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ISBN : 2259249434
Éditeur : Plon (12/01/2017)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Je mourrai à 27 ans. Je l'ai décidé, intégré, digéré. Suffisamment tôt pour qu'il soit impossible de faire machine arrière. Je me suis fixé des règles précises. Ne m'attacher à rien, ni à personne.
A 8 ans, Ramon m'est tombé dessus. Exception. Fallait le voir. Un sacré bordel, le môme. Orphelin, père inconnu, mère dérouillée par son mec. Ramon, c'était le meilleur d'entre nous. La douceur incarnée. Derrière toute sa tendresse, il rongeait son frein. Dix ans p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Bibliozonard
  23 février 2017
« Livre tenu par une écriture ardente brûlant de mille et une images »
Histoire et commentaire
« Souvenir, sans morts vivants, une vie de sensation dans le présent »
C'est le voeu de « Je » et de Ramon.
Peut-on déterminer comme une condition remplie que Ramon est l'extravagance, la franchise, les éclats de vie que « je », le narrateur, cache sous l'inconscient ? Que Ramone est une sorte d'inconscient collectif ? Ou tout simplement l'audace que les autres n'ont pas dans une société où les pulsions extraverties sont soit surveillées de près, soit complètement ignorées (question indirecte à qui veut bien répondre).
Entre une mère frustrée et un père bourreau de travail, jeune il vivait dans sa cave ; il se renferme, se protège, dans son monde bâti par Jimmy Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison. Il décide qu'il mourra à 27 ans. Parce que « Je n'arrive pas à voir ailleurs que dans ma tête » ? p20).
« Longtemps, j'ai entendu ma mère étaler une liste non exhaustive de prénoms masculins avec lesquels elle semblait prendre beaucoup de plaisir. À table, du temps où mon père était là, elle parlait beaucoup de Léo et Georges. Mon père lui tapotait la main et, moi, je faisais riper ma soupe entre mes canines avant de la régurgiter directement sur la nappe. On m'engueulait alors que Léo et Georges me faisaient avaler de travers. J'ai passé des nuits à essayer de comprendre pourquoi l'indécence de ma mère suscitait frénétiquement chez mon père ce doux tapotement. J'ai suffisamment porté ce fardeau pour me réfugier des journées entières dans la cave, avec Hendrix. » P21
puis, il rencontre Ramone qui le déstabilisera. « la vie me l'a apporté pour donner du sens à la mienne » p47
Il trouve une planque dans cette relation.
Ramon aussi, Ramon a décroché le jackpot, le point stable dans sa vie riche en famille d'accueil.
Ramone et « Je » sont la rage, et le cri d'amour, la prise de conscience de l'autre, le jardin des relations humaines en voie de disparition. « … tant que l'effervescence voilera les rires bêtes des enfants déjà trop gâtés… » p114.
Style, écriture :
— Multiplication des figures de style, jeux de mots, pour afficher une évidente maitrise technique : à travers ellipses (l'émotionnel) et métaphores (raccourci de langage) pour nuire à la tentation d'un ton bancal, affligeant, sans provoquer de la compassion. – allège le genre confidence pénible au profit d'une fraicheur bien dosée, l'auteur apporte une profondeur très intime du texte, provoque de la nostalgie, une identification père fils mère. Beaucoup d'images comme « le camisole tour » sont utilisées dans le texte. L'abondance altère la puissance d'évocation parfois. Malgré toutes ces allusions émotionnelles et descriptives, des passages sans percutent, un des nombreux exemples : « Je ne m'étais pas senti aussi seul que depuis que je suis seul après avoir été à deux » p108
Référence film, livre :
BIRDY
Film 1969
L'amitié d'enfance entre deux gars (Birdy et al Columbato). Après la guerre du Vietnam, Birdy est devenu muet et al blessé. L'essentiel de l'histoire est leur relation, et celles qu'ils entament après la guerre. de retour en Amérique al veut sauver Birdy de son mutisme, cloîtré dans un hôpital psychiatrique ; dans sa chambre il garde constamment la posture d'un oiseau. al essaie de sauver Birdy du silence et les souvenirs débarquent…
LA PUISSANCE DES VAINCUS
Livre Wally Lamb
Belfond 1990
Lu il y a très longtemps et pas de commentaires à l'époque.
Donc reprise du résumé de l'éditeur :
« Thomas Birdsey,… s'ampute de la main : un acte religieux, dira-t-il, afin de protester contre l'intervention militaire américaine en Irak. Il est interné dans un établissement psychiatrique de haute sécurité, d'où son frère jumeau, Dominick va tenter de le faire sortir. Dominick a toujours lutté afin d'affirmer sa différence face à Thomas, l'enfant fragile, trop protégé par leur mère et peu armé pour affronter le monde ou la violence de leur beau-père. Mais, depuis les premiers signes des troubles mentaux de Thomas, Dominick l'a aussi porté à bout de bras, enrageant de lui sacrifier sa propre vie. Terrifié par le mélange d'amour et de haine que lui inspire ce double négatif de lui-même, il est dévoré de culpabilité. Afin de trouver des réponses à la folie de son frère, Dominick, avec l'aide de la psychiatre de Thomas, va accepter de relire leur histoire familiale. Une plongée dans leur passé d'enfants illégitimes qui l'entraîne jusque sur les traces d'un terrible grand-père sicilien. Là, peut-être, dans les douloureux secrets d'autrefois, trouvera-t-il enfin la clé de leur identité... » (Belfond)

Ramon c'est Birdy et Thomas Birdsey – étrange le radical « Bird » dans Birdsey !
Et l'autre c'est al et Dominick…
Conclusion :
Un roman percutant où brûle l'excitation sensible d'une jeunesse, bouillonnante d'amour, d'enthousiasme et d'impatience ; une relation solide de fraternité.
Le baba de la souffrance entre individus, de l'ambiguïté, de la variabilité individuelle.
La passion est relative et dessine la fondation de la complexité des sentiments humains.
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motspourmots
  13 janvier 2017
Une histoire d'amitié et de folie.
"Deux solitudes qui se rencontrent, ça peut faire beaucoup de monde". L'intrigue tient peut-être essentiellement dans cette jolie phrase, au moment où notre jeune héros encore dans l'enfance mais grandi trop vite, par la faute d'une situation familiale compliquée comme on dit rencontre Ramon. Début d'une amitié "à la vie, à la mort" entre ces 2 garçons un peu borderline, le narrateur qui a décidé qu'il mourrait à 27 ans comme toute rock-star qui se respecte et Ramon, l'illuminé qui cache sous sa douceur et une pluie d'étincelles, l'origine de tous ses maux planquée dans l'enfance. Enfance, adolescence, ils grandissent côte à côte sans complètement réussir à faire abstraction d'un monde extérieur plein de pièges, sans que leurs problèmes relationnels avec d'autres qu'eux-mêmes ne trouvent de solutions durables.
Il y a quelques délicieux moments de grâce dans ce premier roman, l'auteure parvient à esquisser une véritable atmosphère et à générer de l'empathie envers ces deux êtres à la fois fragiles et plein de larmes. Une plume à découvrir.
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livreclem
  05 avril 2017
Un peu fantasque et plein de trouvaille, ce roman nous emmené dans un tourbillon de vie un peu foutraque. le héros a décidé de mourir à 27 ans comme les artistes qu'il admire. Il attend la sortit de son meilleur ami d'asile psychiatrique. Mais son plan va t-il tenir.
Même si les thèmes sont durs, une immense tendresse en ressort et l'écriture est sublime !
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PLOOM
  31 janvier 2017
Voilà un roman qui commence comme un monologue, celui d'un gamin qui ne va pas très bien, un petit solitaire qui compte parmi ses amis – du moins dans sa tête - des personnalités hors du commun tel que Janis Joplin, Jimmy Hendrix ou encore Jim Morrison, la petite bande des rockers qui ont tous perdu la vie à 27 ans. Ce môme adore son père et est persuadé qu'il va lui même mourir comme ses amis à 27 ans. Mais c'est son père qui va lui faire faut bond en disparaissant prématurément. Quant à sa mère, la réalité lui est tellement insupportable qu'elle part faire de l'humanitaire en Inde. “Mes parents auraient pu rester un problème s'ils ne l'avaient pas réglé d'eux-mêmes. En disparaissant chacun à sa façon.” On comprend pourquoi le gamin ne tient pas trop à s'attacher. Et donc le monologue se poursuit assez flamboyant en vérité car Mahault Mollaret possède un talent rare, celui de peindre l'univers déjanté d'un gosse mal aimé et franchement paumé.
le récit débute en 1988 et s'achève en 2015. C'est toute l'habileté de la romancière qui parvient à jouer avec le temps sur un mode franchement inventif. le ton évolue alternant le brutal, le surprenant et le déjanté. On est brinquebalé par une narration qui a toutes les apparences du foutraque mais qui, en vérité, nous mène exactement où elle le souhaite. Mahaut Mollaret nous propose un petit bijou de littérature remarquablement ciselé. le lecteur finit d'ailleurs par se demander s'il n'a pas intégré cet univers parallèle un tantinet frappadingue qui fait le quotidien de notre personnage. “K.O Debout” génère une incroyable force d'entrainement, une espèce de tourbillon incontrôlable qui ne nous lâche plus. Oui ce roman tient de la performance, de l'expérience réussie et du pied de nez littéraire à la reproduction de l'identique que nous propose une telle quantité d'oeuvres romanesques que l'on a arrêté de les compter.
K.O Debout” est une aventure à tenter. On rit, on s'amuse, on prend peur, on revit toute une gamme d'émotions qui nous laissent, au terme du roman, avec le sentiment d'avoir vécu une expérience littéraire hors norme. Vous pouvez en être certain ce K.O ne vous laissera pas indemne.
Archibald PLOOM (CULTURE-CHRONIQUE.COM)

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DucalmeLucette
  11 février 2017
On me dit à l'oreillette que ceci est un premier roman.
Étant donné la maturité littéraire de cet ouvrage, j'avais peine à le croire ! On ne peut résolument pas enlever cette immense qualité à ce roman. Tel un fouillis maîtrisé, nous plongeons dans la tête du narrateur, mais aussi dans celle de son grand ami, Ramon. Un bordel fou conté par une auteure de talent !
Deux originaux qui se rencontrent sur les bancs de l'école, cela donne de la folie, de la douceur, du fantasque, de la poésie, une amitié qui ne fait pas un pli. Voici ce que l'on découvre rapidement en ouvrant K.O. debout. Tous deux sont vivants, debout sur leurs gambettes qui en ont déjà vu des tonnes, mais attention, soyez prêts à embarquer dans le K.O. de leur univers. Ce n'est pas un livre à prendre à la légère. Il demande une certaine concentration. Il est intense. Mais il est court, il est juste comme il faut pour ce genre d'histoire. Vous n'allez pas vous ennuyer un seul instant, vous allez comprendre le don de soi, l'amitié sincère.
« Deux solitudes qui se rencontrent ça peut faire beaucoup de monde. »
Le roman débute en 1988 et se termine en 2015. 27 ans dans la vie de ce personnage qui a décidé de suivre les traces de ses héros – Jimi Hendrix, Jim Morrison, Janis Joplin -, c'est-à-dire mourir à 27 ans.
La vie n'a pas été tendre avec lui, notamment avec la disparition de ses parents, « chacun à sa façon » (cancer pour le père, fuite pour la mère). Quand il rencontre le doux Ramon, orphelin trimbalé dans diverses familles d'accueil, ces deux solitudes sont attirées comme des aimants. Qui se ressemble s'assemble paraît-il. En tout cas, ils se rassemblent pour ne faire qu'un, un duo évoluant dans leur univers propre, cette bulle que l'on comprend peu à peu, que l'on apprend à percer au fil des chapitres courts qui ne laissent aucun répit à notre esprit.
« Si je voulais garder le monopole du désespoir, Ramon faisait un sérieux rival. En matière de tsunamis, il avait quelques longueurs d'avance et continuait de tenir debout. »
Rien ni personne ne semble détourner le narrateur de son but, de ce pacte qu'il a signé avec ses copains morts, Jimi, Jim et Janis. Sauf peut-être la belle Zoé. Pourtant, il s'était juré de ne s'attacher à personne.
« Son boucan d'enfer m'a endormi aussi doucement qu'une berceuse, et si je pouvais la chanter, j'en fondrais. »
Mais Zoé sera-t-elle capable de le détourner de son but ultime ?
Cette mort programmée, mais qui profitera aux autres. C'est ce qu'il a décidé. Et c'est toute l'émotion qui transpire du roman, pour finir en apothéose à la toute fin.
En bref, c'est une expérience littéraire à ne pas louper. L'importance de l'enfance et du rôle parental, l'amitié, l'amour, le don de soi… toute une galaxie d'émotions dans un monde loufoque. Deux amis barrés en marge de la vie telle que nous la connaissons, mais deux personnages fidèles et attendrissants qui signent un final intense. Un premier roman à la maturité littéraire hallucinante !
« L'enfance est un jeu sans âge qui peut manquer beaucoup à ceux qui savent la faire durer. Pour ne jamais lui manquer, j'aurais bien pu avoir quatre ans toute ma vie. »
Un grand grand merci à Babelio ainsi qu'aux Éditions Plon pour cette belle découverte !
Lien : https://ducalmelucette.wordp..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   24 janvier 2018
J'ai emmené Ramon de bon matin au jardin du Luxembourg en lui promettant que, cette fois, ils le laisseraient jouer. Les gens n'ont pas de cœur. On est parti tôt, à l'heure où les joueurs ne sont pas encore au complet, et pourtant il y en a pas un qui a voulu de mon Ramon. Ils nous ont tourné le dos pour se concerter avant de dire non. C'est Francis, le meneur, qui a brandi le refus avec moins de dédain que d'habitude. Ça doit être grâce à Samak. Posé sur l'épaule de Ramon, il a dû penser qu'il pouvait lui sauter à la gueule.

Il y avait vraiment mis du sien. Avec son béret et son pantalon trop large, Ramon ressemblait au parfait joueur de pétanque. Il avait même pensé au pastis. Rien à faire, ces types sont bornés. Ramon est déçu, mais il comprend. Selon lui, l'honneur d'être accepté par la bande des joueurs de pétanque du jardin du Luxembourg mérite que l'on se donne du mal. S'ils savaient que la liberté qu'on lui offre serait comblée par une partie de boules, ces connards feraient moins les malins. Je n'ai pas le droit d'insulter les joueurs de pétanque sous peine de crise d'hystérie volontaire.

Ramon m'a menacé la dernière fois que j'ai décidé de leur parler d'homme à homme et m'a forcé à leur présenter des excuses. En attendant il a voulu faire un tour de poney, mais là non plus ils n'en ont pas voulu. Trop vieux, passé l'âge.

Dans ce jardin, il n'y a pas d'intermédiaire, il faut être enfant ou Senior pour en profiter, et quand on y a laissé ses derniers bonheurs, il faut attendre longtemps avant de pouvoir les retrouver. C'est pour ça qu'il s'acharne. Ramon veut juste appartenir à quelque chose, à quelque part. Il a situé ses origines ici, comme un pays qu'on a été contraint de quitter mais dont on ne peut s'éloigner bien longtemps. Après l'exil, le rejet est inévitable. Ramon pense que le jardin lui en veut et, encore une fois, il comprend.

Il connaît le Luxembourg par cœur, chaque fois que l'on passe devant la guérite de feu Mme Tessa, il me raconte le jour où sa mère lui a laissé choisir sept bonbons de sept familles différentes. De toute notre vie, c'est la seule chose qu'il m'ait racontée d'elle. Ramon est le dernier à être capable de rendre cet endroit vivant rien qu'en le racontant, ceux qui s'y promènent ne voient même pas qu'il se meurt. C'est pourtant un jardin en voie de disparition et cette espèce ne sera pas considérée tant que l'effervescence voilera les rires bêtes d'enfants déjà trop gâtés pour se souvenir un jour des sept bonbons de sept familles différentes.

J'ai les poneys dans mon camp, rien qu'à les regarder, je sais qu'ils me suivent sur toute la ligne.
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motspourmotsmotspourmots   13 janvier 2017
De mon père je garde la douceur des manteaux contre lesquels j'aurais sucé mon pouce toute une vie sans m'inquiéter d'être bon à quoi que ce soit d'autre. Est-ce que l'enfance s'arrête là ? Quand les manches des pardessus-doudous ne servent plus qu'à se moucher ?
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livresetbonheurslivresetbonheurs   17 mars 2017
J’ai accepté de suivre Zoé n’importe où pourvu qu’on sorte de la maison. Pour nous mettre à l’abri des murs qui nous connaissent trop bien. Que j’ai mis des années à laver d’elle. Je cherche du vent. Je ne dirai rien tant qu’il ne souffle pas. Qu’il envoie nos paroles en l’air. Le ciel en fera ce qu’il voudra, deux ou trois nuages, basta.
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DucalmeLucetteDucalmeLucette   11 février 2017
L’enfance est un jeu sans âge qui peut manquer beaucoup à ceux qui savent la faire durer. Pour ne jamais lui manquer, j’aurais bien pu avoir quatre ans toute ma vie.
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DucalmeLucetteDucalmeLucette   11 février 2017
Son boucan d’enfer m’a endormi aussi doucement qu’une berceuse, et si je pouvais la chanter, j’en fondrais.
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Video de Mahault Mollaret (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mahault Mollaret
Interview de Sarah Jane Sauvegrain, Eulalie Juste et Mahault Mollaret à l'occasion de la sortie du film "La vie au ranch".
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