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EAN : 9781032700342
Éditeur : Editions Ki-oon (25/08/2016)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Saichi Sugimoto est une véritable légende de la guerre russo-japonaise du début du 20ème siècle. Surnommé " l'Immortel ", il a survécu aux pires batailles menées dans la région la plus sauvage du Japon : Hokkaido. Mais quand le conflit se termine, il se retrouve seul et sans le sou... C'est alors qu'il apprend l'existence d'un fabuleux trésor de 75 kilos accumulé par les Aïnous, peuple autochtone vivant en harmonie avec la nature. Mais le trésor a été volé, puis cac... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  25 septembre 2016
Chasse au trésor, culture aïnou et nature sauvage… Rarement un pitch n'aura autant tenu ses promesses ! J'ai pour coutume de dire qu'il ne faute jamais jauger une série à l'aune de son seuil tome 1, mais que penser quand ce tome 1 d'une série qui cartonne au Japon est excellent ?
Saichi Sugimoto, surnommé « l'immortel », est un rescapé de la guerre russo-japonaise de 1904-1905 sans le sans le sou qui participe tardivement mais vaillamment à la ruée vers l'or d'Hokkaido pour se refaire financièrement. Sauf qu'il apprend l'existence d'un trésor de 75 kilos d'or volé à la résistance aïnou à la colonisation japonaise qui résoudrait tous ses problèmes d'argent… le problème c'est qu'il doit retrouver les 24 prisonniers en cavale ayant la carte au trésor tatoué sur leurs corps !
La série démarre pied au plancher entre slasher animalier et survival septentrional, car notre héros doit arracher sa première proie à un ours mangeur d'hommes et il ne doit la vie sauve qu'à une petite chasseuse aïnoue nommé Ashirpa.
Leur duo au centre de la série fonctionne immédiatement et merveilleusement bien : l'innocente et le dur à cuire, la néophyte et le vétéran, l'optimiste et le cynique, l'héritière de techniques ancestrales et le self-made-man qui a appris sur le tas dans les pires batailles des pires régions qui soient… A l'ex-soldat l'argent, à la petite chasseresse la vengeance, mais il est clair que l'un comme l'autre cache de lourds secrets quant à leurs motivations réelles.
Entre eux et le fameux trésor tant convoité, le terrible Sans Visage et ses complices menés par un samouraï de l'ancienne armée shogunale, survivant du légendaire Shinsen Gumi, les barbouzes de l'armée et des services secrets du nouveau régime, et toutes les organisations mafieuses du pays… Il est clair qu'ils auront fort à faire !
La série faite la part belle à la nature sauvage entre rêveries et espaces vierges, mais aussi et surtout aux millénaires traditions aïnoues qui sont dévoilées et expliquées par petites touches (miam le ragoût d'écureuil aux anémones ^^). Pour ne rien gâcher les dessins sont très maîtrisées, et associent de manière assez audacieuse le old school et le modernisme : c'est un vrai plaisir pour les yeux car on alterne fluidité du découpage et précision des détails sans sacrifier à l'expressivité des personnages. Décidément les mangakas d'Hokkaido ne font rien comme les autres : si je ne savais pas pour "Le Bon, la Brute et le Karaté", j'aurais juré que Satoru Noda et Buichi Terasawa avaient tiré leur histoire de carte au trésor tatouée sur des êtres humains d'une légende aïnoue… Et je suis prêt à parier qu'on va piocher dans les thématiques sociales pour ne pas dire socialistes de "Kamui Den", le célèbre manga dédié à un ninja aïnou défenseur de la veuve et de l'orphelin en croisade contre le Japon capitaliste (qui a été édulcoré par Masashi Kishimoto pour devenir "Naruto" ! ^^)

Entre "The Revenant" et "Brides Stories" je recommande très vivement à tous et toutes ce coup de cœur qui m'a pris par surprise, et ce même si vous n'êtes pas amateurs de mangas à la base !
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RosenDero
  09 novembre 2016
Soldat de la guerre russo-japonaise au début du XXe siècle, Saichi Sugimoto est surnommé "L'immortel" du fait de son extraordinaire survivance à de multiples affrontements. À la fin des combats, démobilisé, il va tenter par divers moyens de réunir une forte somme d'argent afin de tenir une promesse faite à un ami mort au front.
Mais l'orpaillage ne rapporte plus rien, et le seul espoir de faire fortune semble être la rumeur faisant état d'un magot aïnou astucieusement caché par un prisonnier qui aurait tatoué des fragments de la carte au trésor sur ses codétenus.
L'aventure peut commencer dans les forêts hostiles d'Hokkaido.
———


Nous avons affaire à un personnage principal, un héros limite imba (côté assumé qui me rebutera s'il n'est pas mis à mal, mais je gage que ce sera certainement le cas puisque rien de "fantastique" ne fait surface dans cet ouvrage, juste de la chance, de la maîtrise et de la volonté) en quête d'argent (le tout sur fond d'amour délaissé pour de nobles raisons, d'amitié et d'honneur). Rapidement mis sur la piste d'un fabuleux trésor, notre sympathique héros va devoir survivre dans les froides forêts de l'île d'Hokkaido. le manga nous régale alors également d'informations documentaires, sans rapport avec l'histoire mais permettant de mieux comprendre le contexte et la réalité qui s'y trouve (je ne saurais comment nommer ce procédé qui me semble propre aux mangas) et j'ai par exemple beaucoup apprécié la mention de Bergmann ou les informations sur la langue aïnou (avec un lexique motivé qui titillerait Saussure et Guiraud) ou sur leur culture (croyances, mythes, savoirs ancestraux, on en apprend énormément et la biblio en fin de tome est plutôt conséquente pour de la "fiction").
On en vient à un autre point fort du récit : avoir fait en sorte que Saichi-imba soit aidé dans son entreprise par une enfant Aïnou bien plus à l'aise et débrouillarde que lui dans cette nature (à première vue, ou en tout cas pour lui) hostile. Les deux héros sont très différents mais également très complémentaires et la petite fille joue souvent le rôle d'enseignante auprès de son grand élève dans le rôle de la poule ayant trouvé un couteau. Mais on trouve également une relation quasi fraternelle entre eux, due notamment à une différence d'âge salvatrice (sans quoi on serait vite tombé dans une daube niaise sauce cervelle d'écureuil) et l'inversion des rôles dans le "coup du crayon mou" m'a fait exploser de rire !!
À côté de cela, on tient une histoire solide, portée par une intrigue en béton avec ses complexités et ses multiples acteurs. Un trésor dont la carte aurait été morcelée et les fragments tatoués sur une vingtaine de prisonniers en cavale : voilà qui n'est pas commun ! Surtout quand les ex-membres d'un groupe militaire d'élite (pour moi Shogun c'était le nom d'un volet de Total War ou celui d'un magasin de déco/meubles… #pastaper), des malfrats de tous ordres et même un ancien samouraï sont eux aussi sur la même piste, avec moins de scrupules.
Des dessins très jolis et détaillés concernant les paysages, costumes et décors. Un peu moins ma tasse de thé lors des scènes d'action ou concernant les expressions des personnages. Carrément pas à mon goût dans les premières pages plus "gores".
Saupoudrez le tout d'un loup gigantesque, représentant d'une race pourtant disparue, d'une vague de froid qui fait claquer les arbres à vous hérisser les poils, de chasse aux collets avec prises étonnantes, d'art de la tannerie sur peau humaine à rendre envieux les pires chaotic evil d'Athkatla (^^), et vous obtiendrez un excellent tome, une très bonne histoire et une grande surprise "même si vous n'êtes pas amateurs de mangas à la base" ;)
J'aurais bien quelques reproches à lui faire (notamment sur la taille de la cavité buccale d'un certain roi de l'évasion) mais franchement, vu le niveau du tout, le diable dans les détails peut bien retourner s'y cacher.
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Mariloup
  22 octobre 2017
Ce titre m'intriguait énormément et franchement, je ne m'attendais pas à aimer ce manga, à être passionnée par l'histoire, manga qui est très différent de ce que je lis d'ordinaire. On adhère ou non à ce genre, mais ça l'a fait avec moi.
Ère Meiji. Sugimoto est un soldat qui a survécu miraculeusement à la guerre contre la Russie, marqué par de multiples cicatrices et affublé du surnom de "Sugimoto l'immortel". Après la guerre, il tente de survivre comme il peut sur l'île d'Hokkaido, espérant trouver de l'or pour rentrer chez lui et tenir sa promesse faite à un ami soldat décédé, de prendre soin de sa femme et de son enfant (femme que Sugimoto a aimé plus jeune), mais de l'or, il n'y en a plus, du moins c'est ce qu'il pensait jusqu'à ce qu'il entende une drôle d'histoire de trésor si bien gardé et caché, dont la carte est tracée sur le corps de prisonniers en fuite sous forme de tatouages. Et justement, l'homme qui lui en a parlé est l'un d'eux mais malheureusement pour lui, se fera tué par un ours alors que Sugimoto fait face à la bête. Il va être sauvé par une jeune fille, une indigène aïnou du nom d'Ashirpa qui va tuer l'ours (qui ne faisait que défendre sa progéniture) mais le danger reste bien présent car c'est un autre ours qui a tué l'homme au tatouage, un ours qui a changé ses habitudes (il n'hiberne plus en hiver et a goûté à la chair humaine), ce qui veut dire qu'il va revenir pour récupérer son repas. Ashirpa et Sugimoto vont alors s'allier pour l'occire, et aussi pour trouver ce trésor qui appartient à la tribu de la jeune fille et qui a coûté la vie à son père; l'un étant motivé pour l'or et l'autre pour la vengeance, lui fera le sale boulot et elle s'occupera de leur survie. Va donc s'ensuivre une chasse au trésor, une chasse à l'homme, une course contre la montre car d'autres personnes sont aussi sur cette piste.
Le duo Ashirpa/Sugimoto fonctionne très bien malgré le fait qu'ils sont issus de deux mondes et de deux cultures différents, je peux même dire que c'est l'un des points forts de l'histoire. A mes yeux, Ashirpa est une enfant, elle doit bien avoir une dizaine d'années et pourtant, elle est tellement mature qu'on dirait une adulte. Elle a des connaissances de fou et heureusement que Sugimoto l'a avec lui car il ne survivrait sans doute pas! Entre les deux, les rôles sont presque inversés, Sugimoto étant l'enfant qui a tellement à apprendre. Et d'un autre côté, heureusement que Sugimoto est là pour veiller sur elle quand ils sont confrontés à des humains car lui a le sang-froid pour les tuer.
C'était fascinant de découvrir le peuple aïnou, peuple que je ne connaissais absolument pas, vivant dans le Nord du Japon. Ils ont tant de connaissances sur la nature, la faune et la flore, des traditions étranges, un rapport aux esprits et aux dieux tout particulier... Ils sont tellement fascinants que pour ma propre culture générale, j'ai été faire des recherches sur internet.
Nous évoluons vraiment dans une nature très rude, très sauvage, hivernale et dangereuse. Les dangers sont multiples et variés: on peut très bien mourir de froid, mourir de faim ou être tué par des animaux sauvages. En parlant d'animaux, il est beaucoup question de chasse et de dépeçage, de cuisine alors pour moi qui adore les animaux, c'était assez difficile à regarder surtout vu le réalisme des dessins.
C'est très violent et ce dès les premières pages et ça annonce la couleur direct. Il y a des scènes assez gores et choquantes, c'est clairement pour public averti. Après, je sais que nous avons tous une sensibilité différente mais voilà, pour ma part, j'ai vu des choses horribles dans les mangas sans que ça me fasse quelque chose mais là... je ne sais pas, ça m'a pris aux tripes (ouh le mauvais jeu de mot!).
Graphiquement, c'est incroyablement beau, trop bien fait et j'applaudis la minutie des détails. Les dessins des animaux sont bluffants de réalisme! le mangaka a vraiment fait un travail de recherche, s'est documenté pour que ce soit le plus réaliste possible et le plus enrichissant possible aussi bien pour l'histoire que pour le graphisme.
En bref, c'est un manga surprenant, intéressant, glauque et violent! On a un mélange de course contre la montre, de chasse à l'homme, de chasse au trésor, de survie en territoire hostile, entre autres choses! Une saga que je continuerai sans aucun doute! Belle surprise!
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Under_the_Moon
  25 mars 2018
Histoire, aventure, survie, animaux sauvages , chasse au trésor (et à l'homme!) et rencontre entre deux personnages que tout semble opposer : le tout servi par un graphisme soigné et plein de détails.
Golden Kamui est une histoire passsionante entre Saichi Sugimoto , vétéran de la guerre russo-japonaise et Ashirpa, une petite Aïnou - tribu de l'île d'Hokkaido. Ce duo met en scène une rencontre entre tradition animiste et monde moderne. Si beaucoup de choses les opposent en apparence, tous deux font face à une violence extrême et la loi de survie - âmes sensibles s'abstenir ! (scènes de guerre, de chasse ou de violence plus 'quotidienne')
Ces deux personnages abandonnés (chacun à leur manières) et blessés sont tous deux à la recherche d'un prisonnier et du trésor qu'il a volé aux Aïnous puis caché pour des question d'honneur. Ashirpa veut venger son père tandis que Saichi veut tenir la parole qu'il a faite à un mourant.
La fin comprend certaines révélations qui donnent encore plus de relfiefs au personnage et un scénario sans doute plus profond qu'il n'y paraît.
Un manga idéal pour faire passer les ados su shônen au seinen. Quant aux adultes, en dehors des spécificités de cette oeuvre, certaines planches pourraient avoir un effet madeleine de Proust - avec un écho aux récits de Jack London.
A découvrir absolument !
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JeGeekJePlay
  14 septembre 2016
Les éditions Ki-oon ont fait fortes impressions lors de la Japan Expo 2016 avec notamment une animation de grande envergure sur la licence My Hero Academia en plus de proposer diverses dédicaces et plusieurs titres à la vente en exclusivité dont Golden Kamui qui n'est paru en librairie que le 25 août. le titre était donc en vente presque 2 mois avant sa date de sortie officielle, et c'est justement de cette dernière licence que je vais vous parler ici plus en détails en espérant piquer votre curiosité comme l'éditeur a su piquer la mienne. Quand on m'interpelle avec une chasse au trésor, déjà mes yeux pétillent, puis je reçois le kit presse de cette oeuvre signée Satoru Noda et là j'en ai profité pour enrichir mon savoir sur la culture aïnou. Tout ça, avant d'entamer ma lecture de ce premier tome de Golden Kamui, disponible aux éditions Ki-oon, dont j'ai plaisir à vous parler au travers de cette critique.
Résumé de l'éditeur :
Saichi Sugimoto est une véritable légende de la guerre russo-japonaise du début du XXe siècle. Surnommé “l'Immortel”, il a survécu aux pires batailles menées dans les régions les plus sauvages qui soient. Mais quand le conflit se termine, il se retrouve seul et sans le sou... C'est alors qu'il apprend l'existence d'un fabuleux trésor de 75 kilos d'or accumulé par les Aïnous, peuple autochtone vivant en harmonie avec la nature. Hélas, le magot a été volé, puis caché par un homme désormais enfermé dans la pire prison d'Hokkaido. Les seuls indices menant au butin sont de mystérieux tatouages inscrits sur la peau de criminels évadés...
Pour Sugimoto, la chasse au trésor est lancée… Cependant, seul, il a peu de chances de s'en sortir. À peine sa quête commence-t-elle qu'il manque de se faire déchiqueter par un ours brun ! Il ne doit la vie qu'à l'intervention providentielle d'Ashirpa, jeune indigène liée aux propriétaires légitimes du butin. Ils décident de faire équipe pour affronter les nombreux dangers qui les guettent sur la route de l'or des Aïnous...
Mon avis :
Avant d'entamer la lecture de ce premier tome, j'ai dévoré le kit presse que Ki-oon m'a envoyé. Il est vraiment très riche en informations et ce de toutes sortes. En plus de résumer ce premier tome, Ki-oon nous invite à en découvrir davantage au sujet de l'auteur Satoru Noda qui n'a pas hésité à s'inspirer de son histoire familiale avec un hommage rendu à son arrière-grand père nommant son héros de son nom : Saichi Sugimoto. Ensuite, j'ai étoffé un peu mon savoir au sujet de l'île d'Hokkaido et découvert à quel point Golden Kamui est un manga historique très riche en informations traitant de différentes batailles, de la culture aïnou mais aussi de la ruée vers l'or. Ce kit presse fourmille de détails précieux rendant d'autant plus appréciable cette découverte de l'oeuvre Golden Kamui.
Je ne pourrai vous cacher avoir été conquis le jour où Ki-oon a annoncé l'acquisition de la licence avec un synopsis super accrocheur, suivi d'une bande-annonce puis des premières pages. Pourquoi ? Déjà, j'aime beaucoup le principe de la chasse au trésor, un périple qui n'est pas toujours de tout repos et où on risque d'y laisser sa peau. On marie cela à un univers riche en bêtes féroces avec une culture très peu commune et le tour est joué, j'étais directement conquis ! Les premières pages dévoilées par l'éditeur avaient déjà attisé ma curiosité, j'étais plongé jusqu'au cou, totalement saisi par la tournure que prenaient ne serait-ce que les premiers événements. Golden Kamui nous invite à suivre L'Immortel, notre héros, qui évolue dans un milieu hostile certes, mais riche en culture aïnou. Sachez d'ailleurs que l'auteur a rencontré ce peuple afin d'en apprendre davantage sur leur mode de vie, la façon dont ils ont de se vêtir ou encore de communiquer. Un véritable travail d'investigation afin de satisfaire au mieux le lecteur.
J'ai vraiment apprécié l'univers tout entier qui prend vie dans ce premier tome, et sûrement dans le reste de la série. En plus d'être riche en contenu niveau scénario, ce dernier n'est pas à mettre à la vue de tous de par la violence qui s'affiche tout du long. Que ce soit d'un point de vue animalier mais humain, les deux camps sont tout aussi violents et Satoru Noda nous offre des affrontements d'une grande envergure. J'aime sa façon de dessiner, les traits de crayon sont vraiment intenses, détaillés et le lecteur en prend plein les yeux. C'est du moins ce que j'ai ressenti en découvrant des vignettes où les décors ne sont pas laissés pour compte, les noirs profonds sont très appréciables et la violence n'est pas abusive. J'ai pris plaisir à regarder de belles pages et autres demi-pages où l'immersion était totale, comme un certain affrontement affiché de manière verticale, ce qui rend l'action bien plus présente. La découpe des vignettes joue ici un sacré rôle dans l'action ici présente, la mise en scène n'est que plus percutante et j'apprécie ce point où l'action prend vie selon divers angles d'attaque. Force d'avancer dans la lecture de ce tome, j'ai apprécié les petits bonus que nous propose l'auteur, invitant ainsi le lecteur à s'instruire plus amplement et à profiter d'un guide de suivie format de poche.
Golden Kamui tire sa force d'un scénario fort intéressant certes, mais l'auteur pousse son histoire bien plus loin grâce au travail qu'il a accompli aux côtés des tribus aïnous, ce qui rend sa narration bien plus réelle et plus nerveuse. Son intérêt pour ce peuple en voie d'extinction a aussi su me toucher tant leur culture et autre système de vie différent grandement de ce que nous avons l'habitude de voir. Me concernant, j'ai trouvé cette intention de la part de Satoru Noda à rencontrer ce peuple très humaine, ce qui m'a permis de prendre un plaisir énorme à lire ce premier tome. Et comme déjà évoqué, je ne refuse pas une chasse au trésor, peu importe sa nature.
Les atouts de ce premier tome de Golden Kamui sont nombreux et j'espère avoir piqué votre curiosité en vous partageant mon ressenti. Il y a bien d'autres choses qui pourraient être dites mais j'aimerais vraiment vous laisser le plaisir de vous en rendre compte par vous-même tant le contenu est intéressant et enrichissant d'un point de vue scénaristique, historique et surtout culturel. Ce premier tome est vraiment une découverte de grande envergure et si j'avais un reproche à lui faire, il résiderait dans la posture des humains un peu trop raide à mon goût lors des phases de combat. Mais là, c'est vraiment pour dire de lui faire un petit reproche.
« Un premier tome très enrichissant, authentique, mettant un point d'honneur à la culture aïnou. Golden Kamui est à prendre telle une petite pépite d'or ! »
Lien : http://www.jegeekjeplay.fr/2..
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critiques presse (4)
BoDoi   18 octobre 2016
Avec un graphisme académique détaillé et une mise en scène épique à souhait, le lecteur n’aura que peu d’occasion de souffler dans cette course poursuite de papier, au cadre aussi original que peu connu en Occident.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDZoom   06 septembre 2016
Mélange d’ultra-violence, de grands moments paisibles et de découverte, cette quête s’annonce longue et risque bien de tenir en haleine le lecteur.
Lire la critique sur le site : BDZoom
BDGest   02 septembre 2016
Arborant de solides atouts, Golden Kamui démarre sur des bases toniques et séduisantes qui en font le récit « feuilletonnant » le plus prometteur de cette rentrée.
Lire la critique sur le site : BDGest
ActuaBD   24 août 2016
Nouvelle pépite de l'éditeur Ki-oon, "Golden Kamui" vous plonge dans une aventure mêlée d'histoire, de sociologie et de rites ancestraux. Arborant le thème de la survie en territoire hostile, ce manga cartonne au Japon et débarque enfin chez nous !
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Erik_Erik_   12 octobre 2020
Tous les peuples sont pour la paix, aucun gouvernement ne l'est.
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AlfaricAlfaric   22 septembre 2016
- La viande est étonnamment douce, elle même un petit arrière-goût sucré de noisette... Et les bouts de cartilage qui croquent sous la dent donnent une texture surprenante !
- Hinna, hinna !
- Ça veut dire quoi ?
- C'est un sorte de remerciement destiné à la nourriture qu'on ingère... Chez les Aïnous, on l'habitude de le dire en mangeant !
- Hinna...
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AlfaricAlfaric   08 septembre 2016
- Glands, kiwaï, raisin, miel... La montagne regorge de bonnes choses ! Mais l'ours qui a tué un homme est condamné à se nourrir de chair humaine pour le restant de ses jours ! Comme il ne craint plus les hommes, il devient agressif et dangereux... Il se transforme en "wen-kamui", une sorte d'esprit maléfique !
- Tout ça pour avoir le malheur de découvrir combien les humains sont faibles...
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AlfaricAlfaric   09 septembre 2016
"Ni push hum" signifie en langue aïnou "le bruit des arbres qui se déchirent"... Ce phénomène est provoqué par une baisse soudaine de la température qui entraîne le gel des éléments liquides contenus dans les arbres et la fissure de leur tronc.
C'est le son d'une vague de froid d'une température inférieure à -30°C.
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AlfaricAlfaric   15 septembre 2016
Le peuple aïnou avait coutume de mélanger différents ingrédients pour renforcer l'effet du poison dont il enduisait ses flèches. Chaque clan possédait ses recettes, qui se transmettaient dans le plus grand secret.
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