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EAN : 978B08WW3G1BC
Éditeur : Editions Les Escales (12/05/2021)
4.23/5   32 notes
Résumé :
Alors que le narrateur vient d’apprendre qu’il sera bientôt père d’une petite fille, le téléphone sonne. À l’autre bout du fil, sa mère. Le bateau de son père, Jean, vient de sombrer « corps et biens ». Jamais Jean ne saura que sa petite-fille s’appellera Louise.
Peut-être pour lui rendre hommage, peut-être pour apaiser son chagrin, le narrateur se met alors à écrire le roman de ce coquillier blanc et bleu, Ar c’hwil, né presque en même temps que lui.
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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HordeduContrevent
  03 août 2021
Simple et lumineux, pudique et délicat, ce livre aux racines bretonnes. Que cette lecture fut agréable et génératrice d'ondes bienfaisantes ! Un bel éloge aux liens familiaux et à l'amour inconditionnel.
« Les fils du pêcheur » de Grégory Nicolas, c'est l'histoire émouvante d'une famille bretonne soudée, narrée par un des fils suite à la mort de son père. le narrateur, Pierre, vient en effet d'apprendre qu'il sera bientôt papa d'une petite Louise lorsque le téléphone sonne. Sa mère lui annonce que le bateau paternel, ce beau coquillier blanc et bleu, le Ar c'hwill, vient de sombrer. Ecrire lui permet alors de lui rendre hommage, de faire son deuil, et enfin de dresser le portrait complet d'un grand-père pour pouvoir le transmettre aux petits enfants de la famille qui ne l'auront pas connu. Qu'il ne tombe pas dans l'oubli.
On suit ainsi la vie de ce père pudique et simple, depuis son enfance jusqu'à sa mort, ses joies, son courages et ses peines. On est témoin de l'éclosion et de l'épanouissement d'une famille très unie, tissée d'amour, amour filial et fraternel, amour conjugal. Ce père toujours présent aux fêtes de famille, à tous les anniversaires, toujours là pour eux, malgré son métier de pêcheur. Ce père que les fils admirent et qui a cependant sa part d'ombre, part inattendue dont ils apprennent l'existence après sa mort par un certain Benoit Notre-Dame…
Et à travers cette histoire, nous sommes témoins de l'Histoire de la Bretagne, celle de la pêche, celle du remembrement des terres, celle des crises et des manifestations, celle du naufrage de l'Amoco Cadiz.
« On avait expliqué aux paysans que la parcellisation, le mode d'exploitation traditionnel, les condamnait à demeurer dans une économie peu productive. Pour les faire entrer dans la modernité, on décida de rassembler les parcelles autour des longères. On appela cela le remembrement. Les bulldozers entrèrent en jeu : ils abattirent les hautes haies qui séparaient les champs, ils brisèrent les talus, ils aplanirent les sols, les nivelèrent, ils comblèrent les fossés et les douves pour mettre en place de grandes parcelles d'un seul tenant, exploitables plus facilement, avec des rendements jamais vus jusqu'ici [ …] Les gros pneus remplacèrent les sabots de bois des hommes et les fers des chevaux. En même temps que les tracteurs, on vit apparaître dans les terres celui qui n'en partirait plus jamais : le vent».
Le talent de conteur de Grégory Nicolas est tel que nous tournons les pages avec bonheur, nous passionnant pour cette histoire de famille au fin fond de la Bretagne. le coeur apaisé et chaud, l'oeil brillant et le sourire discret aux lèvres. J'ai particulièrement aimé la pudeur des sentiments qui transparait derrière cet amour familial. C'est d'une élégance et d'une douceur qui m'ont fait fondre.
« Avec sa boucle d'oreille, ça lui donnait des airs de dur, et il en jouait, alors qu'il a toujours été doux comme un agneau. Les copains de l'école nous faisaient remarquer à Julien, à Clément et à moi que notre père avait une boucle d'oreille et un tatouage… C'était le seul des pères à en avoir. C'était le seul marin aussi. Ça ne nous plaisait pas, cette différence. Ça ne nous plaisait pas qu'on nous appelle « les fils du pêcheur ». On aurait préféré être comme tout le monde, et avoir un père sans tatouage et sans boucle d'oreille. Mais on a fait avec. Et maintenant qu'il est mort on en serait fiers ».
« Pourtant, et bien que ce soit moi qui l'aie décidé, je ne trouvais pas ça naturel de serrer sa main, c'était une distance trop grande, de celles qui ne devraient jamais s'installer entre un père et son enfant. Mes frères continuaient de l'embrasser et je les enviais. Et nous on se serrait la main. Quelle honte. J'en chialerais. Je n'osais pas lui redemander de revenir aux bisous et lui non plus, ça a duré des années. C'est infernal la pudeur ».
Notons un éloge au sport, à la course à pied notamment, qui n'est pas sans me déplaire ce sport étant ma passion, ainsi qu'une ode à la littérature.
L'écriture de cet auteur, qui m'était inconnu, est à l'image de son histoire : une plume sobre pleine d'humanité, sans misérabilisme, où l'amour filial, l'amour inconditionnel et les valeurs comme le respect sont des actes de foi. Il réussit avec brio à nous attacher à cette famille. J'ai refermé ainsi à regret ce livre et en fermant les yeux, l'âme bretonne, je me suis imaginée penchée vers la mer, happée, elle était « si belle et si limpide que, malgré la profondeur, on avait l'impression qu'en se concentrant longtemps et, comme on patiente l'été, allongé par terre parmi les herbes qui grattent le cou, pour tenter de voir la voie lactée, on aurait pu deviner Ar c'hwil ».
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sylvaine
  16 juin 2021
Les fils du pêcheur de Grégory Nicolas est publié aux éditions Les Escales.
Un auteur que je ne connaissais pas mais que je vais suivre pas à pas c'est certain.
Le narrateur avec dans les bras la petite Louise qui vient de naitre reçoit un coup de téléphone de sa mère Marie-Lou, l'
Ar c'hwill a coulé corps et bien entrainant dans les fonds son père Jean. Commence alors pour lui et ses frères un long travail de deuil , surgit aussi l'envie de mieux connaitre ce père qu'ils aimaient si fort et qui étaient toujours là pour eux ne ratant aucune fête, aucun anniversaire, seulement une fois le 4 février 1994 où leur père avec de très nombreux pêcheurs est allé manifester à Rennes...
De fil en aiguille certains faits vont venir semer le trouble. Qui était vraiment Jean? Les fils du pêcheur iront ils au bout de leur quête de vérité et sont ils prêts à tout entendre ?
j'ai apprécié l'écriture sobre et élégante de Grégory Nicolas, à l'image de ce pays et de ses habitants.
Un magnifique roman !! Celui de l'amour inconditionnel de 3 frères pour leur père, celui de l'amour que ce père portait à ses enfants; Celui du monde de la pêche côtière de ces marins qui vivent au jour le jour dépendant de la météo et de toutes ces décisions prises à Bruxelles , décisions qui peuvent les tuer d'un jour à l'autre. Une pensée pour ceux qui souffrent en ce moment.
Un livre que vous devez absolument découvrir
Merci aux éditions Les Escales via Netgalley pour c e partage
#Lesfilsdupêcheur #NetGalleyFrance
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isatysjoe
  12 mai 2021
Les fils du pêcheur, ce sont les fils de Jean, un amoureux de la mer, entièrement dévoué à sa famille mais qui cache au fond de ses yeux gris une tristesse indicible. Sous le ciel changeant de Bretagne, le narrateur, un des trois fils, plonge dans ses souvenirs et se remémore ce père aimé et aimant avec beaucoup de tendresse, de mélancolie et ce qu'il faut d'humour pour éclipser les chagrins.
En reconstituant ainsi la mémoire familiale, les souvenirs de Pierre affleurent comme lorsqu'on regarde des photographies de famille. La mer, les bateaux, la pêche sont le quotidien d'une vie faite de joies, de peines jusqu'au drame qui va venir bousculer cet équilibre. Parti en mer sur son coquillier, l'Arc'hwil, Jean ne reviendra pas. Entre tristesse et émotion, ce drame va mettre à jour un secret jusqu'ici bien gardé.

Grégory Nicolas a l'art de raconter des histoires et rend cette famille très attachante. Lorsque le drame arrive, un revirement imprévu dans l'histoire s'amorce et la rupture dans la narration est surprenante. La voix du narrateur s'efface et laisse place à la voix d'un personnage énigmatique, une sorte de témoin que personne n'attendait. Au fil des chapitres, les mystères se lèvent au rythme des rebondissements.
Cette chronique familiale est ancrée dans une réalité sociale. Lorsque gagner sa vie en étant pêcheur devient de plus en plus difficile, il faut se faire entendre. Pour la génération de Jean, l'heure des revendications lors de manifestations ne se fera pas sans violences entre pêcheurs et forces de l'ordre. Que restera-t-il de ce combat ?
En dessinant le portrait très émouvant d'un père, Grégory Nicolas nous offre une histoire intimiste, emplie d'humanité qui se déploie sur trois générations. Il met à l'honneur les liens filiaux qui se tissent et se renforcent au gré des événements et des révélations inattendues. Il évoque la solidarité et la fraternité sans failles entre marins.
C'est avec le coeur serré qu'on referme ce livre et qu'on quitte cette famille liée à tout jamais à la Bretagne et à ce coquillier bleu et blanc, l'Ar c'hwil. Une histoire tendre et lumineuse à découvrir !
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joellebooks
  11 mai 2021
L'auteur cite en exergue le roman de Sébastien Japrisot, « L'été meurtrier », et je me dis déjà que ce roman promet ! Ensuite, vient l'incipit :
« Je ne sais pas pourquoi il a décidé de l'appeler Ar c'hwil. Je ne le lui ai jamais demandé. On prononce « arwil ». Si on veut avoir l'accent, il faut appuyer sur le « il ». Ça signifie quelque chose comme « coquin » ou « sacré numéro ». « Ah lui, c'est un c'hwil ! » qu'on dit d'un enfant, et celui d'en face comprend tout de suite à quel genre de gamin on a affaire. Pas besoin de parler couramment breton pour ça. »
Et me voilà plongée dans cette histoire familiale en Bretagne ! le narrateur, Pierre, est l'un des trois fils du pêcheur. le pêcheur, c'est Jean. le jour où il met à l'eau son premier bateau, l'Ar c'hwil, son fils naît. Nous sommes en 1984. Ensuite vinrent au monde, Clément et Julien. le père passe plus de temps sur son bateau qu'avec ses fils mais il a le sens des priorités et il sera toujours là pour eux.
Grégory Nicolas est un véritable conteur qui nous embarque dans son histoire. J'ai aimé me trouver dans l'intimité de cette famille au bonheur simple. J'ai ressenti beaucoup d'amour et de respect pour ce père. le fils dresse avec tendresse et humour le portrait de ce père pêcheur dont il vient d'apprendre la mort en mer. Avec pudeur, il raconte son enfance, son adolescence, sa relation avec ses frères. Je me suis attachée à tous les personnages. Un roman ancré dans le réel, puisqu'en arrière-plan on retrouve toute une époque, celle des crises et des manifestations des marins-pêcheurs.
Mais surtout, ce roman est terrible ! Soudain une zone d'ombre apparaît dans l'histoire du père. Un secret va être révélé page 91 et le lecteur attend 30 pages avant d'en connaître la teneur ! Grégory Nicolas sait tenir le lecteur en haleine. Je n'ai pas lâché le livre avant la fin, qui réserve encore des surprises !
Étonnant quand on sait qu'il n'a fait aucun plan pour l'écriture de ce livre et qu'il avait uniquement la première et la dernière phrase. Chaque chose mentionnée a son importance dans le roman, il n'y a pas de hasard. Vous trouverez aussi une petite ode à la littérature et au sport dans ces pages. Ses autres thèmes de prédilections sont la transmission, l'intergénérationnel. J'étais convaincue que le livre était autobiographique. Et bien pas du tout ! La photo de couverture n'est pas non plus une photo de famille de Grégory Nicolas. En tout cas c'est un choix judicieux des éditrices.
Lors de la rencontre avec l'auteur, il a expliqué que les toutes les femmes de ses romans se nomment Mathilde ou Perrine, et tous les frères Julien. La lecture du roman de Japrisot a été inspirante et forte pour lui.
Un roman lumineux, généreux, bourré d'humour et de tendresse, comme je les aime.
Merci Les Escales pour cette lecture commune, pour la découverte de cet auteur que je ne connaissais pas et pour la sympathique rencontre virtuelle avec Grégory Nicolas.
Il ne me reste plus qu'un conseil à vous donner, foncez en librairie le 12 mai !
Lien : https://joellebooks.fr/2021/..
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emilie31
  20 juillet 2021
Au printemps, les éditions les Escales m'ont donné la possibilité de participer à une lecture commune et à une rencontre virtuelle avec l'auteur du roman Les fils du pêcheur. C'est donc avec beaucoup de retard que je viens vous parler d'un récit que je vous conseille de lire cet été.
Les fils du pêcheur par Nicolas
Alors qu'il vient de devenir père, le narrateur apprend la disparition de son père. L'Ar c'hwill a coulé, emportant avec lui la figure paternelle, celle qui impose le respect, mais qui en partant ainsi du jour au lendemain laisse un vide immense. La disparition d'un père alors que l'on devient soi-même est terrible mais quand le deuil que la famille commence est troublé par des secrets et des mystères de famille, chacun s'interroge sur qui était réellement Jean. Les fils du pêcheur vont finalement apprendre à connaître celui qu'il pensait connaître à travers le deuil.
Le roman de Grégory Nicolas est un beau roman car il plonge dans ce que chacun peut vivre : l'amour filial, les secrets de famille, les sacrifices, l'amour inconditionnel, la vertu, les valeurs et l'écriture de Grégory Nicolas est à l'image de son récit. Pas de misérabilisme, de compassion inutile, non à la place, il livre une plume pleine d'humanité.
J'ai passé un délicieux moment de lecture avec les fils de Jean et je vous recommande chaudement de lire cette belle histoire.
En résumé : Allez à la rencontre de l'Ar c'hwill et des fils du pêcheur !
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
HordeduContreventHordeduContrevent   03 août 2021
Il nous avait fait remarquer le ciel si bas, si particulier et si beau de Brest, et la façon qu’il a de se perdre à la surface de l’eau grise de la rade. C’est comme si le ciel et la mer se confondaient. Comme si l’un et l’autre s’étiraient ainsi que le font les gros chats, rien que pour se toucher. J’ai revu ce phénomène une fois, sur un petit coteau de la Loire, entre Saumur et Angers, au-dessus d’un village qui s’appelle Le Thoureil : deux vieilles vignes qui avaient surmonté la palissade, qui s’étaient étirées de toutes leurs forces, pour finalement s’enserrer en une voûte. Elles faisaient comme un collier en se rejoignant de leurs jeunes pousses. Ou plutôt comme une couronne, voilà c’est ça, on aurait dit que toutes les deux, unies ainsi, elles couronnaient le ciel.
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HordeduContreventHordeduContrevent   03 août 2021
Vous savez, quand on court c’est étrange. C’est comme une sorte d’hypnose. Comme si on sortait de son propre corps. C’est comme si on se regardait. Comme si on était le spectateur de sa propre vie, si je peux utiliser des grands mots. C’est un beau spectacle car on se sent fort. Invulnérable. On transforme la douleur en plaisir. C’est une sensation de bien-être totale. J’appelais ça l’allégresse, mais ma fille m’a dit que ce n’était pas le bon mot… Il fallait plutôt parler d’euphorie. Ce sont les hormones que l’on produit dans l’effort qui sont responsables de ça, m’a dit mon gendre. Il faut toujours qu’il explique les choses par la science.
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HordeduContreventHordeduContrevent   03 août 2021
Avant le bosquet, sur la gauche en venant de la maison, on trouvait un vieux lavoir cerclé d’herbes hautes dans lequel on avait mis des truites arc-en-ciel achetées à la pisciculture d’à côté. Elles ont fini par être grosses comme des saumons à force de gober les coquillettes que leur balançait Clément après les avoir chipées dans le frigo et cachées sous son pull. Et ses tee-shirts qu’il tachait parce qu’il est maladroit comme tout, eh bien, ils sentaient le beurre cuit à cause de ça.
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HordeduContreventHordeduContrevent   03 août 2021
Je vois sa main. Elle est celle d’un homme encore jeune. Elle caresse la coque d’Ar c’hwil qui n’a jamais vu la mer. Ar c’hwil est calé sur des linteaux. Ar c’hwil est tout de chêne et d’acier. C’est la dernière vérification. Bientôt, une grue soulèvera les grosses sangles noires qui l’entourent et le placera sur le camion du convoi exceptionnel qui le mènera au port. Là-bas, une autre grue le prendra, le soulèvera comme de rien. Elle pivotera sur elle-même. Elle allongera son bras. Elle fera descendre le câble de métal, et, tout doucement, elle le déposera. Ar c’hwil touchera l’eau. Le sel de la mer viendra se frotter à la peinture toute neuve. Avant de gonfler, le bois se contractera une seconde comme le corps fait au moment du premier bain des vacances d’été, quand on n’est pas encore habitué à la froidure de l’eau. À la salinité de l’écume.
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HordeduContreventHordeduContrevent   03 août 2021
Car, même s’il aimait la mer d’un amour si fort que je ne saurais trouver les justes mots pour le dire, il voulait nous voir grandir, être là pour nous aider à souffler les bougies, nous apprendre à faire nos lacets, nous engueuler pour les mauvaises notes, nous taquiner avec notre mère, être le témoin de nos bonheurs et consoler nos peines. Il voulait des choses simples et petites, celles qui font une vie pleine et heureuse. Pour ça, il a réussi je crois. Mais je ne voudrais pas parler à sa place.
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Europe 1
Chaque jour, Stéphane Place vous propose une pause littérature, en partenariat avec la Librairie Mollat de Bordeaux. Vendredi, il vous conseille la lecture du livre de Grégory Nicolas, prix Antoine Blondin qui récompense un ouvrage original sur le sport, et disponible en poche : "Équipiers".
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