de règne d'Henri III pour enchaîner avec les débuts houleux de celui qui deviendra Henri IV, puisqu'on ne peut devenir roi de France sans capitale.
Entre la bataille d'Ivry et le siège de Paris, on concède que malgré les enjeux politiques très bien expliqués, l'ambiance mortifère est glaçante, que ce soit par soif de victoire sur un champ de bataille ou par faim de pain dans une ville assiégée. Dans ce contexte, on ne peut qu'être rassuré par l'humanisme, le courage, la gentillesse de Pierre, et même par son irrésistible appétit pour les femmes, alors que ce profil aurait pu nous paraître comme parodique ailleurs.
L'histoire nous est très bien vendue, en somme.
À ce stade des mémoires de notre Pierre, je me suis surprise à réaliser que je n'avais pas consulté une seule fois le glossaire des mots anciens ou occitans mis à disposition du lecteur, et surtout qu'en continuant cette saga, j'allais forcément assister à la mort des personnages principaux.
À ce stade, je ne peux plus nier mon attachement aux gens qui font cette histoire.
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SophieLesBasBleus
  29 avril 2019
Le volume précédent se terminait sur l'assassinat du Duc de Guise, à Blois et sur l'espoir que le rapprochement entre Henri III et Henri de Navarre ne rencontrerait plus d'obstacles. C'est Pierre de Siorac qui est chargé de la première prise de contact et les négociations avancent tant bien que mal, alors que le parti des catholiques, la Ligue, occupe les principales villes du royaume. En août 1589, Henri III est assassiné par le moine Jacques Clément, armé par les catholiques fanatiques. le chagrin de notre héros ne l'empêche pas de se mettre au service d'Henri de Navarre pas encore tout-à-fait Henri IV puisqu'il lui reste à reconquérir les villes ligueuses. La conversion d'Henri IV, qui clôt ce volume, est peut-être un premier pas vers la paix ?
Toujours éblouie par cette cavalcade à travers une période troublée de l'Histoire de France qui trouve de nombreuses résonances avec notre époque ! A la manière d'un miniaturiste, Robert Merle s'attache à décrire chaque personnage, aussi bien d'un point de vue physique que psychologique et moral. Bien loin de ralentir le récit, ces portraits l'animent et lui donnent vie. Cette manière de ne négliger aucun détail tout en insufflant un rythme galopant à l'intrigue est absolument époustouflante !
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LPV
  15 avril 2019
Encore un épisode des aventures trépidantes de mon beau et grisonnant Pierre de Siorac. On ne s'en lasse pas. Même si, ça y est, au plaisir de le suivre pas à pas se mêle l'angoisse de la fin. Pour l'histoire, pour lui, et pour le fringant baron de Mespech. Des déguisures, des femmes en détresse, une ville assiégée, notre baron marchand drapier est toujours là où il faut quand il faut. Ligue, hérésie, et Henri IV sur le trône, l'ambiance est explosive. Plus il y a de danger, plus il semble heureux. Jamais il n'a été si loin si longtemps de sa femme, de ses enfants, et de sa baronnie. On ne le remarque presque pas : il y a tant à vivre ailleurs ! Certains personnage manquent au lecteur, à la belle lectrice, mais ils marquent par leur absence flamboyante le début d'un nouveau règne.
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gill
  07 juin 2012
Pierre de Siorac, d'abord soldat dans les armées du roi, retourne sur les instances de celui-ci à ses périlleuses missions secrètes dans Paris occupé par la ligue.
Pierre de Siorac peint de façon saisissante la société et les personnages de son époque, qu'ils soient célèbres où obscurs.
Robert Merle, l'auteur inoubliable de "Malevil", de "la mort est mon métier" et de quatre tomes consacrés à un théâtre brillant et intelligent, nous offre dans ce cinquième chapitre de sa formidable série "Fortune de France" un livre d'histoire vivant et romancé. Il ne se laissera refermer qu'à son épilogue.
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Mondaye
  08 avril 2016
Cinquième toujours aussi sympathique, même si ayant récemment lu Les rois maudits, je ne peux m'empêcher par contraste de le trouver un peu trop... gentillet?
Certes, les massacres des huguenots, la guerre de religion, les trahisons et autres complots sont bien présents, mais malgré un point de vue interne, on s'en sent moins proche et horrifié que par les atrocités qui habitent l'oeuvre de Druon.
Et de même, l'oeuvre est plus manichéenne, en ce sens que le héros étant personnage de l'Histoire, il est tout de même partie pris, et considère par conséquent ses rois comme les meilleurs, et les méchants sinon noirs comme suie, du moins suffisamment pour qu'on ai du mal à les dire gris.
Mais sinon, un plaisir que de suivre notre héros vieillissant, mais toujour alerte dans ses nouvelles aventures
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   20 juin 2012
Tout passe : notre siècle, notre terre et nous-même, et fort heureusement, l'avenir reste clos et celé à nos yeux, lequel, s'il nous était connu, fanerait nos joies dans l'instant de leur conception.
Ainsi en eût-il été pour moi de l'exaltant moment où tomba le Guise sa mort soulageant le roi, et nous tous qui l'aimions, d'un poids insufférable - soulagement qui eût fait place pourtant tout de gob à un irrémédiable désespoir, si nous avions pu prévoir la male fortune qui, moins d'une année plus tard, accabla notre pauvre maître.
J'aimerais comme un peintre sur un tableau, immobiliser ce moment où le duc de Guise, percé de coups et gisant, géantin et sanglant, au pied du lit royal, le roi sur le seuil de son cabinet neuf, et en croyant à peine ses yeux de la mort de son ennemi, me dit de l'examiner....
(extrait du chapitre I de l'édition parue chez "Presses Pocket" en 1986)
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kouette_kouettekouette_kouette   26 avril 2020
[Henri IV :]
- Si par la prière que vous m'avez faite, vous désirez seulement le salut de mon âme, je vous remercie. Mais si vous ne souhaitez ma conversion que pour la crainte qu'un jour je vous contraigne à vous convertir, vous errez ! Mes actions répondent à cela. En outre, Messieurs, est-il vraisemblable qu'une poignée de gens de ma religion puisse contraindre un nombre infini de catholiques à une conversion à laquelle, en un demi-siècle de combat, ce nombre infini n'a pu réduire cette poignée ?
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ddhddh   31 janvier 2018
Benoîte Vierge ! dit Tronson, voilà de l’ouvrage de bon Dieu faite à la diable ! Bredin-bredac ! Viens-tu ! vas-tu ! Ce n’est point parce que le mort est petit, qu’il faut le petitement prier ! Ventre Saint-Antoine ! Si je façonnais mes cercueils, comme ce moine ses prières, la terre et les vers les déferaient en six mois.
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meknes56meknes56   01 octobre 2019
N'est-ce pas, pourtant, le piège ambigueux de toute politique que d'aucunes décisions ne sauraient être bonnes à la fois à court et long terme ?
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meknes56meknes56   01 octobre 2019
J'aimerais comme un peintre sur un tableau, immobiliser ce moment où le duc de Guise, percé de coups et gisant, géantin et sanglant, au pied du lit royal, le roi sur le seuil de son cabinet neuf, et en croyant à peine ses yeux de la mort de son ennemi, me dit de l'examiner.
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Videos de Robert Merle (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Merle
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=64092
Pour que la chirurgie orthopédique ait pu atteindre son degré actuel de fiabilité, il a fallu une organisation hospitalière nouvelle, la création de la spécialité, son enseignement à grande échelle, la pratique d'une délibération collective rigoureuse et honnête de chaque indication opératoire, y associer médecins experts et anesthésistes, exiger une pratique opératoire efficace et applicable par tous, publier les résultats sans masquer les échecs. Tout cela, nous le devons à un assembleur. Robert Merle d'Aubigné est celui auquel les chirurgiens orthopédistes français actuels doivent de pratiquer aujourd'hui.
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