AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Germaine Delamain (Traducteur)Christine Jordis (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070320170
Éditeur : Gallimard (17/01/2008)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Le temps, Virginia Woolf n'a pas d'autre sujet. Les années passent, de 1880 à 1918 et au temps présent, dans ce roman de 1937. Il raconte l'histoire d'une famille en trois générations, où tout change, conditions économiques, valeurs spirituelles et morales.
Les faits ne sont rien sans la vision, l'histoire sans le sentiment de la durée, l'extérieur sans l'intériorité. Le présent est pénétré de souvenirs, et le passage du temps marque les corps et les coeurs. ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  21 mai 2017
Au souvenirs de Mrs Dalloway, un bon livre mais dont la lecture n'a pas été facile, j'ai entamé Les années avec beaucoup de préjugés mais quel bon début! Virginia Woolf nous dépeint d'un coté de la panique, du déchirement et de l'autre coté de la lassitude dans la longue attente d'un miracle sur une mourante. La forte probabilité est que Mrs Pargiter est aux portes de la mort, et la belle écriture de Virginia nous fait vivre, dans une atmosphère plus ou moins cocasse sans toute fois chuter dans le burlesque, comment cette âme résiste à la mort, et on voit Rose, la benjamine des Pargiter, lasse de cette attente, qui se répète toute fois "tu ne veux pas mourir!", elle s'afflige chaque fois que sa mère se remet de ses évanouissements. Mais par la suite, on retrouve le même style que dans Mrs Dalloway, on suit la vie de plusieurs personnages, l'auteure inondent son oeuvre des monologues intérieurs qui parfois se mêlent avec la réalité. Les années est une série d'années qui retrace la vie des membres de la famille Pargiter mais les véritables personnages de ce roman sont le temps et la nature. A chaque nouveau chapitre, l'auteure s'attelle à décrire le temps et la nature, le soleil qui se lève, les plantes qui fleurissent, le ciel est toujours bleu comme si toutes ces choses de la nature ne changeaient jamais. Par contre, les hommes, eux, changeaient et n'avaient qu'une seule destination la mort, et la vie paraissait à ce moment là comme un simple gros vide...
Une fois les morceaux de Puzzle réunis, on prend plaisir avec Les années, la finesse dans les descriptions n'alourdit pas pour autant le lecture, et l'auteure prend le malin plaisir de ne point s'attarder aux faits, elle nous entraine directement aux conséquences, de même que les émotions des personnages sont imprécises, ils sont comme des pions que le vent pousse à sa guise, c'est juste une espèce de silence que l'auteur veut nous faire partager ! Le néant de l'être!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
cmpf
  26 février 2015
La présentation de cette oeuvre parle de l'histoire d'une famille sur trois générations. Oui, mais à la façon de Virginia Wolf. Donc pas de récit linéaire, avec toutes les explications des divers évènements mais une succession de tableaux que le lecteur observe et écoute et dont il déduit l'évolution de la famille Pargiter. Et bien sûr, les pensées des différents protagonistes.
Ainsi dans les premières pages, on apprend que la mère de famille est mourante. Or le père et l'une des filles s'en réjouissent à part eux, tout en respectant les règles du comportement en pareil cas. La fille pense à cette mère qu'elle aime et qu'elle déteste mais sans qu'aucune explication claire ne soit donnée à ce sentiment ambivalent.
Les éléments sont aussi très présents, pluie, vent, neige, canicule.
Un roman très plaisant si l'on accepte le parti pris de l'auteur. Je trouve que d'une certaine façon il demande une plus grande participation du lecteur qui n'a pour seuls repères que l'indication de l'année qui sert de titre à chaque chapitre. Mais il peut aussi induire un sentiment de voyeurisme.

Lu dans le cadre du Challenge ABC 2014-2015
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
Lisewine
  21 avril 2016
La façon dont Viriginia Woolf montre ses personnages en train de faire non pas l'expérience du temps qui passe, mais bien celle du temps lui-même comme durée, comme multiplicité de temporalités emportées dans le torrent des Années dont le matricule chiffré ne représente qu'un vague repère est à la fois incroyable et admirable, pleine de maîtrise et débordant de sensations et de sentiments si vifs que l'on en vient à oublier qu'ils puissent être le fruit d'un simple travail d'écriture. Quel est le devenir du temps, au regard des moments intenses que l'on peut avoir ou non vécu, moments sans doute même encore plus poignants lorsqu'ils sont demeurés dans le domaine du rêve ou de l'attente, de l'espoir encore prégnant et jamais déçu - telle cette légerté - cette force ? - étrange et douce qui habite Eleanor, l'un des personnages principaux et que l'on suit durant tout le roman, avec au coeur quelque chose comme un fragment d'éternité qui réfléchit comme un kaliédoscope tortueux les destins de celles et ceux qui gravitent autour d'elle, à commencer par ceux des membres de sa propre famille dispersée? Veillir n'a rien à voir avec le décompte des années, semble suggérer Woolf; tout est toujours et pour toujours à jamais présent, à jamais là près de nous prêt à surgir et à nous faire éprouver l'impredictible et le désirable dans l'immensité du monde - pour peu que nous puissions l'apercevoir, il y a toujours du renouveau ;)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          102
Drych
  30 septembre 2012
Le seul livre de Virginia Woolf auquel j'ai réussi a accrocher à ce jour, mais je ne désespère pas. A travers plusieurs génération d'une famille de la bonne société anglaise, l'auteur réussit à nous faire ressentir le temps qui passe, le temps de chacun des personnages, et le temps du monde. A lire cependant au calme et avec attention pour ne pas se perdre dans cette grande famille.
Commenter  J’apprécie          70
Miney
  11 novembre 2016
Le thème de ce roman est le temps et en effet... on le sent passer. Mais il paraît bien vide ce temps, sans substance, sans événements.
On suit sans transition des personnages qui défilent, nous délivrent un instant de vie qui semble toujours vain, inachevé, composé d'introspections qui paraissent interminables.
Un roman joliment écrit, avec de longues descriptions bien tournées, mais quelque peu soporifique.
Commenter  J’apprécie          41
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
cmpfcmpf   26 février 2015
Pourquoi cette obligation de réfléchir ? Elle ne voulait plus penser. Elle aurait aimé que des stores, semblables à ceux des compartiments de chemin de fer, viennent lui masquer la lumière, lui mettre un capuchon sur l’esprit. Ce store bleu qu’on tire en voyage la nuit. Réfléchir est un tourment ; pourquoi n’y pas renoncer, aller à la dérive, rêvasser ? Mais la misère du monde m’oblige à réfléchir. Ou bien était-ce de la pose ? Ne se plaçait-elle pas elle-même dans l’attitude avantageuse de celle qui montre du doigt son cœur saignant : qui partage toutes les misères de la terre, quand, en fait, elle n’aimait pas ses semblables ? Et elle revit un trottoir plaqué de rubis, les visages massés à la porte d’un cinéma : visages apathiques, passifs ; visages de gens drogués par des plaisirs sans valeur, qui n’ont même pas le courage d’être eux-mêmes, mais qui se parent, se copient, font semblant. Et ici, dans ce salon, songea-t-elle, les yeux fixés sur un couple… Mais je ne veux plus penser, se dit-elle encore, elle obligerait son cerveau à se vider, et elle se reposerait, se laisserait aller, accepterait avec calme et tolérance ce qui adviendrait.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
NievaNieva   10 février 2016
Le soleil brillait de nouveau, les pavés humides luisaient ; une bouffée de vent souleva les branches des amandiers dans les jardins des villas. Brindilles et touffes de fleurs tourbillonnèrent sur le pavé et y restèrent collées. Kitty s'arrêta une seconde à un croisement et crut être, elle aussi, arrachée à ce qu'il l'entourait par un tourbillon. Elle oublia où elle se trouvait. Le ciel bleu, balayé, ne contemplait plus les rues, ni les maisons autour d'elle, il planait au-dessus de la campagne où le vent soufflait sur les Moors, et où les moutons, leur toison grise ébouriffée, s'abritaient contre les murs de pierre. Kitty se figurait presque voir les Moors s'éclairer, puis s'assombrir, lorsque les nuages les survolaient.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
NievaNieva   10 février 2016
Dans la pénombre, car toutes les persiennes étaient abaissées, les fleurs luisaient. Et dans le hall, on respirait une odeur intense, sensuelle, de serre. Couronne après couronne continuaient d'arriver : lis striés de larges bandes d'or, ou dont les calices tachetés étaient collants de miel ; tulipes blanches, lilas blancs — fleurs de toutes sortes, les unes aux pétales épais, comme du velours, les autres transparentes, d'une minceur de papier, mais uniformément blanches, massées, corolle contre corolle, en cercle, en ovale, en croix, si bien qu'elles ressemblaient à peine à des fleurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
LillyLilly   03 juin 2010
Voilà à quoi aboutissent trente ans de vie commune, entre mari et femme - tut-tut-tut et tchou-tchou-tchou. On aurait cru entendre des bestiaux ruminer plus ou moins distinctement dans leur étable - tut-tut-tut et tchou-tchou-tchou - en piétinant la paille douce et fumante de leur litière, de la même manière qu'ils se vautraient jadis dans les marais primitif ; nombreux, prolifiques, à peine conscients, se disait North, tandis qu'il écoutait d'une oreille distraite le jovial clapotement, qui soudain s'adressa à sa personne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
NievaNieva   10 février 2016
Il lui semblait encore, sans doute à cause de ses récents voyages, que le navire continuait à fendre doucement la mer, et que le train se balançait encore de côté et d'autre, en traversant bruyamment la France. Elle avait l'impression que les choses passaient devant elle, tandis qu'elle était étendue sous le drap. Mais ce n'est plus le paysage qui passe, songea-t-elle, ce sont les vies humaines, nos vies changeantes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Videos de Virginia Woolf (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Virginia Woolf
Amélie Nothomb, morte ? Elle ne se souvient de rien. Voici pourtant qu?une dénommée Plectrude lui annonce la sinistre nouvelle. Elle lui révèle également qu?une identité posthume est attribuée à chacun au terme d?une cérémonie. L?un ira au paradis des cinéastes et l?autre au paradis des boulangers, par exemple. L?éternité est moins longue lorsqu?on échange autour d?une passion commune... Amélie s?attend donc à retrouver Stendhal et Virginia Woolf au paradis des écrivains. Stupeur ! Elle se retrouve au paradis des philosophes, aux côtés de Platon et de Nietzsche ! S?agit-il d?une erreur ? En faisant appel de cette décision, Amélie va subir un drôle de Jugement dernier au cours duquel viendront témoigner les illustres gloires de la philosophie, depuis Spinoza jusqu?à Sartre.
Écrit « à la manière » d?Amélie Nothomb, ce conte philosophique de Marianne Chaillan est un voyage aussi drôle que méditatif qui invite le lecteur à découvrir autrement l??uvre de la romancière mondialement célèbre.
https://www.albin-michel.fr/ouvrages/ainsi-philosophait-amelie-nothomb-9782226397140
+ Lire la suite
autres livres classés : le tempsVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Virginia Woolf

Virginia Woolf a grandi dans une famille que nous qualifierions de :

classique
monoparentale
recomposée

10 questions
141 lecteurs ont répondu
Thème : Virginia WoolfCréer un quiz sur ce livre