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Annie Morvan (Traducteur)
ISBN : 2246688418
Éditeur : Grasset (04/05/2005)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 328 notes)
Résumé :
"L'année de mes quatre-vingt-dix ans, j'ai voulu m'offrir une folle nuit d'amour avec une adolescente vierge. Je me suis souvenu de Rosa Cabarcas, la patronne d'une maison close qui avait l'habitude de prévenir ses bons clients lorsqu'elle avait une nouveauté disponible.
Je n'avais jamais succombé à une telle invitation ni à aucune de ses nombreuses tentations obscènes, mais elle ne croyait pas à la pureté de mes principes. La morale aussi est une affaire de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  09 mars 2015
Je suis un vieillard d'à peine quatre-vingt-dix ans, écris quelques chroniques qui se veulent littéraires depuis des lustres même si elles ne passionnent guère de monde. Pour célébrer mon anniversaire, j'ai eu envie de me faire un doux plaisir. Une chose inhabituelle par les temps qui courent : une adolescente vierge. Difficile à trouver, même pour la maquerelle expérimentée qui me racole depuis des années. Mais la perle rare ne se négocie pas et elle finit par me trouver une jeune fille de quatorze printemps ; toute frêle, toute fraîche, travaillant dans un atelier de couture. C'est ma veine ! Faite que mon coeur ne lâche pas, le médecin dit que tant qu'il bat c'est que je ne suis pas encore mort ! Tant qu'il bat c'est que de l'amour vit encore en moi…
La belle vie, merde ! A cet âge-là, être encore capable de tirer son coup. Mieux, se voir proposer une jeune fille encore pure. Il fallait oser. Gabriel García Márquez l'a fait. Mais là où tu pourrais t'attendre à du glauque et de la perversion, sa plume possède cette aura qui transforme cet acte à la limite des moeurs de bonne conduite en moment de grâce dans la vie du vieux. Il ne fait pas l'éloge de la prostitution mais une ode à la vie, à l'amour. Parvenir à trouver le grand Amour sans sexe. Non pas qu'à cet-âge-là on ne peut plus (et je suis là pour le confirmer !) mais cette jeune fille, droguée au somnifère, est si belle et si pure endormie et nue sur le lit qu'elle ne mérite pas de se voir réveillée par la vieille chose que je vois dans le miroir. Ah, l'amour, à tout âge…
« Mémoire de mes Putains Tristes », un petit roman digne d'un prix Nobel qui d'une plume emplie de sensualité et de poésie donne une vision si belle du proxénétisme, de la prostitution et de la pédophilie. Il faut oser, oser baiser à tout âge, oser rêver à tout âge, et surtout oser aimer à tout âge. La vie n'est qu'amour aux temps du choléra ou d'autres maladies vénériennes. Surtout lorsque le sarcasme de la vie se mêle à la pudeur de l'amour. La vie d'un vieillard n'est pas cent ans de solitude et si la mort est annoncée, rien ne vaut les derniers instants de désir et de plaisir.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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Aline1102
  27 mars 2014
Un narrateur dont on ne connaît pas le nom (décidemment, c'est une manie dansles romans pour ce Challenge 15 Nobel) se réveille la veille de ses 90 ans. Dans sa jeunesse, cet homme a assidûment fréquenté les maisons closes de sa ville - au point d'être plusieurs fois couronné "client de l'année" par plusieurs d'entre elles - mais, à la veille de son anniversaire, il se rend compte que cela fait près de vingt ans qu'il a cessé cette pratique. Pourtant, Rosa Cabarcas, une tenancière de maison close qu'il a bien connue, l'a souvent relancé...
Aujourd'hui, notre homme se sent près à retrouver les chambres de Rosa. Mais il impose à Rosa une condition : la fille qu'elle lui fournira doit être vierge.
Gabriel Garcia Marquez est l'un de mes auteurs préférés. Sa plume magnifique lui permet de transformer les sujets les plus scabreux en véritable poésie ; ainsi, dans ce Mémoire de mes putains tristes, la simple description d'une maison close délabrée devient un vrai poème, car l'auteur a la bonne idée de nous parler de l'environnement qui l'entoure : la forêt toute proche, le vent qui souffle doucement dans le peu de cheveux que son héros conserve sur son crâne, la chaleur moite de cette ville sud-américaine que le narrateur connaît si bien,...
Les principaux thèmes traités par Garcia Marquez dans ce court roman sont la vieillesse et - aussi étrange que cela puisse paraître étant donné le titre - l'amour. le narrateur se réveille un beau matin à l'aube de son 90e anniversaire et ne sait toujours pas comment il a atteint ce jour. Lui se sent encore jeune ; ce sont les autres et certains objets (notamment les miroirs) qui lui renvoient l'image d'un homme âgé. D'après lui, les changements physiques que l'on remarque chez soi-même sont tellement infimes que la vieillesse nous tombe dessus sans crier gare. Et, alors que mentalement, on a toujours 20 ans, physiquement, on a l'air centenaire.
Ce genre de réflexion nous accompagne tout le long du récit, car notre narrateur écrit des chroniques pour un journal local et décide justement, dans les premières pages du récit, que sa chronique hebdomadaire sera consacrée à son anniversaire.
Le second thème récurrent est, comme je l'ai signalé plus haut, l'amour. Car contre toute attente, notre héros tombe amoureux de la jeune fille que Rosa Cabarcas a déniché pour lui. Il ne connaît même pas le nom de cette fillette (car elle n'a que 14 ans) pauvre, mais décide de l'appeler Delgadina.
Peu à peu, sa passion pour Delgadina commence à l'envahir tout entier : il ne pense plus qu'à elle et s'imagine même la voir près de lui dans sa maison, quand il travaille ou quand il lit. Notre héros rajeunit de vingt ou trente ans, allant jusqu'à faire de la bicyclette dans les rues de sa ville sous les yeux ébahis des passants (la bicyclette est en réalité destinée à Delgadina, mais notre homme ne résiste pas à l'envie de la tester). Ses chroniques dominicales pour le journal deviennent de véritables lettres d'amour à la jeune fille et commencent à inspirer de nombreux lecteurs, qui n'hésitent pas à se manifester à la rédaction du journal.
Le plus étrange dans l'histoire, c'est que malgré - ou peut-être à cause de - cette passion dévorante, la relation entre Delgadina et notre narrateur reste presque totalement platonique : quelques caresses et quelques baisers de sa part sont les seuls contacts physiques échangés entre ce couple pas comme les autres.
Il est donc étrange de lire un tel récit, mêlant les vies d'un vieux bonhomme de 90 ans et d'une jeune vierge qui pourrait être son arrière-petite-fille. Mais Gabriel Garcia Marquez est le spécialiste des récits étranges, à la limite du merveilleux et, une fois encore, son talent de conteur est parvenu à me passionner pour ce récit atypique, que j'ai lu en quelques heures à peine. Mêlant avec beaucoup de talent l'humour et la mélancolie, Mémoire de mes putains tristes aborde des thèmes universels (même si sa manière de les aborder diffère des récits habituels à ce sujet). Vieillir et aimer n'est-ce pas le sort de chacun d'entre nous ?
Challenge 15 Nobel : 11/15
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FredMartineau
  03 juillet 2019
Une douceur acidulée qui parait politiquement incorrecte voire sulfureuse, de prime abord, que ce roman de Gabriel Garcia Marquez, un auteur que j'apprécie particulièrement. En effet, Mémoire de mes putains tristes déroule l'histoire d'un journaleux grand amateur de prostitués qui veut à 90 ans, s'offrir une dernière nuit d'amour auprès d'une adolescente vierge qu'il a commandé à sa mère maquerelle de prédilection...
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Zazette97
  11 septembre 2012
Paru en 2004 et traduit en français l'année suivante, "Mémoire de mes putains tristes" est un roman de l'écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez, notamment auteur des romans "L'amour au temps du choléra", "Cent ans de solitude" ou encore de "Chronique d'une mort annoncée".
L'année de ses 90 ans, un vieil homme décide de s'offrir une nuit de débauche avec une jeune pucelle.
Le temps d'un coup de fil à Rosa Cabarcas, maquerelle chez qui il avait autrefois ses habitudes, et le voilà pénétrant dans une chambre où l'attend sagement une jeune fille endormie de 14 ans.
Mais, contre toute attente, comme touché par la grâce, le vieil homme succombe à la beauté innocente de celle qu'il nommera "la petite" ou "Delgadina", et choisit de ne pas lui ôter sa vertu.
Pourtant grand habitué des relations sans lendemain, toujours monnayées, le voici transfiguré en un homme nouveau, en proie à des émois adolescents insoupçonnés : un homme amoureux pour la première fois de sa vie que la passion rend inquiet, jaloux, obsédé, possessif, dépensier.
Il est le premier surpris de sa métamorphose, lui qui a passé son existence à ne vivre que pour son propre plaisir prend soin et se soucie d'une jeune femme endormie dont il ne connaît pas l'histoire, le son de la voix, ni même le nom.
Entre eux, toute histoire est impossible tant le décalage est grand entre ce vieil homme éveillé et cette jeune femme engourdie par le sommeil.
Soumise à lui, objet d'une relation fantasmée, elle procure au vieil homme le sentiment d'une seconde jeunesse mais lui rappelle aussi que son temps est compté.
On oublie rapidement les intentions malsaines qui animaient le vieil homme au départ pour découvrir cet amoureux fébrile qu'il est devenu grâce à sa "rencontre" avec Delgadina.
Aussi, de cette ville colombienne rongée par la censure et la corruption émerge une tendresse inattendue entre deux êtres inaccessibles.
Comme "Les Belles Endormies" (auquel l'auteur rend hommage en reproduisant les premières lignes en exergue), "Mémoire de mes putains tristes" revisite le thème de la jeunesse retrouvée au contact de corps purs et pas encore entamés par le passage du temps.
La différence entre les deux ouvrages réside principalement selon moi dans le traitement du thème. Si l'aspect charnel et introspectif est beaucoup plus appuyé chez Kawabata (le vieil Eguchi ne se "fixe" pas sur un corps en particulier, du moment qu'il s'agit d'une jeune femme), la tendresse occupe une place de choix dans le texte de Garcia Marquez puisque son héros tombe bel et bien amoureux d'une jeune femme, refusant d'en rencontrer d'autres.
J'ai trouvé un peu trop facile de recourir à une histoire d'amour pour se démarquer des "Belles Endormies". Certes, je ne me suis pas ennuyée. Peut-être aurais-je davantage apprécié ce roman si je n'avais d'abord lu "Les Belles Endormies" mais le fait est que j'ai largement préféré le roman de Kawabata, plus profond, plus complexe, plus intriguant, plus poétique et assurément plus audacieux.
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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Herve-Lionel
  11 juin 2017
La Feuille Volante n° 1146
Mémoire de mes putains tristesGabriel Garcia Marquez – Grasset.
Traduit de l'espagnol par Annie Morvan.
Drôle d'idée de la part du narrateur : le jour de son 90° anniversaire , il veut s'offrir une folle nuit d'amour avec une jeune prostituée vierge, paradoxe qui tient autant dans la découverte de la fille que dans les possibilités physiques du narrateur. Il y a en effet un âge pour tout ! Célibataire, il confie en effet n'avoir jamais fait l'amour avec une femme, qu'elle fût prostituée ou non, sans la payer pour cela, c'est donc pour lui devenu une habitude. Il a même dressé une liste de ses partenaires. Rédacteur improbable dans un petit journal local, il a eu l'idée de rédiger autre chose que ses articles ordinaires pour leur préférer ses mémoires, d'où le titre du roman.
Mais, revenons à ce qu'il considère comme un cadeau personnel, et même intime, d'anniversaire. On dira ce qu'on voudra et on peut être animé des meilleures intentions du monde, la sagesse populaire a bien raison de proclamer qu'on ne peut être et avoir été. le malheur pour lui c'est que cette réalité se propage sous forme d'informations dans toute la ville où il est fort connu, ce qui n'est pas fait pour célébrer sa virilité, nonobstant son âge !
Restait donc ce fait, ou ce non-fait, comme un défi que relève volontiers son amie la maquerelle qui se sent obligée de lui trouver un « cadeau » capable de combler les désirs de son amical client, mais celui-ci se dérobe sans pouvoir la toucher. Pourtant la présence d'une de ces jeunes femmes auprès de lui va contribuer à le rajeunir et à le rendre fou amoureux. Ce n'est donc pas une simple histoire de coucheries d'un vieillard libidineux comme on aurait pu s'y attendre mais une véritable renaissance pour lui. Mais ce n'est pas que cela et cet ultime épisode lui renvoie en pleine figure tous les échecs de la vie passée, la nostalgie du temps qui fuit, les affres de la vieillesse, la réalité prochaine de la mort. Nous ne pouvons rien à la fuite du temps et nous sommes tous promis au trépas quoique nous fassions. Nous serons seuls face à la camarde et il est illusoire d'espérer autre chose et se raccrocher à ses souvenirs ne servira à rien. C'est aussi simple et cruel que cela parce que c'est non seulement l'apanage de la condition humaine qu'il en soit ainsi , mais en plus il nous est donné d'en prendre conscience sans pouvoir rien faire contre cela. Tout être vivant est promis à la mort mais la particularité de l'homme est de pouvoir y réfléchir longtemps avant, de l'apprivoiser peut-être mais assurément de la craindre d'autant plus facilement que son existence a été belle et qu'ainsi il sait ce qu'il perd en perdant la vie.
Derrière un titre évocateur, porteur d'érotisme et peut-être davantage, c'est en réalité à une méditation sur la condition humaine à laquelle l'auteur nous convie, aux joies et surtout aux peines, aux grandeurs mais surtout aux décadences, aux mensonges et aux trahisons qui sont bien plus fréquents que l'amitié et l'amour sincères qui accompagnent notre parcours sur terre qui n'est pas un long fleuve tranquille. Tout ici-bas n'est qu'apparences, décor, hypocrisies, mensonges. On peut quand même se jouer à soi-même la comédie mais tout passe, la jeunesse comme la beauté, tout est promis à la décrépitude, même le corps des femmes qui est encore la seule manière d'échapper agréablement à la solitude et à la souffrance.
J'ai apprécié une nouvelle fois le style fluide de Marquez, sa verve mêlant l'humour à la mélancolie, une façon sinon de rire, à tout le moins de sourire de la mort inévitable qu'un vieil homme peut combattre en puisant dans la jeunesse et la beauté d'une femme. Il la présente toujours comme endormie et nue ce qui est sans doute une manière de répondre à la mort prochaine du narrateur et une façon de souligner les ravages que les années ont fait sur son propre corps.
© Hervé GAUTIER – Juin 2017. [http://hervegautier.e-monsite.com]
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   12 février 2015
Pourquoi vous ai-je connu aussi vieux ? Je lui répondais la vérité : On n’a pas l’âge que l’on paraît mais celui que l’on sent.
Depuis lors, elle a été présente dans mon esprit avec une telle netteté que je faisais d’elle ce que je voulais. Je changeais la couleur de ses yeux selon mes états d’âme : couleur d’eau au réveil, couleur d’ambre quand elle riait, couleur de feu quand je la contrariais. Je l’habillais selon l’âge et la condition qui convenaient à mes changements d’humeur : novice énamourée à vingt ans, pute de luxe à quarante, reine de Babylone à soixante, sainte à cent ans.
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SpilettSpilett   16 décembre 2009
Dès lors, je n'ai plus compté en années mais en décennies. Celle de la cinquantaine a été décisive, parce que j'avais pris conscience que presque tout le monde était plus jeune que moi. Celle de la soixantaine la plus intense, car j'avais cru ne plus pouvoir me permettre de faire des erreurs. Celle de soixante-dix à quatre-vingts a été terrible, car elle aurait pu être la dernière. Cependant, quand je me suis réveillé en vie le matin de mes quatre-vingt-dix ans dans le lit heureux de Delgadina, il m'est apparu que la vie ne s'écoulait pas comme le fleuve tumultueux d'Héraclite mais qu'elle m'offrait l'occasion unique de me retourner sur le gril et de continuer à rôtir de l'autre côté pendant encore quatre-vingt-dix années.
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moklosmoklos   31 octobre 2007
Nous sommes vieux, a-t-elle soupiré. L’ennui c’est qu’au-dedans on ne le sent pas, mais qu’au dehors tout le monde le voit.
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le_Bisonle_Bison   29 mars 2015
j’ai couvert son corps de baiser jusqu’à ne plus avoir de souffle : chaque vertèbre, une à une, jusqu’aux fesses langoureuses, la hanche avec le grain de beauté, le côté de son cœur inépuisable. Plus je l’embrassais plus son corps devenait chaud et exhalait une fragrance sauvage. Chaque millimètre de sa peau me répondait par de nouvelles vibrations et m’offrait une chaleur singulière, une saveur distincte, un soupir inconnu, tandis que de tout son être montait un arpège et que ses tétons s’ouvraient comme des fleurs sans même que je les touche.
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le_Bisonle_Bison   21 janvier 2015
Je me souviens que je lisais La Belle Andalouse dans le hamac de la galerie, quand je l’ai vue par hasard penchée au-dessus du lavoir avec une jupe si courte qu’elle découvrait la succulence de ses courbes. Pris d’une fièvre irrésistible, je la lui ai relevée, j’ai baissée sa culotte jusqu’aux genoux et l’ai prise par derrière. Aïe, monsieur, a-t-elle dit dans une plainte lugubre, c’est pas une entrée, ça, mais une sortie.
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Videos de Gabriel Garcia Márquez (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gabriel Garcia Márquez
En 2005 a paru Dictionnaire égoïste de la littérature française , immense succès immédiat critique et public. Chroniqué par tous les médias en France et beaucoup même à l'étranger, ce livre qui n?avait pas d?équivalent a reçu cinq prix littéraires. Il est aujourd?hui devenu un classique.  Le Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale est consacré aux littératures des autres pays du monde. Et non pas « étrangers ». Un article l?explique, l?auteur ne croit pas à la notion d?étranger, surtout en matière de littérature. Nous ne sommes pas seuls au monde, et aucun lecteur français n?a été constitué par l?unique lecture de livres français. de même, aucun lecteur n?est constitué par l?unique lecture des livres de son temps. Un lecteur est de tous les temps et de tous les pays. Et c?est ainsi que ce livre comprend aussi bien Eschyle (le plus ancien) que Gabriel García Márquez (le plus récent). Pour « égoïste », cela signifie que l?auteur ne parle que de choses qui, en bien ou en mal, l?intéressent, le passionnent, l?éveillent, et non à partir d?on ne sait quels canons de la littérature.  Le « DELM » comprend, comme son frère aîné, quatre types d?articles : sur des auteurs (Karen Blixen, Jorge Luis Borges, F.S. Fitzgerald, Yukio Mishima, Elsa Morante, Platon, Gertrude Stein?), des ?uvres ( Amant de Lady Chatterley (L?) , Guépard (Le) , Petit Livre rouge (Le)? ), des personnages (Ali-Baba, Lady Bracknell, Mademoiselle Else, le prince André, Arturo Ui?), des notions (« Bonheur », « Enterrements d?écrivains célèbres », « Imagination », « Verbes réfléchis »?). Il a, en plus, des « express » (« Esthétique Express », « Machiavel Express »?). On y retrouvera tous les grands noms célèbres, et on y découvrira des méconnus délicieux. On y trouvera un esthétique, et des anecdotes qui sont peut-être un peu plus que des anecdotes, comme Joyce en train de dicter Finnegans Wake à Beckett qui répond « entrez » à un visiteur, Beckett écrivant le mot par mégarde et Joyce lui disant : « Laissez. » Allègre, partial, drôle, sérieux, brillant, inattendu. Un livre qui donne envie d?en parler avec l?auteur. Venez converser avec Charles Dantzig...
En savoir plus sur le "Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale" : https://www.hachette.fr/livre/dictionnaire-egoiste-de-la-litterature-mondiale-9782246820741
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