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EAN : 9782355923531
200 pages
Éditeur : Editions Ki-oon (09/02/2012)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Le monde est devenu une zone de non-droit, une terre désolée hantée par des démons et des criminels de tout poil. Au bord d’une route, Yûki Sôna et les siens sont attaqués par des bandits. Sa famille entière est assassinée. Lui, marqué au fer rouge, est laissé pour mort. Veut-il s’accrocher à la vie dans cet univers terrifiant ou s’éteindre paisiblement ? La première solution est loin d’être la plus facile.
C’est le dilemne que lui présente Garami, une marcha... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Verdorie
  18 août 2014
Dans sa postface, le scénariste Kyoichi Nanatsuki écrit : "Depuis ma plus tendre enfance, un paysage est niché au fond de mon coeur : celui d'une lande désertique, une terre aride et rougeâtre brûlée par un immense soleil écarlate et parsemée de ruines et de vestiges d'une civilisation disparue dont les ombres s'étendent sur le sol."
C'est dans ce monde post-apocalyptique que Garami, la marchande d'armes, voyage sans cesse pour attribuer et destiner, sans distinction du bien ou du mal, mais avec un choix infaillible, ses armes à celui qui en a besoin...
Le jour où Garami tombe sur le jeune Sona, assoiffé et proche de la mort, elle lui laisse le choix : "Il te suffit de fermer les yeux...pour trouver enfin le repos éternel...mais si je te donne une gorgée d'eau, tu vivras dans cet enfer encore un bon moment." Sona, dont la famille vient d'être férocement assassinée, choisit de vivre... et, par ce choix même, d'appartenir désormais à Garami.
Commence alors un "road-trip" à travers paysages dévastés et ruines...jusqu'à Yuga, la grande cité du pays Balzar, où se tient, une fois par an, un marché inhumain et cruel...
Ce seinen qui a obtenu le Grand Prix de l'imaginaire manga 2014, flirte avec plusieurs genres : le western, le fantastique et la dark fantasy avec son bestiaire de créatures maléfiques, que le dessinateur coréen Night Owl nous présente avec une abondance de détails horrifiques. Bien que impressionnée par ses dessins, surtout quand il illustre les humains (ou, au moins, des êtres qui semblent passer pour tels), cette surenchère de détails m'a gêné quand il fallait prendre du recul pour regarder certains images dans leur globalité.
L'histoire aventureuse aux multiples rebondissements dans ce milieu barbare où règnent une nature tortueuse, des êtres tortués, criminels, créatures démoniaques et nécromanciens...m'a empoigné !
Le personnage de la belle "peddler" (colporteuse), Garami, avec sa apparente froideur et son quasi-insensibilité glaciale, peut ne pas susciter de la sympathie... quant à moi : elle m'intrigue...
C'est avec impatience que je vais la retrouver dans le tome deux... Elle et l'impulsif Sona dont la jeunesse pousse à se regimber... dans cet univers mélangeant magie, monstres et munitions.
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Alfaric
  23 août 2014
Sur l'invitation de Verdorie, je donne mon avis qui ici vaut pour toute la série :
Un très bon manga qui sort des sentiers battus des shonenries mille fois vues, revues, archivues. Nous suivons les tribulations de Sona, adolescent survivant d'un massacre, et de la marchande d'armes Garami (auxquels vont s'ajouter la lolita habituelle, le clone d'Isht van de "Guin Saga" ainsi que… je vous laisse la surprise !)
A partir d'un univers post-apo, les auteurs mélangent avec bonheur SF, fantastique et fantasy : à côté des habituels tyrans et seigneurs de la guerre on retrouve sorciers, zombies, vampires, hommes-fauves...
Bref des monstruosités en veux-tu en voilà !
Les dessins de Night Owl sont très supérieurs aux machins épurés / kawaichoupi qui sévissent de nos jours. Les personnages comme les décors sont bien mis en valeur par un storyboarding dynamique et de qualité. Pour faire bonne mesure les intrigues sont intéressantes à suivre grâce aux scénarii de Kyôichi Nanatsuki. "Berserk" a enfin trouvé un rival à sa mesure : au bout de 20 ans, il était temps !
Les inspirations et les références sont facilement identifiables, les auteurs ne sont cachant pas un seul instant :
- la saga de fantasy culte "Guin Saga" de Kaoru Kurimoto pilier de la SFFF nippone maintes fois (re)reprises
- "Vampire Hunter D" de Hideyuki Kikuchi dans la mesure où on suite de près la formule du western gothique post-apocalyptique
- Michael Moorcock en général et Elric de Melniboné en particulier
Quand elle délaisse ses grosses pétoires, Garami devient la Princesse des Ruines à la peau et aux cheveux pâles, et poursuit les créatures et les agents du Chaos à l'aide d'une immense épée noire runique buveuse d'âmes... Je crois qu'on ne peut pas faire plus explicite que cela !
Du coup c'est dommage ne pas avoir avoué les inspirations encore plus flagrantes du manga : "Hokuto no Ken" et "Berserk", 2 mangas cultes sur lesquels a officié Kentaro Miura, fan ultime de "Guin Saga"…
La boucle est bouclée ? Pas entièrement car le scénariste comme R.E Howard avoue rechercher avant tout l'horreur. du coup on sent vite venir les héritages de H. P. Lovecraft et de Clark Aston Smith : cultistes, nécromanciens, livres interdits, mutants indicibles et divinités antédiluviennes font leur apparition à chaque tome ou presque.
Le problème c'est qu'il faut que l'univers gagne en cohérence : on commence dans le post-apo à la "Hokuto no Ken", puis du western on glisse à la fantasy en alternant horreur à la "Resident Evil" et gothique à la "Castlevania" avant de marcher assez pour ne pas dire très fortement sur les traces de "Berserk". Car des pans entiers de background ou de l'intrigue ressemblent très, mais alors très fortement, à au manga dark fantsy désormais culte : artefact maudit, pactes faustiens, personnages tragiques transformés en monstruosités innommables, héros solitaire avec une grosse épée… Il est temps de d'y mettre d'y bon ordre sinon on va tomber trop facilement dans le pot-pourri attrape-tout.
Et malgré tout on n'évite pas certains guimmicks typiquement japonais assez pour ne pas dire très pénibles :
- les lolitas en péril (les filles de 8 ans qui en font 15 et celles de 15 ans qui en font 8) et les allusions pédérastes
- les poses vidéoludiques et les boss de fin de niveau
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Foxfire
  03 juin 2016
Je ferai court, préférant vous renvoyer aux excellents avis de Domi-V, Walktapus et Alfaric, qui sont bien plus éclairés et plus pertinents que le mien. Je me contenterai de livrer succinctement mon ressenti sur ce premier tome de la série "the arms peddler".
Post-apocalyptique dans un univers fantasy avec une ambiance western, de prime abord "the arms peddler" propose un mélange d'ingrédients fort alléchant pour qui apprécie chacun de ces genres, mais qui peut s'avérer casse-gueule. "The arms peddler" est une réussite sur tous ces tableaux.
le contexte post-apocalyptique est très bien rendu, notamment grâce aux superbes dessins de Nught Owl. le niveau de détail des décors est impressionnant et les personnages sont très expressifs. le récit promène nos deux héros dans des paysages dévastés en proie à la barbarie, créant ainsi un univers riche et varié.
l'univers fantasy est foisonnant. le bestiaire de créature est varié et propose tantôt des créatures connues (zombies, sorciers) utilisés de façon originale, tantôt des monstres originaux très inventifs.
L'ambiance western apporte une originalité au ton et à l'imagerie du récit. Nos deux héros ont tout des grandes figures du western. D'un côté, Garami qui fait penser à tous ces héros solitaires et mystérieux du western italien, que ce soit l'homme sans nom de Leone ou le Django de Corbucci (Garami et son attelage m'ont vraiment rappelé l'image de Franco Nero tirant un cercueil dans des paysages boueux). de l'autre, Sona, qui a assisté au massacre de sa famille par une bande de hors-la-loi (une horde sauvage) et qui est maintenant assoiffé de vengeance, thème ô combien récurrent dans le western, qu'il soit classique ou italien.
A la lecture de ce premier tome, on pressent que les possibilités sont infinies. L'auteur pourra sans doute proposer des intrigues variées et intéressantes. Reste à savoir si l'auteur parviendra sur la longueur à maintenir l'équilibre entre les aventures vécues au fil du voyage et le fil rouge de l'histoire (la dette de Sona ainsi que sa vengeance). En tout cas, ce premier tome est très plaisant et donne envie de poursuivre la lecture de cette série.
Challenge Atout prix 2016 - 2 (grand prix de l'imaginaire manga 2014)
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Walktapus
  10 septembre 2014
Elle a tout d'une déesse de la mort, cette colporteuse d'armes, mais son poncho et son détachement la font furieusement ressembler à l'" homme sans nom " des westerns de Sergio Leone (vous savez bien ? Clint Eastwood).
Elle est une sorte de psychopompe, énigmatique, ambigue (ironique ?), parcourant les plaines mortes en conduisant un corbillard plein d'armes (tiré par un cheval bien fougueux pour un zombie), facilitant le passage des âmes vers l'au-delà. Et ses ennemis sont des nécromanciens et des non morts.
Ce qui frappe, dans Arms Peddler, c'est la multiplicité des références. Horreur, western, post-apocalyptique, fantasy. Mais le mélange est cohérent.
Le dessin me plaît beaucoup, très maîtrisé, magnifique quand il montre des ruines anciennes, des paysages désolés, des villes pleines de vie, et surtout des monstres et des créatures. J'aime beaucoup le montage, avec des plans qui trouvent toujours le bon point de vue.
La déesse de la mort peut aussi sauver des mortels, qui contractent alors une dette de vie envers elle. C'est ainsi qu'elle s'adjoint un jeune aide, auquel on pourra s'identifier un peu. Après quelques péripéties destinées à planter les personnages, le duo s'embarque dans une histoire qui...
Zut encore une série à poursuivre ! La faute à Verd...ie (elle se reconnaîtra). D'ailleurs, quelqu'un sait-il combien il y aura de tomes ?
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Tatooa
  28 février 2018
Je me suis aperçue il y a peu que ma PAL bande dessinée est assez énorme. J'ai un gros défaut, j'achète les premiers tomes, je ne les lis pas de suite, et ils sédimentent dans mes étagères...
Il faut donc et d'une que j'arrête d'en acheter, et de deux, que je lise ceux que j'ai, je pense que les premiers "The Arms Peddler", ça doit faire bien deux ou trois ans qu'ils sont là, à m'attendre. Bref, je m'y suis mise hier soir, et wouch, je l'ai lu dans la foulée !
C'est glauque, violent, désespéré et désespérant, comme tout bon univers post-apocalyptique... Les personnages sont, pour l'instant, à peine esquissés. On ne suit réellement que Garami, la "colporteuse d'armes", et Sona, un jeune garçon dont la famille a été tuée d'horrible manière par une bande de pillards dont le chef s'appelle "Hydra", et dont on devine qu'on le reverra un jour.
Garami est belle. Les dessins sont superbes, bourrés de détails. Les monstres (car il y en a beaucoup) sont vraiment hideux pour les moches, ou très beaux (le Garon est magnifique à la fin de ce tome 1, un homme-lion, comme dans Chanur.)
Les scènes dans des ruines ou en ville (à Yuga) sont elles-aussi très détaillées, un vrai plaisir de s'y perdre.
Le hic étant que c'est tout aussi détaillé dans le gore, donc parfois gerbant, il faut bien l'admettre ! Mdr !
Bref, je disais donc, Garami est belle. Et fort dangereuse, on le comprend d'emblée. Mystérieuse et peu attachante en ce début de saga, voire odieuse à la fin du tome, elle assume totalement la sauvagerie de son monde, et sa façon d'y survivre. Sona est mignon, limite "hors-jeu" dans sa naïveté et son innocence, dans ce monde de brutes, on se demande bien où ses parents créchaient avant de partir à l'aventure dans un monde où il ne fait pas bon partir à l'aventure, c'est un bon moyen de mourir...
Bref, je suis d'ores et déjà bien accrochée... Mais je sais aussi que cette série n'a jamais été finie en France, comme d'habitude, merci les éditeurs de notre beau pays, ça va m'agacer je sens. (Bon l'honnêteté m'oblige à dire que j'ai été mauvaise langue, c'est pas la faute aux éditeurs français, mdr !)
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critiques presse (3)
Elbakin.net   14 août 2012
Un univers western / post-apocalyptique [...] particulièrement sombre, dans lequel armes blanches, armes à feu, et magie forment un cocktail explosif. Les hommes sont loin d’être la seule menace : nos deux « héros » sont confrontés à des démons, nécromanciens et autres créatures du bestiaire fantastique.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
BoDoi   09 mars 2012
Une sorte de luxueux feuilleton propice à de nombreuses rencontres et aventures épiques, riches en rebondissements, oscillant entre hommage à Mission: Impossible, Le Seigneur des Anneaux, et au genre Grindhouse pro-zombies, rien que ça.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD   13 février 2012
Ce premier tome est une révélation, posant les bases de l’histoire ainsi que les caractères et ambivalences du couple de personnages principaux.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
VerdorieVerdorie   17 août 2014
- On n'est pas en territoire humain, sur cette lande désertique...
dans cette zone de non-droit, ce sont d'autres lois qui s'appliquent !
Par exemple, un mourant devient automatiquement la propriété de celui qui l'a sauvé...
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democratzdemocratz   23 janvier 2017
La secte Zora prétend s'occuper des enterrements, mais en réalité vous êtes une guilde de nécromanciens qui profanez les corps des défunts...

Vous voulez me sacrifier au dieu des enfers, j'imagine ?
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ThorgalThorgal   29 décembre 2014
" Garami, tu ne te soucie pas de ce que peuvent faire les armes que tu vends au gens?"

" Pour faire le bien ou le mal, mon rôle est de vendre des armes a ceux qui ont en besoin.""

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WalktapusWalktapus   11 septembre 2014
Ce n'était que le lointain effluve d'un homme privé de sa sépulture. Il sera dispersé quand le vent se lèvera.
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MordrenMordren   20 juillet 2013
C’est bien beau d’avoir des principes, mais quand nos actions ne sont pas à la hauteur de nos paroles, on la boucle !
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