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EAN : 9782253135364
667 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.23/5 (sur 556 notes)
Résumé :
1563-1567: quatre années de paix entre catholiques et protestants de France. Paix fragile, mais suffisante pour que Pierre de Siorac, héros de Fortune de France, et son frère Samson soient envoyés par leur père étudier la médecine à Montpellier.
Voici nos deux frères huguenots sur les grands chemins du royaume, puis parmi les docteurs et apothicaires de l'Ecole de Médecine fameuse dans toute l'Europe. Dissections nocturnes, sorcellerie, amours de grandes dame... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
  28 février 2016
Et me voilà à nouveau pantelante et réjouie de retrouver le jeune et ardent Pierre de Soriac !
Dans ce second tome, nous suivons Pierre, son frère Samson et son fidèle valet Miroul jusqu'à Montpellier, où notre jeune héros est envoyé par son père pour entreprendre des études de médecine.
Dans cette France de la Renaissance, la renommée de l'Ecole de médecine de Montpellier est considérable. En 1556, c'est le premier collège à se doter d'un amphithéâtre consacré à l'examen des cadavres. Cette école a vu passer d'illustres personnages, comme Rabelais qui y a soutenu ses thèses mais aussi le Docteur Rondelet que nous apercevons en ce début de roman.
Ambiance studieuse, me direz-vous ?
Nenni.
Le valeureux et impétueux Pierre de Siorac nous entraîne, et parfois bien malgré lui, dans des aventures périlleuses et picaresques. Et même si cette époque troublée entre huguenots et papistes se targue déjà de ses atrocités, le ton employé par notre jeune narrateur reste enjoué et pétillant. A l'instar de Rabelais, ce jeune homme de seize ans, assoiffé de savoir, aime aussi la bonne chère, le bon vin et court le guilledou. Pour notre plus grand plaisir ! Mais pas toujours pour le sien ! Ses "vertes" passions se solderont par bien des déboires et parfois même par des événements tragiques. Mais je vous rassure, notre héros, fort de son honnêteté d'esprit et de son charisme, saura trouver des appuis bien placés pour se sortir des situations les plus délicates. C'est dans ce deuxième tome que L Histoire prendra également toute sa place, en mettant en scène quelques personnages historiques comme le Vicomte de Joyeuse et son fils Anne.
Robert Merle réussit, avec un talent inouï, ce pari de mêler Histoire et aventures fictives, tout en employant une langue belle, utilisant brillamment mots anciens et occitans sans pour autant rendre la lecture difficile.
Bref, un régal !

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Gwen21
  10 mars 2014
Les années de jeunesse de Pierre de Siorac, héros de la série historique "Fortune de France", sont moins vertes qu'écarlates.
Après un premier tome palpitant qui plantait le décor d'une saga romanesque colossale servie par la superbe plume de son auteur et bercée par la langue De La Renaissance reconstituée avec brio, voici que Pierre et son frère Samson quittent le château de Mespech pour étudier la médecine en la ville de Montpellier où ils suivront un enseignement qui ne manquera pas de faire lever le sourcil au lecteur d'aujourd'hui !
Écarlates sont donc ces vertes années car malgré les efforts de conciliation pratiqués au plus haut niveau du royaume de France, l'hostilité entre Catholiques et Huguenots ne connaît pas de répit et c'est justement à Montpellier que les deux jeunes seigneurs périgourdins vont être les témoins d'un massacre sanglant (comme tous les massacres).
L'action de "Fortune de France", en conquérant de nouveaux horizons, prend son essor et le lecteur est entraîné avec plaisir et curiosité dans les aventures de son héros pour lequel il ressent de plus en plus d'attachement. Pierre de Siorac grandit, mûrit et connaît les premiers émois du coeur. de nouveaux personnages, plus politiques et officiels que dans le tome précédent, font réellement toucher du doigt la réalité historique du récit, étroitement liée à la fiction patiemment et savamment brodée par Robert Merle.
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kouette_kouette
  09 juin 2019
1566 - 1567
Charles IX est au pouvoir (et sa mère Catherine de Médicis)
On retrouve notre Pierre de Siorac, cadet d'un bon baron du Périgord devant faire sa fortune, sur la route de Montpellier où il va étudier la médecine. Il est accompagné de son gentil et très beau frère bâtard Samson et de leur habile valet Miroul.
L'histoire se déroule sur une seule année dans ce tome et pourtant il y a de la matière pour ne pas s'ennuyer. En plus de l'ambiance conflictuelle entre huguenots et papistes, on a droit à un joli coup de projecteur sur ce qu'on appellerait aujourd'hui la médecine de ville et qui se résumait à l'époque aux médecins, barbiers et apothicaires.
Évidemment, le langage que Robert Merle utilise dans cette saga n'est pas pour rien dans l'attention du lecteur, lui rappelant avec ingéniosité que la langue relève d'une certaine logique, à laquelle on se (re-)familiarise au cours de la lecture.
Je ne dis pas que la vigueur que met Pierre à « courir le cotillon » n'est pour rien dans l'assiduité du lecteur, mais les mots et expressions utilisés par Robert Merle nous font un peu plus voyager dans le temps.
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gill
  06 juin 2012
Durant quatre années entre 1563 et 1567, les affrontements entre catholiques et huguenots marquent le pas et la paix semble régner.
Le baron de Mespech peut alors, en toute sécurité, envoyer Pierre et Samson faire leurs études de médecine à Montpellier.
Robert Merle nous peint ici une fresque colorée et vivante de ce XVIème siècle où la mort et l'horreur étaient quotidiennement présentes sans que jamais fissent défaut chez le héros de ces aventures la soif de savoir et la gaieté d'esprit.
Ce deuxième chapitre achève de mettre en place les personnages de la formidable série "Fortune de France", l'intérêt suscité dès le premier tome y sera présent dans chacun des treize opus.
C'est un énorme cadeau que nous fait Robert Merle.
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Symphonia2
  14 juillet 2019
Deuxième livre d'une série de treize romans, ce tome est à la hauteur du premier. Celui-ci raconte l'arrivée et les aventures de Pierre de Siorac, de Samson et de Miroul à Montpellier. On a ainsi quitté la campagne et le domaine de Mespech, avec beaucoup de regrets pour ma part. J'avais beaucoup aimé découvrir la vie dans la province à cette époque-là. Robert Merle a su rendre merveilleusement bien la vie quotidienne, les relations entre les gens dans les petits villages et domaines. Et je m'étais attachée à certaines personnages.
En ce qui concerne l'intrigue, cette suite ne m'a pas déçue malgré le changement de décor. Les rebondissements sont prenants, et m'ont tenu en haleine jusqu'à la fin, même s'il faut dire que le rythme est plus rapide dans la deuxième partie du livre. le début est plutôt calme, c'est plutôt une phase de découverte à la fois pour le lecteur et pour les protagonistes qui se retrouvent pour la première fois seuls, sans les piliers de la famille que sont Jean de Siorac et Sauveterre, au milieu d'une grande ville qu'ils ne connaissent pas. Il faut donc un peu de temps pour s'immerger dans le lieu, qui semble promettre des aventures mouvementées. Il faut encore une fois reconnaître à l'auteur un talent particulier pour recréer un environnement, une ville, des personnages. Son sens du détail m'a permis de visualiser parfaitement ce qu'il dépeignait. J'imagine que l'auteur a passé un temps infini à faire des recherches pour parvenir à un tel résultat.
Plus que le décor et au-delà de la description de la vie quotidienne, on a également un très bon aperçu des enjeux et des conflits de l'époque: catholiques contre huguenots, modérés contre extrémistes dans chacun des camps, religieux contre athées. J'ai particulièrement apprécié, et été étonnée aussi, de l'incursion de l'athéisme par le biais d'un ou deux personnages, dont un est un homme d'église. Je n'ai donc pas pu m'empêcher de me poser la question de l'existence de personnes athées à cette époque, époque où la religion était omniprésente.
Comme à son habitude, Robert Merle utilise un langage extrêmement réaliste, un parler de l'époque mêlant vieux français et occitan, qui nous permet encore mieux d'apprécier les excellents dialogues de l'auteur ainsi que sa narration, parfois très drôles, parfois dramatiques, mais toujours justes.
C'est un véritable plaisir de lire ses romans. Il a réussi à rendre le langage de l'époque tout en restant accessible et compréhensible pour le lecteur d'aujourd'hui.
C'est donc une suite différente, qui coupe vraiment avec le premier roman, mais qui est très réussie.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   10 juin 2012
Ha certes ! Si enflammé que je fusse à galoper en ce mois de juin avec mon gentil frère Samson et notre valet Miroul par les montées et les dévalades des grands chemins de France, cependant j'avais, par bouffées, le coeur mordu de laisser si loin derrière moi dans le Sarladais la baronnie de Mespech.
Peu s'en fallait que, chevauchant, ne me vint larme à l'oeil chaque fois que je me ramentevais le grand nid crénelé où j'avais éclos et mis mes plumes, protégé des troubles du temps par ses remparts, mais plus encore par la bravoure de mon père, de l'oncle Sauveterre, de nos soldats, car notre dicton périgordin dit vrai :
- Il n'est bons murs que de bons hommes -.
(extrait du chapitre premier)
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TheWindTheWind   17 février 2016
N'est-il donc point de bachelette en cette belle ville à qui un honnête drôle peut confier son nephliseth désoccupé, sans perdre pour autant son poil et sa denture ? Vais-je vivre ici affamé à table comme chien, escouillé au lit comme ermite en sublimant moi aussi mon solide corps dans les aigres vapeurs de la chasteté ? Mais quoi , comment y tenir ? C'est clore trop durement l'aludel et tant il est opprimé de fumée sans issue qu'à la fin il éclate !
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purplevelvetpurplevelvet   30 août 2011
La foule sur la place, à ce que je pus en deviner (...) était immense, et je sus, sans le voir encore, que Cabassus apparaissait quand une huée s'éleva, qui fut tant forte, stridente et sauvage qu'elle me glaça et que je fus un moment avant d'entendre les mots qui étaient hurlés avec tant de haine par des milliers de bouches
- Brûle, Athée, brûle!
-Ha! dit Fogacer, fort pâle et me saisissant la main,qui a dit que l'homme est un loup pour l'homme? Ce dicton n'a qu'un tort, il diffame le loup. (p.439)
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gouelangouelan   03 septembre 2018
Qu'on soit papiste ou huguenot, la morale s'arrête, effarouchée, sur les degrés du pouvoir.

p.452
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LisengeLisenge   16 novembre 2016
- Ainsi, Monsieur, dit-il enfin avec un air de feinte gravité, vous courez le cotillon.
- Monsieur, dis-je dans le même ton, je le cours.
- Et si vite que court le cotillon, je ne doute pas que vous le rattrapiez. Car vous avez le cheveu blond, l’œil bleu, le teint frais, la taille fine, et la tournure vigoureuse.
- Je ne suis pourtant point tant joli que mon frère.
- C'est vrai, mais c'est un frère muet, et vous, vous jouez fort bien du plat de la langue. Et enfin, il y a en vous quelque chose de vif, de gaillard et d'expéditif qui doit plaire aux drolettes.
- Monsieur, dis-je, je ne me plains pas.
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Videos de Robert Merle (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Merle
https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=64092
Pour que la chirurgie orthopédique ait pu atteindre son degré actuel de fiabilité, il a fallu une organisation hospitalière nouvelle, la création de la spécialité, son enseignement à grande échelle, la pratique d'une délibération collective rigoureuse et honnête de chaque indication opératoire, y associer médecins experts et anesthésistes, exiger une pratique opératoire efficace et applicable par tous, publier les résultats sans masquer les échecs. Tout cela, nous le devons à un assembleur. Robert Merle d'Aubigné est celui auquel les chirurgiens orthopédistes français actuels doivent de pratiquer aujourd'hui.
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