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EAN : 9782378801991
L' Iconoclaste (29/04/2021)
3.88/5   91 notes
Résumé :
Quelle vie ! Plus riche, plus inouïe, plus drôle qu'un roman !
Cela tombe bien, Susie Morgenstern est romancière: elle a publié plus de cent cinquante livres, dont d'immenses best-sellers pour les enfants.
Avec elle, impossible de s'ennuyer. Tout est rire, autodérision, émotion. Elle a l'art de raconter les petits et les grands moments de la vie, les chagrins, les joies, mais surtout l'éblouissement d'aimer.
De ses 18 exils, elle tire un hymne ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
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fanfanouche24
  08 mai 2021
« On était tous sages, attentifs et obéissants. Qui aurait eu l'idée de ne
pas l'être ? Chaque matin, on se levait pour honorer le drapeau, main sur le coeur, et on jurait fidélité aux Etats-Unis d'Amérique de toutes nos forces.
J'y allais avec confiance, convaincue que c'était la meilleure école dans le meilleur pays du monde. (...) Même si je n'étais qu'une fille, j'étais heureuse d'être là...je crois. (p. 40.).”
Une auteure que je connais depuis longtemps en tant que libraire pour sa notoriété d'écrivain -jeunesse, éditée quasi exclusivement par l'Ecole des Loisirs… Dans cette autobiographie, je découvre son parcours décliné à partir de ses deuils ou séparations les plus marquants, qu'elle dénombre à 18… :
-la Naissance,
- Etre fille,
- Entrer à lécole
-la séparation d'avec ses soeurs
- Infiltrée chez les garçons [Le territoire des garçons]
-Etre intello [contrairement à ses soeurs très belles, plus occupées de leur féminité que d'Ecriture ou d'Etudes ! ]
-Etre sioniste
-Etre amoureuse
-Etre mère,
-Etre immigrée,
-la mort de l'homme qu'elle aimait
- La vie « après » de veuve
-La Maladie
- le nid vide [Le départ de ses enfants]
- L'approche de la mort….
Même si les sujets paraissent et sont pour certains vraiment tragiques, le livre reste joyeux, véritable amour de la vie, des autres, boulimie intellectuelle, le bonheur d'apprendre, d'écrire… Comme un grand éclat de rire et de reconnaissance envers la beauté unique d'être vivant. Eclat de rire et humour communicatifs….à l'image de la couverture rieuse, fantaisiste et tendre !
Susie Morgenstern, la petite, la cadette d'une fratrie de trois soeurs, moins belle que ses soeurs, un peu ronde, des lunettes de myope… a très vite développé d'autres talents : l'imagination, l'écriture, l'art de raconter des histoires…Une intelligence très vive, la fantaisie, l'originalité, un caractère dynamique et sociable. ...
Amusante constatation, apparemment contradictoire de lire son peu de passion pour son métier d'enseignante…alors qu'elle a su intéresser toute sa carrière d'écrivaine un public adolescent… dans des thématiques sensibles et multiples, proches de leurs soucis, de leurs angoisses…

Susie Morgenstern, dans cette autobiographie, parmi les nombreux sujets personnels abordés, revient à plusieurs reprises à sa revendication d'être juive, accompagnée des anecdotes vécues révélant le racisme perdurant , et toujours présent « anti-juifs »….
Sinon, ses exils comme pour tout un chacun, parsèment douloureusement le chemin…Ce qui reste vraiment DOULOUREUX c'est la perte définitive des êtres chers et l'éloignement géographique des siens….
Cette auteure-jeunesse a une qualité unique qui a dû être un « capital des plus précieux » pour accompagner plusieurs générations de « jeunes en construction » avec ses fictions et ses livres, c'est l'art de dédramatiser toutes les situations anxiogènes…
Et pour cela, des armes sans appel : l'Humour, le Rire et l'autodérision, que nous retrouvons dans cette autobiographie, pétant de vie et d'esprit positif , de pieds de nez salutaires…éloignant toute once de morosité…!
Une lecture légère et grave à la fois…Merci aux éditions de l'Iconoclaste pour leurs choix éditoriaux et leurs maquettes de livres, toujours singulières et fort attractives !
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Milllie
  10 janvier 2022
Mes 18 exils ou l'art par Susie Morgenstern, écrivain jeunesse connue et reconnue, de revenir sur les moments marquants de sa vie, ceux qui ont constitué des tournants importants et des "exils" à part entière. de sa naissance à son entrée à l'école, de son séjour en Israël à son déménagement en France pour suivre son mari, de la mort de ce dernier à la rencontre d'un nouveau compagnon, c'est tout un parcours de vie que nous découvrons avec le style et la verve inimitable qui caractérisent l'auteure.
J'ai emprunté ce livre à la médiathèque un peu par curiosité, souhaitant en savoir plus sur cette auteure culte de ma jeunesse et de mon adolescence, que j'ai continué à lire par intermittence une fois devenue adulte. Il faut dire que l'objet livre lui-même est attirant avec sa couverture clin d'oeil pleine de peps, son petit format agréable à tenir en main, les quelques photos noir et blanc placées au début et sa table des matières égrenant les exils comme une comptine. Je n'ai pas été déçue par ma lecture : le parti pris de regrouper les périodes de sa vie autour des thématiques des exils évite une narration trop linéaire et permet d'approfondir la personnalité de Susie Morgenstern et ce qui la constitue en temps que femme, mère, soeur ou écrivain à partir de différentes thématiques. L'auteure donne juste le niveau de détails idéal pour intéresser son lecteur : on ne se perd pas dans chaque méandre de sa vie comme dans une autobiographie plus classique mais on a suffisamment d'anecdotes et un récit bien construit qui permet d'imaginer ce que fut sa vie et de partager son ressenti.
Et surtout le livre est à l'image du personnage qu'on devine (et de la femme que j'avais eue l'occasion de croiser dans un Salon du livre jeunesse) : engagé, généreux, passionné, plein d'humour et de chaleur, un vrai bonheur de se plonger dans cette vie pas comme les autres. Malgré sa couverture rigolote, c'est un livre qui est parfois et même souvent dur, mélancolique, plein de deuils et d'exils (encore !), de séparation et de rendez-vous manqués. Mais le tout est partagé avec tellement de sincérité, de foi dans la vie et dans l'amour, de volonté de continuer, de ne pas se laisser abattre et de se raccrocher aux bons moments qu'on ne peut qu'être conquis par ce récit. C'est un vrai plaisir d'avoir l'impression de faire plus amplement connaissance avec Susie (Mme Morgenstern, vous permettez que je vous appelle Susie, hein ?), de la fillette sage à la jeune fille tombée sous le charme de ce mathématicien français qui quittera famille et patrie pour s'exiler dans cet étrange pays qu'est la France, qui écrira en français sans jamais se départir de son accent à couper au couteau et de ses gaffes linguistiques.
Un très chouette moment de lecture, un petit livre qu'on savoure et qui fait réfléchir, à conseiller à tous les fans de Susie Morgenstern mais aussi à tous ceux qui ne la connaissent pas encore et qui la découvriront à cette occasion.
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lucia-lilas
  14 mai 2021
« La sixième », « Lettres d'amour de 0 à 10 » « La famille trop d'filles »… Hé, hé, tous ces titres de Susie Morgenstern vous rappellent bien quelque chose… votre jeunesse, peut-être, ou les lectures de vos gamins (à l'époque où ils lisaient encore!) Eh bien, l'autrice-aux-lunettes-roses-en-forme-de-coeur nous propose son autobiographie et franchement, c'est pétillant, drôle, coloré, pêchu, sensible, exubérant, décomplexé, bourré de vie, de folie, d'énergie et d'amour, elle est tellement attachante, vivante… Quelle belle rencontre et comme je n'avais vraiment pas envie de la quitter ! Elle retrace, à travers ces 18 exils, l'histoire de sa vie, de sa jeunesse à Belleville dans le New Jersey, dans une famille juive pleine de joie, de rires, de rites, de fêtes où l'on s'empiffre allègrement, avec deux soeurs aussi rigolotes et originales qu'elle… Les années d'école, de fac, puis un départ vers Jérusalem, la ville sacrée où elle rencontre Jacques, un mathématicien français, l'amour de sa vie (elle n'aime pas les maths et ne connaît pas un mot de français !) Et la voilà partie, la fleur au fusil dans un pays étrange et un peu coincé où l'on mange des légumes verts (adieu muffins, bagels, chocolate chip cookies et brownies), où les études sont gratuites et où il existe un truc incroyable qui s'appelle la Sécurité Sociale. Pas facile de s'habituer à cette nouvelle vie à Nice, loin des siens… Un poste à la fac, la thèse, les enfants, l'écriture et la vie qui passe, les deuils et d'autres rencontres toujours aussi extraordinaires, et de nouveau l'amour, inattendu et sublime…
Hymne à la vie, à l'amour, livre de philosophie, de sagesse, « Mes 18 exils » éblouit de bonheur, de gaieté et de jouissance et nous invite à entrer dans la danse. On se régale ! Et puis, ce texte nous dit tant de ce qui fait la différence (l'abîme, le gouffre) entre la France et les États-Unis et c'est tellement drôle et tellement juste aussi !
Allez, on a juste envie d'attraper l'autrice, de lui claquer quatre énormes bisous sur les joues et de la serrer très fort dans ses bras…
En attendant, je voudrais juste lui dire : MERCI !
Lien : http://lireaulit.blogspot.fr/
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anniefrance
  03 juin 2021
J'ai aimé tous les livres que j'ai lus d'elle (mais pas 150...) J'ai déjeuné à sa table lors de sa présence à la Villa Yourcenar et ce fut très gai! Elle portait déjà ses lunettes fantasques.
Elle est la joie de vivre et pourtant sa vie n'a pas été un long fleuve tranquille; par amour, elle s'est exilée quittant sa famille pour la France dont elle ne sait rien; à peine trois ou quatre mots: bonjour, merci et "allez-vous en" pour au-revoir! Elle n'est préparée ni à sa vie de femme ni à celle de mère mais elle fait ce qu'elle peut et cela vient toujours du coeur.
Sa rondeur , son accent, son humour et ses lunettes: cela définit bien celle "qui n'a jamais regretté d'être née". J'ai découvert que nous avions le même âge!
Un très bon moment de lecture!
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som
  26 juillet 2021
18 exils pour raconter presque toute une vie, 18 exils comme forme d'autobiographie. C'est cet exploit ou plutôt le jeu auquel s'adonne Susie Morgenstern, la papesse de la littérature jeunesse.
Avec son ton unique, fait de rire et d'autodérision pour mieux dissimuler la tristesse et les coups du sort, elle dresse le portrait de bien des femmes : de la naissance à la puberté en passant par la découverte de la féminité et de la maternité sans oublier la force de la sororité. Son propos s'élargit bien naturellement à la judéité, marqueur incontournable de son existence, à sa relation avec l'école, souvent à géométrie variable, et bien sûr à l'écriture, les affres de la création, la chaleur du monde littéraire, des éditeurs aux lecteurs et enfin l'amour. Celui qui illumine une vie et la brise lorsqu'il disparait.
Une plume alerte et un optimiste à tout crin n'écartent pas pour autant les sujets qui fâchent : l'exclusion, le rapport au corps, la maladie et la mort. Et pourtant de ce parcours étourdissant, on retient principalement la capacité à ne s'attarder que sur le versant pétillant de l'existence et une force vitale de tous les instants. Une belle leçon qui donne de l'énergie.
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critiques presse (3)
LeMonde   09 juillet 2021
La grande autrice jeunesse signe un récit autobiographique découpé en dix-huit tranches savoureuses. Un hymne aux joies – et aux peines – de la vie.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeSoir   28 mai 2021
Rencontre avec la star de la littérature pour enfants, autour de « Mes 18 exils », son récit autobiographique. Un livre bordélique, drôle, extravagant. Comme elle.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LaLibreBelgique   18 mai 2021
La plus américaine des auteures jeunesse signe ses mémoires. "Mes 18 exils" lui vaut l’attention de tous les médias. Les enfants, eux, l’adorent depuis longtemps…
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   06 mai 2021
ça bouillonnait, chez nous. Voilà la raison pour laquelle je fus obligée d'écrire : j'ai grandi dans une maison tellement bruyante, où tout le monde parlait en même temps, que le seul moyen de placer un mot était de l'écrire. A partir du moment où j'ai su le faire, j'ai écrit tous les jours dans mon journal intime.
(p. 63)
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fanfanouche24fanfanouche24   08 mai 2021
exil 13

Errer

J'avais une maison, un mari, une famille. Le mari n'étant plus, la maison n'était plus un abri. Je me suis exilée volontairement, en répondant positivement à toutes les invitations faites à l'écrivain que j'étais. (...)
Après la mort de Jacques, pour me perdre encore plus, pour m'évader de la maison vide, j'ai accepté toutes les invitations en bibliothèque ou dans des classes, les rencontres dans les lycées ou les Instituts français à l'étranger, les Alliances françaises, où que ce soit. Mais au lieu d'échapper à ma maison en deuil, j'ai multiplié les retours douloureux. (p. 212)
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fanfanouche24fanfanouche24   05 mai 2021
On était tous sages, attentifs et obéissants. Qui aurait eu l'idée de ne
pas l'être ? Chaque matin, on se levait pour honorer le drapeau, main sur le coeur, et on jurait fidélité aux Etats-Unis d'Amérique de toutes nos forces.

J'y allais avec confiance, convaincue que c'était la meilleure école dans le meilleur pays du monde. (...)

Même si je n'étais qu'une fille, j'étais heureuse d'être là...je crois.
(p. 40.).
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fanfanouche24fanfanouche24   08 mai 2021
Exil 7

Etre intello


Ma mère me disait souvent "Je suis fière de toi", et je le prenais très mal. Il n'y a pas de quoi être fière d'avoir un livre publié, seulement du contenu du livre, de la persévérance, de la patience et l'impatience, de certaines trouvailles et tournures, des révélations à soi-même et éventuellement de l'effet que ça peut avoir sur des lecteurs. La reconnaissance, aussi. Ma famille est venue à la cérémonie de remise de ma Légion d'honneur, en 2016 (...) 2020 a été une année maudite, moyenâgeuse, avec cette peste et ce choléra en forme de virus, l'économie effondrée, les vies brisées, le confinement, mais moi j'avais une page entière dans le Monde, quatre pages dans Télérama et deux pages dans Nice-matin. Et alors ? (p. 130)
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fanfanouche24fanfanouche24   05 mai 2021
Etre une fille n'est pas un exil en soi. c'est plutôt le fait d'hériter de la déception des parents. Le pire, c'était qu'ils n'avaient aucune ambition pour nous. j'étais exilée des grandioses espérances. On était de la chair à marier.
(p. 41)
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Videos de Susie Morgenstern (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Susie Morgenstern
Avec les autrices et auteurs Sarah Carré (Pingouin (discours amoureux), éditions Théâtrales jeunesse), Maxime Derouen (Un trésor lourd à porter, Grasset jeunesse) et Susie Morgenstern (Nonna Gnocchi, Thierry Magnier). Présenté par Willy Richert avec Norah Perluisi.
Avec la participation du club de lecture Lékri Dézados de la bibliothèque Robert Desnos de Montreuil.
Et avec la participation d'Anaïs, Ariel, Chaïma, Dayann, Djibril, Elya, Julia, Lydia, Simine, Yasmina et Zoé du collège Sólveig Anspach de Montreuil pour « Nous ? le feuilleton ».
Le Nous se crée quelquefois en tête-à-tête. Dans les relations d'amitié, le Nous peut chercher sa nature ou chercher son nom. Théâtre, bande dessinée et roman illustré, la parole est au Nous-deux.
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