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Béatrice Commengé (Traducteur)Rupert Pole (Préfacier, etc.)
EAN : 9782253933625
544 pages
Le Livre de Poche (24/04/2002)
3.97/5   31 notes
Résumé :
Voici enfin la version intégrale d'un ouvrage dont Henry Miller, dans son enthousiasme de premier lecteur, affirmait qu'«il prendrait place à côté des révélations de saint Augustin, de Pétrone, d'Abélard, de Rousseau, de Proust...» Voici surtout Vénus Erotica telle qu'en elle-même, superbement impudique dans la description de ses rapports multiformes avec les hommes : amour passionné avec Miller, amour tendresse avec l'époux, amour rêvé avec Artaud, amour consommé a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
carolectrice
  07 mai 2020
Anaïs Nin est née en 1903 à Neuilly de parents cubains ; son père les abandonne quand elle est enfant. La mère emmène ses trois enfants vivre à NYC. Anaïs, alors mannequin, se marie à 20 ans avec Hugh Guiler, puis le couple part vivre à Paris. Elle est connue pour sa relation fusionnelle avec l'écrivain Henry Miller. « Inceste » est extrait de son "Journal de l'amour " (qui comprend 7 volumes) et il est longtemps resté inédit puisqu'il a été expurgé des passages pouvant compromettre des proches d'Anaïs, selon son souhait ; la version non expurgée a donc paru pour la première fois après sa mort, en 1979.
Le Journal d'Anaïs Nin, qu'elle commence à 11 ans, est un cri d'amour à son père abandonnique, cette relation interdite qui sera le point d'orgue de son journal, puisqu'elle sera consommée et consentie, les scènes de sexe avec lui étant les plus crues du livre. Aux pages seules elle dit la vérité, elle qui ment comme elle respire et manipule ses amants autant qu'elle les collectionne. de son propre aveu, elle n'est fidèle à personne, sauf à l'amour... Dotée d'une lucidité déconcertante sur elle-même et les autres, elle s'en sert pour assouvir son besoin de passion et de liberté, vivant de multiples vies parallèles sans la moindre entrave. Bipolaire, de santé fragile, sa vocation littéraire s'épanouira dans l'élaboration de mensonges sophistiqués qu'elle sert aux hommes de sa vie (son mari Hugh, Miller, Artaud, ses psys Allendy et Rank, sans oublier son père et la femme de Miller, June, et j'en oublie...) et tiendra même 2 journaux parallèles pour ne pas se compromettre en même temps qu'elle transgressera tous les interdits fondamentaux (l'inceste, donc, coucher avec ses psys, avorter à 6 mois de grossesse...). Si ses frasques amoureuses peuvent lasser à la longue, Anaïs est sincère : c'est une éternelle amoureuse, incapable de se contenter d'un seul amour, virevoltant comme une girouette au gré du vent... Transcendée par une énergie sexuelle créatrice, Anaïs est une femme voluptueuse qui passe son temps à analyser ses sentiments et à jouir de son corps sans limites, à tenter de dépasser la dualité qui la tiraille, s'autoanalysant en permanence, à la recherche d'un absolu mortifère et inaccessible. Ce journal c'est la tentative d'émancipation d'une femme en tant qu'artiste, qui n'aime rien tant qu'être la muse de Henry Miller, qu'elle entretient et dorlote comme une mère, supportant son égoïsme notoire avec un plaisir coupable. C'est vertigineux, choquant, sensuel, une ode à la vie et à la créativité.
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Batulys
  29 janvier 2021
Il est difficile de commenter et d'avoir un avis sur ce livre. Parmi les points positifs, comme celui de la découverte de l'intimité d'une femme de cette époque, plusieurs sont aussi des points négatifs. Il est captivant de lire un tel journal tant on navigue dans les méandres du psychisme d'Anaïs Nin. Pour autant, cela rend la lecture très, voire trop, dense. Dans le même sens, le phénomène de répétition dans la vie de l'auteure est passionnant à analyser mais peut également devenir pénible (peut-être parce qu'il nous renvoie à nos propres répétitions ?). Il n'en reste pas moins que le plongeon dans les pulsions de l'auteure et dans ce qu'elle met en place pour se sauver (fantasmes d'un dieu-homme ; sublimation par l'art) est une expérience littéraire exceptionnelle. Un regret : qu'elle ait écrit en anglais, ce qui rend difficile toute analyse poussée.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Jo_LyJo_Ly   16 juillet 2020
Aucun art n'égale la vie. Quand je dis du mal de la vie, c'est parce que j'ai peur de ma passion pour elle, de sa fragilité.
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MacileMacile   18 février 2019
Morale du journal ? De quoi a besoin le monde ? de l'illusion que j'ai donnée dans la vie ou de la vérité que j'ai offerte dans mes écrits ?
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Jo_LyJo_Ly   16 juillet 2020
Voilà pourquoi l'artiste est l'être le plus seul au monde : parce qu'il vit, combat, lutte, meurt et renaît seul, et toujours seul.
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Videos de Anaïs Nin (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anaïs Nin
Otto Rank (1884-1939), la volonté créatrice : Une vie, une œuvre (1997 / France Culture). Diffusion sur France Culture le 3 avril 1997. Par Bénédicte Niogret. Réalisation : Jean-Claude Loiseau. Avec Pierre Bitoun, Claude-Louis Combet, Alain de Mijolla, Aimé Agnel et Judith Dupont. Avec la voix d’Anaïs Nin. Textes dit par Jean-Luc Debattice. Otto Rank, né Otto Rosenfeld le 22 avril 1884 à Vienne et mort le 31 octobre 1939 à New York, est un psychologue et psychanalyste autrichien. D'abord membre du premier cercle freudien, secrétaire de la Société psychanalytique de Vienne et membre du « comité secret », l'évolution de ses recherches lui vaut d'être exclu de l'Association psychanalytique internationale en 1930. Il est considéré comme un dissident du mouvement international. Otto Rank est originaire de Vienne, issu d'une famille de la moyenne bourgeoisie juive. Fils de l’artisan d’art Simon Rosenfeld, il est contraint, dans un premier temps, de travailler lui-même comme artisan et de renoncer aux études supérieures. Il prend le nom de Rank à l'âge de dix-neuf ans, en référence au bon Dr Rank de la pièce d'Ibsen, "La Maison de poupée". Il lit à vingt ans "L'Interprétation des rêves" de Freud et écrit un essai que le psychanalyste Alfred Adler transmet à Freud. Il devient dès lors un psychanalyste du premier cercle et, en 1906, devient le premier secrétaire de la Société psychanalytique de Vienne et à ce titre, l'auteur des transcriptions des minutes de la société viennoise (conférences et d'échanges), de 1906 à 1918. En 1924, il publie "Le Traumatisme de la naissance", s'intéresse à ce qui se trouve avant le complexe d'Œdipe et propose une vision différente de celle de la psychanalyse d'orientation freudienne. Sigmund Freud l'analyse brièvement jusqu'à fin décembre 1924 puis le rejette ; Rank se trouve exclu des cercles psychanalytiques freudiens. En 1926, Rank s'installe à Paris, devenant l'analyste d'Henry Miller et d'Anaïs Nin, avec qui il a une courte liaison. Il voyage en Amérique, où il rencontre un certain succès. Il est invité notamment à la société de Rochester pour la Protection de l'enfance en danger où travaille alors Carl Rogers. Il est exclu de l'Association psychanalytique internationale le 10 mai 1930. En octobre 1939, il meurt à New York à l'âge de 55 ans, des suites d'une septicémie.
Sources : France Culture et Wikipédia
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