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Gunther Stuhlmann (Éditeur scientifique)Marie-Claire Van der Elst (Traducteur)
ISBN : 2253932760
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1997)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture : J'ai le sentiment, de temps à autre, que je devrais transformer le Journal, ainsi que l'a fait Proust dans sa vie et ses souvenirs. Mais le risque alors c'est qu'un élément ne manque, ce qui manque à mes romans selon Martha : chaleur et humanité. Elles ont été perdues au cours de la métamorphose en mythe, ou roman.

Anaïs Nin continue la formidable chronique de sa vie. Le tome 4 de son Journal couvre les années 1944-1947. Ses... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
fanfanouche24
  04 août 2015
Pour quelqu'un qui maudissait, a maudit, jusqu'à il y a très peu de temps,
la relecture, trouvant qu'il n'aurait déjà pas le temps de lire tout ce que
qu'il souhaiterait durant sa courte vie , il trouvait cela inutile...
Vous aurez compris que la troisième personne du singulier était juste ma
modeste personne !!
Et puis un einième déménagement, un espace plus restreint, m'a fait débuter
en même temps que mon inscription sur Babelio, un tri, des rangements
drastiques de ma bibliothèque et je suis loin d'avoir terminé !
Je n'ai pu résister à relire le journal d'Anaïs Nin, qui m'avait très jeune,
complètement transportée et fascinée... de par cette liberté de penser et
de se construire...
Je suis très intéressée par les journaux d'écrivains, et il y en a deux qui ont
été fondamentaux pour moi, à certaines périodes de mon existence; je veux
nommer le Journal de Charles Juliet et celui d'Anaïs Nin !
Ce quatrième tome des journaliers de l'amie et muse de Henry Miller, couvre
les années 1944 à 1947, ses années américaines, où elle prenait quelque
distance avec Henry Miller, se retrouvait entourée à la quarantaine,
de jeunes artistes, tels que Gore Vidal [avec lequel elle entretient une amitié
très intense ], Lanny Baldwin, Charles Duits, Richard Wright, Truman Capote,
etc. ,ou de ses aînés tels que le célèbre critique, Edmund Wilson, avec lequel
elle eut des rapports très tendus...
Elle narre ses rencontres avec des personnalités plus ou moins célèbres, mais
au -delà du jeu social, on retrouve cette exigence que requiert la rédaction de
ce journal , la quête et la construction de soi contre les apparences sociales,
mondaines... Anaïs Nin parle abondamment de l'écriture, de ses tentatives
romanesques, dont la rédaction et publication de "La faim" (différents portraits
féminins), texte que je ne connais pas et que j'ai très envie d'aborder !
On y trouve comme dans les autres volumes de ce Journal, la défense, et
mise en valeur de la psychologie , de la psychanalyse, de la nécessité
que chaque personne entreprenne un travail sur soi, pour rendre notre monde
plus harmonieux, plus pacifique.
Elle fait preuve d'un esprit très critique vis à vis de tous les systèmes, tous les
pouvoirs et de la politique, à juste titre. Ce Journal, véritable monument de la
littérature du XXe, offre un ton des plus personnels, mettant au centre de tout,
les relations avec les autres , l'Art, sous toutes ses formes , la beauté et le souci
de l'harmonie entre les êtres...

"A Leo Lerman- décembre 1946

(...) Mon œuvre est seulement une essence de cette vaste et profonde
aventure.Je crée un mythe et une légende, un mensonge, un conte de fées,
un monde enchanté; c'est un monde qui s'effondre tous les jours et me donne
envie d'en finir comme Virginia Woolf. J'ai essayé de n'être pas névrosée, pas
romantique, pas destructrice, mais peut-être suis-je tout cela sous des
déguisements. (...)
Je n'ai aucune confiance en moi et grande confiance en autrui. J'ai besoin
d'amour plus que de nourriture. Je trébuche et je fais des erreurs,
et veux souvent mourir. (...)
A l'âge de quinze ans, je voulais être Jeanne d'Arc, et ,plus tard, Don Quichotte.
Je ne me suis jamais réveillée de mon accoutumance aux mirages , et je
terminerai probablement dans une fumerie d'opium. (...)
Tout ce que j'écris est vrai, transposé mais vrai. La source du Journal est
l'œuvre de ma vie" (Stock, 1975, p.217)

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DD78
  27 décembre 2014
Anaïs Nin est une femme qui me fascine : née au début du 20ème siècle, cette américaine expatriée à Paris y a côtoyé une multitude d'artistes de tous horizons, dont Henri Miller et sa femme June qui l'ont beaucoup influencé. Mais la vraie richesse de cette écrivain, c'est son journal (intime), entamé à l'âge de 11 ans, dans lequel elle va consigner scrupuleusement jusqu'à sa mort ses pensées, instants et rencontres marquants. J'ai ici lu le tome 4, qui couvre la période de 1944 à 1947, alors qu'elle a fui la guerre à New-York. On découvre ainsi de l'intérieur tout le microcosme intellectuel d'une époque que j'aime personnellement beaucoup. Bon, d'un autre coté, Anaïs aimant bien se triturer l'esprit et se couper les cheveux en 4 sur certains sujets, il y a aussi des passages qui nous (me?) dépassent un peu. M'enfin, le témoignage est là, et ça fait du bien de réfléchir de temps en temps, non ?
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Myriam3
  22 juillet 2014
Ce journal tenu par Anaïs Nin alors qu'elle avait une quarantaine d'années, est une réflexion sur son enfance, sa relation avec son entourage dont Henry Miller et sa femme June, sa famille, son père, sa mère. Mais elle y parle aussi d'écriture, d'art, de ses humeurs.
Un livre riche et subtil qui incite à la réflexion et à l'introspection.
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quiliravivra
  19 juin 2011
Un livre vrai et tellement bien écrit
On associe à tort Anaïs Nin, Arthur Miller à une écriture plus ou moins porno, eh bien on a tort !
C'est la poésie de la chair
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   31 juillet 2015
[Novembre 1946]

Cinq heures, c'est l'heure de ma dépression. parce que la journée active est terminée durant laquelle je mets au pas et conquiers mes désillusions ou mes déceptions. Mais cinq heures, c'est l'heure fatidique, la fin du travail, le commencement de la prise de conscience, alors que les autobus sont tellement bondés que l'on ne peut monter, que tout le monde se dirige vers un but, que les amants se sont choisis. C'est alors, au coin de la rue, incapable de rentrer chez moi, que je sens cette vague d'angoisse qui m'étouffe, je suis échouée, déracinée, seule. (Stock, 1975, p.203)
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fanfanouche24fanfanouche24   04 août 2015

A Leo Lerman- décembre 1946

(...) Mon œuvre est seulement une essence de cette vaste et profonde
aventure. Je crée un mythe et une légende, un mensonge, un conte de fées,
un monde enchanté; c'est un monde qui s'effondre tous les jours et me donne
envie d'en finir comme Virginia Woolf. J'ai essayé de n'être pas névrosée, pas
romantique, pas destructrice, mais peut-être suis-je tout cela sous des
déguisements. (...)
Je n'ai aucune confiance en moi et grande confiance en autrui. J'ai besoin
d'amour plus que de nourriture. Je trébuche et je fais des erreurs,
et veux souvent mourir. (...)
A l'âge de quinze ans, je voulais être Jeanne d'Arc, et ,plus tard, Don Quichotte.
Je ne me suis jamais réveillée de mon accoutumance aux mirages , et je
terminerai probablement dans une fumerie d'opium. (...)
Tout ce que j'écris est vrai, transposé mais vrai. La source du Journal est
l'œuvre de ma vie. (Stock, 1975, p.217)
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JcequejelisJcequejelis   07 avril 2012
mai 1945 : Visite de Frances à qui j'ai montré les aquarelles de Léonard. Elle les a trouvées techniquement très belles, très bien faites, mais lointaines.

Comme Léonard se plaint de ne pouvoir exprimer ce qu'il ressent, je lui écris :

Exprimer ce que l'on ressent est lié directement à la création. J'ai été aidée en cela par mon habitude de tout confier au Journal. Vous vous trouvez dans un environnement stérile et vous avez tendance à vous replier sur vous-même. Cela sera mauvais pour vous en tant qu'artiste, écrivain ou peintre. Il faut être capable d'exploiter les richesses du sentiment et de l'imagination, c'est là que réside le secret de l'abondance. Le repliement risque d'engendrer la stérilité ou le dessèchement. Essayez d'écrire dans votre Journal pour entretenir cette petite flamme. Développez, ouvrez, nommez, décrivez, exclamez-vous, peignez, caricaturez, dansez, sautez dans vos écrits. Nous sommes ici en tant qu'écrivains pour dire tout. Parlez pour vos humeurs, rendez votre silence éloquent. Les dessins que vous n'avez pas envoyés sont un visage fermé au monde.

371 - [Le Livre de Poche n° 3134, p. 104]
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fanfanouche24fanfanouche24   30 juillet 2015
[mai 1946]

Le secret d'une vie bien remplie est de vivre et de frayer avec les autres comme si demain ils risquaient de ne pas être là, comme si vous risquiez de ne pas être là. Cela élimine le vice des tergiversations, le péché de remettre à plus tard, les communions manquées. (Stock, 1975, p.183)
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fanfanouche24fanfanouche24   27 juillet 2015
[Avril 1945]

(...) jamais compris jusqu'à maintenant pourquoi j'avais dû m'appauvrir suffisamment à paris pour aller au Mont-de-Piété. C'est parce que tous mes amis y allaient et que je voulais atteindre le même niveau de pauvreté et de dénuement, connaître avec eux l'épreuve que représente la séparation d'objets aimés, tout perdre. je n'étais jamais unie avec eux tout aussi émotionnellement que lorsque moi aussi j'attendais sur le banc de bois et que je regardais le visage éloquent des personnes, l'histoire des objets, l'atmosphère de dépossession et de sacrifice. (Stock, 1975, p.73)
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Videos de Anaïs Nin (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anaïs Nin
"Prête à tout pour former un couple mythique avec un grand écrivain"
En librairie le 17 octobre 2018 144 pages ? 15 ?
« Ma chambre se prête à la volupté. C?est là que j?écris. J?ai ce rêve fou de mettre des plumes sous ma couette. de mêler amour et littérature en faisant couple avec un grand écrivain. Grâce à ses confidences sur l?oreiller, peut-être parviendrai-je à percer les secrets de fabrication d?un best-seller?Madame de Staël faisait salon. Moi, je ferai chambre. » Anne rêve de rencontrer le Henry Miller ou le Jean-Paul Sartre d?aujourd?hui qui fera d?elle la nouvelle Anaïs Nin ou Simone de Beauvoir de sa génération. Elle part (ainsi) à la conquête de Saint-Germain-des-Près avec l?intention de séduire journalistes, éditeurs et écrivains branchés. Hélas, ses aventures érotico-littéraires ne se déroulent pas tout à fait comme elle se l?était imaginé? Avec un humour caustique, l?auteur brosse le portrait de personnalités du monde littéraire parisien. Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé ne serait pas purement fortuite?
Amandine Cornette de Saint Cyr a été l?assistante de Stéphane Bern au Figaro Madame et a travaillé à la télévision. Elle a publié deux romans : Bonne à rien (Anne Carrière, 2007) et Les dents de ma mère (Plon, 2012). Elle est la fille de la galeriste Sylvana Lorenz et l?ex-belle-fille du commissaire-priseur Pierre Cornette de Saint Cyr. Elle réside à Paris et se rend souvent à Nice.
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